Les albums

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Piano solo - Paru le 10 février 2017 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Lorsque le 21 octobre 2005, le pianiste polonais Rafał Blechacz rafla tous les cinq prix du Concours Chopin de Varsovie – le premier Polonais depuis Zimerman trente ans plus tôt – le jury estima que les autres finalistes étaient si loin derrière lui que le Deuxième Prix ne fut pas même décerné… vexant pour les autres, il faut bien l’avouer, mais ô combien favorable à Blechacz qui se vit immédiatement offrir un pont en or par les labels et les salles de concert. Ce n’est pourtant pas dans Chopin que le voici, mais dans Bach ; oui, sur piano moderne, avis aux amateurs ou aux détracteurs ! Une lecture hyper-transparente, sans le moindre effet de manche, qui tire tout ce qu’il y a à tirer d’un piano sans jamais chercher à en faire un orchestre symphonique. Blechacz insiste également sur les phrasés, sur le chant, sur les mille plans sonores polyphoniques, jouant sur l’échange permanent entre les voix qu’il s’amuse même à éclairer de manière différente d’une reprise à l’autre, pour souligner la richesse de tous les éléments de l’écriture : une véritable leçon d’architecture. Enregistrements réalisés en 2012 et 2015. © SM/Qobuz « Commencez par le moins attendu de l'album, les quatre Duetti, si ingrats et sinueux, pour prendre la mesure de l'intelligence coloriste de Rafal Blechacz. Imaginez alors ce qu'il fera du Concerto italien ! [...] Il était permis de se demander si le jeune esthète studieux, peu enclin à la spontanéité, sortirait un jour de la gangue du parfait élève. La question ne se pose guère après ce Bach où il impose, l’air de rien, une lecture très personnelle.» (Diapason, mars 2017 / Gaëtan Naulleau)
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Trios - Paru le 27 janvier 2017 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique
Alors que le (tout à fait génial par ailleurs) Trio en fa mineur Op. 65 de 1883 trahit encore une certaine « pusillanimité » devant l’impériale ombre germanisante de Brahms – à qui Dvořák doit sa carrière et il le sait –, le Trio « Dumky » de 1891 reflète mille fois l’influence du langage musical tchèque qui deviendra la marque de fabrique du compositeur jusqu’à la fin de sa vie. Du haut de ses six mouvements, une rareté à l’époque, inspirés par la forme instrumentale populaire de la dumka où alternent, fantasques en diable, des moments mélancoliques et des instants de gaieté fulgurante, ce Trio est l’un des sommets de la production chambresque de Dvořák, voire du répertoire planétaire tout court. Et quand on sait que c’est le fameux Trio Wanderer, fondé en 1987 et dont l’effectif n’a plus jamais changé depuis 1995 avec Jean-Marc Phillips-Varjabédian au violon, Raphaël Pidoux au violoncelle et Vincent Coq au piano, on ne peut que se réjouir de l’aubaine. Magnifique enregistrement réalisé en janvier 2016 aux Studios Teldex de Berlin. © SM/Qobuz « À la veille de fêter ses trente ans, le Trio Wanderer faisait reluire les "Dumky" comme le cristal de Bohême le plus délicat. Cordes à l'exquise éloquence, et toujours le piano léger comme une plume de Vincent Coq. [...] Les Français séduisent tout en distinction et avec un naturel confondant. » (Diapason, mars 2017 / Nicolas Derny)
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Classique - Paru le 13 janvier 2017 | Naxos

Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique
Les deux Concertos pour piano de Chostakovitch couvrent une période de presque trente ans. Le Premier Concerto de jeunesse est un exemple magistral d’éclectisme, son impénétrable humour et son sérieux s’allient dans une écriture virtuose mettant en valeur le rôle de la trompette solo. Composé comme cadeau d’anniversaire pour son fils Maxim, le Second Concerto possède un mouvement lent d’une beauté envoûtante. Avec la permission de la famille du compositeur, Boris Giltburg a arrangé pour son instrument le sombre, profondément personnel et puissant Quatuor No. 8.
