Les albums

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Piano solo - Paru le 27 mai 2016 | DUX

Livret Distinctions Choc de Classica
« Jean-Claude Henriot révèle l’étonnante diversité de ces pièces brèves de Beethoven. L’interprétation des Variations Diabelli par Jean-Claude Henriot avait été l’une des grandes surprises de notre écoute en aveugle (Classica juin 2015). "Clarté, intelligence, séduction du toucher, sens de la narration... Dans ce trio de tête, voici une suprise de taille. Jean-Claude Henriot signe un travail à la fois intellectuel et profondément musical : l'idéal." Autant de qualités que l’on retrouve dans ce programme consacré à des œuvres peu jouées de Beethoven (exceptées les 32 Variations). [...] Jean-Claude Henriot montre une fois encore qu’il est un architecte remarquable de l’univers beethovénien. [...] Un très grand Beethoven par un pianiste qui mérite d’être mieux connu. » (Classica, mai 2016 / Stéphane Friédérich)
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Classique - Paru le 6 mai 2016 | Myto Historical

Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica
Wolfgang Windgassen (Tristan) - Josef Greindl (König Marke) - Birgit Nilsson (Isolde) - Eberhard Waechter (Kurwenal) - Niels Möller (Melot)... - Chor und Orchester der Bayreuther Festspiele - Karl Böhm, direction
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Piano solo - Paru le 29 avril 2016 | Erato - Warner Classics

Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica
Habile programme qu’a assemblé Nicolas Angelich : des œuvres dédiées « triangulairement » de Liszt, Chopin et Schumann. En effet, Schumann a dédié son cycle Kreisleriana à Chopin, Chopin ses Etudes Op. 10 à Liszt (Angelich en a choisi deux), et Liszt sa Sonate en si mineur à Schumann. La boucle semble bouclée ; et pourtant, que de différences, que de divergences même entre ces trois monuments, et d’ailleurs aussi entre ces musiciens qui ne s’aimaient pas nécessairement tous les uns les autres ! Chopin restait en retrait vis à vis de Schumann tout en admirant Liszt, Schumann un peu vis à vis de Liszt (à qui il dédia quand même sa Fantaisie en ut majeur) tout en admirant Chopin (« Hut ab, ihr Herren, ein Genie »), seul Liszt aimait tout et tout le monde mais, tragiquement, la dédicace de sa sonate resta étrangère à Schumann qui, déjà interné (on est en 1854), ne sut jamais rien de ce profond hommage. Angelich souligne les points communs tout autant que les divergences : symphonique chez Liszt, diaphane et virtuose chez Chopin, déchiré et fantasque chez Schumann. Oui, franchement, cette apposition est des plus fascinantes. © SM/Qobuz « Un colosse aux doigts de velours et au mental d'acier. Nicholas Angelich met ses moyens phénoménaux au service de l'expression musicale et non de la seule virtuosité pianistique. [...] Il livre une lutte fantastique, acharnée, singulière, passionnante. Les deux études de Chopin, régal d’élégance et d’intelligence musicale, concluent ce récital d’une intensité peu commune.] (Classica, mai 2016 / Stéphane Friédérich)
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Ballets - Paru le 22 avril 2016 | Melodia

Distinctions Choc de Classica
« Gennady Rozhdestvensky est le seul à avoir enregistré les sept ballets de Prokofiev, à chaque fois dans leur version intégrale. Des œuvres à redécouvrir. [...] Avec trois orchestres différents et pendant plusieurs décennies, ses interprétations sont d’une grande constance. Et bien remasterisées. Contrastées, véhémentes, aussi russes que possible, elles exaltent la veine théâtrale et souvent ironique des partitions. Ce coffret apparaît donc de plein droit historique, d’autant que Guennadi Rojdestvenski ne possède aucun concurrent soviétique en ce domaine.» (Classica, mai 2016 / Bertrand Dermoncourt)
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Piano solo - Paru le 15 avril 2016 | Evidence

