par ambronay.Catégorie : Ambronay
Tags : CCR Ambronay, Centre culturel de rencontre d'Ambronay, Concert chez la reine, Jeunes Ensembles, LES OMBRES, Résidences de jeunes ensembles
par ambronay.Les Ombres seront accueillis au Centre culturel de rencontre d’Ambronay du 12 au 17 novembre dans le cadre des Résidences Jeunes Ensembles 2010.
Ces jeunes musiciens, dont le premier disque Concert chez la Reine sortira le 18 novembre (collection Jeunes Ensembles du label Ambronay Éditions), prépareront un programme consacré à des motets de François Colin de Blamont, Henri Dumont et Marc-Antoine Chapentier.
Venez les écouter lors d’une audition le mardi 16 novembre à 19h à la Tour Dauphine.
Merci de réserver vos places au 04 74 38 74 00.
Plus d’informations sur le site du Centre culturel de rencontre d’Ambronay.
par ambronay.Si les résidences du Centre culturel de Rencontre d’Ambronay en font un pôle de rencontres artistiques à dimension internationale, elles participent également du rayonnement des talents rhonalpins. Cette troisième résidence Jeunes Ensembles en est un parfait exemple.
Estampes est un ensemble à trois têtes : une violoniste japonaise, une violiste française et un claveciniste belge. C’est à Lyon que Yoko KAWAKUBO, Myriam RIGNOL et Julien WOLFS ont fondé ce trio, au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse où ils sont tous trois élèves.
Le CCR a déjà pris la mesure du talent des deux jeunes femmes, qui ont participé à l’Académie baroque européenne d’Ambronay dirigée par Hervé Niquet en 2007. La grande qualité de ces trois jeunes musiciens n’a pas échappé non plus au jury du prestigieux Concours International de Musique de chambre de Bruges, dont Estampes a décroché le premier prix en août 2009.
Les membres d’Estampes aspirent à laisser une empreinte tout en finesse et en couleurs sur les partitions baroques, à l’image des gravures dont ils tirent leur nom.
L’ensemble travaillera au cours de cette résidence à un programme de musique anglaise du 17e siècle, composé de pièces de John Jenkins, William Young ou encore Henry Butler.
La résidence donnera lieu à une audition publique :
Dimanche 29 août à 17h à la Tour Dauphine du Centre culturel de rencontre d’Ambronay
Venez découvrir les jeunes talents soutenus par Ambronay !
Renseignements et réservations :
Centre culturel de rencontre d’Ambronay – 04 74 38 74 04 – et www.ambronay.org
par Qobuz.L’ensemble Chiome d’Oro était en résidence à Ambronay du 10 au 19 juin, pour préparer un programme de musique baroque italienne. Le reporter de Qobuz est allé filmer quelques musiciens de ce jeune ensemble issu de la Haute Ecole de Musique de Genève, en répétition dans un coin de verdure. Un moment de détente et de concentration tout à la fois, qui permet aux musiciens de trouver l’inspiration et le confort en vue du concert qui clôturait quelques jours plus tard leur séjour à Ambronay.
par Qobuz.Le Festival Ton Voisins, qui s’est déroulé à Albi du 30 juin au 3 juillet 2010 est un rendez-vous de premier choix pour les amateurs de musique de chambre. Des lieux magnifiques accueillent les concerts, comme la Cour d’Honneur du Palais de la Berbie et l’Hôtel de Gorsse, ou plus insolites comme la Maison de quartier de Cantepau et la Maison des Compagnons. Cette année le festival a reçu de jeunes pianistes très prometteurs comme Geoffroy Couteau, Adam Laloum, Frédéric Vaysse-Knitter et Emmanuelle Swierz, ainsi que des musiciens confirmés comme Gérard Caussé, Benoît Fromanger, Nicolas Baldeyrou et le baryton Konstantin Wolff pour ne citer qu’eux, sans oublier Denis Pascal, pianiste et directeur artistique du festival.
Qobuz TV est allé suivre le festival sur place et vous permet à présent de revivre l’édition 2010 en images :
par Qobuz.