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Classique - Paru le 13 janvier 2017 | ECM New Series

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Diapason d'or / Arte - Le Choix de France Musique
« [...] Parfois rayonnante mais souvent partagée entre méditation triste et féroces coups de griffes, chaque page exige une palette exceptionnellement variée, et absolument maîtrisée. C’est le cas avec la bande à Kremer, déjà auréolée d’un Diapason d’or chez le Polonais. Servis par cette formation d’élite, si affûtée dans les mouvements rapides, certains volets se souviennent d’abord de Mahler avant d’évoquer l’ami Chostakovitch, Bartok ou Prokofiev. [...] Aux commandes de l’Opus 153, la jeune Lituanienne Mirga Grazinyte-Tyla (née en 1986) soigne les climats autour de la clarinette superbe de Mate Bekavac. Le tapis feutré qu’elle déroule dans le Lento, les cordes qui pourchassent le souffleur comme une nuée de guêpes agressives dans l’Allegro molto – Moderato, montrent le sens des images de cette baguette prometteuse. On rend définitivement les armes au début du finale, dont la mélodie, tirée de la musique de scène pour la pièce Les Gens difficiles de l’Israélien Yosef Bar-Yosef, figure parmi les plus belles pages du compositeur. [...] » (Diapason, mars 2017 / Nicolas Derny)
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Classique - Paru le 10 novembre 2016 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique - Choc de Classica
Amateurs de flûte à bec, à vos clics ! Car sur les vingt pistes que compte cet album, seize sont consacrées à cet instrument – tel que joué par le virtuose Giovanni Antonini, dans des œuvres concertantes de Telemann, avec une courte introduction pour la flûte seule, une véritable improvisation notée, de Hotteterre. On y découvre donc un Telemann enjoué, lyrique, et dont la compréhension de l’instrument est des plus évidentes puisqu’il lui confie des lignes hautement idiomatiques. On découvrira aussi, sans doute avec grande surprise, un concerto pour deux chalumeaux du même Telemann ; pour mémoire, le chalumeau – l’ancêtre de la clarinette – s’était déjà répandu en Europe dès le début du XVIIIe siècle et des compositeurs de la trempe de Vivaldi, Telemann, Hasse ou Graupner lui avaient consacré maintes pages. On ne peut d’ailleurs que regretter que Bach n’en ait pas fait autant… La sonorité du chalumeau s’apparente au registre grave de la clarinette moderne (registre qui porte encore de nos jours le nom de « chalumeau », justement), avec une sonorité d’une grande douceur et d’un douloureux lyrisme, dont Telemann sait merveilleusement jouer. Chose singulière, l’impression de « clarinette » confère à cet ouvrage un caractère quasiment non-baroque, tirant plutôt vers le premier classique. Comme quoi l’oreille est trompeuse ! © SM/Qobuz « Giovanni Antonini, s’il passe désormais le plus clair de son temps à diriger, n’a rien perdu de l’agilité et de l’imagination de phrasé qui l’ont rendu célèbre il y a déjà vingt-cinq ans, [...] il reste un flûtiste hors pair, bien trop rare au disque, et capable dans Telemann d’un raffinement... spectaculaire. [...] Un grand Telemann.» (Diapason, janvier 2017 / Jean-Luc Macia)
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Duos - Paru le 21 octobre 2016 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique - Choc de Classica
