Les albums

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Quatuors - Paru le 4 février 2016 | Myrios Classics

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Choc de Classica
« [...] Est-ce leur génial cycle Beethoven, en 2013, qui a montré aux Hagen la voie d'un Mozart aussi expérimental ? Est-ce d'avoir à leur disposition depuis deux ans le "quatuor Paganini" ? Il faut croire que ce lot de Stradivarius, longtemps joué par le Quatuor de Tokyo, a stimulé jusqu'aux racines de leur imagination et ouvert de nouvelles possibilités sous leurs doigts. On devine partout, sous l'évidente sophistication, une tendresse plus épanouie qu'hier. Et la couleur s'émancipe. [...] La domination intellectuelle et technique du propos a de quoi sidérer, et pourtant elle se fait oublier derrière sa force magnétique de séduction. » (Diapason, février 2016 / Gaëtan Naulleau) « Le Quatuor Hagen semble avoir appris son Mozart auprès du compositeur. Il en révèle la singularité et la modernité dans cette interprétation aboutie au raffinement sonore inouï. » (Classica, février 2016 / Antoine Mignon)
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Classique - Paru le 15 janvier 2016 | Erato - Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica
Bertrand Chamayou fréquente l'œuvre de Ravel depuis son plus jeune âge. Il est donc en terrains depuis longtemps mûris. Après sa monographie Schubert il y a deux ans, c'est aussi à un symbole de l'esprit français qu'il se consacre dans le cadre de sa seconde collaboration avec les disques Erato. Tout pianiste français d’envergure – Chamayou mène depuis plusieurs années maintenant une carrière internationale sans repos – doit s’y illustrer. Ici, Chamayou déploie un jeu d'une grande sérénité, toujours fluide, et qui n'a cependant pas peur d'une certaine brillance en certains passages. En réalité, de page en page, d'œuvre en œuvre (Oiseaux tristes, Ondine), Bertrand Chamayou semble vouloir avant tout se distinguer par son jeu d'une transparence inouïe, et son désir d'atmosphères intimes. Une intégrale qui fait du bien. © TG/Qobuz « [...] Gaspard de la nuit est l'un des sommets de ce récital tant l'éloquence des phrasés rend secondaire le souvenir de l'argument ; la musique semble jaillir de l'instant et se transformer au fil de l'inspiration. On n'en est pas moins sensible à la netteté lumineuse du toucher et de l'articulation à ce point que la perfection technique confine à la poésie.» (Diapason, février 2016 / Gérard Condé) « [...] Bertrand Chamayou impressionne d'abord par sa maîtrise de tous les paramètres nécessaires : le sens de l'architecture, la tenue des tensions, des couleurs et des timbres, la continuité mélodique et harmonique. Il réfrène les humeurs capricieuses, calcule jusqu'à la projection sonore de manière fascinante dans les Miroirs, les Valses nobles et sentimentales. [...] Bertrand Chamayou demeure intransigeant, mesurant le romantisme des Valses et de Gaspard de la nuit, cherchant moins à éblouir par la virtuosité qu'à restituer le chant intérieur, souvent orchestral de Ravel. [...] Nous admirons ce jeu souple et racé [...] Voilà donc une leçon de style aussi nette qu'intelligente et magnifique de tenue.» (Classica, février 2016 / Stéphane Friédérich)
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Piano solo - Paru le 15 janvier 2016 | Deutsche Grammophon