La violiste Myriam Rignol, le claveciniste Julien Wolfs et la violoniste Yoko Kawakubo se sont rencontrés au CNSMD de Lyon et ont formé en 2007 l’Ensemble Estampes, un trio de musique baroque sur instruments historiques. L’ensemble a été sélectionné pour participer aux Résidences de Jeunes Ensembles du Centre culturel de rencontre d’Ambronay.
Les trois jeunes musiciens vont préparer un programme de musique anglaise de la première moitié du dix-septième siècle : John Coprario (Cooper), John Jenkins, William Lawes, Matthew Locke, Henry Butler et William Young. Ils seront en résidence du lundi 23 au dimanche 29 août et leur séjour se clôturera par un concert à la Tour Dauphine présentant le fruit de leur travail, avec peut-être une date au Festival d’Ambronay à la clé.
Qobuz Labs soutient les Résidences de Jeunes Ensembles d’Ambronay, et nous avons rencontré l’ensemble Estampes lors de leur passage à Paris aux Archives Nationales le 27 juillet dernier dans le cadre du festival européen Jeunes Talents. Vous pouvez écouter l’interview ci-dessous :
Photo : (c) Jean-Baptiste Millot / www.qobuz.com – Reproduction Interdite
par Qobuz.Les Nuits du Château de la Moutte ont commencé mardi dernier, et Qobuz.com vous propose déjà les premières images du festival. Jean-Philippe Audoli, le directeur artistique du festival, nous évoque ce lieu miraculeux de Saint-Tropez, ces cinq hectares dédiés à la création artistique. Le public nombreux venu voir “Le Neveu de Rameau”, pièce de Denis Diderot avec les comédiens Nicolas Vaude et Gabriel Le Doze accompagnés d’Olivier Baumont au clavecin, est ressorti comblé d’émotion de ce spectacle qui ouvrait la nouvelle édition du festival.
par Qobuz.Les Esprits Animaux
Le Centre culturel de rencontre d’Ambronay a dévoilé en début d’année un projet ambitieux : les Résidences de jeunes ensembles. Celles-ci visent à former et faire connaître de jeunes espoirs de la musique baroque. Séjournant une semaine à l’Abbaye d’Ambronay, des ensembles émergents préparent un programme musical donné en concert la veille de leur départ. Trente-six dossiers ont été envoyés et, au terme d’une sélection délicate, quatre ensembles ont été retenus : l’Ensemble les Ombres, l’Ensemble Chiome d’Oro, l’Ensemble Les Esprits animaux et l’Ensemble Estampes.
Un séjour d’une semaine suffit-il pour transformer un jeune ensemble en formation confirmée ? Pour le savoir nous avons suivi la résidence des Esprits animaux qui, organisée du 5 au 12 juillet, s’est achevée sur un concert très apprécié.
Cet ensemble créé à la Haye fin 2009 est composé de sept musiciens : Francisco Javier Lupiáñez (violon), David Alonso Molina (alto), Roberto Alonso Alvarez (violoncelle), Elodie Virot (traverso), Lena Franchini (flûte à bec), Patrícia Vintém (clavecin), et Tomoe Mihara (violon). Ces derniers parlent quatre langues différentes : l’espagnol, le français, le portugais et le japonais. Aussi, il s’est établi entre eux une lingua franca, sorte d’anglais agrémenté de locutions ibériques, françaises et japonaises, auxquelles ces passionnés de Telemann rajoutent quelques rudiments d’allemand.
Cette diversité culturelle a favorisé l’individualisation de l’ensemble. À peine quelques mois après sa création il possède déjà son identité propre, toute entière contenue dans une expression de Descartes : les esprits-animaux. Ces esprits-animaux désignent une substance ontologique qui, circulant dans les nerfs, perçoit les affects, les transforme en sentiment, puis les transmet à l’âme. Dans cette optique, la musique apparaît comme un esprit animal extra-corporel. Une fois agencés, les sons s’humanisent et suggèrent des humeurs, des impressions, des sensations : un simple phénomène physique devient ainsi une abstraction humaine. Humaniser le son, tel est le projet de l’ensemble. Cherchant par-delà la lettre à déchiffrer l’esprit de la composition musicale, il s’efforce de « faire découvrir une musique destinée non seulement à être entendue, mais aussi à être vécue ».