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
Les trois seules et uniques sonates pour piano de Brahms sont, certes, l’œuvre d’un jeune musicien – en cette année 1853, il affiche tout juste vingt ans – mais Schumann ne s’y est pas trompé, voyant la Troisième comme une « symphonie déguisée ». Il faut dire que cette Troisième, du haut de ses cinq mouvements et ses quelque quarante minutes de durée, se place dans la mouvance du dernier Beethoven ; mais les deux premières ne manquent pas non plus d’atouts et de nombreuses prémonitions brahmsiennes, s’éloignant déjà très nettement du modèle schumannien dans l’épaisseur pianistique et l’ampleur du geste. Pourquoi Brahms n’a-t-il plus écrit de sonates par la suite… la forme était-elle trop classique, trop contraignante, trop marquée par l’ombre impériale du génial sourd ? François-Frédéric Guy, dans ce nouvel enregistrement, nous en donne toute la substance dramatique, tragique même, et pourtant juvénile dans le discours bouillonnant qui se livre peut-être moins que les dernières œuvres pour clavier, tout en dévoilant un pan hyper-romantique, exalté, amoureux, du jeune compositeur. Enregistré à l’Arsenal de Metz en janvier 2016. © SM/Qobuz
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Piano solo - Paru le 15 avril 2016 | Evidence

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
Les trois seules et uniques sonates pour piano de Brahms sont, certes, l’œuvre d’un jeune musicien – en cette année 1853, il affiche tout juste vingt ans – mais Schumann ne s’y est pas trompé, voyant la Troisième comme une « symphonie déguisée ». Il faut dire que cette Troisième, du haut de ses cinq mouvements et ses quelque quarante minutes de durée, se place dans la mouvance du dernier Beethoven ; mais les deux premières ne manquent pas non plus d’atouts et de nombreuses prémonitions brahmsiennes, s’éloignant déjà très nettement du modèle schumannien dans l’épaisseur pianistique et l’ampleur du geste. Pourquoi Brahms n’a-t-il plus écrit de sonates par la suite… la forme était-elle trop classique, trop contraignante, trop marquée par l’ombre impériale du génial sourd ? François-Frédéric Guy, dans ce nouvel enregistrement, nous en donne toute la substance dramatique, tragique même, et pourtant juvénile dans le discours bouillonnant qui se livre peut-être moins que les dernières œuvres pour clavier, tout en dévoilant un pan hyper-romantique, exalté, amoureux, du jeune compositeur. Enregistré à l’Arsenal de Metz en janvier 2016. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 15 avril 2016 | Klarthe

