Les albums

3348 albums triés par Date: du plus récent au moins récent
15,39 €
10,99 €

Concertos pour violoncelle - Paru le 30 mars 2016 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
Loin d’être un pâle épigone de son père qu’il admirait tant et dont il fut l’un des plus ardents défenseurs, Carl Philipp Emanuel Bach se révèle ici dans toute sa singularité en réinventant littéralement les genres auxquels il touche. Il révolutionne le concerto et la symphonie, bouleverse les formes et les codes ; dans ses concertos pour violoncelle, l’instrument solo n’est plus l’émanation de la basse ou du tissu orchestral, il incarne bel et bien un instrument positionné face à l’orchestre, créant un dialogue tantôt violent, tantôt d’une extrême sensualité. « CPE » annonce ainsi les heures de gloire du violoncelle dans les répertoires classique puis romantique, de Haydn à Schumann. Mozart ne s’y était pas trompé, lui qui avait dit « Il est le père, nous sommes ses enfants ». Voici neuf ans qu’Ophélie Gaillard et son ensemble Pulcinella côtoient ce surprenant personnage. Pour ce deuxième volume consacré à son œuvre, nos musiciens ont choisi deux symphonies, un concerto pour violoncelle, une sonate pour violoncello piccolo – que Bach-le-père a utilisé assez souvent dans ses cantates, et surtout pour lequel il a conçu sa Suite BWV 1012 ; il s’agit d’un violoncelle plus petit mais, dans la plupart des cas, accordé comme le violoncelle normal) –, et pour terminer un concerto pour clavecin. Les solos de violoncelle sont tenus par Ophélie Gaillard, le clavecin par Francesco Corti. Enregistré en septembre 2015 à l’église Bon-Secours, Paris. © SM/Qobuz « [...] Les sautes d’humeur, les incises, les traits vibrants qu’exige cette musique torturée autant que torrentielle sont maîtrisés à la perfection. La soliste et son orchestre Pulcinella visitent ce monde aux lumières changeantes sans rien perdre en beauté sonore. [...] L’album confirme la qualité superlative de timbres et la discipline à toute épreuve obtenue en quelques années par Pulcinella. [...] Une totale réussite.» (Diapason, mai 2016 / Jean-Luc Macia)
7,99 €

Piano solo - Paru le 27 mars 2016 | Les Indispensables de Diapason

Livret Distinctions Diapason d'or
9,99 €

Musique vocale sacrée - Paru le 25 mars 2016 | Accent

Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama
« [...] La méritoire reconstruction sort de l’ombre deux œuvres de tout premier ordre. Les Litanies furent, comme la messe, créées en 1729. L’archiduchesse Marie-Josèphe vénérait son saint patron François-Xavier, censé l’aider à donner un nouvel héritier au trône de Saxe [...] et Zelenka, assurant l’intérim de Kapellmeister après le décès de Heinichen, saisissait l’opportunité d’une allégresse inspirée pouvant lui garantir le poste. Dans cette partition exubérante, on le devine aussi enivré par l’excellence des solistes et de l’orchestre de Dresde, que Vaclav Luks l’est aujourd’hui de ses troupes praguoises. [...] Zelenka décuple les timbres, soigne de longues introductions orchestrales et varie à l’infini les séquences. [...] Fervents et déterminés, les interprètes livrent une des révélations les mieux ciselées au catalogue Zelenka.» (Diapason, mai 2016 / Sophie Roughol)
26,23 €
19,49 €

Intégrales d'opéra - Paru le 25 mars 2016 | Decca

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Pendant une considérable partie de sa longue carrière dans les théâtres londoniens, Haendel présentait deux grandes œuvres nouvelles chaque saison, un nombre dépassé lors de la saison 1736 - 1737, lorsqu’il signa trois opéras entièrement nouveaux : Arminio, Giustino et Berenice. On était alors au faîte des quatre années de rivalité du compositeur avec une compagnie dissidente formée par une coalition de plusieurs transfuges et de quelques abonnés mécontents. Les deux compagnies rivales oscillèrent entre triomphes et échecs, mais toutes deux rencontrèrent de graves difficultés. Au cours de l’été de 1736, celle qu’on appelait l’Opéra de la noblesse souffrit de sérieux revers, à la joie de Haendel qui, en guise de revanche, monta la saison la plus ambitieuse qu’il eût jamais entreprise, présentant un répertoire d’une douzaine d’œuvres à Covent Garden, dont huit différentes productions d’opéras et quatre œuvres en version de concert au cours de la partie « oratorio » de la saison, pendant le Carême (alors que l’Opéra de la noblesse devait rester fermé au public). Il ne reprit cependant jamais Arminio, resté l’une des plus rarement moins données et, donc, des moins connues de ses grandes œuvres dramatiques londoniennes. Haendel commença à composer la musique le 15 septembre 1736, achevant l’ébauche de la partition le 3 octobre et terminant l’orchestration le 14 octobre. La partition faisait la part belle à deux très illustres castrats : Domenico Annibali qui tenait le rôle-titre, et Gioacchino Conti dans celui de son beau-frère Sigismondo. Une des spécialités de Conti était son contre- ut, que Haendel utilisa dans un éclatant morceau de bravoure, « Quella fiamma », qui fait également appel à une considérable partie de hautbois solo obligé, confiée alors à rien moins que Giuseppe Sammartini. Voilà donc un ouvrage dont on ne peut que souligner l’aspect puissamment virtuose, en particulier des deux voix de castrats, ici reprises par les contre-ténors Max Emanuel Cencic et Vince Yi, mais les autres rôles ne manquent pas non plus de nombreux morceaux de bravoure : Haendel pousse ses voix jusque dans les derniers retranchements ! L’ensemble Armonia Atena, dirigée par George Petrou, offre un superbe tapis baroque à ces flammes vocales. © SM/Qobuz
31,69 €
27,19 €

Classique - Paru le 25 mars 2016 | RCA Red Seal

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
14,99 €
9,99 €

Musique vocale sacrée - Paru le 25 mars 2016 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
La Compagnia del Madrigale s'est servi de la musique profane de Monteverdi pour la mettre sur des textes sacrés, ce qui donne entre autres une version polyphonique et spirituelle du Lamento d’Arianna intitulé ici Il pianto della Madonna. Ailleurs dans le programme, des thèmes pastoraux sur des poèmes religieux de Angelo Grillo ou Aquilino Coppini en viennent à exprimer la Crucifixion ou la Nativité. Une expérience inédite, doublée d'une interprétation impressionnante de musicalité et de perfection technique. (GG) « On ne peut qu'être impressionné par la pureté de l'intonation, l'homogénéité des timbres, la cohésion dynamique et la parfaite intelligibilité des paroles. Mais surtout, ce travestissement permet de redécouvrir la puissance expressive de la polyphonie montéverdienne, transfigurée par la profondeur émotionnelle de la poésie religieuse. [...] Comment ne pas se sentir élevé jusqu'aux portes du Ciel, avec une telle compagnie de madrigalistes, autant inspirés qu'innovants ?» (Diapason, avril 2016 / Denis Morrier)
20,00 €
13,99 €

Classique - Paru le 18 mars 2016 | ECM New Series

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
C’est non seulement en tant que violoniste pour le concerto de Schumann, mais aussi comme chef, que se présente ici Thomas Zehetmair, à la tête en l’occurrence de l’Orchestre de chambre de Paris – l’ancien Ensemble Orchestral de Paris fondé par Jean-Pierre Wallez. Le concerto pour violon de Schumann souffre d’une sorte de malédiction ; jamais joué du vivant du compositeur qui l’avait achevé en 1853, répété puis écarté de la publication par Clara Schumann et Joseph Joachim en 1857, exhumé des archives privées des descendants de Joachim en 1937 et créé à Berlin dans une version lourdement modifiée par l’arrogant violoniste Georg Kulenkampff, il est ici joué dans sa version originale bien évidemment. Zehetmair poursuit à la baguette avec la Première symphonie « Le Printemps », dans une conception chambriste de la sonorité orchestrale qui convient parfaitement à cette partition très boisée. Et il termine avec la bien trop rare Fantaisie pour violon et orchestre, elle aussi de 1853, mais précédant le concerto de quelques mois : le compositeur l’avait conçue d’emblée pour (et un peu avec les conseils techniques de) Joseph Joachim, et rien n’interdit d’y voir une sorte de tremplin d’essai avant le concerto, même si le tissu mélodique et la forme s’en écartent assez sérieusement. Un ouvrage sombre et intérieur, du vrai grand Schumann de l’ultime période. Enregistré en février 2014 au théâtre des Champs-Elysées, Paris. © SM/Qobuz
14,99 €
9,99 €

