Les albums

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Classique - Paru le 16 septembre 2016 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Pianiste Maestro - Choc de Classica - Qobuzissime
Voilà revenu sur le label DG – mais en deux disques (27 pistes) au lieu de trois (42) – l’album "Minimalist Dream House" sorti en février 2013 sur le label KML Recordings des sœurs Labèque. Enormément Qobuzissime, totalement crossover dans le meilleur sens du terme, le triple album devenu double est un pur bonheur hypnotique ! L’idée est née en 2011, lorsque le Kings Place Festival de Londres a invité Katia et Marielle à fêter cinquante ans de minimalisme (un demi-siècle en effet, depuis 1961, année de composition du Mescaline Mix de Terry Riley comme point de repère), de ses racines à ses influences plus récentes dans le rock comme dans l’electro (Brian Eno, Radiohead). Reconnaissant avoir zappé cet influent courant durant les années 60 et 70, les célèbres sœurs plongent leurs quatre mains dans un matériau dense, alternant entre les styles et les textures musicales. Un minimalisme revisité qu’elles jouent entourées de musiciens venant du rock alternatif et de la musique expérimentale (Nicola Tescari aux claviers, ainsi que David Chalmin à la guitare électrique et Raphaël Séguinier aux percussions, tous deux membres du Triple Sun et dont des œuvres post-minimalistes figurent dans ce programme, dans l'esprit des expériences Dream House des années soixante de La Monte Young (connues comme les "Concerts Dream House"). © Qobuz
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Classique - Paru le 9 septembre 2016 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
De Didon à Cléopâtre – deux reines africaines – et passant par la reine plus fantaisiste de The Fairy Queen, la singulière soprano allemande Anna Prohaska, autant à l’aise dans le baroque que dans Strauss, nous offre une lecture de quelques-uns des airs de ces héroïnes ou contre-héroïnes telles que mises en musique dès les années 1640 par Cavalli, à la fin de ce siècle par Purcell, jusqu’au milieu du suivant par Haendel ou Hasse ou Graupner. Selon la latitude, le ton de chaque reine diffère radicalement ; et Prohaska offre donc à chaque personnage son caractère propre. Moins connue de ce côté du Rhin, la cantatrice est une véritable star partout ailleurs, invitée régulière de toutes les grandes scènes, du Philharmonique de Berlin, de celui de Vienne, sous la direction d’Abbado, Rattle, Boulez, Harnoncourt ou Jansons, et naturellement le présent Giovanni Antonini et son tout à fait exemplaire Giardino Armonico. © SM/Qobuz « [...] La voix est impossible à prendre en défaut : contre-ré de sang-froid dans « Morte col fiero aspetto » (Hasse), vocalises sans hésitation dans « Agitato da tempeste » (Graupner) ; partout un timbre homogène, charnu dans les médiums, éblouissant dans les aigus. Le studio lui-même ne peut endiguer le flux dramatique de «Re de’ Getuli altero» (Cavalli), ni le mordant des brèves arie – «Non voglio amar» et «Quando voglio» – tirées du Giulio Cesare de Sartorio. C’est dans les pages lentes, pathétiques, que manque l’épanouissement irrésistible de la soprano sur les planches. [...] L’ensemble reste de très haute tenue, accompagné par un Giardino Armonico en grande forme » (Diapason, septembre 2016 / Luca Dupont-Spirio)
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Musique de chambre - Paru le 2 septembre 2016 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
Fondé en 1994 par une poignée d’étudiants de la Royal School of Music de Londres, le Quatuor Belcea (du nom de son premier violon, Corina Belcea) poursuivit son parcours sous l’aile bienveillante des quatuors Chilingirian puis Alban Berg, avant de se lancer au début des années 2000 dans une brillante carrière internationale qui n’a pas fini de briller : l’ensemble est actuellement en résidence au Konzerthaus de Vienne, après l’avoir été au Wigmore Hall puis à la Guildhall School of Music de Londres, des références planétaires. Voici son interprétation, enregistrée entre novembre 2014 et décembre 2015 à Aldeburgh, chez Britten, des trois Quatuors de Brahms et de son fantastique Quintette avec piano – avec la complicité du pianiste Till Fellner pour cette dernière œuvre. Les Quatuors de Brahms, loin d’être des œuvres de jeunesse, sont en réalité des ouvrages de la grande maturité, un peu comme les symphonies, lorsque le compositeur s’estima suffisamment affranchi de l’ombre à la fois tutélaire et écrasante de Beethoven. On remarquera d’ailleurs que, autant pour les symphonies que pour les quatuors, Brahms a préféré se limiter à un petit nombre d’opus, mais des opus remplis à raz bord d’idées et de génie. Quant au Quintette de 1864, aux dimensions symphoniques, il fut initialement conçu comme quintette avec deux violoncelles – en hommage à Schubert – puis réécrit d’abord pour deux pianos, avant de trouver sa forme définitive dans une texture plus ample avec piano. Les Belcea et Fellner en développent toute la grandeur avec brio. © SM/Qobuz « Les Belcea assument chez Brahms un ton violemment inquiet, aussi vigoureusement fébrile que dans les "Lettres intimes" de Janacek. Dans les Quatuors, [...] la densité échevelée est maîtrisée au plus haut point par des musiciens dont le modelé du phrasé confère à chaque note son poids spécifique. [...] Dans le Quintette en fa mineur, [...] Till Fellner illumine l’architecture de l’intérieur, tandis que les archets fervents, fougueux, sensuels, ouvrent de larges espaces. » (Diapason, septembre 2016 / Patrick Szersnovicz)
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Intégrales d'opéra - Paru le 2 septembre 2016 | Ediciones Singulares

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
« Lalo n’eut le temps de travailler qu’au premier acte et sans excès d’inspiration, déçu qu’il était par le fossé entre le projet caressé et le livret de Blau [...] On ne peut affirmer pour autant que Lalo n’ait eu aucune part dans la musique des trois derniers actes en dehors du retour de quatre motifs entendus dans le premier. Quelques tournures sont bien dans sa manière (à l’acte II : l’arioso de Jeanne « Reste auprès d’elle », celui de Robert « Ah ! le jour vient », celui de Jeanne « Ô mon enfant, quel sacrifice », à l’acte III : le chœur « Vive le mai ! » puis la "Marche féodale" et le "Chant d’amour" qui ouvrent l’acte IV). Mais, à moins que Coquard n’ait puisé dans des brouillons inédits, il s’agit peut-être de pastiches particulièrement fidèles. Si la part d’Arthur Coquard est prépondérante, s’il est vrai, comme le notera Isidore Philipps dans "Le Ménestrel" du 17 mars 1895, que « son orchestre est souple, coloré, intéressant ; son harmonie est moderne et son style très dramatique, très vivant, plein d’entrain », le style de La Jacquerie est bien celui imprimé par Lalo dans le premier acte : netteté des idées, diatonisme lumineux loin des chromatismes tortueux dont la vogue commençait, prépondérance des modulations franches par enharmonie, rythmes volontaires, présence d’éléments « dans le ton populaire », alternance d’effusions de tendresse naïve et d’éloquence abrupte.» (Extraits du texte du livret) « [...] Lorsque Lalo meurt le 23 avril 1892, trois actes restent à écrire : le disciple Arthur Coquard est chargé de compléter la partition en vue de sa création posthume à l’Opéra de Monte-Carlo en 1895. La voici qui renaît de ses cendres, le 24 juillet 2015, grâce au Festival de Montpellier. Si l’on s’ennuierait presque avec Lalo, tout change lorsque le disciple remplace le maître, qu’il dépasse régulièrement par l’élan, la beauté des thèmes qui s’enchevêtrent et, surtout, la vitalité foisonnante de l’orchestre. Une vraie révélation ! Les personnages, un rien abstraits au I, gagnent ainsi peu à peu en relief. [...] Le Philharmonique de Radio France, un peu bousculé de prime abord, est vite galvanisé par Patrick Davin. Et quel plateau ! Hormis le Guillaume trop distant de Boris Pinkhasovich, plus sombre que violent, chacun appelle des éloges. [...] à l’applaudimètre, c’est le couple formé par Véronique Gens, Blanche tour à tour digne, brisée et radieuse, et Charles Castronovo, Robert plein de style et d’élégance, qui triomphait à Montpellier. [...] » (Diapason, septembre 2016 / François Laurent)
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Concertos pour clavier - Paru le 26 août 2016 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or / Arte - Le Choix de France Musique
Pour l’année mozartienne de 1783 – cela fait deux ans qu’il est à Vienne, enfin délivré de l’emprise paternelle autant que salzbourgeoise et archiépiscopale – le compositeur mit sur le marché trois concertos pour piano, dont il annonça qu’ils pouvaient être joués autant avec accompagnement d’orchestre qu’accompagnement au quatuor à cordes. Cette indication était plus un coup de marketing qu’une réalité musicale, car le contenu musical appelle un vaste public bien plus qu’une simple réunion entre amis amateurs. Et sans les vents, les partitions de ces trois concertos seraient singulièrement appauvries ! Mais bon, les affaires sont les affaires. C’est sur un forte-piano copie d’un instrument de l’époque de Mozart que le fortepianiste sud-africain Kristian Bezuidenhout, accompagné par le très versatile Freiburger Barockorchester, nous propose de redécouvrir ces trois œuvres moins souvent jouées que tant d’autres des concertos de Mozart, hormis le grand Concerto en ut majeur, K. 415, l’un des plus imposants chefs-d’œuvre du compositeur. La tendre sonorité du fortepiano présente un net contraste avec l’orchestre de grande dimension, là où le piano moderne serait peut-être trop sonore. © SM/Qobuz « Une fête des timbres ! Dans les trois concertos de 1783, l’effervescence du dialogue rebondissant entre Bezuidenhout et les Freiburger ouvre la voie aux Noces de Figaro. [...] Bezuidenhout s’impose par son invention autant que par son charme.» (Diapason, septembre 2016 / Gaëtan Naulleau)
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Classique - Paru le 26 août 2016 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Les sept péchés capitaux, voilà un beau programme monteverdien, mais encore plus beau lorsque les sept caractéristiques en question – paresse, envie, orgueil, avarice, gloutonnerie, luxure et colère – sont contrebalancées par (presque) autant de vertus que sont l’espérance, la chasteté, l’humilité, la tempérance, la charité et le courage, tout aussi monteverdiennes. Il en manque une, direz-vous : hé bien, afin de faire pencher la balance du « mauvais » côté, Leonardo Garcia Alarcón, les chanteurs et la Cappella Mediterranea, les petits facétieux, ont décidé de rajouter la prodigalité. Chacune de ces caractéristiques est représentée par un air, un madrigal, un ensemble, tirés de quelques grands opéras – Le Couronnement de Poppée, opéra immoral s’il en est ; Le Retour d’Ulysse, opéra moral s’il en est ; L’Orfeo, opéra trouble s’il en est – ou des grands livres de madrigaux, en particulier la Selva morale e spirituale, morale et spirituelle ainsi qu’on s’en doute. Et, avec ce judicieux assemblage, on croirait presque assister à une sorte de « pastiche » lyrique à l’ancienne, quatorze scènes illustrant les forces et les faiblesses humaines, dans le style si personnel de Monteverdi. Superbe idée. © SM/Qobuz « Anticipant les quatre cent cinquante ans de la naissance de Monteverdi, Leonardo Garcia Alarcon et sa Cappella Mediterranea lui rendent hommage à travers un album parcourant l’ensemble de son œuvre, du Livre III de Madrigaux (1592) au Couronnement de Poppée (1642) en passant par Orfeo (1607). Une rétrospective placée sous le signe des sept péchés capitaux [...] On se réjouit de voir cet anniversaire fêté en famille, l’équipe du chef argentin retrouvant des piliers tels que Christopher Lowrey, Emiliano Gonzalez-Toro et bien sûr son épouse Mariana Flores. Chanteurs et ensemble se montrent d’ailleurs au meilleur de leur forme. [...] Toujours plus riche et séduisant dans son intimité, le timbre de Mariana Flores fait merveille dans Si dolce è ‘l tormento [...] le plateau affiche dans les cinq madrigaux polyphoniques une cohésion et un équilibre dignes des plus grands spécialistes. [...] Prélude à l’anniversaire de Monteverdi, ce kaléidoscope vaut aussi comme une introduction savoureuse à son univers.» (Diapason, septembre 2016 / Luca Dupont-Spirio)
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Classique - Paru le 23 août 2016 | APR

