Les symphonies inachevées

On achève bien les chevaux. Alors pourquoi pas les symphonies ? De nombreuses oeuvres ont été laissées en plan par leurs créateurs, soit qu’ils soient morts, soit qu’ils aient eu mieux à faire, soit qu’ils aient estimé que leur oeuvre ne valait pas la peine… mais tout aussi nombreux sont les spécialistes qui, à partir d’esquisses, de brouillons, de documents divers, ont tenté de “finir” le travail bien après la disparition des compositeurs initiaux. Pour le meilleur, parfois pour le moins bon, parfois même pour le pire. Petite exploration de quelques achèvements réussis, d’autres un peu ratés, et même un achèvement carrément farceur ! L’inspecteur Clouzozotte mène l’enquète…

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LE PROGRAMME :

Schubert, Symphonie inachevée (scherzo), terminée par Brian Newbould (scherzo) et Mario Venzago (finale) Naxos

Mozart, Requiem (Lacrimosa), version Süssmayr – Direction Sergiu Celibidache, EMI

Mozart, Requiem (Lacrimosa), version Robert Levin – Direction Helmut Rilling, Naxos

Mozart, Requiem (Lacrimosa), version Duncan Bruce – Direction Roger Norrington, EMI

Mozart, Requiem (Lacrimosa), version Richard Maunder – Direction Christopher Hogwood, DECCA

Moussorgsky, Une nuit sur le Mont Chauve (version originale) – Direction Kuchar, Naxos

Bruckner, Neuvième Symphonie, dernier mouvement réalisé par Sébastien Letocart – Direction Nicolas Couton, Lirica CD-0107 – argumentaire sur la réalisation : http://www.abruckner.com/articles/articlesenglish/letocartsebastienn/

Varese, Nocturnal – Direction : Chailly, EMI

Tchaikovsky, Symphonie n° 7 (finale) – Direction : Neeme Järvi, Chandos

Bach, L’Art de la fugue, Fugue à trois sujets – Début : Lucerne Festival Strings, OEMHS Classics ; fin, fugue sur le thème de la Panthère Rose (Henry Mancini) avec inclusion du thème principal de L’Art de la fugue, réalisée par Stéphane Delplace – enregistrement privé

Victor Borge, Unstarted Symphony – Variation libre sur un thème de Sarreguemines et Cafè da Minha Concierge, artiste Joël T.

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France InQobuz

Que la farce soit avec vous, en prévision du 1 avril, voici une fausse heure de fausses informations faussement nationales et mondiales délibérément détournées, déformées, musicalisées avec la plus parfaite mauvaise foi et un brin d’insolence zozotante qui ne plaira sans doute pas à tout le monde, à commencer par ma concierge (dont je tiens pourtant à garder l’estime) qui adore Le Marteau sans maître, allez savoir pourquoi.

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Le sport, les actus, les niouze, les infos, les pipole, les catastrophes naturelles ou avant-gardistes, la météo, le lotodécaphonique, les horreurs de la guerre des tempi, tout est prétexte à raconter tout, son contraire et n’importe quoi. Ajoutez une forte dose de mauvais goût, d’élocution douteuse, et voici France InQobuz, les niouze de l’actu de l’info. Big Brother acceptera-t-il… pas certain.

Liste des pièces :

Beethoven, Symphonie 9, Scherzo (extraits) – Maximianno Cobra, Europa Philharmonia, Hodie-Maximianno Cobra Edition
Beethoven, Symphonie 9, Scherzo (extraits) – Sergiu Celibidache, