Paru le 1 janvier 2007 chez Chandos Records
Artiste principal : Petri Sakari
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Caractéristiques techniques :
16 bits / 96.00 kHz - Stereo
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Album : 1 disque - 12 pistes - Durée totale : 01:10:30
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    Karjalainen rapsodia (Karelian Rhapsody), Op. 15 (Uuno Klami)
  1. 1 Karjalainen rapsodia (Karelian Rhapsody), Op. 15: Karelian Rhapsody, Op. 15 Orchestre Symphonique d'Islande - Petri Sakari, Direction - Copyright : 2007 Chandos
  2. Kalevala Suite, Op. 23
  3. 2 Kalevala Suite, Op. 23: I. The Creation of the Earth: Agitato e misterioso Orchestre Symphonique d'Islande - Petri Sakari, Direction - Copyright : 2007 Chandos
  4. 3 Kalevala Suite, Op. 23: II. The Spout of Spring: Andante, molto tranquillo Orchestre Symphonique d'Islande - Petri Sakari, Direction - Copyright : 2007 Chandos
  5. 4 Kalevala Suite, Op. 23: III. Terhenniemi: Allegro leggiero e scherzando Orchestre Symphonique d'Islande - Petri Sakari, Direction - Copyright : 2007 Chandos
  6. 5 Kalevala Suite, Op. 23: IV. Cradle Song for Lemminkainen: Andante mosso Orchestre Symphonique d'Islande - Petri Sakari, Direction - Copyright : 2007 Chandos
  7. 6 Kalevala Suite, Op. 23: V. The Forging of the Sampo: Allegro moderato Orchestre Symphonique d'Islande - Petri Sakari, Direction - Copyright : 2007 Chandos
  8. Sea Pictures
  9. 7 Sea Pictures: I. A Foggy Morning: Agitato Orchestre Symphonique d'Islande - Petri Sakari, Direction - Copyright : 2007 Chandos
  10. 8 Sea Pictures: II. Captain Scrapuchinat: Vivo Orchestre Symphonique d'Islande - Petri Sakari, Direction - Copyright : 2007 Chandos
  11. 9 Sea Pictures: III. The Deserted Three-Master: Grave ma non troppo lento - Piu mosso - Agitato Orchestre Symphonique d'Islande - Petri Sakari, Direction - Copyright : 2007 Chandos
  12. 10 Sea Pictures: IV. Nocturno: Andante mosso, quasi allegretto Orchestre Symphonique d'Islande - Petri Sakari, Direction - Copyright : 2007 Chandos
  13. 11 Sea Pictures: V. Scene de ballet: Poco allegretto Orchestre Symphonique d'Islande - Petri Sakari, Direction - Copyright : 2007 Chandos
  14. 12 Sea Pictures: VI. Force 3: Moderato Orchestre Symphonique d'Islande - Petri Sakari, Direction - Copyright : 2007 Chandos

À propos

Rhapsodie carélienne, op 15 - Suite du Kalevala, op 23 - Marines / Orchestre Symphonique d’Islande, dir. Petri Sakari
Inclus 1 Livret numérique
Studio Masters 16 bits – 96.00 kHz
Détails de l'enregistrement original: 70:33 - DDD - Enregistré en octobre 1993 à la Salle de l'Université Haskolabio à Reykjavik en Islande - Notes en français, anglais & allemand
Uuno Klami (1900-1961)

Rhapsodie carélienne, op. 15 (1927)

Suite du Kalevala, op 23 (1932 - Rév. 1943)
La Création de la terre
Les bourgeons du printemps
Terhenniemi
Berceuse pour Lemminkäinen
Forger le Sampo