Livret Distinctions Diapason d'or
« Volume après volume, toujours avec méthode et grand soin, APR écrit l’histoire non des épigones mais des maîtres oubliés du piano. Aujourd’hui Egon Petri, brillant disciple de Busoni. [...] Le riche texte de présentation de Mark Ainley n’est pas le moindre atout de cette somme où l’on suit de 1929 à 1951 un technicien étonnant [...] Pour nous, c’est chez Brahms que l’art intransigeant de Petri trouve sa plus formidable expression, avec des Variations Handel (1937) lumineuses, évidentes de bout en bout : flèche conquérante, la fugue domine ce somptueux édifice. [...] De première main lui aussi, le legs busonien est un pilier pour qui apprécie les monuments contrapunto-ludiques du compositeur. [...] Un mot enfin sur l’ensemble Beethoven, dominé par une "Hammerklavier" sidérante d’autorité dans les mouvements extrêmes, quand une seule respiration semble porter tout l’Adagio.» (Diapason, septembre 2016 / Laurent Muraro)
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Classique - Paru le 19 août 2016 | Aeolus

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
« Passionnant jeu de miroirs entre les Cinq hymnes de 1699 et leur réinterprétation par cinq maîtres contemporains de l’orgue. Prise de son inouïe. En 2011, l’association « Renaissance de l’orgue de la basilique Saint-Remi » commandait à cinq compositeurs une réponse d’aujourd’hui au Livre d’orgue publié en 1699 par leur grand ancêtre rémois Nicolas de Grigny. [...] Oui, des compositeurs (nombreux) ont déjà trouvé leur inspiration en marchant dans des pas aînés [...] Mais la conjonction hardie de ces cinq confrontations musicales, en un type de projet dont les arts plastiques sont plus coutumiers, n’en est pas moins nouvelle au disque et totalement réussie. [...] Une somme collective, une merveilleuse révélation.» (Diapason, septembre 2016 / Paul de Louit)
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Musique vocale sacrée - Paru le 19 août 2016 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
À une forte génération de distance l’un de l’autre, Johann Caspar Kerll (1627-1693) et Johann Fux (1660-1741) furent en leur genre des précurseurs de Mozart : tous deux vécurent longtemps à Vienne, dans le cercle musical de l’empereur de leur époque. Cet album présente leurs requiems respectifs, composés en 1689 (et dédié à l’empereur Leopold Ier) pour Kerll, en 1720 pour Fux (initialement conçu pour les funérailles de la veuve de Leopold Ier, il fut repris en 1740 pour celles de Charles IV). On notera que le Requiem de Kerll est celui d’un homme arrivé au terme de sa vie et qui se préoccupe, musicalement parlant, du repos de son âme, tandis que celui de Fux est délibérément un ouvrage de circonstance et d’apparat – l’un est intime, l’autre solennel. Serait-il erroné d’imaginer que Mozart aurait pu avoir connaissance de ces deux ouvrages, dans les archives du Stefansdom de Vienne, et ait laissé leurs accents quelque peu influencer la conception de son propre Requiem ? C’est ce que met en avant cet album, enregistré par les ensembles Vox Luminis (pour les voix), L’Achéron (pour la partie instrumentale du Kerll) et Scorpio Collectif (pour la partie instrumentale de Fux). © SM/Qobuz « [...] Vienne, Saint-Etienne et la cour, à une génération d’intervalle, sont bien les seuls liens entre l’audacieuse et intime Missa pro defunctis (1689) de Kerll et le puissant Kaiserrequiem (1720) de Fux, dont la perfection contrapuntique apparaît, en regard, bien conventionnelle. [...] La messe des défunts, pour soprano, alto, deux ténors et basse, violes et orgue, joint aux solistes un ripieno vocal sur certaines sections. [...] Registres sombres accentués par les archets de l’Achéron, robuste Introït venu des abysses, souffle puissant du ripieno et des doublures, tendresse du thème du Kyrie : Vox Luminis unifie la partition de Kerll sous la lumière d’une spiritualité confiante, plus sereine que la vision de Van Nevel. [...] Johann Joseph Fux (1660-1741), Kapellmeister de Vienne à partir de 1715 et jusqu’à sa mort, est passé à la postérité comme le parangon du contrepoint grâce à son traité Gradus ad Parnassum. Ce que valide ce vaste Kaiserrequiem pour obsèques impériales, qui alterne ensemble soliste à cinq voix avec cordes et chœur (doublé par les vents).» (Diapason, septembre 2016 / Sophie Roughol)
