Le choix d'un Qobuzissime est réalisé par l'équipe de Qobuz à l'unanimité. Le plus souvent un Qobuzissime est "crossover" au meilleur sens du terme, c'est-à-dire qu'il doit pouvoir s'adresser à tous les publics de Qobuz.


En décernant un Qobuzissime, les disquaires de Qobuz veulent attirer l'attention sur des albums magnifiques, dans les genres les plus variés. Un Qobuzissime idéal vous parlera du premier album d'un artiste inconnu sur un répertoire improbable... mais cette pureté conceptuelle connaitra des exceptions ! Dans tous les cas, Qobuz soutiendra l'album à fond. Nous collaborons en amont avec le producteur afin de lui donner la meilleure exposition possible sur Qobuz et hors-Qobuz.


Notre plus grande satisfaction sera de permettre aux utilisateurs de Qobuz de partir à la découverte d'enregistrements qui ne seraient pas tous dans le champ premier de leurs préférences musicales.

Les albums

142 albums triés par Date : du plus récent au moins récent
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Alternatif et Indé - Paru le 10 novembre 2017 | La Castanya

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
La pop psychée, la surf music, le shoegaze et autre dream pop ne se conçoivent pas exclusivement qu’aux Amériques ou en Grande-Bretagne, non. Même à Barcelone, on maîtrise les codes de cet alliage électrique et rêveur. Là, au cœur de la capitale catalane, quatre (trois Chiliens et un Espagnol) experts en mélodies sucrées juste vêtues de guitares oniriques et de réverbération ont accouché d’un superbe disque gorgé de soleil. Le bien nommé Secret Place est un petit îlot d’hédonisme pop où les six-cordes cristallines et les voix chloroformées font la loi. Un traité raffiné qui brasse des tas d’influences contemporaines (DIIV, Beach House, Black Lips, Wild Nothing, Real Estate, Beach Fossils) en conservant un ton très personnel. Le Qobuzissime chaud et ensoleillé plus que parfait pour se protéger de l’hiver qui pointe au loin le bout de son nez glacé… © MZ/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 13 octobre 2017 | Universal Music

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Dans la série « du hypster, en veux-tu, en voilà », Lawrence Rothman semble faire figure de champion du monde. Un visage (et une voix) androgyne pour les pages en papier glacé de magazines de mode, une passion pour le transformisme digne de la photographe Cindy Sherman (Rothman change de tête à chaque clip !) et tout plein d’amis triés sur le volet pour lui prêter main forte (Kim Gordon de Sonic Youth, Angel Olsen, Marissa Nadler, Duff McKagan de Guns N’Roses, Stella Mozgawa de Warpaint, Tom Krell alias How To Dress Well, le bassiste Pino Palladino, Kristin Kontrol des Dum Dum Girls…), rien ne manque à l’appel ! Dans les oreilles, Rothman joue au dandy soul/R&B échappé des années 80. On pense à Talk Talk souvent, à David Bowie, Depeche Mode ou Prince parfois et, plus près de nous, à Ariel Pink et How To Dress Well. Mais sous ce vernis clinquant qui fleure bon l’éphémère, son album – le premier – renferme des chansons aux mélodies renversantes. Des compositions portées par une plume cathartique avec laquelle Rothman évoque sa quête personnelle d’une identité qu’il définit comme non-binaire (genderqueer). Ce Californien né à Los Angeles il y a 35 ans et qui dit aimer autant Charles Bukowski que R. Kelly, Tupac Shakur que Leonard Cohen, a signé avec The Book Of Law l’un des disques les plus émouvants de 2017. Un Qobuzissime hautement raffiné. © MZ/Qobuz
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Quatuors - Paru le 13 octobre 2017 | BMC Records