« Particulièrement inspiré, le disque s’ouvre sur une vision simple et recueillie de l’Opus 38 de Brahms : elle nous évoque celle, légendaire, de Starker et Sebok, c’est tout dire. [...] le dialogue des deux interprètes transpire l’intimité, la spontanéité fusionnelle. [...] Une prise de son extrêmement distincte rend d'autant plus troublant le flux d'humeurs et d'idées qui unit sans cesse le clavier de Laloum à l'archet rêveur de Julien-Laferrière. [...] Totalement maîtres de leurs émotions, qui n’en sonnent que plus sincères, les deux jeunes interprètes confirment la maturité qui leur valait un Diapason d’or chez Brahms, partagé avec le clarinettiste Raphaël Sévère. » (Diapason, janvier 2017 / Jean-Michel Molkhou) « Mariage heureux. La sonorité dense du violoncelle de Victor Julien-Laferrière s'unit au piano intense et dynamique d'Adam Laloum dans un savant équilibre sonore.» (Classica, février 2017 / Michel Le Naour)
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Piano solo - Paru le 7 octobre 2016 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Gramophone Record of the Month - Le Choix de France Musique
Murray Perahia revient avec une nouvelle livraison d’œuvres de Bach, les Suites françaises, enregistrées en studio à la Radio de Berlin en 2013. C’était là le retour du pianiste à Bach, dont il avait déjà enregistré les Suites anglaises en 1998 et 99, puis les monumentales Variations Goldberg en l’an 2000, les concertos peu après et les Partitas en 2008 et 2009. C’est après le bête accident qui lui coûta tant de souffrances et d’efforts en 1992 que Perahia avait approfondi son approche du répertoire pour clavier du Cantor, toujours dans sa vision hautement poétique et chantante des œuvres : il fait appel à toutes les possibilités du piano, sans jamais aucune rudesse mais avec ce qu’il faut de percussivité dans les mouvements plus anguleux – menuets, gigues – et avec une infinie tendresse dans les mouvements plus lents et réfléchis, sarabandes en tête. © SM/Qobuz « La danse, chez Perahia, rime avec la quintessence. Et la puissance tranquille de son geste, équilibré tout au long des Suites françaises, captive. [...] Perahia continue de charmer par le parfait modelé de ses phrasés, le fondant de ses légatos, la plénitude du chant, l'enthousiasme de ses élans.» (Diapason, novembre 2016 / Jérôme Bastianelli)
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Classique - Paru le 1 octobre 2016 | Passacaille

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique
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Concertos pour violon - Paru le 23 septembre 2016 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique
Le double concerto ressemble chez Vivaldi à une joute : "les étendards sont dressés, les badauds commentent, analysent, comparent, spéculent, le guichet des paris est ouvert », écrit Olivier Fourés. Mais il précise que la joute reste factice. "C’est une scène de théâtre où deux solitudes, au sein d’un groupe, se rencontrent, puis se toisent et se confortent à la fois. » Il y aura forcément comparaison entre les deux protagonistes, mais en fin de compte, le triomphe sera collectif. C’est peu dire qu’Amandine Beyer et son illustre invité Giuliano Carmignola ont su redonner vie à cette forme de théâtre musical totalement étourdissant !
