Archive for septembre, 2009

Musique et dictature

27 septembre 2009 dans Non classé | Commentaires (1)

La musique est chose légère et profonde, quoique parfois superficielle et lourde. Les mélomanes sont supposés être de ces humains qui ne répugnent pas à la contemplation, et acceptent de se laisser gagner par des émotions que le sérieux réprouve. Du reste, la musique a pu longtemps être vue comme une perversion de l’âme et l’on se souvient de cette décision vaticane d’interdire dans les lieux sacrés la musique profane, ce qui n’était pas dépourvu de cohérence, mais horrifia ceux pour qui toute musique est sacrée par définition. Ainsi, la musique est d’essence subtile et céleste, elle est un prisme pour voir autrement nos existences tristes et veules.

Le drame, c’est que pour faire de la musique, il faut des musiciens. Or je réentendais l’autre jour une des fameuses colères du Maestro Toscanini :

L’exclamation « Now I am nervoso » pourrait être imprimée sur des T-Shirts pour adolescents, ça paierait. Mais de l’audition de cette bande volée – et somme toute sans grand intérêt – me vint la claire perception que ce qui nous est livré au concert ou au théâtre est le fait de gens qui, eux, ne sont pas forcément subtils ni célestes.

J’irai même plus loin : la musique, quand il s’agit de la faire, est un lieu rare de tyrannie et de contraintes. C’est le paradis des dictateurs. Sans doute jamais autant que dans l’art musical on ne vit s’épanouir tant de caractères autoritaires, de maîtres cassants, de professeurs blessants. Je ne sais guère de peintres ou de littérateurs qui aient conquis une réputation de définitive brute, ou de caractériel irrécupérable, de tortionnaire plein de jouissance à faire souffrir les autres. Que de fortes personnalités existent dans tous les arts, c’est un fait, mais qui pourra aligner dans aucun autre art que la musique des furieux aussi nombreux que dans la musique ?

C’est la légende de Toscanini. Mais au rayon dictateurs, les stocks sont considérables : Karajan ? Un autocrate. Schwarzkopf ? Un vampire. Gheorghiu ? Une perfide. Peter Gelb ? Un potentat. Gérard Mortier ? Un tyran. Wagner ? Un dictateur. Marthaler ? Un illuminé. Muti ? Un roitelet. Et il n’est pas jusqu’à Nicolas Joël à ne pas traîner derrière lui la réputation d’un perfectionniste maniaque. La liste est incomplète, naturellement, mais songez à tout ces tyranneaux de la scène, à ces professeurs sadiques, aux psychotiques du pouvoir, aux producteurs totalitaires, aux agents artistiques sans pitié – vous en connaissez forcément – qui accablent le petit personnel de leurs nerfs dérangés ou de leurs mégalomanie. La musique, que tout le monde voudrait démocratiser, est la chose de dictateurs. Elle ne naît que d’une combinaison extraordinairement complexe de discipline, d’ordre, de mise au point, à tel point que chaque musicien en somme est le dictateur de lui-même.

Ceux que nous appelons les stars – pianistes, violonistes, chanteurs, etc. – ne sont souvent que la main-d’œuvre de patrons plus puissants qu’eux. Les jeunes apprennent à souffrir, les moins jeunes font payer aux plus jeunes une part de leurs frustrations. Tout cela est recouvert de paillettes, de glamour, et des atours de la beauté musicale, mais c’est, en réalité, le fond de la mine, une épouvantable succession d’humiliations et d’angoisses. Aussi Renata Tebaldi déclara-t-elle, quand fut venue la retraite : « Ah ! Quel soulagement ! ».

Aussi sommes-nous bien émus lorsqu’un grand chef comme Bernard Haitink reprend avec délicatesse la baguette des mains d’un apprenti et, avant de lui donner par l’exemple une magistrale leçon, lui dit avec gentillesse et douceur : « c’est peut-être moi qui ai moins bien compris que vous… ».

Nous serons décidément des mélomanes bien naïfs tant que nous croirons que tant de hauteur, de talent, d’amabilité et de bienveillance sont la source même de la musique bien faite.

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Une actualité légèrement débordante

17 septembre 2009 dans Non classé | Commentaires (0)

Vous arrivez à suivre, vous ?

Je scrute sur mon écran les échéances des sorties de disques et l’agenda des concerts. On voudrait tout acheter, tout écouter, être partout à la fois. Rien que ce mois-ci, en bon petit mélomane qui suit les prescriptions des grands augures de la critique musicale, j’ai acheté à la fois un Machaut, un Haendel, un Schubert, un Stravinski et un Adès. J’aurai droit à Mireille et Wozzeck, et si je suis courageux à Liszt et Nono. Et encore, je ne me suis pas penché sur les œuvres complètes des Beatles sorties dans un élégant coffret noir, ni sur la harpe taoïste d’Arianna Savall (j’ai tort, je sais).