Livret Distinctions Qobuzissime
Homère, Joyce et Kafka, voilà les auteurs des textes que met en musique Peter Eötvös dans The Sirens Cycle de 2016. Il s’agit d’un quatuor à cordes avec soprano colorature, dans une certaine lignée conceptuelle – l’adjonction de la voix – du Second Quatuor de Schönberg, de la Suite lyrique d’Alban Berg (dans sa variante chantée ou, du moins, chantable) ou des Sonnets pour Elisabeth Barrett-Browning d’Egon Wellesz. Eötvös fait appel à trois versions littéraires de l’Ulysse mythologique et de sa rencontre avec les sirènes. Il confie chacune d’elles à la voix de la soprano, chaque partie dans la langue originale – grec, anglais et allemand. La première partie, Joyce, avec ses sept mouvements, est la plus longue de la pièce, et puise dans la trame souple du roman Ulysses, écrit dans la technique « monologue intérieur ». Dans l’Odyssée d’Homère, au contraire, il prend appui sur l’intégralité d’un épisode, et il en va de même dans le Silence des sirènes de Kafka. Sur le plan musical, Eötvös confère à la partie joycienne un caractère d’arioso expressif, Homère est traité sous une forme de lied, tandis que Kafka fait l’objet d’un récitatif. « Chaque langue, par son rythme et ses consonnes propres, par ses accents toniques et ses tournures de phrases implique un caractère musical singulier », rappelle le compositeur. Quant au premier quatuor d’Eötvös, Korrespondenz de 1992, une sorte de « mini-opéra » sans chant, il prend appui sur la correspondance de Mozart et de son père pendant l’année 1778. Dans les trois « scènes », l’alto représente Wolfgang, le violoncelle Leopold ; le compositeur assigne un intervalle précis à chaque voyelle, avec des glissandos pour les diphtongues, et des techniques spécifiques pour nombre de consonnes : une sorte de cahier des charges personnel digne de Perec, avec la richesse inhérente aux limites qu’il impose. Les trois scènes représentent respectivement Leopold en train de dissuader son fils d’épouser Aloysia Weber, Wolfgang se plaignant du peu de cas que les Parisiens font de sa musique, et le même Wolfgang annonçant à son père la mort de son épouse – la mère de Mozart, qui l’avait accompagné à Paris où elle rendit son dernier souffle. Si la partition elle-même comporte le texte des lettres, l’auditeur ne l’entend ni le voit. La musique d’Eötvös, en quelque sorte, se lit entre les lignes… Un fascinant compositeur et deux fascinants ouvrages, joués à la perfection par le Quatuor Calder et la soprano Audrey Luna pour le premier d’entre eux. © SM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 6 octobre 2017 | Abbey Records

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
L’Angleterre possède une capacité unique à réinventer la roue rock’n’roll. Alors que tout semble avoir été dit et redit, elle enfante régulièrement de jeunes groupes apportant leur pierre unique à un édifice déjà solidement construit. Et même si les influences peuvent paraître évidentes d’entrée de jeu, la touche personnelle joue des coudes et prend le contrôle des hostilités. Pale Seas est de la race de ces combos qui explosent en bouche dès le premier album. Au bord de la mer, à Southampton, face à l’île de Wight, le chanteur Jacob Scott, le guitariste Graham Poole, le bassiste Matthew Bishop et le batteur Andrew Richardson ont puisé dans les premiers albums de Radiohead ou de Suede pour établir leur propre loi rock’n’roll. Mais si ce goût prononcé pour le rock anglais des 90’s saute aux oreilles tout au long de Stargazing For Beginners, la capacité que ce quartet anglais a à tisser de solides toiles guitaristiques rend son premier album réellement original. Essentiellement enregistré la nuit dans une ancienne abbaye, voilà un disque Qobuzissime qui titille l’instinct animal des fans de groupes à guitares. Une vraie révélation. © CM/Qobuz
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Classique - Paru le 29 septembre 2017 | Erato - Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica - Qobuzissime
Pour son tout premier enregistrement, le Quatuor Arod a choisi Mendelssohn, l’un des piliers de l’art du quatuor, en particulier avec son grand chef-d’œuvre qu’est le Quatrième Quatuor en mi mineur de juin 1837 – plus mozartien que beethovenien dans l’architecture et le développement, sans doute, même si de la première à la dernière note on y reconnaît la plume de Mendelssohn. Si l’on cherche l’influence du génial sourd, c’est du côté du Deuxième Quatuor Op. 13 de 1827 qu’il faut regarder, une œuvre écrite peu après la mort de Beethoven dont Mendelssohn découvrait alors l’étendue des innovations, pour le moins. Le Quatuor Arod poursuit son album avec les Quatre Pièces, assemblées de manière posthume sous le numéro d’Op. 81 par le successeur de Mendelssohn au Gewandhaus, Julius Rietz, à partir de quatre morceaux disparates datant de diverses époques. Enfin, l’album se referme avec une réécriture de la main des Arod d’un lied, ici chanté par Marianne Crebassa, et dont la thématique reprend note pour note plusieurs passages de Beethoven, véritable hommage du jeune compositeur à son illustre aîné. Pour mémoire, le Quatuor Arod, fondé en 2013 seulement, s’est météoritiquement taillé une place de choix dans la sphère mondiale, puisqu’il s’est déjà produit à la Philharmonie de Paris, à l’Auditorium du Louvre, au Théâtre des Bouffes du Nord, à l’Arsenal de Metz, et à l’étranger au Mozarteum de Salzbourg, au Konzerthaus de Vienne, au Concertgebouw d’Amsterdam, à la Tonhalle de Zurich, au Wigmore Hall de Londres, à Tokyo, en Finlande, en Suisse, et la liste est encore longue. © SM/Qobuz
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Electro - Paru le 21 septembre 2017 | Houndstooth