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
« [...] Damien Ventula et Nicolas Bringuier nous proposent une quasi intégrale, puisqu’ils n’ont oublié que le seul Papillon, pièce virtuose que Fauré n’aimait guère. [...] Cette pratique de la musique collective se manifeste dans l’équilibre du duo qu’il forme avec Damien Ventula, capable de concilier l’exigence de bien timbrer le son et de l’alléger. Cette double qualité est particulièrement précieuse dans les passages les plus cantabile comme la "Sicilienne" de Pelléas et Mélisande, le (trop?) célèbre Après un rêve, l’Élégie ou, surtout, le sublime "Andante" de la Sonate n° 2, l’une des plus belles pages de Fauré. Damien Ventula sait dessiner des sons à la pointe sèche et mettre en évidence la complexité rythmique. Nicolas Bringuier, de son côté, possède un style varié volontiers chatoyant [...] Cette nouvelle version se situe donc au plus haut niveau de la discographie.» (Classica, mai 2016 / Jacques Bonnaure)
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Musique vocale sacrée - Paru le 15 avril 2016 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions Choc de Classica
Le Te Deum du sous-maître de la Musique de la Chapelle du Roi que fut Henry Madin est le plus long jamais composé sous l’Ancien Régime ; il est intimement lié à la guerre de Succession d’Autriche. Sa première audition eut lieu le 17 novembre 1744 en l’église Sainte-Geneviève à Paris pour saluer la prise de Fribourg. L’hymne fut ensuite rechanté à Versailles pour les mêmes raisons le 2 décembre suivant. Afin de célébrer la prise de Tournai, tombée le 19 juin 1745, Sa Majesté ordonna encore à l’abbé Madin « de faire chanter son Te Deum pendant la Messe [du 21 juin], en lieu & place de Psaume que l’on chante ordinairement ». Le 20 janvier 1757, le même Te Deum salua enfin la première sortie du Roi après la tentative d’assassinat de Damien et « dura plus de trois quarts d’heure ». L’Hymne de saint Ambroise et de saint Augustin était en effet un outil politique puissant, un motet d’État intimement lié à la famille royale, avec force symboliques dans le choix des notes : la formule traditionnelle de plain-chant fait entendre six notes ut-ré-mi-fa-mi-ré. Or, dans le répertoire de l’air de cour, la formule ascendante ut-ré-mi est associée aux personnes de la famille royale, tandis que la cellule descendante fa-mi-ré contient en acrostiche la supplique « Fac Me Regem ». Pour redonner vie à ces œuvres transmises par des sources fragmentaires, il a fallu réécrire les parties manquantes de haute-contre et de taille de violon et parfois reconstituer la répartition de certaines lignes instrumentales entre les divers pupitres. Grâce à ce travail de restauration, l’on comprend qu’Henry Madin fut l’un des meilleurs compositeurs du Siècle des Lumières, ici servi en grand style par l’ensemble Stradivaria et l’ensemble vocal Les Cris de Paris. © SM/Qobuz « [...] Composé à la gloire de Louis XV, le Te Deum, « le plus long jamais composé sous l’Ancien Régime », est en tout point digne de ceux signés Lully et Charpentier. [...] Daniel Cuiller dirige avec panache et sensibilité un Stradivaria des grands jours, riche d’une palette miroitante de timbres. [...] Malgré quelques tremblements dans la voix, Alain Buet se distingue toujours par la noblesse de son chant. Robert Getchell ose de fragiles pianissimos (« Tu ad liberandum »), Anne Magouët rivalise de volutes avec la flûte (« Aterna fac cum sanctis »). Cette équipe convaincue signe un disque aussi enthousiasmant qu’utile.» (Classica, mai 2016 / Jérémie Bigorie)
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Quatuors - Paru le 12 avril 2016 | NoMadMusic

Distinctions 4 étoiles Classica
« Programme intelligent que celui proposé par le Quatuor Varèse, tissant à rebours comme une lignée généalogique du quatuor à cordes au XXe siècle. [...] Le Quatuor Arcadiana de Thomas Adès bénéficie une nouvelle fois d’une interprétation de belle facture [...] Le jeu convaincant, précis, souple mais aussi tendu quand il le faut des Varèse convient bien à cette œuvre kaléidoscopique à la modernité tranquille. [...] Le Quatuor de Ravel [...], est abordé sans l’abattage ni la plénitude sonore des meilleures formations, mais avec la faculté de développer de vastes panoramas sonores d’influence impressionniste, notamment dans le premier mouvement. [...] Les Varèse proposent néanmoins une vision personnelle qui se montre de plus en plus convaincante au fil des écoutes. » (Classica, mai 2016 / Antoine Mignon)
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Classique - Paru le 8 avril 2016 | Erato - Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Choc de Classica
Le Quatuor Ebène, fondé en 1999 et désormais sur l’avant-scène internationale – non seulement dans le répertoire classique mais aussi dans le jazz et le crossover ! –, a déjà joué le Quintette de Schubert avec une vingtaine de violoncellistes additionnels différents ; c’est Gautier Capuçon qui les rejoint pour cet enregistrement de toute beauté, d’une infinie liberté comme si Schubert venait de l’improviser, et pourtant avec une rigueur musicale parfaite. Personne ne tire la couverture à soi, chacun servant le discours au prochain protagoniste, dans le plus intense respect de la partition. Il existe de magnifiques enregistrements – plutôt anciens, d’ailleurs – de ce quintette, Qobuz ose affirmer que celui-ci gagnera rapidement les sommets aux côtés de l’un de ceux de Casals (on ne vous dira pas lequel des deux…). Le Quatuor Ebène poursuit sa quête schubertienne avec quelques adaptations – ô combien fidèles, rassurez-vous – de quelques Lieder transférées du piano au quintette à cordes (quatuor plus contrebasse) : La Jeune fille et la mort, Le Jeune homme et la mort bien moins connu que la version pour jeune fille, et quelques autres, ici chantés par rien moins que Matthias Goerne ! Que dire de plus que : c’est parfait. © SM/Qobuz « La merveille, dans ce quintette suprême tel que nous le donnent les Ebène avec Gautier Capuçon, c'est la dramatisation, une ligne d'ensemble tendue et soutenue de bout en bout, avec en même temps l'entente, l'effacement de chacun dans cette tension même, où les effets, les contrastes ne seront pas de simple dynamique mais d'âme. [...] La conduite d'ensemble, la connivence d'intonation, l'équilibre des timbres, l'unanimité de respiration tiennne du miracle (et quel travail derrière !). Mais la connivence avec l'auditeur, là est le plus vrai critère d'interprétation. Il est absorbé, conduit vers le silence intérieur de Schubert ; obligé d'entrer. » (Classica, avril 2016 / André Tubeuf)
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Concertos pour clavier - Paru le 1 avril 2016 | BIS