Encore cela n’est-il qu’une volonté assez névrotique de ne pas perdre pied avec l’actualité musicale. Car il y a aussi ces tunnels que l’on creuse de soi-même pour nourrir sa propre curiosité. Quelque part entre Lassus et B.B. King court une série de galeries souterraines. On s’est même surpris à alimenter, avec le peu qu’il existe de témoignages reconstitués, une minuscule connaissance de la musique de la Grèce antique. Mais ces petits tunnels de campagne ne sont rien comparés aux immenses autoroutes de mon ignorance. C’est à en perdre la tête.

tempest-150.jpgÀ la stratégie d’excavation s’ajoute la tactique de l’empilement. Avez-vous entendu Meta Seinemeyer dans Le Trouvère ? Avez-vous noté la façon dont Friedrich Schorr psalmodie son Was duftet doch ? Et Serkin dans les deux premiers Intermezzi de Brahms, que l’ami Philippe Cassard passa l’autre jour dans son émission : vous les connaissez ? Avez-vous bien relu La Tempête de Shakespeare avant d’écouter l’opéra de Thomas Adès ? Et Ligeti alors ? Qu’est-ce que c’est que ces Non Sense Madrigals ? Et si on les comparait à ceux de Jacopo da Bologna ? Ou de Gesualdo, dans le genre déjanté ? Bon, de toute façon il paraît qu’il faut absolument écouter ceux de Rossi.

J’étale ma science ? Non, j’expose le drame de l’ignorance quant elle s’accouple avec la passion. L’ignorance passionnée, ça existe ? Ou la passion ignorante ? C’est ce que l’autre appelait le donjuanisme de la connaissance. Donjuanisme vraiment ? Mais non. Je ne me passionne même pas pour l’histoire des Sarmates ou la vie des papillons subsahariens. Pourtant, ça doit être bien intéressant.

violence-150.jpgPendant que cette frénésie me travaille, il faut encore vivre, et travailler, et se nourrir. Il faut lire aussi. Vous avez lu un seul des romans de la rentrée ? Lequel ? Nothomb ? Ah oui, mais il y a aussi le Vollmann. Et quand je pense que le Livre des Violences de Vollmann qui vient d’être traduit en français n’est qu’une sorte de compendium retravaillé d’une étude plus vaste encore parue aux Etats-Unis en sept volumes (disponibles sur Internet) ! Où trouverai-je le temps de lire ces sept volumes ? Il faudrait déjà que j’apprenne mieux l’anglais. Mais quand ? Et le Goethe und Schiller de Safranski (chez Hanser), c’est fait pour les chiens ? La musique « naïve et sentimentale » de John Adams, vous croyez qu’il a trouvé ça tout seul ?

Au moment même où j’écris, un très bon ami écrit une cantate. Un camarade italien a commencé un formidable roman. Il y a aussi mon beau-frère qui baptise sa fille, ma fille qui a la gastro et mon lapin nain qui n’aime que la salade fraîche, pas celle en sachet. Tout cela m’appelle, me rappelle, m’interpelle.

Où courir ? Où ne pas courir ? J’ouvre la page de garde de Qobuz et je tombe dans les pommes. Crise du disque ? Crise de la création ? Hadopi ? Mais je m’en fous, laissez-moi écouter mon Brahms, mon Machaut et lire le bouquin sur les papillons que j’ai trouvé par hasard d’occasion sur les quais et les sept volumes de Rossi sur la violence chez Goethe.

La crise ? Oui ! De nerfs !

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Le DVD : planche de salut ou planche pourrie ?

14 septembre 2009 dans Non classé | Commentaires (0)

Que l’on s’en plaigne, s’en réjouisse ou s’en console, le fait est là : pour le CD, ça sent le sapin. On sait pourquoi, on expliquera un jour comment – et vogue la galère.

Les maisons de disque ont depuis pas mal de temps déjà allumé un contre-feu sur lequel désormais elles soufflent à s’en faire exploser les tempes : le DVD. Rien de neuf sous le soleil. Sauf que c’est un peu paradoxal.

Certes, la musique enregistrée a souvent été critiquée parce qu’elle mettrait sous cloche l’interprétation d’un moment, produisant sur l’organisme vivant que doit être une partition musicale l’effet du botox sur le visage de Nicole Kidman.

A nous, il est toujours apparu au contraire que le disque permettait, si l’on y prenait garde, d’entrer, plus encore qu’au concert, dans l’intimité d’une partition, et – concernant l’opéra – de se créer un théâtre mental pas toujours moins acceptable qu’une mise en scène de chair et d’os.