Livret Distinctions Choc de Classica
La plupart des ultimes pièces pour piano de Schubert datent des deux dernières années de sa vie, 1827 et 1828 – l’œuvre d’un vieillard de trente ans… Certes, elles semblent plus « faciles » à jouer, en termes purement techniques, que bien des sonates du même Schubert, mais de par leur substance musicale elle font partie des ouvrages les plus intenses qui soient. L’appellation courante de « plus petites pièces pour le piano » (« kleinere Klavierstücke ») est fondamentalement trompeuse : les Impromptus D. 899 et D. 935, ainsi que les Trois pièces D. 946 sont de colossaux ouvrages, que Grigori Sokolov traite d’ailleurs avec la révérence qui leur est due. D’emblée, il conçoit le premier Impromptu comme un ample drame psychologique dont il nous dévoile les abîmes et les terreurs, faisant appel à une infinie palette de sonorités, de rubatos, alternant précipitations et infinies retenues… Pour la première des Trois Pièces D. 946, Sokolov a choisi de restituer le très ample deuxième trio que Schubert avait coupé, redonnant ainsi à ce moment musical/impromptu sa grandeur initiale. Après Schubert, Sokolov a choisi de donner la monumentale Hammerklavier de Beethoven, dont le pianiste s’attelle à souligner l’aspect lyrique bien plus que le geste impérieux et héroïque : tempi « raisonnables », clarté des strates polyphoniques, voilà une lecture qui changera bien des visions sur l’ouvrage trop souvent joué comme un bloc de béton. Pour finir, Sokolov offrait le Premier Livre de pièces de clavecin de Rameau, certes à mille lieues de Schubert et de Beethoven, mais dans lesquelles il cherche à souligner les passions que dépeint le compositeur. En baisser de rideau, un des ultimes chefs-d’œuvre de Brahms, véritable adieu du compositeur, que Sokolov interprète d’ailleurs comme tel. Enregistrements réalisés en public en mai 2013 à Varsovie et en août 2013 à Salzbourg. © SM/Qobuz « Au bord du gouffre : entre contrôle millimétré et prises de risque, Grigory Sokolov joue avec le feu. Comme pour mieux révéler les brûlures intérieures de Schubert et Beethoven. » (Classica, février 2016 / Stéphane Friédérich)
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Mélodies - Paru le 1 janvier 2016 | Timpani

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
« Le Poulenc le plus sérieux, et à bien des égards le plus intense, se livre dans cette mise en musique de trente-quatre poèmes d'Eluard. [...] Ce sont tous les visages d'Eluard qui sont saisis par Poulenc, qui semble avoir trouvé la clé d'un ton, d'une voix, à travers la variété des facettes. Pierre-Yves Pruvost fait mieux que rendre justice à ces pages : il impose une vraie personnalité de conteur donnant leur identité propre à toutes les mélodies. [...] Tout cela est fait avec une franchise de ton à laquelle s'accorde pleinement le piano de Charles Bouisset. [...] Hautement recommandable.» (Classica, décembre 2015 / Sylvain Fort)
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Piano solo - Paru le 1 janvier 2016 | Timpani

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica
Bien qu’il fut l’élève de d’Indy, Antoine Mariotte (1875 – 1944 ; ce qui en fait le contemporain de Schönberg, Ravel, Rachmaninov ou de Falla) se situe en marge du style français de sa génération, fortement teinté de debussysme. D’autant que les Impressions urbaines datent de 1921, une époque à laquelle les Russes – Mossolov ou Prokofiev par exemple – commencent à définir le genre « motorique » : ces cinq pièces pour piano, en particulier Usines, Guinguettes ou Gares, déploient cet irrésistible élan pianistique qui dépasse bel et bien le debussysme du début du siècle. On découvrira aussi, par la voix de Sabine Revault d’Allonnes, les trois mélodies d’Intimité de 1925, dans lesquelles Ravel n’est peut-être pas trop loin par moments. Le pianiste Daniel Blumenthal termine cette très intéressante monographie de Mariotte, un compositeur étonnamment négligé, avec les trois Kakémonos eux aussi de 1925, fruits de la veine orientalisante alors dans l’air du temps : pour mémoire, un kakémono est un de ces tableaux japonais en rouleau, tendu entre deux baguettes de bois. © SM/Qobuz 2016 « Une nouvelle étape dans la redécouverte d'Antoine Mariotte, élève de d'Indy au style "dru et direct, volontiers dissonant" comme l'écrit Michel Fleury dans la notice. [...] Sa tragédie lyrique Salomé [...] gravée par Accord nous avait captivés par son climat délétère — que l'on retrouve dans les cinq Impressions urbaines pour piano, clou du florilège proposé par Daniel Blumenthal. [...] Curieusement, Mariotte n'a consacré que trois partitions à ce qui était pourtant son instrument. Blumenthal a écarté la Sonate de 1907 au profit de Kakemonos (1924) où les talents de coloriste et le sens des atmosphères du pianiste américain font une nouvelle fois merveille. [...] Les séductions acidulées des mélodies de 1925 demandent une voix plus souple et sensuelle que la soprano vibratile de la jolie Sabine Revault d'Allonnes : ces onze minutes n'ôtent rien à l'intérêt et à la rareté d'une monographie très soignée.» (Diapason, janvier 2016 / François Laurent)
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Classique - Paru le 17 décembre 2015 | Ligia

Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Choc de Classica
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Piano solo - Paru le 4 décembre 2015 | Ligia

