Les rencontres déterminantes
Episode 1 : les voix
Ce n’est pas un hasard, pour nous qui sommes férus de mélodie, si les rencontres les plus marquantes de notre duos furent avec des vocalistes.
Ces collaborations ont contribué, chacune à sa manière, à forger et assoir la cohésion et l’identité du duo. En accueillant l’invité(e) dans notre univers, nous faisons en sorte qu’il s’y sente tout de suite à l’aise, à la fois libre et en sécurité. Une fois la confiance mutuelle établie, le dialogue et le jeu peuvent commencer. Loin de tout effet démonstratif, la recherche de l’émotion par l’épure musicale reste toujours dans notre ligne de mire.
Sara Lazarus

Elle fut le premier “révélateur” : elle représente une sorte d’idéal d’authenticité et de profondeur dans l’interprétation des chansons de Broadway. Une incitation, pour nous, à mettre le maximum de musique dans le minimum de notes ; à laisser tour à tour la part belle au silence ou à la force motrice du swing.
André Minvielle

“vocalchimiste” des mots et des sons, acrobate du rythme, pour une collaboration au long cours (Chansons sous les Bombes, Mémoires Transatlantiques). La première prise enregistrée du “Petit Bal Perdu” à ses côtés, un matin de janvier 2004, sans répétition préalable, reste une de mes plus belles émotions musicales. Artiste imprévisible, généreux et authentique, André a élargi l’aire de jeu du duo vers des territoires aventureux. En retour, nous l’avons emmené en terrain miné : celui de la chanson française à fleur de mots, sans effet pyrotechnique, sur lequel il se retrouvait mis à nu.
David Linx

Lors de notre rencontre pour l’album Wonderful World, nous étions en présence d’une autre forme de virtuosité vocale, tout aussi stimulante et toujours reliée à une profonde sincérité. A l’aise aussi bien sur les standards du Jazz que sur ceux de la Pop, improvisateur inspiré, David possède un niveau d’exigence rare allié à une capacité d’adaptation peu commune chez un artiste de cette trempe.
Et il n’a pas peur de prendre des risques, comme le prouve sa contribution bouleversante sur l’album “Wonderful World”, enregistrée a cappella en pleine rue, en bas de son immeuble.






