Paru le 24 novembre 2009 chez APR
Artiste principal : Maria Yudina
Genre : Classique
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Album : 1 disque - 12 pistes - Durée totale : 01:16:36
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    Piano Sonata No. 12 in A flat major, Op. 26 (Ludwig van Beethoven)
  1. 1 Andante con variazioni Maria Yudina, piano
  2. 2 Scherzo. Allegro molto Maria Yudina, piano
  3. 3 Marcia funebre sulla morte d’un Eroe. Maestoso andante Maria Yudina, piano
  4. 4 Allegro Maria Yudina, piano
  5. Piano Sonata No. 28 in A major, Op. 101
  6. 5 Allegretto ma non troppo Maria Yudina, piano
  7. 6 Vivace alla marcia Maria Yudina, piano
  8. 7 Adagio ma non troppo, con affetto Maria Yudina, piano
  9. 8 Allegro Maria Yudina, piano
  10. Piano Sonata No. 29 in B flat major, Op. 106, 'Hammerklavier'
  11. 9 Allegro Maria Yudina, piano
  12. 10 Scherzo (Assai vivace) – Presto Maria Yudina, piano
  13. 11 Adagio sostenuto Maria Yudina, piano
  14. 12 Largo – Allegro – Allegro risoluto Maria Yudina, piano

À propos

Maria Yudina, piano
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Détails de l'enregistrement original: 76:44 - ADD - Enregistré en 1954 et 1958 à Moscou - Notes en français, anglais et allemand

Ludwig van Beethoven (1770–1827)

Sonates pour piano
N° 12 en la bémol majeur, op. 26
N° 28 en la majeur, op. 101
N° 29 en si bémol majeur, op. 106 "Hammerklavier"

Maria Yudina (1899–1970), piano

La première grande dame du piano russe du XXe siècle fut sans doute Maria Yudina (1899 – 1970), un sac de nœuds de contradictions. Convertie à la foi orthodoxe, fervente avocate de la cause du peuple dès le début de la Révolution, féroce opposante au régime communiste, admirée à la folie par Staline qui lui conféra le prestigieux Prix Staline – qu’elle s’empressa d’aller offrir à l’Eglise pour « des prières éternelles pour les crimes de Staline » –, avocat inlassable de Bach et de Beethoven, mais aussi de Chostakovitch qui fut d’ailleurs son condisciple au Conservatoire… Professeur au Conservatoire de Petrograd, et pourtant toujours à la limite du SDF, éternelle rebelle, voilà un bout de bonne femme d’une indomptable puissance.

    Cela s’entend d’ailleurs dans son jeu de lionne, une palette de sonorités et d’humeurs d’une rare étendue, parfaitement adaptée à ces deux sonates de la dernière époque, mais aussi à sa tendre Sonate    n° 12 avec son étonnante marche funèbre centrale – qui fut jouée, par une fanfare, lors des funérailles du compositeur !

    La Sonate Hammerklavier, l’un des plus dangereux sommets pianistiques sur lequel tant de musiciens se sont cassé les dents, apparaît sous les doigts de Yudina comme une gigantesque symphonie pour piano solo : presque quarante minutes de durée, une délirante fugue finale, une architecture totalement en rupture avec ce qu’il était pensable de faire à l’époque… il faut effectivement un pianiste de la trempe de Yudina pour la maîtriser ainsi. Mais la Sonate Op. 101, également destinée au Hammerklavier selon les indications de Beethoven, exige autant de puissance, quand bien même sur une durée moitié moindre. Est-ce la raison de cette dimension plus modeste qui a fait qu’on ait réservé le terme de Hammerklavier à la seule Sonate Op. 106 ? Dommage… car il faut bien avouer que les sonates de Beethoven munies d’un nom, qu’il soit du fait du compositeur ou d’un éditeur ultérieur, jouissent d’une renommée bien supérieure. Injuste.

    Enregistrements de 1954 et 58, d’une excellente tenue sonore qui rend pleinement justice à l’ampleur du geste de Yudina.

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