Livret Distinctions 4 étoiles Classica
« [...] Ce nouveau volume séduit d’emblée par l’énergie et la cohérence de l’interprétation. Les amateurs d’instruments d’époque apprécieront le choix effectué par Brautigam d’une copie d’un Anton Walter de 1792 pour rehausser la brillance des Concertos pour piano nos 5 et 6 utilisés par Mozart dans ses tournées de concert. Les allegros du Concerto n° 5 retentissent avec netteté, respectant un équilibre souverain entre le pianoforte et l’orchestre. [...] Willens met en lumière la profusion des détails de l’instrumentation, notamment les nombreuses petites touches de couleurs des bois et des cors naturels. Peu à peu, apparaît un Mozart sans fard, enjoué et impertinent [...] Cette approche vivante et raffinée fait également merveille dans le Concerto n° 6. [...] » (Classica, mai 2016 / Jean-Noël Coucoureux)
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Classique - Paru le 1 avril 2016 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Choc de Classica
« Retour à l'air de cour, terrain d'expérimentation privilégié des jeunes Arts Florissants. Quatre décennies après, l'amour du mot qui donnait des ailes à la première équipe anime encore, intact et généreux, cinq merveilleux chanteurs. [...] Le nouveau bouquet, qui n'a rien à envier à la merveilleuse fraîcheur de la première équipe, glisse entre douze airs de Lambert ceux de Couperin et de Charpentier. [...] La performance poétique de Marc Mauillon, dans cette virtuosité impalpable, qui enrobe les vers et décale légèrement les accents pour le seul plaisir de l'oreille, est d'autant plus soufflante qu'il ne laisse rien paraître de l'exploit. Le programme est conduit avec un soin extrême [...] Un duel galant de beaux parleurs autour d'une élégante (Pour vos beaux yeux, Iris) glisse au cœur de l'album une leçon de musique de William Christie sur ce répertoire : "On juge de l'amour par la persévérance."» (Diapason, avril 2016 / Gaëtan Naulleau) « Pour leur retour chez leur éditeur historique, Les Arts Florissants ont choisi le guide qui les fit triompher, le XVIIe français, et n’ont pas craint de revisiter certaines terres déjà foulées voici plus de trente ans. [...] Outre une inévitable évolution stylistique, on constate l’adoption du « français ancien restitué [...] Face à un quintette instrumental dans lequel il tient le clavecin, William Christie a retenu un quintette vocal où s’affichent quelques-uns des meilleurs interprètes actuels du répertoire français : Emmanuelle de Negri, Anna Reinhold, Cyril Auvity, Marc Mauillon et Lisandro Abadie. [...] Qu’ils quittent l’alcôve pour la taverne, le boudoir pour le plein air, les musiciens des Arts Florissants évoluent avec une élégance incomparable.» (Classica, mai 2016 / Philippe Venturini) Note de l'éditeur : Avec ce florilège d’Airs sérieux et à boire du Grand Siècle, Les Arts Florissants inaugurent une nouvelle collection chez harmonia mundi. On écoutera les plages de ce disque comme on tournait les pages de ces recueils à succès où alternaient invocations à Bacchus et invitations à l’amour. Autour de William Christie au clavecin et de ses musiciens, cinq chanteurs déclinent les multiples alliages de leurs voix complices. De l’intimisme des salons à la truculence des banquets de cour, ces airs, véritables modèles de raffinement savant, s’amusent des paradoxes de nos cœurs — car comme y invite cet air de Lambert : "Bien que l’Amour fasse toute ma peine, Je veux aimer et mourir en aimant ».
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Musique symphonique - Paru le 1 avril 2016 | BR-Klassik