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Classique - Paru le 9 septembre 2016 | Wergo

Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique
Grand voyageur musical, le compositeur français Thierry Pécou (né en France en 1965, de racine caribéenne), formé au Conservatoire de Paris, a toujours intégré, dans ses œuvres, les influences rassemblées aux quatre coins de la planète et aux quatre coins de l’Histoire. Orquoy (2012) évoque une fête andine précolombienne, Changó pour 3 flûtes et orchestre (1993) reflète un voyage à Cuba et s’inspire d’un rituel afro-cubain auquel le compositeur a lui-même assisté et qu’il a retranscrit – sans que cela ne soit jamais une simple carte postale sonore : il y développe son propre langage dans un cadre harmonique et thématique qui tient lieu de cahier des charges. Enfin, l’album, dont on précise qu’il ne propose que des premières discographiques mondiales, se referme avec Marcha de la Humanidad écrit entre 1997 et 2003, née lors d’un voyage au Mexique ; la partition est, comme son titre l’indique, une marche, mais surtout pas une marche militaire (même si le belliqueux y joue un rôle prépondérant), ni d’ailleurs une marche funèbre : c’est une marche du temps, des civilisations… Andes, Cuba, Mexique, l’objectif est clairement américain – dans le sens large du terme, bien sûr, mais non pas « latino-américain » car l’élément « latino » reste mineur (voire inexistant) par rapport aux influences natives précolombiennes. © SM/Qobuz « L'exotisme bien compris, au sens large de ce qui n’appartient pas à la souche savante européenne, a toujours été une source féconde d’élargissement du langage. [...] Thierry Pécou a très tôt trouvé sa voie en allant chercher l’inspiration au-delà des mers. [...] il connaît la vertu des métissages. En cela il est proche de Mauricio Kagel, et l’âpreté ludique du début d’Orquoy pour grand orchestre (2012) peut y faire penser. [...] L’univers poétique de Thierry Pécou emmène si loin qu’on s’étonne presque de trouver sur la pochette les noms de l’orchestre, du chef et des ingénieurs du son. On avait failli oublier, mais le National et ses trois flûtistes anonymes sont dans leurs grands jours sous la direction de Jonathan Stockhammer, toujours stimulé par le mélange des genres et des cultures, attentif à laisser se déployer les efflorescences les plus inextricables. Un beau programme festif et généreux. » (Diapason, janvier 2017 / Gérard Condé)
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Symphonies - Paru le 9 septembre 2016 | London Symphony Orchestra

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Gramophone Editor's Choice - Le Choix de France Musique - 4 étoiles Classica
Si l’on donne souvent – et à juste titre – la Quatrième Symphonie, « Italienne » de Mendelssohn, la Première est rarement jouée – bien à tort ! Car oui, c’est une œuvre de jeunesse, le compositeur affichant alors tout juste quinze ans, mais dans son cas précis, c’était déjà une bonne dose de maturité ! Considérer que cinq ans plus tard, il donnait cette Symphonie avec la Royal Philharmonic Society, en substituant au menuet original le Scherzo, dûment orchestré, de son génial Octuor composé… à l’âge de seize ans. Pour le présent enregistrement, John Eliot Gardiner, à la tête du London Symphony Orchestra, ne tranche pas, et nous offre les deux mouvements l’un après l’autre, de sorte que l’on dispose d’une Première en cinq mouvements – libre à l’auditeur de se faire une liste de lecture avec l’un ou l’autre troisième mouvement, ou les deux. On remarquera une certaine proximité encore avec Mozart, avec Weber peut-être aussi, mais chaque mesure, chaque phrase, trahit son Mendelssohn. Quant à l’Italienne, Gardiner la donne avec tout l’ensoleillement requis par cette truculente partition. © SM/Qobuz « De ces deux symphonies, le chef britannique retient la luminosité et l'élan juvénile qui les animent. Aussi propose-t-il des lectures virtuoses à l'expressivité directe, refusant tout excès de pathos ou d'afféterie. Les allegros de la Symphonie n° 1 sont alors joués sur des tempi alertes sans que cette vélocité ne vienne émousser la netteté des arêtes rythmiques, ni la finesse des détails de l'instrumentation. [...] La lecture vibrante d'énergie de la Symphonie "Italienne" rappelle celle réalisée par le chef britannique avec l'Orchestre Philharmonique de Vienne (DG) saluée par un Choc de Classica [...] Elle apparaît cependant légèrement moins précise mais un peu plus fougueuse avec un orchestre mobilisé à l'extrême pour exalter la verve rythmique.» (Classica, octobre 2016 / Jean-Noël Coucoureux)