Musique symphonique - Paru le 18 mars 2016 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica
17,99 €
11,99 €

Musique concertante - Paru le 18 mars 2016 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
La grande particularité de cette intégrale des œuvres concertantes d’Edouard Lalo – dont on tend à ne connaître que la Symphonie espagnole – est que, outre qu’elle propose précisément l’intégrale des œuvres concertantes d’Edouard Lalo, en particulier des ouvrages rares comme les Concertos pour piano, pour violon et pour violoncelle, mais aussi et surtout qu’elle fait appel à toute une brochette de jeunes talents issus de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth. L’origine de cette chapelle repose sur les épaules de ladite Reine Elisabeth, mais aussi d’Eugène Ysaÿe, qui souhaitaient promouvoir les nouveaux talents non seulement grâce à un concours – le célébrissime Concours Reine Elisabeth – mais aussi aux travers d’une académie dédiée, la Chapelle Musicale. Inaugurée en 1939, elle fut décrite par Emile Vuillermoz comme une sorte de « Villa Médicis moderne ». Les grands professeurs actuels sont rien moins que Augustin Dumay, Maria João Pires, Miguel da Silva, Gary Hoffman, José van Dam et le Quatuor Artemis, pour une soixantaine de grands étudiants annuels, le tout dans un bâtiment dédié, une immense pépinière musicale. Les solistes choisis pour cette intégrale, dont on rappelle qu’elle est dirigée par la baguette experte, transparente et attentive de Jean-Jacques Kantorow, sont tous issus de ladite Chapelle depuis peu, et il s’ouvre devant eux une belle carrière que l’album ne saura que favoriser, surtout pour le remarquable violoniste Lorenzo Gatto. Enregistré en janvier et juillet 2015 à la Philharmonie de Liège. © SM/Qobuz « [...] Du haut de ses trente ans, Lorenzo Gatto y confirme une technique suprême, un panache impressionnant et une maturité expressive digne de ses plus glorieux aînés. Sous la baguette savante et complice de Jean-Jacques Kantorow. [...] Autre page d’envergure, le Concerto pour violoncelle inspire le très jeune Israélien Ori Epstein. Si sa sonorité dans l’introduction tout empreinte de gravité manque un peu de projection, on apprécie la belle intériorité d’un discours sensible, concentré et tout en subtilité. C’est dans l’Andante central en forme de rêverie, que cette approche quasi chambriste trouve son expression la plus touchante et la plus équilibrée avec l’orchestre [...] Le pianiste français Nathanaël Gouin, formé par Michel Béroff, Denis Pascal puis Maria João Pires, défend avec conviction et sensibilité cette page virtuose encore mal aimée.» (Diapason, avril 2016)
9,99 €