Deux bâtiments conventuels, répartis de part et d’autre de l’Abbaye, sont dédiés aux sept musiciens. Ils logent dans une dépendance du XVIIe siècle, fraîchement restaurée. La Tour Dauphine accueille leurs répétitions et représentations musicales. Quoique d’une contenance limitée (une centaine de places), cet établissement militaire du XIIIe siècle bénéficie d’une acoustique excellente. Un peu excentré par rapport au village, il permet d’organiser des répétitions nocturnes, sans craindre de déranger qui que ce soit.
Le Centre Culturel de Rencontre d’Ambronay concède aux Esprits animaux une totale liberté d’action. L’ensemble a toute latitude pour structurer son programme musical et organiser sa semaine de séjour. Ainsi responsabilisé, il s’est astreint à une discipline rigoureuse. Il répète plusieurs heures par jours à la Tour Dauphine. Parallèlement, chaque interprète s’exerce seul, en général en matinée ou en début d’après-midi. Enfin, les musiciens discutent et commentent constamment leurs choix interprétatifs. En particulier les deux ouvertures « littéraires » de Telemann, Don Quichotte et Gulliver, ont donné lieu à nombre de comparaisons musico-littéraires avec les chefs-d’œuvre de Cervantès et de Swift.
Les répétitions de la Tour Dauphine sont enregistrées sur un ordinateur portable. Le soir venu, les musiciens les écoutent et les commentent avec un soin méticuleux. Leur constat est presque toujours négatif : les instruments ne jouent pas ensemble, les transitions tonales ne sont pas assez achevées… Cette constante remise en question contribue à affermir l’ensemble. Les observations du soir sont en effet corrigées le lendemain, de telle sorte que celui-ci s’améliore sans cesse.
Les Esprits Animaux ont retiré trois bénéfices de ce séjour aux résidences de jeunes ensembles.
Premièrement, ils ont été introduits auprès du public et des professionnels. Si le séjour s’avère concluant, l’ensemble participe au Festival d’Ambronay. Il est également mis en contact avec les Editions Ambronay, dans l’optique d’une édition discographique à court terme.
Deuxièmement ils ont été initiés à des problématiques professionnelles, telle que la communication sur Internet, et les différentes questions administratives.
Troisièmement, ils ont été émancipés de la tutelle parfois pesante des Conservatoires. Libre de déterminer ses horaires et son répertoire, l’ensemble a pris son destin en main. Il est entré, si l’on peut dire, dans la « cour des grands ».
Ces acquis ont fait rapidement preuve de leur utilité. Après son concert du 11 juillet, l’ensemble s’est rendu au Portugal pour y donner deux concerts, l’un à Viana do Castelo et l’autre à Braga. Il y a joué le programme de l’Abbaye d’Ambronay, qui semble être devenu sa « carte de visite ».
Pierre-Carl Langlais
Photo : (c) Jean-Baptiste Millot – Reproduction Interdite
par Qobuz.Ancré dans la tradition prestigieuse et reconnue de son Festival de musique ancienne, le Centre culturel de rencontre d’Ambronay, dirigé par Alain Brunet, n’a cessé de développer de nouveaux projets, depuis la création des Editions Ambronay en 2005 jusqu’à la mise en place de Résidences de jeunes ensembles cette année.
Alain Brunet est venu dans le studio de Qobuz nous parler des activités du centre et présenter la 31è édition du Festival, qui se déroulera du 10 septembre au 03 octobre. Intitulée “Méditerranée(s)”, cette édition va embrasser la foisonnante diversité musicale et culturelle du sud, et comme à son habitude laissera la part belle à de jeunes talents prometteurs comme Geoffroy Jourdain, Héloïse Gaillard et Leonardo Garcia Alarcon.
Plusieurs concerts feront l’objet de publications discographiques à paraître aux Editions Ambronay en 2011. Deux créations du chef Leonardo Garcia Alarcon : “Il Diluvio Universale” de Michel Angelo Falvetti, oratorio dans la tradition de Carissimi et Haendel métissé d’influences orientales ; et une reconstitution des Vêpres de Vivaldi organisée autour du célèbre Dixit Dominus et du Lauda Jerusalem. Le concert de Stéphanie d’Oustrac avec l’Ensemble Amarillis, autour des figures de Didon et de la Vierge Marie sera également enregistré, ainsi que le concert de Manfredo Kraemer consacré à la Venise baroque de Rosenmüller, Legrenzi et Stradella.