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Musique de chambre - Paru le 2 septembre 2016 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or de l'année - Diapason d'or - Le Choix de France Musique - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Fondé en 1994 par une poignée d’étudiants de la Royal School of Music de Londres, le Quatuor Belcea (du nom de son premier violon, Corina Belcea) poursuivit son parcours sous l’aile bienveillante des quatuors Chilingirian puis Alban Berg, avant de se lancer au début des années 2000 dans une brillante carrière internationale qui n’a pas fini de briller : l’ensemble est actuellement en résidence au Konzerthaus de Vienne, après l’avoir été au Wigmore Hall puis à la Guildhall School of Music de Londres, des références planétaires. Voici son interprétation, enregistrée entre novembre 2014 et décembre 2015 à Aldeburgh, chez Britten, des trois Quatuors de Brahms et de son fantastique Quintette avec piano – avec la complicité du pianiste Till Fellner pour cette dernière œuvre. Les Quatuors de Brahms, loin d’être des œuvres de jeunesse, sont en réalité des ouvrages de la grande maturité, un peu comme les symphonies, lorsque le compositeur s’estima suffisamment affranchi de l’ombre à la fois tutélaire et écrasante de Beethoven. On remarquera d’ailleurs que, autant pour les symphonies que pour les quatuors, Brahms a préféré se limiter à un petit nombre d’opus, mais des opus remplis à raz bord d’idées et de génie. Quant au Quintette de 1864, aux dimensions symphoniques, il fut initialement conçu comme quintette avec deux violoncelles – en hommage à Schubert – puis réécrit d’abord pour deux pianos, avant de trouver sa forme définitive dans une texture plus ample avec piano. Les Belcea et Fellner en développent toute la grandeur avec brio. © SM/Qobuz « Les Belcea assument chez Brahms un ton violemment inquiet, aussi vigoureusement fébrile que dans les "Lettres intimes" de Janacek. Dans les Quatuors, [...] la densité échevelée est maîtrisée au plus haut point par des musiciens dont le modelé du phrasé confère à chaque note son poids spécifique. [...] Dans le Quintette en fa mineur, [...] Till Fellner illumine l’architecture de l’intérieur, tandis que les archets fervents, fougueux, sensuels, ouvrent de larges espaces. » (Diapason, septembre 2016 / Patrick Szersnovicz)
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Piano solo - Paru le 1 septembre 2016 | Decca

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique - 4 étoiles Classica
Les « hommages » dont il est question dans cet album du pianiste britannique Benjamin Grosvenor sont de diverses natures : hommage à des grands précurseurs, comme l’ont fait Franck, Busoni et Mendelssohn avec Bach, comme l’a fait Ravel dans Le Tombeau de Couperin, hommage à un pays ou une culture comme l’ont fait Liszt et Chopin avec l’Italie. Et c’est Grosvenor qui, par truchement, rend hommage à tous ces compositeurs qu’il vénère ; le pianiste, né en 1992 et rapidement propulsé sur l’avant-scène grâce à quelques concours nationaux puis une nomination au titre de BBC Young Musician en 2004 – à l’âge de douze ans donc –, poursuit une carrière aussi brillante que tranquille et bien équilibrée, refusant de se laisser embringuer dans le star-system quelque peu stakhanoviste de tant de ses collègues. Un jeu fin, poétique, sans emphase ni effets de manche, voilà qui ravira les amateurs qui préfèrent le vrai piano virtuose à la virtuosité pure. À noter : le Tombeau de Couperin de Ravel en bonus numérique ! © SM/Qobuz « [...] Sur le socle de la Chaconne de Bach et Busoni, Benjamin Grosvenor a d'abord imaginé un dialogue entre les baroques et les romantiques, auquel s'est finalement substitué un enchaînement moins logique sur le