Classique - Paru le 18 mars 2016 | Aeon

Livret Distinctions 5 de Diapason
« Vous êtes ici au mauvais endroit » : ainsi commence le livret d’introduction à ce CD consacré à Thierry Pécou. « Si vous pensez trouver l’ordinaire notice, avec ses indications sur le compositeur, l’œuvre, le style, le contexte... que sais-je encore ? Pourquoi diable des renseignements écrits sur une œuvre dont seule l’écoute peut nous renseigner ! Les compositeurs de l’école de Darmstadt et leurs épigones revendiquent, dans leur quasi-totalité, un athéisme militant d’un côté tout en pratiquant une écriture musicale on ne peut plus religieuse intégriste de l’autre, tellement le corps en est absent, tellement il y est inconcevable de chanter, danser, déconner (qualité omniprésente chez Mozart). Tout le contraire de Pécou, qui lui compose pour le corps et ses excès – il n’est pas de corps sans excès – ; le chant, la danse et sa suite naturelle, la transe, sont au cœur de son œuvre. » L’auditeur l’aura saisi, Thierry Pécou ne se laisse pas volontiers enfermer dans des écoles, des mouvances, des styles, et en effet le mieux que l’on ait à faire est d’écouter ces trois œuvres pour ce qu’elles sont de la musique qui s’adresse aux sens et non pas au cerveau. D’aucuns y verront des influences – tout à fait assumées d’ailleurs – de Stravinsky, pourquoi pas de Messiaen et Ligeti, et de bien d’autres compositeurs qui ont évité comme la peste les avant-gardes dogmatiques des années 60-80. Il ne fuit donc pas les affleurements de tonalité, pas plus qu’il ne les recherche : ils sourdent de son discours par la nature même de sa conception. On sait par ailleurs que Pécou accepte les influences venues de mille cultures de par la planète, asiatiques, méso-américaines, latino-américaines, grégoriennes (ainsi qu’on peut les percevoir, par exemple, dans le Sextuor). Voilà une musique puissamment vivante, moderne mais à la fois ancrée dans ses racines et visionnaire. Thierry Pécou, l’un des vraiment bons compositeurs français contemporains. Enregistré en mars 2015 à l’Arsenal de Metz. © SM/Qobuz
10,39 €

Musique vocale profane - Paru le 18 mars 2016 | Warner Classics

Livret Distinctions 5 de Diapason
Ce projet, fruit de quinze ans de gestation menés par Gisèle Ben-Dor, arrive à point nommé pour le centenaire de la naissance de Ginastera en 2016, avec un programme illustrant deux périodes distinctes de la production du compositeur : le nationalisme dans les Cinco canciones populares argentinas, écrites à la base pour voix et piano puis orchestrées sur la demande de Gisèle Ben-Dor, et le néo-expressionnisme dans Milena et Don Rodrigo. Enregistré en 2002 à Oxnard, Californie (Cinco canciones populares argentinas), en 2011 et 2014 à Los Angeles et à Londres (Don Rodrigo) et en 2008 à Astoria, New York (Milena). Milena met en musique des lettres ou des passages de lettres de Kafka à Milena – en traduction espagnole –, dans un langage moderniste de toute beauté parfois teinté de sonorités électroniques que l’orchestre enrobe de teintes très particulières : un véritable chef-d’œuvre d’instrumentation qui place Ginastera dans la cour des compositeurs majeurs de son temps. De Don Rodrigo, on entendra deux scènes chantées par Placido Domingo – qui avait chanté l’ouvrage en 1966, au tout début de sa carrière, sous l’œil bienveillant de Ginastera lui-même dont il a bien sur retenu toutes les indications. Voilà une musique riche, puissante, à la fois moderne et poignante, que l’on aimerait entendre bien plus souvent sur les scènes européennes. © SM/Qobuz « [...] Dans Canciones, où Ginastera répond en 1943 au Siete canciones de Falla sans rien dissimuler de ce qu’il leur doit, la soprano Ana Maria Martinez fait danser ou pleurer les mots. Leur vêture orchestrale, brodée par Shimon Cohen à la demande de Gisèle Ben-Dor, distille habilement le goût des mystères et des grands paysages. Changement de décor avec les extraits de l’opéra Rodrigo, gravés par Placido Domingo quarante-cinq ans après la création qu’il assurait à New-York City Opera – l’enregistrement de la première (1966) a été conservé, il mériterait d’être publié. Ici, l’orchestre est devenu ce personnage à part entière où Ginastera renferme sa langue fulgurante et abrasive, tout un univers dans lequel les voix se meuvent et luttent. Domingo y est bouleversant, notamment dans la scène du Miracle et son surprenant carillon. [...] » (Diapason, mai 2016 / Jean-Charles Hoffelé)
15,39 €
10,99 €