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Musique de chambre - Paru le 20 juillet 2016 | Aeolus

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Les Sonates du Rosaire de Heinrich Ignaz Franz von Biber (1644-1704) sont un immense cycle formé de quinze sonates pour violon avec basse continue et d'une passacaille pour violon seul : quinze sonates pour les quinze mystères du Rosaire – cinq mystères joyeux, cinq douloureux, cinq glorieux. Afin d’illustrer ces mystères au plus près de ce qui se ressentait alors dans l’Europe du XVIIe siècle, Biber décida, pour chaque sonate, d’accorder différemment le violon, afin d’obtenir des sonorités vraiment différentes et reconnaissables. Cela exige du soliste une sérieuse capacité à l’abstraction : en vertu de ce principe de la « scordattura », c’est à dire qu'une ou plusieurs cordes du violon sont accordées différemment de l’habituel sol-ré-la-mi, la partition écrite ne correspond pas à ce que l’on entend, puisque les cordes désaccordées deviennent transpositrices. Autrement dit, certaines notes sonnent comme ce qui est écrit, d’autres différemment, selon l’accord imposé par le compositeur. L’instrumentiste doit donc faire le même effort que vous devriez faire si une partie des touches de votre clavier d’ordinateur donnaient d’autres lettres que ce qui est écrit dessus, pas toujours les mêmes selon le morceau (pour compliquer un peu l’affaire), mais qu’il vous fallait faire comme si de rien n’était. Biber nous propose ici une musique infiniment déroutante, des sonorités parfaitement inouïes, des harmonies incongrues, un étonnant cheminement harmonique et mélodique qui le met tout à fait à part dans le monde baroque qui, en cette fin des années 1670, n’y comprit sans doute pas grand-chose, de sorte que l’ouvrage tomba dans l’oubli avant de connaître une éclatante résurrection au début du XXe siècle. La violoniste Hélène Schmitt, disciple de Reinhard Goebel, s’est spécialisée dans la musique des XVIIe et XVIIIe siècles, en particulier avec l’ensemble Luceram qu’elle a formé voici peu. Pour ces Sonates de Biber, elle est accompagnée au continuo par François Guerrier au claviorganum – un singulier instrument à la fois orgue et clavecin, assez en vogue aux XVIe st XVIIe siècles –, Massimo Mascardo à l’archiluth et au théorbe, Franbcisco Mañalich à la viole de gambe, et Jan Krigovsky au violone – un instrument de la famille des violes, entre le violoncelle et la contrebasse. Sonorités rares garanties ! © SM/Qobuz « [...] Hélène Schmitt aborde le cycle avec une magnifique expérience du répertoire italien et allemand du temps de Biber, illustrée par plusieurs disques majeurs parus chez Alpha. Un peu comme Rachel Podger, elle semble hésiter entre une éloquence ouvertement virtuose et l’approfondissement spirituel. [...] la flagellation (Sonate VII) puis la crucifixion (X) [...] sont des mouvements à variations dont le dosage, les crescendos et les accelerandos sont parfaitement réalisés par Hélène Schmitt. On en dira autant du portement de la Croix (IX) dont les gradations expressives se révèlent idéales. [...] la Résurrection est bouleversante par son débit haché, ou la Pentecôte, avec ses staccatos puissants, qui figure une sorte de sidération devant la descente de l’Esprit-Saint. La valeur ajoutée de cette version tient – comme tous les disques d’Hélène Schmitt – à la qualité formidable du continuo, entre autres le claviorgan débridé de François Guerrier et le luth (ou le théorbe) de Massimo Moscardo.» (Diapason, septembre 2016 / Jean-Luc Macia)
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Classique - Paru le 20 juillet 2016 | Onyx Classics

Livret Distinctions 5 de Diapason
De retour chez le label indépendant Onyx Classics, Nikolaï Luganski nous offre cet extraordinaire album, où le sens de l’équilibre et de l’architecture fascine autant que le naturel des phrasés ou la richesse des plans sonores. Un art du piano sidérant pour l’un des albums Chopin les plus excitants de ce début d’année.
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Classique - Paru le 8 juillet 2016 | Naxos

Livret Distinctions 5 de Diapason
Ne vous laissez pas influencer par le nom : entre Moeran et Ireland, c’est bien Moeran le compositeur le plus tourné vers la chose irlandaise, autant par naissance que par choix culturel, tandis que Ireland est en réalité de descendance écossaise. On notera aussi que Ireland fut le professeur de Moeran (et d’ailleurs de Britten, quelques temps) ; et que les deux compositeurs ont largement contribué au répertoire choral, une des composantes primordiales de la vie musicale outre-Manche, à cette époque comme encore à la nôtre. Chez Moeran, les premières recherches auprès du fonds folklorique se sont plutôt portées vers l’Angleterre, avant de se tourner vers l’Irlande, même si son écriture chorale n’hésite pas à emprunter aussi au genre madrigalesque de la Renaissance élizabéthaine. Ireland, une génération plus tôt que Moeran (même s’il survécut à son disciple d’une génération…), semblerait presque plus moderne par moments, mais ce n’est qu’une impression première que l’on peut dériver du format d’écriture chorale « à l’ancienne ». Les Carice Singers, un de ces ensembles vocaux britanniques d’une si exquise qualité, se saisit de ce répertoire avec bonheur et conviction. © SM/Qobuz
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Quatuors - Paru le 1 juillet 2016 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
L’un des signes particuliers du Quatuor van Kuijk, fondé en 2012, c’est son nom néerlandais fortement imprononçable et d’orthographe redoutable, qui le distingue des autres quatuors français. Eh oui, français ! Les quatre compères ont étudié auprès des quatuors Berg, Artemis et Ysaÿe avant de se lancer dans l’aventure des concours – et de remporter le Concours de Quatuors de Wigmore Hall à Londres. Autre signe particulier, c’est son exquise musicalité, ainsi que le démontre cet enregistrement de trois quatuors de Mozart, dont le fameux « Dissonances » (appartenant au cycle des quatuors dédiés à Haydn) et son début de premier mouvement bourré, comme son nom l’indique, d’invraisemblables dissonances dans une quasi-absence de tonalité. Les Van Kuijk nous donnent également un Divertimento, de ceux que l’on appelle communément « symphonies salzbourgeoises » même si elles sont réellement écrites pour quatuor, ainsi que l’un des autres quatuors dédiés à Haydn et écrit lors de ses premières années de liberté viennoise. Notez bien ce nom : Quatuor van Kuijk, il fait déjà parler de lui – et ce n’est que le début d’une trajectoire sans doute brillante. © SM/Qobuz « Des idées, de l’audace, de la personnalité, le jeune quatuor français a tous les atouts en main. Son premier disque, consacré à Mozart, nous surprend de plage en plage.» (Diapason, septembre 2016 / Jean-Luc Macia)
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Concertos pour clavier - Paru le 30 juin 2016 | APR

Livret Distinctions Diapason d'or
« La discographie célèbre de Wilhelm Kempff pour DG est celle d’un homme mûr. Portrait nuancé par des gravures beethovéniennes antérieures où, sans jamais bomber le torse, il soulève des montagnes. [...] le pianiste allemand s’était abondamment penché sur le cas Beethoven bien avant la Seconde Guerre mondiale, coiffant même parfois au poteau ses petits camarades Schnabel, Backhaus, Gieseking ou Fischer. C’est ainsi sous les doigts de Kempff qu’on pourra retrouver les premiers Opus 15 (Concerto n° 1) et 101 (Sonate pour piano n° 28) de l’histoire du disque, gravures acoustiques de 1925. [...] Ces gravures méritent qu'on s'y arrête pour elles-mêmes, d'abord pour les reports toujours excellents d’APR, et surtout pour sentir cette improvisation recréatrice qui irrigue chaque page (et quelles cadences !). Notre collectionneur aurait surtout tort de passer à côté d’une Bagatelle et des Six écossaises WoO 83, deux bonus incroyables de 1920 : ces premiers témoignages de Kempff au disque prouvent, si besoin était, tout l’humour dont le pianiste était capable, impression confirmée par l’irrésistible Rondo sur un sou perdu de 1937. De passionnantes séances de comparaison attendent le mélomane n’ayant pas peur des doublons dans les concertos et les sonates, avec cette douce assurance qui fait que, jamais, le poète ne se répète.» (Diapason, juillet-août 2016 / Laurent Muraro)
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Musique symphonique - Paru le 24 juin 2016 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
« Orchestre foisonnant alla Roussel, Flammenschrift (Lettre de feu - 2012) d'une incroyable vitalité et son hommage à l’Allemagne de Goethe ont tout pour devenir un classique du XXIe siècle. [...] À la seconde audition on admire l’orchestration somptueuse, le foisonnement des arrière-plans, la maîtrise de la forme qui s’offre des détours sans baisse de tension. [...] Pour sortir au jour est inspiré par le Livre des morts de l’Egypte antique, dont il porte le titre original. Ce vaste concerto pour flûte qui met en valeur la virtuosité, l’impeccable phrasé et la belle sonorité de Mathieu Dufour, s’ouvre sur une Danse processionnelle d’une impalpable texture acoustique, immédiatement saisissante. [...] Quant au Brussels Philharmonic, il a trouvé, en Stéphane Denève un chef et un directeur musical capable d’en révéler toutes les ressources.» (Diapason, septembre 2016 / Gérard Condé)