Afin de rendre quelque vie à la performance musicale et de trouver un nouveau souffle commercial, les maisons de disques se sont avisées de produire toujours plus de DVD, qui coûtent moins cher à produire (captation live), sont moins « iPod-friendly » et en outre correspondent au goût contemporain pour l’image.

Le recul que l’on peut désormais avoir sur ce type de support démontre, à mon sens, que le DVD momifie à grande vitesse l’expérience musicale et les interprètes.

Un enregistrement sonore, live ou studio, de Casals, Rostropovitch, Richter ou Callas nous permet d’écouter la coloration de chaque note, le secret d’un phrasé, le sang qui circule dans un trait virtuose.

Ouvrons les yeux : cette expérience se brouille. Nous voyons le crâne luisant d’un petit monsieur un peu blême, les mimiques grotesques d’un ogre penché sur son instrument, le visage tordu d’une femme bizarrement vêtue.

Abbado dirige Berlin ? C’est un être exsangue à la peau parcheminée qui, à petits gestes, anime une masse anonyme faisant diligence à l’unisson et laissant goutter sur les violons de rondes perles de sueur, ou répandant sur leurs épaules un fin tapis de pellicules.

Oui, nous saurons tout des plombages d’Angela, des rides qui plissent le cou de Renaud Capuçon, des poils qui revêtent le torse de Bryn Terfel.

La proximité voyeuse de la caméra tue l’aura des artistes, aseptise la chaleur du concert et nous offre à voir ce que jamais  nous n’aurions dû voir.

Quant aux mises en scène, selon les caprices du réalisateur, elles se fragmentent en prises de vue arbitraires, se diluent dans une bidimensionnalité faisant fi de l’espace, des lumières, de l’agencement scénique. Un exemple ? Pour qui a vu depuis la salle Les Contes d’Hoffmann mis en scène par Olivier Py, la captation DVD récemment parue n’est qu’une caricature de caricature, ne restituant pas le début de l’inquiétante étrangeté voulue par Py. Le maquillage coule, les costumes sont en polyester, le toc nous agresse à chaque plan. Un récent Don Giovanni en direct sur Mezzo montré à un public nombreux massé devant l’Opéra mettait en charpie le travail de Freyer.

Il est finalement probable que, parmi toutes les évolutions techniques de la musique enregistrée, le DVD soit la plus effroyable. Car à la différence des autres techniques, elle n’a guère sollicité des interprètes qu’ils s’adaptent au média : c’est le média qui s’est infiltré parmi les interprètes, s’en tenant à des rudiments de réalisation souvent proches de l’amateurisme. Au fond, le DVD vaut comme témoignage et comme archive. Artistiquement, c’est au mieux un pis-aller, au pire un naufrage.

Aussi, face aux problèmes du téléchargement, les maisons de disques ont-elles encore une carte à jouer, qu’elles seules ont la possibilité d’abattre : réinventer la captation vidéo de la musique classique. Faire en sorte que le DVD ne soit pas une trace, mais une œuvre. Bref, que le DVD soit autre chose que la hideuse cicatrice de moments qui purent, eux, être célestes. Des dizaines de réalisateurs seraient prêts à jeter dans ce combat des trésors d’imagination et d’innovation.

Le gant est jeté. Qui le ramassera ?

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L’Atlantide retrouvée

7 septembre 2009 dans Non classé | Commentaires (0)

C’est à la Bibliothèque Nationale de France, quai François Mauriac, que Qobuz avait décidé d’organiser sa présentation de rentrée. Cela se passait au 18ème étage de la tour T2. Ce qui est bien avec l’ascenseur qui conduit au 18ème étage, c’est qu’il comporte deux boutons : rez-de-chaussée et 18ème. Comme ça, il ne peut tomber en panne qu’entre deux étages – que séparent cinquante mètres. Quand il se bloque, on n’appelle pas les pompiers, mais un commando du GIGN spécialisé dans le secours en haute montagne.

Bibliothèque Nationale de FranceBref. Pendant que la délicieuse Elisabeth Giuliani, responsable du département audiovisuel, racontait l’histoire de l’archivage sonore, et qu’Yves Riesel lui succédait pour expliquer toutes sortes d’innovations commerciales et techniques du site Qobuz – non sans s’être poliment présenté après qu’un journaliste présent lui eut lancé, au bout de deux phrases, « hé mais z’êtes qui vous ? » – nous contemplions du haut de ce belvédère les tours de la Bibliothèque et cette immense mer de toits qu’est Paris.

Des souvenirs nous revenaient. Car figurez-vous que de cette BNF nous fûmes, quatre années durant, un employé, modeste adjoint voué à la survie de la littérature française. À ce titre, nous en connûmes quelques arcanes.