Mélodies (France) - Paru le 18 mars 2016 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Le catalogue complet de l’œuvre de Benjamin Godard compte quelque 150 numéros d’opus et couvre tous les genres : opéras (dont Jocelyn duquel est tiré l’unique pièce de Godard encore vaguement diffusée de nos jours, la « Berceuse »), symphonies, concertos, musique de chambre, pièces pour piano, et mélodies. Ces mélodies sont tombées dans l’oubli de nos jours alors que le compositeur fut l’un des plus prolifiques – et inventifs – en la matière, en particulier aux alentours des années 1870, puisqu’au-delà de cette décennie il se consacra bien plus au grandiose de la scène qu’à l’intimité de la forme mélodique. Cela dit, son ultime partition éditée, quelques semaines avant sa mort tragiquement prématurée, est aussi une mélodie, Les Larmes. Mais dès l’âge de quinze ans, alors qu’il avait déjà écrit deux symphonies et un quatuor à cordes, Godard se lança dans l’écriture de trente mélodies publiées en 1867 sous le titre de « Trente morceaux de chant » - il préféra toujours éviter le terme de « mélodie », ce qui lui permettait alors d’aborder le genre sous toutes ses formes, de la romance jusqu’à la véritable scène lyrique. Il publierait plus tard des « recueils de fables », « chansons », « pastorales », « Lieder » (oui !), « Villanelles », qui connurent toujours un succès des plus éclatants au point qu’il parut en 1880 une grande compilation chez un célèbre éditeur d’alors. Les chois opérés ici par Tassis Christoyannis et Jeff Cohen permettent de saisir la sensibilité littéraire de Godard, qui s’aventure tout autant du côté de La Fontaine, de Florian, que de celui de Victor Hugo dont il fut l’un des compositeurs les plus féconds. À partir des années 1880, Godard a décidé de ne pas trop suivre les nouvelles tendances musicales alors en vogue en France préférant rester dans un style et dans des genres plus ancrés dans le corps du XIXe siècle ; est-ce un crime qui justifie que sa musique soit à ce point négligée de nos jours ? Tassis Christoyannis nous prouve, avec ô combien de panache, que la postérité s’est lourdement trompée. Découvrez ici tout l’art de la mélodie de Benjamin Godard. © SM/Qobuz « [...] La révélation ? Sans aucun doute, les Six fables de La Fontaine et en premier lieu La Laitière et le Pot au lait : tout porte, rien ne pèse. On voit la scène ; et de même Le Coche et la Mouche. Faut-il avouer, pour La Cigale et la Fourmi, Le Renard et le Corbeau, qu’entre l’extrême sophistication des chefs-d’œuvre de Caplet et l’élégance toute simple de Godard on hésite à trancher ? L’impeccable diction de Tassis Christoyannis, la justesse de ses intentions et de ses intonations trouvent partout à s’employer et la complicité proverbiale de Jeff Cohen fait chanter le clavier. » (Diapason, mai 2016 / Gérard Condé)
39,69 €
31,29 €