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
A première vue, le post-rock et la techno ne sont pas destinés à vivre ensemble. Pas pour Guy Andrews. C’est en fusionnant ses deux passions, deux influences majeures de sa musique, que le jeune producteur britannique a enfanté son second album, Tåke, brouillard en norvégien. Un périple atmosphérique viscéralement lié à la nature. Pour le single Fjell, Andrews dit clairement avoir été inspiré par une ballade au Cadair Idris, une montagne du Pays de Galles. Par les étapes de l’escalade. Le challenge de l’ascension. Et la fierté d’atteindre chaque palier… Une autre escapade, en Norvège cette fois, a servi également de carburant à son disque. Tout cela est une force, un souffle qui a influencé cette œuvre envoûtante dans sa globalité. Guy Andrews jongle avec les climats (ses premiers œuvres étaient très ancrées dans l’ambient) et alterne entre l’aurore boréale et l’ouragan violent. Chaque composition de Tåke est en fait une sorte de mini-documentaire sonore inspiré par les nombreuses randonnées de son auteur. Ici, encore plus que sur son premier album Our Spaces paru en 2016, Andrews se fait peintre. Il sculpte une électro faite de textures variées aux effets hypnotiques. Guère étonnant que l’art du Londonien ait été salué par des pointures comme Massive Attack, Scuba, Bonobo, Max Cooper et quelques autres. Il faut écouter Tåke comme on regarde une vaste tenture sonore, mouchetée par les rythmes et irradiée par les couleurs proposées. Rarement brouillard n’aura été aussi salvateur. © MD/Qobuz
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Afrique - Paru le 8 septembre 2017 | Bonsound Records