papier, mais parfait à l'écoute. [...] La manière très articulée et ouvragée de Benjamin Grosvenor est mise au service d'une vision flamboyante. Un même élan romantique anime l'intégralité du récital. Vélocité éloquente de la Fugue n° 5 de Mendelssohn [...] Ductilité d'une Barcarolle assez tourmentée [...] Douceur et vigueur dans le triptyque de Franck, pour en souligner les ambivalences, entre anxiété et espérance. [...] Le caractère très affirmé que Grosvenor donne à chaque pièce s'accorde à la subtilité des moyens mis en œuvre. Son ingéniosité pianistique fait surgir bien des images, avec cette vocalité et cette distinction aristocratique qui rapprochent le jeune homme d'un Josef Hofmann ou d'un Ignaz Friedman. [...] Titre parfait : hommage superlatif à l'art du piano. » (Diapason, octobre 2016 / Jérôme Bastianelli) « [...] Benjamin Grosvenor est un artiste complet dont chaque nouvel album se déguste tel un grand cru. [...] De Bach revu par Busoni aux fulgurances lisztiennes en passant par le romantisme tempéré de Mendelssohn et les arabesques de la Barcarolle, c'est partout du grand, du beau piano. Une plénitude du son qui, si elle ne répugne pas à la séduction [...] va surtout de pair avec un sens confondant de l'architecture [...] Une telle maîtrise pourra, selon l'humeur, confiner par endroits à la préciosité : on ne trouvera pas dans les Préludes et fugues de Mendelssohn le naturel de Murray Perahia (Sony) ou la limpidité de Howard Shelley (Hyperion). [...] En contrepartie, on aime sans restriction ces couleurs miroitantes, ce touché d'une infinie délicatesse, signe d'un talent rare.» (Classica, octobre 2016 / Jérémie Bigorie)
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Concertos pour clavier - Paru le 26 août 2016 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or de l'année - Gramophone Editor's Choice - Diapason d'or / Arte - Le Choix de France Musique - 4 étoiles Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Pour l’année mozartienne de 1783 – cela fait deux ans qu’il est à Vienne, enfin délivré de l’emprise paternelle autant que salzbourgeoise et archiépiscopale – le compositeur mit sur le marché trois concertos pour piano, dont il annonça qu’ils pouvaient être joués autant avec accompagnement d’orchestre qu’accompagnement au quatuor à cordes. Cette indication était plus un coup de marketing qu’une réalité musicale, car le contenu musical appelle un vaste public bien plus qu’une simple réunion entre amis amateurs. Et sans les vents, les partitions de ces trois concertos seraient singulièrement appauvries ! Mais bon, les affaires sont les affaires. C’est sur un forte-piano copie d’un instrument de l’époque de Mozart que le fortepianiste sud-africain Kristian Bezuidenhout, accompagné par le très versatile Freiburger Barockorchester, nous propose de redécouvrir ces trois œuvres moins souvent jouées que tant d’autres des concertos de Mozart, hormis le grand Concerto en ut majeur, K. 415, l’un des plus imposants chefs-d’œuvre du compositeur. La tendre sonorité du fortepiano présente un net contraste avec l’orchestre de grande dimension, là où le piano moderne serait peut-être trop sonore. © SM/Qobuz « Une fête des timbres ! Dans les trois concertos de 1783, l’effervescence du dialogue rebondissant entre Bezuidenhout et les Freiburger ouvre la voie aux Noces de Figaro. [...] Bezuidenhout s’impose par son invention autant que par son charme.» (Diapason, septembre 2016 / Gaëtan Naulleau)
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Classique - Paru le 19 août 2016 | RCA Red Seal

Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique
« Du Guilels connu, glorifié, à juste titre : Concerto n° 2 de Brahms avec Reiner, explosif Premier concerto de Tchaïkovski en compagnie du même (le remake avec Mehta en public vaut pour son bis, sublime Prélude de Bach/Siloti), une des plus belles Sonate D. 850 de Schubert qui soient… Mais la D. 784 de ce dernier fait son apparition en CD (New York, 1964), et le disque Chostakovitch-Bach est une pépite oubliée. Sonate de Liszt un peu monolithique, Concerto n° 1 de Chopin distancié. Du piano solide comme le roc. » (Diapason, octobre 2016 / Bertrand Boissard)