Piano solo - Paru le 18 mars 2016 | La Dolce Volta

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica
Et pourquoi donc, demanderez-vous, acquérir l’intégrale des œuvres pour piano solo de Brahms par le jeune pianiste français Geoffroy Couteau alors qu’il existe déjà tant d’intégrales ou de quasi-intégrales par tant de stars plus anciennes ? Plusieurs réponses : il serait bien dommage de ne pas se laisser tenter par les nouveaux, ce qui n’enlève rien aux anciens. Par ailleurs, Couteau a, faut-il le rappeler, remporté le Premier prix du très convoité Concours International Johannes Brahms en Autriche, cuvée 2005. Et puis, tout simplement, il joue magnifiquement ce répertoire qui lui va comme un gant. Il a choisi de présenter cette intégrale, couvrant quelque quarante ans de la vie du compositeur, selon le monde chronologique, du Scherzo en mi bémol de 1851 jusqu’aux quatre ultimes grands chefs-d’œuvre de la fin de la vie que sont les Opp. 116, 117, 118 et 119, des moments crépusculaires dénués de toute virtuosité. En passant en particulier par les très virtuoses grands cycles de Variations (sur des thèmes de Schumann, Haendel, Paganini ou lui-même) représentatifs de l’ébullition du milieu de son existence et les tiraillements amoureux avec Clara. Tout cela est magnifiquement exprimé par Couteau qui rappelle que les grands ouvrages de Brahms sont sur son agenda personnel depuis l’âge de treize ans, une époque de la vie d’un pianiste où tant d’entre eux s’intéressent plutôt à Chopin, Liszt et Rachmaninov pour mieux épater les petits copains… Enregistré en avril, juillet et août 2015 au Théâtre des Quatre Saisons à Gradignan. © SM/Qobuz « Cette intégrale de la musique pour piano seul de Brahms par Geoffroy Couteau est l'une des grandes réalisations pianistiques de l'année. [...] Que l'expression soit tourmentée ou bien recueillie, rien, dans cette somme, n'apparaît forcé ou empreint de maniérisme. Le sentiment d'évidence ne se produit généralement qu'en concert et si rarement dans une intégrale. C'est l'esprit de la confession qui prévaut ici (le cheminement d'une vie jusqu'à la résignation), mais à une échelle telle que nous redécouvrons, à la fin de l'écoute, la valeur humaine et musicale de cette musique.» (Classica, avril 2016 / Stéphane Friédérich) « Geoffroy Couteau organise les six CD selon la chronologie. [...] Le coffret se referme donc avec les fascinants Opus 116 à 119 [...] Dans toutes ces confessions ultimes, le pianiste français se montre exceptionnel. [...] Une intégrale absolument remarquable – dotée d'une notice très soignée. Le sens de l'atmosphère, le soin extrême accordé à la réalisation, l’évident travail en profondeur, la richesse de la pâte sonore, le lyrisme généreux et simple, sont la marque d’un musicien exceptionnel.» (Diapason, mai 2016 / Bertrand Boissard)  
14,99 €
9,99 €

Classique - Paru le 11 mars 2016 | Ramée

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
L’ensemble helvétique La Morra, fondé en 2000 par la flûtiste et claveciniste suisse Corina Marti et le luthiste polonais Michal Gondko, et dont le nom se réfère à la célèbre œuvre instrumentale de Heinrich Isaac, s’est spécialisé dans l'interprétation de la musique européenne du Moyen Âge et du début de la Renaissance. Il rend ici hommage au pape Léon X, fils de Laurent le Magnifique – un Médicis –, grand protecteur des arts même s’il n’hésita pas, pour alimenter entre autres ses fastueuses fêtes, à vendre force indulgences et charges ecclésiastiques, mais cela nous aura entre autres donné nombre de tableaux de l’un de ses protégés, Raphaël. L'ensemble renforce son effectif habituel (clavecin, luth, viole, flûte) avec cinq voix masculines pour illustrer les polyphonies de Josquin, Mouton, Bruhier et Isaac. Le pape lui-même n’hésitait pas à toucher à la musique, ainsi qu’en témoignent quelques pièces de sa main ici enregistrées. Hormis les orfèvres, les musiciens, venus de toute l’Europe, étaient les artistes les mieux payés de la caisse papale. L’enregistrement offre quelques œuvres de compositeurs de l’entourage du pape : Antoine Bruhier, Heinrich Isaac, Elzéar Genet, Bernardo Pisano, tout un pan de pièces écrites pendant le premier quart du XVIe siècle – Léon papisa de 1513 à sa mort en 1521. Pièces sacrées, mais aussi pièces profanes conçues pour les appartements privés du souverain pontife, alternent entre ensemble vocal d’une part, chant accompagné au luth ou même pièces purement instrumentales d’une autre. Plongez au cœur de la fin du Moyen Âge italien, une époque aussi trouble et violente qu’elle fut flamboyante et flambeuse. © SM/Qobuz « [...] La sensibilité particulière du pape Leo – son nom latin, qui se traduit par « le lion » – à l’égard de la musique inspire à La Morra un tour d’horizon lumineux. [...] Les timbres droits et sobres des chanteurs, qui se mélangent en une ronde harmonie, servent à la perfection la somptueuse austérité des extraits des rares Lamentations de Jérémie de Carpentras (le maître de chapelle du pape, dont les œuvres sont précieusement conservées à la bibliothèque vaticane) et de Pisano, chanteur de la chapelle Sixtine : autant de perles dénichées dans une vingtaine de manuscrits et d’imprimés de ce XVIe siècle naissant. [...] La musique instrumentale, spécialité maison du collectif bâlois, n’est pas en reste [...] Les instruments se marient dans une splendide variété de sonorités, percutantes ou suaves, avec un équilibre minutieux. S’y ajoute une pincée de solos de luth et de clavecin par les deux fondateurs de l’ensemble, juxtaposant la finesse d’un Da Milano à l’énergie presque exubérante d’un Cavazzoni, qui préfigure l’école vénitienne de clavier.» (Diapason, avril 2016 / Jacques Meegens)
22,49 €
14,99 €