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Abolition des frontières, métissage musical total, éclectisme à gogo : pas de doute, Pierre Kwenders est un créateur de son temps. Avec Makanda At The End Of Space, The Beginning Of Time, le multi-instrumentiste canadien d’origine congolaise – il est né à Kinshasa en 1985 et vit au Québec depuis 2001 – dépasse le simple coup de crayon tracé entre la rumba de sa terre natale, la pop et l’éléctro. Même de sa bouche sortent des multitudes de langues. Lingala, français, anglais et tshiluba, Kwenders conçoit une entêtante symphonie pan-africaine qu’on serait tenté, par paresse, d’étiqueter « world music », un terme qui lui donne évidemment des boutons… Produit par Tendai Maraire de Shabazz Palaces (fascinant groupe de rap ovni composé également de Ishmael Butler alias Palaceer Lazaro qui chante ici sur un titre), Makanda At The End Of Space, The Beginning Of Time s’appréhende en lâchant prise. En se laissant simplement porter par ses rythmiques hybrides et ses mélodies changeantes qui embarquent la rumba congolaise sur des sentiers vierges de sonorités contemporaines. Une légèreté furieusement groovy qui ne doit pas masquer la force du propos. Pour Pierre Kwenders, ce disque est avant tout un hommage aux femmes importantes de sa vie. Quatre êtres forts : sa mère, sa grand-mère, sa tante et sa petite sœur. Force, telle est justement la traduction de ce mot tshiluba qu’est Makanda. Un kaléidoscope humain et sensoriel pour un album qui ne ressemble à aucun autre. © MD/Qobuz
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Classique - Paru le 1 septembre 2017 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
« Händel goes wild » : c’est un peu « Haendel se lâche » et en effet, le moins que l’on puisse dire, c’est que dans cet album signé Christina Pluhar, il se lâche jusque dans les extrêmes. Car la harpiste, théorbiste et luthiste autrichienne s’est emparée d’une bonne poignée d’arias, mouvements de concertos et ouvertures du compositeur (ainsi qu’un peu de Vivaldi) pour les confier non seulement aux musiciens baroques de l’ensemble L’Arpeggiata, mais aussi à une demi-douzaine de musiciens de jazz de tous styles. Il en résulte une relecture tour à tour manouche, klezmer, salsa, New Orleans, lounge, blues etc., que chacun peut adorer ou détester selon son propre degré d’adaptabilité. Il est évident que clarinette et piano dans ce langage peut en dérouter plus d’un… Le principe de Pluhar est simple : Haendel a lui-même repris, remodelé, trafiqué, maquillé, pillé, réécrit en puisant autant chez lui-même que chez d’autres compositeurs, toujours avec sa plume personnelle et dans le style de son temps le plus immédiat. Alors pourquoi n’en pas faire autant à notre époque ! Quoi qu’il en soit, ce mélange d’instruments et voix baroques avec des instruments et des genres musicaux du XXe siècle est des plus ébouriffants. Parmi les artistes invités, on notera le clarinettiste Gianluigi Trovesi, le pianiste Francesco Turrisi et le contrebassiste Boris Schmidt dans le domaine du jazz, mais aussi le contreténor Valer Sabadus et la soprano Nuria Rial. © SM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 7 juillet 2017 | Vertigo Berlin

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
La musique germanophone vit une renaissance et les radios comme les télés locales regorgent de jeunes groupes qui envisagent d’améliorer le monde ou, au moins, la société allemande. Dans ce fatiguant conglomérat, pas facile de trouver des artistes enrichissants l’univers de la musique avec du jamais entendu ou des vrais bouleversements artistiques. Jusqu’à présent. Le jeune Suisse Faber, fils du chansonnier italien Pippo Pollina, promet de le changer ce monde ! Ses premières singles Alles Gute (Félicitations) ou Es wird ganz groß (Ce sera grand) offrent une originalité qui était attendue outre-Rhin. Faber donne envie de bouger comme sous une tente à la fameuse Oktoberfest munichoise avec un son de banda traditionnelle jusqu’au moment où les premières paroles nous arrêtent. Car Faber nous parle de la vie avec une honnêteté bouleversante ! Des paroles comme « Quand tu seras par terre, tu sais où est ta place », « Ne reste pas fidèle à toi-même, ne montre jamais qui tu es » sonnent comme des conseils. La conséquence immédiate : l’ impossible envie de vouloir le mettre dans une case. Le titre Lass mich nicht los (Ne me lâche pas) est inspiré de la chanson française, et Alles Gute (Félicitations) pourrait être une version allemande des Mumford & Sons avec une touche punk et une prise de musique du monde… Et délicatement, il s’éloigne avec chaque titre de cette étiquette qu’on serait tenté de lui coller dans le dos. La musique de Faber est surtout authentique. Avec son premier album (un disque Qobuzissime qu’il publie chez Vertigo Berlin), il ne changera sûrement pas le monde, mais au moins la réputation de la musique populaire allemande ! © SD/Qobuz
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Rap - Paru le 30 juin 2017 | Pineale Prod - Grand Musique Management

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Les roues d’un skate griffant le bitume, un son synthétique étrange, un beat lancinant et ce flow mélancolique : FLIP décolle en moins de quarante secondes ! Cinq ans après avoir pointé le bout de son mic pour la première fois sur Le Singe fume sa cigarette en 2012 avec Hologram Lo’ et Caballero, Lomepal entre dans la cour des grands avec un premier album là pour chahuter le rap français. Est-ce d’ailleurs du rap ? Oui ; et non… Sur ses quatre premiers EP, le MC skateur parisien avait déjà conjugué à tous les temps la singularité de sa plume et de ses rimes. Très introspectif ou très azimuté, dans l’abstrait ou dans le concret, Lomepal confirme ici un style à 360° dont il a confié la mise en son à Superpoze, Stwo, Jean Jass, The Shoes et VM The Don. Et c’est cette association entre ses puissants mots décalés – souvent bien barrés – et leurs belles productions épurées qui fait des étincelles. Parfois, Lomepal chante plus qu’il ne rappe (Ray Liotta, Avion et Bécane), prouvant ainsi la porosité entre les genres. Dans ce no man’s land difficilement étiquetable, il ne ressemble à aucun de ses contemporains. En cela Lomepal est spécial, original et impérial. © MZ/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 19 mai 2017 | ATO Records