Pour en savoir plus sur la formidable aventure du Centre culturel de rencontre d’Ambronay et sur la 31è édition du Festival, écoutez l’interview d’Alain Brunet ci-dessous.
par Qobuz.Les Esprits Animaux
Inspiré par le succès de l’Académie baroque européenne, le Centre culturel de rencontre d’Ambronay a initié cette année un nouveau cursus de soutien aux jeunes musiciens baroques : les Résidences de jeunes ensembles. Retenu parmi trente-six candidatures, l’ensemble Les Esprits Animaux a séjourné à Ambronay du 5 au 11 juillet. Créé fin 2009 à la Haye, cette formation regroupe sept musiciens venus de tous horizons : les espagnols Francisco Javier Lupiáñez (violon), David Alonso Molina (alto) et Roberto Alonso Alvarez (violoncelle), les françaises Elodie Virot (traverso) et Lena Franchini (flûte à bec), la portugaise Patrícia Vintém (clavecin), et la japonaise Tomoe Mihara (violon).
Au cours de ce séjour d’une semaine, l’ensemble a préparé un programme musical centré sur Telemann, donné en concert le 11 juillet au soir à la Tour Dauphine. Apportant un soin particulier aux transitions et aux changements de tonalité, les musiciens ont présenté un ensemble cohérent de quatre œuvres emblématiques.
Aux deux extrémités du concert, les deux concertos pour flûtes et orchestre TWV 52:a 2 et TWV 52:e 1 posent d’emblée la « carte d’identité » de l’ensemble.
Le Concerto en la mineur pour deux flûtes et orchestre TWV 52 :a 2 donne tout de suite la couleur, ou plutôt les couleurs. L’ensemble déploie en effet de remarquables jeux d’intensité : le récitatif du troisième mouvement suscite des effets extraordinaires, en alternant ralentissements et accélérations qui ne respectent pas forcément les indications de la partition, mais qui, du moins, respectent les intentions de Telemann. Le second et le quatrième mouvements donnent lieu à de véritables feux d’artifice rythmiques et harmoniques. Ce concerto pyrotechnique fait certes ressortir les deux flûtistes Lena Franchini et Elodie Virot, mais également la claveciniste Patrícia Vintém. Posant les harmonies, et dépeignant les atmosphères, cette dernière joue un rôle assez comparable au chef d’orchestre dans le répertoire romantique. Elle définit une base, à partir de laquelle ses collègues peuvent ériger d’audacieuses architectures.
Le Concerto en mi mineur pour traverso, flûte à bec et orchestre TWV 52:e 1 constitue la raison d’être de cette formation. Lorsqu’elle était étudiante au Conservatoire royal de la Haye la flûtiste à bec Lena Franchini souhaitait interpréter ce chef-d’œuvre de la musique concertante pour vent. Elle fit appel à quelques-uns de ses condisciples pour l’accompagner. L’ensemble ainsi formé devint Les Esprits Animaux. Les musiciens nous proposent ainsi du sur-mesure : chaque position, chaque jeu a été pensé en fonction de ce concerto. Ainsi s’explique l’aisance particulière qui semble se dégager de leur interprétation. Le largo est tout entier illuminé par le solo de Lena Franchini. Déclinant les longs légatos effilés, il touche aux limites de la flûte, aux limites de la respiration humaine. Le traverso d’Elodie Virot brille d’une lumière semblable. Il soutient tout l’orchestre de ses élégants phrasés.
Entre les deux concertos viennent s’intercaler deux suites « descriptives », en ce sens qu’elles s’attachent à musicaliser deux chefs-d’œuvre littéraires : Don Quichotte et Gulliver.