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
« En 1992, Mariss Jansons donnait, avec le Philharmonique d’Oslo (EMI), une interprétation passablement raide et desservie par une prise de son médiocre de la Symphonie n° 8 de Dvorák. Ce concert de la Radio de Bavière apporte une différence saisissante tant par la splendeur de l’orchestre que la décontraction des pupitres, capables de changer dans l’instant d’atmosphère, de moduler sans cesse leur respiration, passant de la musique de chambre aux grands espaces symphoniques. [...) La Sérénade de Suk est tout aussi impériale car d’une grâce magique.» (Classica, mai 2016 / Luc Nevers)
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Concertos pour violoncelle - Paru le 30 mars 2016 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama - Choc de Classica
Loin d’être un pâle épigone de son père qu’il admirait tant et dont il fut l’un des plus ardents défenseurs, Carl Philipp Emanuel Bach se révèle ici dans toute sa singularité en réinventant littéralement les genres auxquels il touche. Il révolutionne le concerto et la symphonie, bouleverse les formes et les codes ; dans ses concertos pour violoncelle, l’instrument solo n’est plus l’émanation de la basse ou du tissu orchestral, il incarne bel et bien un instrument positionné face à l’orchestre, créant un dialogue tantôt violent, tantôt d’une extrême sensualité. « CPE » annonce ainsi les heures de gloire du violoncelle dans les répertoires classique puis romantique, de Haydn à Schumann. Mozart ne s’y était pas trompé, lui qui avait dit « Il est le père, nous sommes ses enfants ». Voici neuf ans qu’Ophélie Gaillard et son ensemble Pulcinella côtoient ce surprenant personnage. Pour ce deuxième volume consacré à son œuvre, nos musiciens ont choisi deux symphonies, un concerto pour violoncelle, une sonate pour violoncello piccolo – que Bach-le-père a utilisé assez souvent dans ses cantates, et surtout pour lequel il a conçu sa Suite BWV 1012 ; il s’agit d’un violoncelle plus petit mais, dans la plupart des cas, accordé comme le violoncelle normal) –, et pour terminer un concerto pour clavecin. Les solos de violoncelle sont tenus par Ophélie Gaillard, le clavecin par Francesco Corti. Enregistré en septembre 2015 à l’église Bon-Secours, Paris. © SM/Qobuz « [...] Les sautes d’humeur, les incises, les traits vibrants qu’exige cette musique torturée autant que torrentielle sont maîtrisés à la perfection. La soliste et son orchestre Pulcinella visitent ce monde aux lumières changeantes sans rien perdre en beauté sonore. [...] L’album confirme la qualité superlative de timbres et la discipline à toute épreuve obtenue en quelques années par Pulcinella. [...] Une totale réussite.» (Diapason, mai 2016 / Jean-Luc Macia)
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Intégrales d'opéra - Paru le 25 mars 2016 | Decca

