Promenade Pianistique : Concours d’Orléans (4 mars 2008)

Orléans donne parfois de grands pianistes :

Winston Choï, l’engagé ;

Toros Can, l’architecturé ;

Wilhem Latchoumia, le joyeux.

Florence Cioccolani, la délicate ?

Je ne sais pas.

Cette année, le concours ne semble pas avoir révélé de grandes personnalités, même si la finale présentait :

un Américain (Adam Marks) plutôt sympathique,

un Hollandais (Antal Sporck) sérieux mais pas ennuyeux,

et une Française (Florence Cioccolani) raffinée, audacieuse.

L’intérêt revient donc à la musique.

Entendre trois fois la création d’Edith Canat de Chizy par trois pianistes différents :

un luxe.

Trois fois le Trio de Ravel :

une joie (avec le violoncelle serein de Marc Coppey).

L’œuvre de Canat de Chizy est dense, les instruments (pour la même formation que le Quatuor pour la fin du temps) sont traités d’un seul bloc.

Râpeux, rugueux.

L’écriture est fugitive, alerte, insaisissable. La compositrice ne cesse de poursuivre cette quête du geste, de l’écriture rapide, irisée.

Les résultats sont donnés vers 00h30, sans tension, sans surprise.

Ainsi.

Et le thème, le premier, du Pantoum de Ravel, reste, demeure, vous poursuit, vous obsède, vous prend, vous ronge.

L**, lui, a le deuxième.

Ainsi.

  

 

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