Marines (1928/30)
Brouillard matinal
Capitaine Scrapuchinat
Nocturne
Scène de ballet
Le trois-mâts abandonné
Force 3 Orchestre Symphonique d'Islande
Direction Petri Sakari
S’il est un compositeur finlandais (et non « finnois », qui se rapporte à la langue) le plus important après Sibelius, et dans son sillage, c’est évidemment Uuno Klami. Cela dit, Klami est, certes, né 35 ans après Sibelius mais il ne lui a survécu que quatre petites années…
Autre influence très perceptible sur Klami : Ravel, dont on reconnaît aisément la touche orchestrale, par exemple dans la Suite du Kalavela (le Kalavela est une poésie épique nationale) écrite entre 1929 et 1943, mais encore plus dans ses magnifiques Marines qui n’ont rien à envier à d’autres musiques inspirées des embruns, des mouettes et des falaises – et des tempêtes ! Le premier thème de "Force 3" (dernier mouvement), en particulier, rappelle délibérément celui du Boléro qui n’a pourtant rien de bien marin. Le troisième mouvement "Terhenniemi" mérite d'être souligné : sans référence à un poème particulier du Kalevala, cette pièce naturiste, qui décrit un paysage brumeux dans un climat sensuel et insouciant, est considérée comme un grand chef-d'œuvre de Klami.
    En résumé : tout auditeur un tant soit peu curieux aura à cœur de connaître ce compositeur assez méconnu en France, c’est le moins que l’on puisse dire, ici joué par un orchestre diablement boréal, celui d’Islande, qui n’a pourtant rien de congelé surtout quand il est dirigé par le grand chef finlandais Petri Sakari. L’influence des volcans et les geysers, sans nul doute.
Klami
Rhapsodie carélienne - Suite Kalevala - Paysages marins
Erkki Salmenhaara
    Les œuvres d’Uuno Klami forment l’un des chapitres les plus prestigieux de l’histoire de la musique orchestrale finlandaise postérieure à Sibelius. Après quelques années passées au Conservatoire d’Helsinki, Klami étudia à Paris (1924-1925), où il s’imprégna des influences stylistiques majeures du moment, celles de Ravel, de Stravinski (la musique de sa période russe) et des nouveaux compositeurs espagnols. Florent Schmitt et Ravel auraient compté parmi ses enseignants, mais il semble que ses relations avec ce dernier aient été faites de rencontres informelles plutôt que d’études régulières. Klami étudia à Vienne en 1928 et 1929 auprès de Hans Gál.
    Durant toute son existence, Klami fit de la composition son unique source de revenus, même s’il lui arriva d’écrire des articles pour le quotidien Helsingin Sanomat entre 1932 et 1959. Dans les années trente, il composa de nombreuses petites pièces pour l’Orchestre de la Radio finlandaise, nouvellement créé. La Société philharmonique d’Helsinki donna plusieurs concerts consacrés à ses œuvres entre 1928 et 1960. Ses compositions, en particulier la Suite Kalevala, franchirent les frontières de la Finlande puisqu’elles furent interprétées en Angleterre, en Espagne, en Italie et aux États-Unis notamment, par Leopold Stokowski, Antál Dorati, Albert Wolf, Basil Cameron, Dean Dixon et bien d’autres chefs.

    Klami s’intéressa de près à la littérature anglaise et nord-américaine ; Shakespeare, Yeats, John Edward Masefield, Rudyard Kipling, Jack London et Edgar Allan Poe comptèrent parmi ses auteurs favoris. Il composa à partir du Roi Lear et du Diable dans le beffroi de Poe, et il mit en musique deux poèmes de Kipling. Sa passion pour la mer et la voile expliquent son goût pour les œuvres de Daniel Defoe et de Joseph Conrad.
    En 1959, Klami fut élu membre de l’Académie finlandaise, mais il mourut prématurément deux ans plus tard. L’influence de l’atonalité et de la dodécaphonie sur la musique finlandaise au cours des années cinquante contribua à augmenter la difficulté de son travail, et ses œuvres perdirent de leur popularité. Mais les années quatre-vingts virent un regain d’intérêt considérable pour sa musique.

    Ce fut Klami qui introduisit le néo-classicisme dans la musique finlandaise, lui donnant un nouveau souffle, et tournant le dos au romantisme national devenu quelque peu morose et stéréotypé. Parmi ses œuvres principales figurent le concerto pour piano Une Nuit à Montmartre (1925), la Rhapsodie carélienne, Paysages marins, la Fantaisie chérémissienne pour violoncelle et orchestre (1931), la Suite Kalevala, Les Aventures de l’île de Lemminkäinen (1934), une ouverture pour Les Cordonniers sur la lande (1936), l’oratorio Psalmus pour solistes, chœur et orchestre (1936), le Concerto pour violon (1943/1954), les Première et Deuxième symphonies (1938 et 1945), le Concerto pour piano n° 2 (1950, avec ensemble de cordes), Thème, Sept Variations et Coda pour violoncelle et orchestre (1955), le Chant du Lac Kuujärvi pour baryton et orchestre (1956) et le ballet inachevé Tourbillons. Toutes ces compositions sont de caractère orchestral, et il y a lieu de souligner l’absence, dans son œuvre, de partitions pour chœur a cappella, de chants ou de pièces pour piano solo du type de celles qu’affectionnaient d’autres compositeurs finlandais de l’époque.