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Il y a d’abord cette voix. Tout sauf formaté, l’organe de Nick Hakim se pare d’une forme d’étrangeté. Ce chant très lointain, comme venu d’une autre galaxie, cet Américain ayant grandi à Washington avant de jeter l’ancre à Brooklyn l’enroule autour d’une soul toute aussi spatiale. C’est bien la soul, la vraie, qui est au cœur de son magnifique premier album Green Twins. Comme si Nick Hakim avait ressuscité Marvin Gaye et Curtis Mayfield mais en prenant soin de les maquiller à sa convenance, avec un coup de crayon folk ici, ou un peu de fond de teint pop là. On sent surtout au détour d’une mélodie, d’une rythmique ou d’un instrument inattendu que son imaginaire musical est assez vaste, qu’il s’agisse des musiques sud-américaines entendues à la maison (sa mère est chilienne et son père péruvien) ou du hip hop écouté dans son adolescence… Sur Roller Skates, une boite à rythmes volontairement cheap vient percuter une guitare claire, elle aussi chétive, avant que la voix de Nick Hakim, dans un halo de réverbération, ne transforme la chanson en rêve éveillé. Chaque mélodie de Green Twins baigne d’ailleurs dans une douceur (jamais mièvre) qui renforce le côté onirique de cette musique. Car même si Hakim pourra aisément ravir, grâce à sa voix, le cœur des fans de Curtis Harding, Cody Chesnutt, Roland Gift et Bilal, la musique qu’il assemble ici lui est propre au point qu’on se demande s’il n’a pas inventé le gospel du troisième millénaire. A coup sûr, le plus envoûtant Qobuzissime de l’année. © MZ/Qobuz
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Musique vocale sacrée - Paru le 14 avril 2017 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Les Vêpres de la Vierge de Monteverdi – Vespro della Beata Vergine – est un ouvrage composé de plusieurs ouvrages, si l’on veut. Le compositeur semble avoir mis dans cette publication vénitienne de 1610 tout ce qu’il avait à offrir, comme pour un immense catalogue de ce qu’il savait faire, dans l’ancien, le moderne, le strict, le flamboyant, l’instrumental, le vocal, le choral, le solo, la messe parodique, le magnificat, le psaume… Aurait-il voulu utiliser cet ouvrage au titre de dossier d’audition et de candidature pour Venise, où il devint effectivement maître de chapelle de 1613 ? Le fait que plusieurs passages soient conçus pour deux tribunes accueillant chacune un chœur pourrait militer dans ce sens. Toujours est-il que pour un dossier de candidature, Monteverdi a produit là l’un de ses plus impérissables chefs-d’œuvre, réalisant le pont entre la Renaissance finissante – avec les passages empruntés à la Prima practica, le style développé par Palestrina – et le baroque naissant et la Seconda practica chère à Monteverdi qui libéra la dissonance du carcan ancien. Pour cet enregistrement, Giuseppe Maletto a rassemblé les riches forces de La Compagnia del Madrigale et des ensembles Cantica Symphonia et La Pifarescha, car il faut beaucoup de beau monde pour se saisir des Vêpres en grand style. © SM/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 7 avril 2017 | Barclay