Livret Distinctions 4 étoiles Classica
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Classique - Paru le 13 novembre 2015 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4 étoiles Classica
« La parution de cet enregistrement, presque exclusivement constitué d'œuvres inédites, contribue donc à combler un important vide discographique. [...] Comme de coutume, Cantica Symphonia soutient les voix par quelques instruments, en particulier dans les motets mariaux qui complètent le programme. En différenciant certaines des parties, les choix d'instrumentation mettent en lumière la structure de la polyphonie, mettant souvent en jeu des superpositions complexes, et clarifient l'écoute.» (Classica, décembre 2015 / Guillaume Bunel) « C'est grâce à une retentissante série de récitals consacrés à Guillaume Dufay que le ténor piémontais Giuseppe Maletto a imposé les couleurs chamarrées de son groupe et sa liberté d'interprétation dans le monde des musiques anciennes. [...] Le groupe n'en est pas moins attaché au contrepoint de la génération de Josquin et des premières décennies du XVIe siècle. [...] Confié à six chanteurs (le plus souvent en quatuor), trois vièles, trois sacqueboutes et un orgue, le programme offre un kaléidoscope sonore comme on en a rarement entendu dans la production religieuse des années 1500. [...] Face à l'image de hiératisme qui s'attache parfois au contrepoint de la génération de Josquin, l'étonnante liberté d'inspiration d'Isaac trouve dans les intuitions sans tabous de Cantica Symphonia la plus éloquente des apologies.» (Diapason, février 2016 / David Fiala)
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Piano solo - Paru le 6 novembre 2015 | Deutsche Grammophon

Hi-Res Livret Distinctions Choc de Classica
Ce fut l’été indien pour Vladimir Horowitz, qui ce 26 octobre 1986 accusait rien moins que quatre-vingt trois étés : après mille retraits de la scène, il revenait pour un dernier tour du monde qui le mènerait à Amsterdam, Berlin, Milan, Hambourg, Paris, Tokyo, Moscou, Leningrad, ainsi bien évidemment qu’aux États-Unis. Ce concert à Chicago, le trente-septième de sa longue carrière, fut diffusé en direct sur une radio locale, puis… oublié dans les archives de la station. Ce n’est qu’en 2013 que les bandes refirent surface. Les maniérismes, les diableries, les évocations poétiques, tout ce qui fait Horowitz sont bel et bien là, et si l’âge lui fait faire quelques fausses notes (plutôt rares, quand même), la musicalité et la magie ne pourront que ravir ses aficionados y compris les plus exigeants. En complément de programme, l’album propose deux interviews du maître, l’une de 1974, l’autre enregistrée le jour précédent le concert de 1986 qui nous est ici donné en intégralité. © SM/Qobuz « C'est la première publication d'un concert donné à Chicago par le pianiste de légende dans son répertoire de prédilection. [...] Il est pour la première fois disponible au disque grâce à l'autorisation de Byron Janis, légataire moral du pianiste disparu en 1989. [...] Rien de nouveau et, pourtant, des "étincelles" et des moments miraculeux. Ainsi, le Sonnet de Pétrarque donne l'impression de se déployer avec une puissance sans limite. La projection si particulière du son d'Horowitz laisse bouche bée. En prime, deux interviews passionnantes de quarante minutes ! À thésauriser. (Classica, février 2016 / Stéphane Friédérich)
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Classique - Paru le 6 novembre 2015 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica
La soprano-star Dorothea Röschmann a choisi, pour cet éventail d’airs de Mozart, les héroïnes ou les situations de délires, de divagations, de rage, qui abondent dans les opéras du maître autrichien. Oh, il ne s’agit pas nécessairement de rages musicalement soulignées, bien au contraire : des rages retenues, alternant entre amour et frustration, entre désir et répulsion. Donna Elvira ou La comtesse bafouées, Vitellia ou Ilia blessées, chantent ces états d’âme dans des phrases d’une suave beauté même si parfois, leur plainte se tourne finalement en un délire de vocalises. Retrouvez Dorothea Röschmann, son soprano limpide et pourtant si étoffé, dans quelques-unes des plus belles arias de Mozart. © SM/Qobuz « On ne chante plus comme ça, si plein, si vibrant, éliminant avec un goût si sûr toute mièvrerie, toute fadeur. Jamais Dorothea Röschmann n'affadit, n'édulcore, mais laisse la déchirure à nu, et tant pis si ça se marque dans la voix. Mais la tenue de la ligne de chant est souveraine ; le legato est archet à la corde, la tension, la vibration d'âme le faisant presque éclater. [...] C'est d'une évidence et d'une autorité à la Callas, rompant la voix, pas fait pour plaire, mais donnant un vrai frisson, le "baratro mortale" d'Elvire (In quali eccessi) étant à cet égard vertigineux. [...] le chant mozartien le plus incarné, le mieux tenu pourtant et expressif qu'on puisse entendre aujourd'hui. C'est Mozart mis à nu. » (Classica, février 2016 / André Tubeuf)
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Classique - Paru le 6 novembre 2015 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique - Choc de Classica - Qobuzissime
Né en 1983, Diego Ares, jeune claveciniste originaire de Vigo, s'était déjà distingué il y a quelques années par un très beau programme Soler paru chez Pan Classics (Diapason d'Or). Passionné par les répertoires de claviers ibériques, Diego Ares commence sa collaboration avec harmonia mundi par une nouvelle incursion dans le monde fantasmagorique d'Antonio Soler, encore trop peu connu, malgré les extraordinaires albums de Scott Ross (Erato), Nicolau de Figuereido (Pavane), et de nombreuses anthologies au piano, de Larrocha à Isidro Barrio, en passant par Perez ou Hinrichs. Somptueusement enregistré, Diego Ares a choisi ici un instrument de Joel Katzman (Amsterdam, 2009) d'après un clavecin sévillan de 1734 attribué à Mirabal, et l'on peut reconnaître aisément les teintes si particulières des instruments à clavier ibériques du XVIIe siècle, et le jeu de Diego Ares est un pur régal, exploitant à merveille les registres de cet étonnant instrument, des basses profondes et chaleureuses aux aigus cristallins (Sonata No. 2). Ares révèle par ailleurs ici les merveilles d'un nouveau manuscrit, récemment redécouvert, et acquis par la Morgan Library de New York – une collection de Sonates de Soler pour la plupart inédites. © Qobuz « [...] D'une aisance impressionnante, Ares fait souffler sur les partitions le même vent de liberté qu'en 2009 (Antonio Soler / Pan Classics). [...] Les bons interprètes de Soler ne manquent pas, mais l'approche infiniment volubile et charmeuse d'Ares est unique. On a davantage le sentiment d'assister à une séance d'improvisation qu'à l'interprétation de pages écrites, tant la musique jaillit avec une énergie fraîche et constamment renouvelée. [...] (Diapason, décembre 2015 / Philippe Ramin) « Le claveciniste Diego Ares revient aux sonates de Soler. Mais, cette fois, elles sont inédites. À découvrir absolument. [...] Si le connaisseur apprécie à sa juste valeur cette première discographique, le néophyte pourra se satisfaire de cette musique haute en couleurs et de cet enregistrement grisant. [...] Diego Ares interprète la musique de ce moine compositeur avec une virtuosité diabolique et une sensualité infernale. Il sera difficile de résister à la tentation. [...] (Classica, décembre 2015 / Philippe Venturini)
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Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 6 novembre 2015 | Erato - Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Choc de Classica - Choc Classica de l'année
Originale idée que de rassembler en un CD des œuvres que Mozart, tout au long de sa vie, a composé pour les sœurs Weber, ou du moins dans leur environnement, pour certaines d’entre elles. Le premier grand amour de Mozart en direction des sœurettes fut pour Aloysia, née en 1760, puis pour Josepha, née en 1758 – Josepha qui lui ouvrit aussi quelques portes maçonnes –, enfin pour Constance, née en 1762, qu’il finit par épouser après avoir vainement tenté les deux autres. L’on sait que Constance était chanteuse, peut-être pas aussi aguerrie que les deux autres (Josepha créa le rôle de la Reine de la Nuit, quand même), mais suffisamment douée pour que Mozart lui écrivît quelques pièces dont un Solfège qui ressemble diablement à l’Et incarnatus de la Messe en ut mineur, écrit plus tard. Ces petits bijoux, dont la plupart ne sont pas bien souvent donnés – hormis l’air de la Reine et l’Et incarnatus mentionné plus haut – méritent bien la voix de Sabine Devieilhe qui, interrogée sur ce programme, s'exprime en ces termes : « Ces airs font partie de mes challenges depuis toujours. En tant que soprano colorature, ce répertoire dédié à Aloysia est autant excitant qu’il semble inaccessible. Mozart a su exploiter au maximum les caractéristiques de cette tessiture et ces airs passent d’un dramatisme extrême à une folie redoutable. La pyrotechnie n’a de sens que quand elle est au service de l’expression et je ne viendrai jamais au bout du travail de ces airs. Mais j’espère m’y essayer encore et encore. » Eh bien, voilà un premier essai déjà magnifiquement transformé ! © SM/Qobuz
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Intégrales d'opéra - Paru le 6 novembre 2015 | Erato - Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Record of the Month - 4 étoiles Classica
Haendel écrivit Partenope en 1730 ; il y brosse une peinture de l’humanité décrivant un monde où l’humour, la tristesse, le ridicule, la pitié, le chagrin et la réconciliation jouent chacun leur rôle. L’usage du déguisement, la confusion sur l’identité – et le genre –, la tourmente d’émotions causée par l’amour sous toutes ses formes (naïf, sans espoir, méprisé, trahi, sincère), tout cela crée un drame attachant qui se termine dans la joie d’un double mariage. Selon toute évidence, l’intrigue, les personnages et les situations de Partenope parlaient à l’instinct dramatique de Haendel ; et c’est là l’une de ses meilleures partitions pour la scène, avec une quantité inhabituelle d’airs variés et souvent concis. C’est aussi l’une de ses analyses les plus pénétrantes des rapports entre amis, rivaux et ennemis confrontés aux épreuves de l’amour. Et toute cette splendeur nous est chantée par un superbe plateau, avec en tête Philippe Jaroussky, Karina Gauvin et John Mark Ainsley, soutenus par l’ensemble Il Pomo d’Oro dont on connaît l’excellence dans ce répertoire. © SM/Qobuz « [...] Dans le rôle-titre, Karina Gauvin captive l'oreille à chacune de ses interventions. La virtuosité disparaît sous l'élégance d'un art du chant souverain où se devinent les œillades. Frémissante, parfois à fleur de timbre, la chanteuse canadienne compose un bouleversant portrait de femme [...] Parmi ses trois prétendants figure le timide Armindo incarné par la si musicienne Emöke Barath dont la voix s'enchâsse à merveille dans l'orfèvrerie du tissu musical. [...] Il faut saluer la direction de Riccardo Minasi : tour à tour sensible et volontaire, elle compense l'absence du jeu d'acteurs sans doute à l'origine de la rareté de l'œuvre [...] Cette version s'impose, en dépit de légères réserves, comme la nouvelle référence.» (Classica, décembre 2015 / Jérémie Bigorie)
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Symphonies - Paru le 6 novembre 2015 | SWR Klassik