Composé par Telemann à la fin de sa vie, le Burlesque de Don Quichotte prend sous les auspices des Esprits animaux des reliefs truculents. Se succède toute une série de croquis hauts-en-couleurs : une « attaque des moulins à vent » virtuose, des « soupirs amoureux » languissants, etc. Particulièrement bien clarifiée par l’ensemble, l’œuvre est immédiatement compréhensible : quiconque a lu Don Quichotte reconnaîtra immédiatement à quelle scène fait allusion ce « Sancho berné ». Le violoncelliste Roberto Alonso Alvarez contribue pour beaucoup à cet éclaircissement : son jeu franchement percussif anime de bout en bout le « Coucher de Don Quichotte ». L’altiste David Alonso Molina est également mis en valeur par cette suite qui favorise les tessitures graves : profond et chantant, son instrument devient un peu la voix de Don Quichotte.
Après Don Quichotte, intervient une autre figure mythique de la littérature européenne. Gulliver est né de la plume de Jonathan Swift un siècle plus tard que la créature de Cervantès, mais tous deux sont faits du même bois. Publiée en 1728 par Telemann lui-même, la Gulliver-Suite TWV 40 :108 est réputée pour son recours constant à un procédé que les anglais qualifient de « eye music ». C’est-à-dire l’inscription dans la partition d’indications quasi-inaudibles. Mesurée à 3/32, la « Chaconne des Lilliputiens » dure une vingtaine de secondes et se termine sur un déluge de sextuple croches. De son côté la « Gigue des géants » égrène les rondes dans une mesure à 24/1. La Gulliver-Suite étant écrite pour deux violons, Francisco Javier Lupiáñez et Tomoe Mihara sont seuls en scène. Francisco Javier Lupiáñez possède un jeu diabolique, quelque part entre Paganini et Méphistophélès. Son archet déploie tous les motifs de la séduction : rubatos enjôleurs, glissandos imperceptibles, rythmes ensorceleurs… Ces audaces esthétiques s’appuient sur une technique impeccable : au cours de la « Rêverie des Laputiens » une corde de son violon se brise… Il finit néanmoins la pièce avec les trois cordes restantes. Loin de ces charmes irrationnels, le violon de Tomoe Mihara se veut résolument cérébral. Très contrôlé, son jeu ne se départ jamais d’une maîtrise parfaite : pour fuyantes qu’elles soient, ses sextuples croches de la Chaconne restent parfaitement audibles. C’est une sorte de fil d’Ariane qui nous guide dans les dédales virtuoses de Telemann. Sa « Furie des Yahoos » interprétée parallèlement à la « Louré des Houyhnhnms » de Francisco Javier Lupiáñez met une technique parfaitement maîtrisée au service d’une expression achevée.
A la fin du concert, l’audience était transportée. A contrario l’on sentait les musiciens partagés. Ils se félicitaient des perspectives qui s’ouvraient à eux : à court terme une série de concerts en Espagne et au Portugal puis une « carte blanche » au Festival d’Ambronay le 25 septembre En même temps, ils regrettaient ce séjour si vite passé. Le violoncelliste Roberto Alonso Alvarez livrait peut-être ici le fin mot de l’histoire : « il ne faut pas oublier cette semaine ».
Souhaitons-leur d’enregistrer un disque très bientôt.
Pierre-Carl Langlais
Photo : (c) Jean-Baptiste Millot – Reproduction Interdite
par Qobuz.
Golfe et Presqu’île de Saint-Tropez (D.R.)
Simone Duckstein est un peu la mémoire vivante de Saint-Tropez, mais d’un Saint-Tropez peu connu : le Saint-Tropez des artistes, le Saint-Tropez des musiciens, loin des paillettes que l’on associe instinctivement à cette ville. Celle qui a fréquenté Herbert von Karajan, dans sa demeure “La Palme” non loin de la baie des Canoubiers, est intarissable sur l’histoire enchanteresse de cette ville, qui a vu passer Guy de Maupassant, Matisse, Colette, Mistinguett, Françoise Sagan et bien d’autres.
L’Hôtel de la Ponche est l’un des ces endroits emblématiques chers à Simone Duckstein, laquelle connaît mille anecdotes sur Boris Vian, Jean-Paul Sartre et même Claude François, tous ayant séjourné dans cet hôtel. Mais il ne faudrait pas oublier un autre lieu mythique, le Château de la Moutte, où la fille de Franz Liszt et Marie d’Agoult mourut en couche. Un domaine splendide où Annette Troisier de Diaz a créé le festival des Nuits du Château de la Moutte en 1975, et dont Jean-Philippe Audoli a repris la direction il y a dix ans.