Le CD est mort, vive le CD !
Alors qu’on croyait la rondelle à quelques encablures du cimetière, tout laisse à croire que l’heure de la résurrection a sonné pour le compact disc ! Plaît-il ? Oui, si, yes, da, はい, ja, le CD c’est l’avenir ! Comment ça des preuves ? Michaeeeeeel tout d’abord.
La fin prématurée du Roi de la Pop a permis à Sony d’engranger des ventes de disques physiques de plus de 16 millions d’unités aux quatre coins du monde et de plus d’1,5 million d’exemplaires chez nous en Gaule ! Une vraie secousse sismique comme l’industrie du disque n’en avait plus connue depuis, euh, les intégrales Mozart et Bach de chez Brillant Classics ?
Autre tsunami totalement physique : la sortie le 9 septembre prochain, exclusivement en CD, de tous les albums des Beatles enfin remastérisés ! Là aussi, le jackpot attend EMI pour des rééditions guettées par les fans des Fab Four depuis 1987, année de la première et unique sortie en compact disc de ces impérissables chefs-d’œuvre pop.
Et puis il y a Warner Japon qui s’est amusé, le mois dernier, à rééditer, en CD only également, les dix premiers albums de Prince dans de sublimes miniaturisations de vinyles (vynil replica comme disent les geeks), au son démentiel, et à la présentation digne des copistes de la Renaissance. Même les stickers qui ornaient les pochettes d’origine des 33 tours ont été miniaturisés à l’identique !
En fin de compte, tout ça ressemble à s’y méprendre à la scène finale des bons vieux slasher movies : alors que son corps est truffé de 359 balles de revolver et transpercé de 602 coups de couteau, le très très très méchant tueur en série réussit néanmoins à se relever dans un ultime sursaut, faisant ainsi bondir d’effroi le spectateur, avant bien entendu de s’effondrer définitivement une bonne fois pour toute… Fin.


