Livret Distinctions Diapason d'or / Arte - Choc de Classica
Arthur Honegger, on en parle souvent, on le loue aux nues, on l’encense, on s’en réclame à cor et à cris… mais quand il s’agit de le jouer, les orchestres – en dehors de l’occasionnel mouvement symphonique Pacific 231 – ne se bousculent pas vraiment au portillon, c’est le moins que l’on puisse dire. Saluons donc l’initiative de l’Orchestre de la Radio de Stuttgart et son chef Stéphane Denève d’avoir inscrit au programme de ce nouvel enregistrement quelques-unes de ses œuvres : deux des cinq symphonies – la « Liturgique » et la Deuxième, pour cordes et trompette –, et deux des trois « Mouvements symphoniques », plus précisément les deux qui portent un nom, à savoir Pacific 231 et Rugby. © SM/Qobuz « Nouveau succès pour Stéphane Denève qui domine sans conteste la discographie moderne de ces œuvres françaises inclassables, négligées en grande partie par les orchestres hexagonaux. Leur modernité, apparemment, ne correspond plus à la nôtre. Pourtant, ces œuvres [...] traduisent d'une manière prodigieusement expressive les tensions et les ruptures de notre monde actuel. [...] Cette force brute est ici profondément narrative et d'une sincérité qui saisit d'emblée. [...] Dans les pupitres aux timbres crus de Stuttgart résonne l'angoisse d'une humanité déchirée, comme dans les œuvres contemporaines d'un Chostakovitch. [...] (Classica, décembre 2015 / Stéphane Friédérich) « On ne s'étonnera pas que l'Orchestre de la SWR s'épanouisse dans la musique d'Arthur Honegger. Le protestant du groupe des Six fut d'emblée le plus apprécié outre-Rhin, car le plus germaniquement orienté (usage virtuose du contrepoint, affinités avec Bach, Wagner, Strauss). [...] Stéphane Denève et les forces de la SWR nous subjuguent par la maîtrise des équilibres. [...] Les musiciens de Stuttgart nous bouleversent dans l'Adagio de la Symphonie "Liturgique". Cette supplication baignée de larmes, respire large [...] Denève signe la version la plus poignante après celle, superlative, de Karajan à Berlin (1969, DG)» (Diapason, janvier 2016 / François Laurent)
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Concertos pour clavier - Paru le 6 novembre 2015 | BIS

Livret Distinctions 4 étoiles Classica