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Avec son premier EP Cavalier seul, Juliette Armanet s’imposait comme la révélation inattendue du printemps 2016. Le ton était donné d’entrée de jeu,, entre chanson française vintage assumée (Véronique Sanson, William Sheller,Michel Berger, Yves Simon, Isabelle Adjani) et pop moderne, luxueuse et arrangée (Sébastien Tellier). La force de son premier album qui parait un an plus tard, Petite amie, est de continuer à s’amuser avec l’inconscient de l’auditeur et ses plaisirs coupables un brin kitsch (le saxo de La Carte postale et surtout le clip de Manque d’amour), tout en conservant une réelle exigence dans la plume comme dans les mélodies. Sur la pointe des pieds, Armanet entre dans un no man’s land que l’on croit connaître et qui demeure pourtant nouveau et frais au possible. Un no man’s land troublant où il est souvent question d’Amour avec un grand A (L'Amour en Solitaire, Manque d'Amour, A la Guerre comme à l'Amour), thème éternel qu’elle aborde, comme ses aînées, avec sérieux ou de biais, un sourire au bord des lèvres. Un écart assez grand pour combler à la fois le grand public comme les officines de la hype… Et puis derrière son piano, Juliette Armanet c’est aussi cette voix d’une clarté renversante, limpide et touchante. Aucun doute : a star is vraiment born ! © MZ/Qobuz
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Folk - Paru le 24 février 2017 | Nonesuch

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T-Bone Burnett n’y va pas par quatre chemins : « Rhiannon est la suivante dans la longue lignée de chanteurs qui inclut Marian Anderson, Odetta, Mahalia Jackson et Rosetta Tharpe. ». Après avoir entendu Tomorrow Is My Turn, son premier album solo paru en 2015 et sur lequel elle revisitait des merveilles signées notamment Elizabeth Cotten, Dolly Parton, Hank Cochran et même Aznavour, l’avis du célèbre producteur résonnait comme une évidence. Le voyage dans l’Amérique éternelle du folk, du jazz, du gospel, du blues, de la soul et de la country se poursuit pour l’ancienne membre du groupe Carolina Chocolate Drops avec ce Freedom Highway dont le titre est celui d’un hymne du mouvement des droits civiques composé par les Staple Singers pour les fameuses marches de Selma à Montgomery en Alabama en mars 1965. Un album bien moins ancré dans le passé qu’il n’y parait, à l’heure où l’Amérique vit justement des instants on ne peut plus chahutés. De sa voix vraiment renversante, Rhiannon Giddens agite donc les fantômes de la lutte pour les droits civiques mais aussi ceux de l’esclavagisme, et les rend plus modernes et vivants que jamais. Même lorsqu’elle entonne Birmingham Sunday de Joan Baez, on jurerait entendre un air de 2017 ! La force de Rhiannon Giddens est de ne jamais faire de la taxidermie. Superbement produit et interprété, Freedom Highway n’est pas un beau joujou sépia juste là pour décorer le salon, la conscience et les esprits. Non ! Voilà un disque fort et magnifique qui perpétue une tradition musicale, spirituelle et idéologique qui ne pourra jamais mourir ; surtout lorsqu’elle est interprétée de la sorte. © MZ/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 24 février 2017 | Un Plan Simple - TOMBOY Lab

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Évidemment, elle n’est pas la fille illégitime du guitariste touareg Bombino et de la chanteuse de Blondie, Debbie Harry. Non, pas vraiment… Derrière ce nom intrigant de Blondino (emprunté au roman Le Grand Blondino du Suédois Sture Dahlström) se cache Tiphaine Lozupone, voix charismatique et androgyne que beaucoup rapprochent déjà d’un certain Bashung voire d’un autre extra-terrestre de la chanson, Christophe. Des influences jamais pesantes tout au long de ce premier album qui parait sur le label Tomboy Lab. Epaulée dans la composition et la réalisation par Jean-Christophe Ortega et avec l’aide de quelques gens de goût comme Aymeric Westrich, batteur d’Aufgang, et François Baurin, Blondino ose tous les assemblages possibles sur ce Jamais sans la nuit, mêlant instruments acoustiques et synthétiques, textures années 80 et électro atmosphérique bien de son temps. Chant mélancolique sur pop rêveuse ou anxiogène, c’est selon, elle porte surtout sa poésie singulière à bout de voix. Un univers étrange et beau qui prend parfois racine dans les autres arts. Sylvia rend ainsi hommage à la poétesse américaine Sylvia Plath tandis que son ancien single Oslo, malheureusement absent de l’album, était un joli clin d’œil au film Oslo 31 août de Joachim Trier. Toutes ces références et toutes ces allusions donnent naissance à une artiste assez captivante pour ne pas dire envoûtante qui risque d’être là pour durer. Tant mieux. © MZ/Qobuz