Classique - Paru le 11 mars 2016 | Alia Vox

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« [...] Reflet d'un concert à l'abbaye de Fontfroide [...], ce programme est un panorama de "tempêtes, orages et fêtes marines", rapprochant quelques partitions célèbres composées de la fin du XVIIe siècle aux derniers feux de Rameau. Belle idée car on suit à travers les décennies la constance de certaines figures (l'écriture des cordes truffées de trémolos et d'arpèges rapides pour brosser les tempêtes, les traits de flûtes pour vents ou l'ondoiement des flots) autant que la diversité des goûts. [...] On admire une fois de plus, dans Tempesta di Mare de Vivaldi, la technique éminemment musicale de Pierre Hamon à la flûte à bec. Dans tout le double album, la finesse du trait, la pertinence des caractères, la manière inimitable avec laquelle Savall phrase la danse, font oublier les aléas de la mise en place. On se laisse vite porter par un théâtre où l'esprit et l'intelligence soufflent autant que les vents en furie [...], témoignage de l'art toujours poétique et intense du maître catalan, si loin des productions tantôt aseptisées tantôt survoltées de la jeune génération. » (Diapason, février 2016 / Philippe Ramin) Avec ce nouveau Savall, ça va ch…avirer sec ! Voici un double album débordant de tempêtes baroques, de fêtes marines, d’éléments déchaînés, tels que mis en musique – et parfois en ravageuse dissonance, comme le début du Chaos qui ouvre en terreur Les Eléments de Rebel (1737) en superposant toutes les notes de la gamme de ré mineur. Le programme et la mention des instruments et harmonies qui doivent être utilisés à des fins descriptives (« l’air est peint ») sont détaillés clairement dans l’Avertissement de Rebel : « L’introduction à cette Simphonie étoit naturelle ; C’estoit Le cahos même, cette confusion qui régnoit entre Les Elémens avant L’instant où, assujetis à des lois invariables, ils ont pris la place qui leur est prescrite dans l’ordre de La Nature. » Qu’on se le dise, c’est là une partition de ravages ! Certes, la musique pour La Tempête de Locke semble moins ravageuse, mais gageons qu’à l’époque ces grondements ont du impressionner les spectateurs au-delà de toute espérance. A côté, la Tempesta di mare de Vivaldi semblerait presque une tempête dans un verre d’eau, mais le propos du prêtre roux n’avait sans doute rien de trop tapageur. Savall et ses musiciens vont quand même dans le fond de la partition pour en extraire les sonorités les plus abruptes. La deuxième partie du concert – et de l’album – s’ouvre avec des extraits de la Tragédie en Musique Alcione de Marin Marais, suivis par la Wassermusik, Hamburger Ebb und Fluth (« Flux et reflux de la marée hambourgeoise ») de Telemann, un très étonnant moment de description de la Nature en musique avec vents violents, marées galopantes, zéphyrs divers et bateaux secoués par les vagues. Le florilège se clôte par une sélection des orages, tonnerres, tremblements de terre composés par Jean-Philippe Rameau pour ses opéras Les Indes Galantes, Hippolyte et Aricie, Zoroastre et Les Boréades. Enregistré en direct le 19 juillet 2015 dans le cadre du concert « Terra Nostra, Hommage à la Terre » à l’Abbaye de Fontfroide. © SM/Qobuz