Rhapsodie carélienne
    La Rhapsodie carélienne (1927) fut l’œuvre principale du premier concert (destiné aux œuvres de Klami) que donna la Société philharmonique d’Helsinki, en 1928. Elle est depuis l’une des œuvres les plus jouées du compositeur.
Klami remarqua un jour :
    « À l’époque, je n’accordais que bien peu d’intérêt à ce qu’on appelle généralement “la musique nationale” ».
    Cette œuvre est bien nationale par son titre et son contenu (airs populaires) puisque le “carélianisme” fut un élément important du mouvement national finlandais au début du vingtième siècle. Toutefois, l’attitude réaliste, insouciante et audacieuse du compositeur vis-à-vis des éléments folkloriques de l’œuvre n’avait rien de commun avec la tradition romantique et nationale ; Klami se détournait résolument de Sibelius. L’œuvre devint plus célèbre encore lorsque les deux grands chefs d’orchestre finlandais du moment, Robert Kajanus et Georg Schnéevoigt, se querellèrent en public pour savoir qui devait diriger la partition. Ainsi naquit “Le cas Klami”, comme le remarqua Erik Tawaststjerna, faisant référence au “Cas Stravinski”.

Suite Kalevala
    La composition de la Suite Kalevala (1929-1933/1943), longtemps considérée comme l’œuvre majeure d’Uuno Klami, s’étendit sur un total de quatorze années. La genèse de cette œuvre fut découverte récemment. En 1929, Klami eut l’idée d’écrire “seize tableaux du Kalevala pour solistes, chœur, orgue et orchestre” [le Kalevala est une poésie épique nationale]. En 1931 il annonça à un journaliste qu’il venait d’achever un “Oratorio Kalevala” en douze mouvements, mais seule a survécu la partition de l’introduction, une version primitive de “La Création de la terre”, premier mouvement de la présente suite. Tous les autres mouvements de l’œuvre existent aussi dans plusieurs versions. En 1933, Klami projeta d’écrire pour le jubilée du Kalevala, deux ans plus tard : « une œuvre dramatique qui durerait toute une soirée et prendrait la forme d’une tragédie grecque, avec un narrateur et un corps de ballet qui, en dix-huit tableaux environ, évoquerait les héros et les événements du Kalevala. »
    La même année fut créée la Suite Kalevala pour orchestre dans une version originale en quatre mouvements (“La Création de la terre”, “Pastorale”, “Berceuse” et “Forger le Sampo”), intitulée “Tableaux chorégraphiques du Kalevala”. Le chef Armas Järnefelt critiqua le manque d’équilibre de la partition, dépourvue de scherzo. Klami entreprit alors de composer un scherzo, “Les Aventures de l’île de Lemminkäinen” (1934), qui accentue le déséquilibre par le fait de sa grande envergure ; il fut supprimé par la suite et considéré comme une composition indépendante. En 1943, enfin, la version définitive en cinq mouvements fut créée lors d’un concert consacré à Klami, qui avait conçu un scherzo léger et magistralement orchestré, “Terhenniemi”, et révisé les quatre autres mouvements.
    La Suite Kalevala, superbe fresque orchestrale, est un “Sacre finlandais” qui introduisit la technique orchestrale sobre, mais complexe, de Ravel et le primitivisme moderne de Stravinski dans le répertoire orchestral finlandais. L’apogée de la suite représenté par “Forger le Sampo” est l’un des plus saisissants de toute la musique finlandaise, et il illustre à merveille les cadences harmoniques originales du compositeur.

Paysages marins
    Les mouvements qui forment la suite orchestrale Paysages marins (1930?-1932) sont des pièces indépendantes écrites pour l’Orchestre de la Radio finlandaise. Les dates exactes de leur composition sont inconnues, mais l’orchestre les interpréta pour la première fois, à l’exception du n° 2, en 1931 et 1932.
    Comme nous l’avons déjà noté, Klami fut un marin enthousiaste qui passa la plupart de ses étés en bateau dans le golfe de Finlande, séjournant de temps à autre dans sa résidence estivale de Virolahti, où il était né et où il avait passé son enfance. La suite vit le jour sous la forme d’une “Symphonie de la mer”, mais le compositeur se rendit probablement compte qu’elle n’était pas de proportions symphoniques.
    L’influence de Ravel, déjà mentionnée, est particulièrement frappante dans le n° 6 des Paysages marins, “Force 3”. La ressemblance entre cette pièce et le Bolero de Ravel, que Klami entendit à Vienne en 1929, est peut-être due à l’admiration du jeune compositeur pour son aîné ou au simple fait que le thème lui était resté en mémoire. Paradoxalement, ce numéro est le seul qui, comme l’explique Klami dans la partition, fait référence aux expériences marines du compositeur :
    « Cette œuvre ne vise pas à peindre le caractère désolé de la mer, son mouvement ou ses couleurs. Elle se contente de décrire la satisfaction et l’insouciance que l’on ressent lorsqu’un vent de force 3 gonfle les voiles et qu’un soleil d’août brille au zénith. »
    Le n° 3 de la suite fait référence au poème de Valéry, Le Voilier abandonné.

Erkki Salmenhaara
Traduction : Brigitte Pinaud
© Chandos 1997 & 2007 – Reproduction interdite

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