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica
Pendant une considérable partie de sa longue carrière dans les théâtres londoniens, Haendel présentait deux grandes œuvres nouvelles chaque saison, un nombre dépassé lors de la saison 1736-1737, lorsqu’il signa trois opéras entièrement nouveaux : Arminio, Giustino et Berenice. On était alors au faîte des quatre années de rivalité du compositeur avec une compagnie dissidente formée par une coalition de plusieurs transfuges et de quelques abonnés mécontents. Les deux compagnies rivales oscillèrent entre triomphes et échecs, mais toutes deux rencontrèrent de graves difficultés. Au cours de l’été de 1736, celle qu’on appelait l’Opéra de la noblesse souffrit de sérieux revers, à la joie de Haendel qui, en guise de revanche, monta la saison la plus ambitieuse qu’il eût jamais entreprise, présentant un répertoire d’une douzaine d’œuvres à Covent Garden, dont huit différentes productions d’opéras et quatre œuvres en version de concert au cours de la partie « oratorio » de la saison, pendant le Carême (alors que l’Opéra de la noblesse devait rester fermé au public). Il ne reprit cependant jamais Arminio, resté l’une des plus rarement données et, donc, des moins connues de ses grandes œuvres dramatiques londoniennes. Haendel commença à composer la musique le 15 septembre 1736, achevant l’ébauche de la partition le 3 octobre et terminant l’orchestration le 14 octobre. La partition faisait la part belle à deux très illustres castrats : Domenico Annibali qui tenait le rôle-titre, et Gioacchino Conti dans celui de son beau-frère Sigismondo. Une des spécialités de Conti était son contre-ut, que Haendel utilisa dans un éclatant morceau de bravoure, « Quella fiamma », qui fait également appel à une considérable partie de hautbois solo obligé, confiée alors à rien moins que Giuseppe Sammartini. Voilà donc un ouvrage dont on ne peut que souligner l’aspect puissamment virtuose, en particulier des deux voix de castrats, ici reprises par les contre-ténors Max Emanuel Cencic et Vince Yi, mais les autres rôles ne manquent pas non plus de nombreux morceaux de bravoure : Haendel pousse ses voix jusque dans les derniers retranchements ! L’ensemble Armonia Atena, dirigée par George Petrou, offre un superbe tapis baroque à ces flammes vocales. © SM/Qobuz « [...] le chef germain Arminius (célébré en Allemagne sous le nom de Hermann) défait les cohortes du général romain Quintilius Varus en trahissant la famille de sa propre épouse, alliée des Romains. Sur cette trame propice aux affrontements, retournements et grands sentiments, Handel élabore une partition inégale, [...] puis somptueuse par la virtuosité vocale ("Fatto scorta al sentier" du rôle-titre), par l’orchestre ("Quella fiamma" et son hautbois volubile, "Mira il ciel" et ses cors fleuris) comme par la soudaine élévation de la plume jusqu’à des sommets imprévus (la poignante pastorale de Tusnelda qui clôt l’acte II, le duettino du III qui sonne comme un finale, "Vado a morir" d’Arminio où perce "He was despised" du Messie). Quoi qu’il en soit, Arminio n’a guère, jusqu’à présent, menacé Giulio Cesare ou Alcina. Une seule et courte série du vivant de Handel, un seul album enregistré il y a seize ans par Alan Curtis (Virgin). Album qu’à maints égards le nouveau éclipse. Et d’abord par une notion difficile à mesurer mais facile à percevoir : la vie. George Petrou et son orchestre athénien [...] ne se ménagent pas [...] Si le chant était l’atout maître de Curtis, du moins pour les rôles principaux (Genaux, McGreevy, Labelle), la nouvelle équipe lui cède rarement. Moins ferme, moins brillant que dans Alessandro (Diapason d’or de l’année 2013), Cencic est aussi plus humain, et ses doubles-croches restent sensationnelles. [...] les failles du plateau se font vite oublier. Seule compte la foi en une œuvre difficile. Et quelle foi !» (Diapason, mai 2016 / Ivan A. Alexandre)