Nous fûmes de ceux qui purent parcourir les immenses couloirs souterrains où résonnent les moteurs des pompes à eau, aspirant valeureusement les eaux de la Seine, constamment infiltrées dans les caves. Nous pûmes admirer les navettes portant, en glissant sur des rails fixés au plafond, les livres à leurs lecteurs, mais, parfois, se coinçant brutalement dans un coude et arrêtant leur cours en un grincement sinistre que seul un technicien habilité pouvait venir débloquer, avec la vitesse d’intervention qu’autorisent ces kilomètres de couloir. J’ai pu fouler le sol du jardin fermé à l’occasion d’un changement de vitre. J’ai pu fouiller dans des collections improbables de revues de bandes dessinées oubliées mettant en scène des barbares velus, et constater que les revues pornographiques mettant en relation des femmes vénales avec des hommes timides étaient soigneusement conservées, mais qu’hélas ! le numéro de téléphone « Champs Elysées 37 » sonnait dans le vide.

J’ai pu admirer le labyrinthe et même gravir les tours où souffle une climatisation dont la moindre panne détruirait des milliers d’incunables, et j’ai pu examiner de près les fendillements des panneaux de bois, le dévouement presque insensé des conservateurs et des employés, la culture encyclopédique de certains chargés de conservation qui, à force de manipuler les livres, ont fini par tous les lire.

Je songeais à cela pendant que parlaient mes petits camarades de Qobuz, utilisant le terme même d’Elisabeth Giuliani : dématérialisation.

Et je voyais à cette vaste bibliothèque contenant plus d’un million d’archives sonores se transformant en une bulle de savon, ou en air, en nuage – en rêve. Je voyais s’amonceler des montagnes de disques vides, et clignoter les voyants de serveurs géants contenant toute la mémoire musicale du monde. Aux pompes à eaux des sous-sols répondaient alors les refroidisseurs utilisés pour que lesdits serveurs ne fondent pas sur place.

Et le labyrinthe, de gigantesque et écrasant, avec ses peuplades poussant des cartons, devenait microscopique, réduisant toute l’œuvre de Mozart à la taille d’une cartouche tenant dans le creux de la main, mais à l’intérieur de cette cartouche, réinventant son propre labyrinthe, avec sa propre pérennité, avec sa fragilité et ses secrets.

J’entendais Yves Riesel vanter les mérites de la version Studio Masters rendant aux enregistrements la qualité de la captation originelle, « comme seul un ingénieur du son a pu l’entendre…Mais les Masters, ajoutait-il, sont parfois perdus ». Diantre ! Peut-être en trouverait-on dans les entrailles de la Bibliothèque Nationale, comme ces urnes de l’opéra jadis scellées.

Et peut-être en quelques années, la Bibliothèque Nationale allait-elle devenir une cabane au fond d’un parc pendant que toute la mémoire du monde aurait rejoint des labyrinthes informatiques codés, pouvant ainsi être non plus stockée, mais distribuée, accessible à tous, tout le temps, sans limites, parce que toute trace de mémoire humaine appartient à l’humanité tout entière.

Et je me disais, un peu sottement sans doute, ou naïvement, que ce n’était pas un labyrinthe nouveau que la technologie est en train de construire : c’est une Atlantide qui émerge au plein jour, et dont chaque ruelle, chaque recoin, peut recevoir notre visite. Que cette Atlantide est celle de la mémoire et de la culture, de la connaissance et de la passion de savoir. Qu’à son émergence travaillent des gens rendus presque illuminés par cette archéologie entée sur la technologie moderne, et répondant au vœu formulé à travers l’histoire par les esprits les plus éclairés que la mémoire et la culture ne fussent pas le bien de quelques-uns.

N’ayant pourtant bu qu’un café sans sucre, je sortis de là presque ivre de ce que, en si peu d’années, nous avions pu déjà réaliser, et qui avait été le rêve des encyclopédistes et de certains visionnaires. Je n’avais pas passé ce temps-là au 18ème étage de la BNF, mais dans le hall d’attente de la bibliothèque de Borges, dans le dédale où nous promène tout désir de savoir plus, et mieux, et autrement. Tout cela se mêlait dans ma tête avec une prodigieuse chaleur.

Alors, tombant sur les gros titres du kiosque situé à la station Quai de la Gare, je vis que François de Closets voulait qu’on modifiât l’orthographe car il n’avait pour sa part jamais su écrire sa langue sans faire de fautes – et je me demandai s’il ne souhaitait pas non plus modifier les règles de la peinture car il n’avait jamais su dessiner un petit bonhomme, de la musique que jamais il n’a su jouer ni lire ni composer, de l’architecture parce qu’il n’avait pas su construire de palais ni de temple, de la sculpture parce qu’il était nul en pâte à modeler, du grec qu’il ne savait déchiffrer ou des mathématiques, limitées à la règle de trois.

Il me souvint alors que, quoi qu’on en ait, l’hydre obscurantiste circule encore aux abords de l’Atlandide retrouvée.

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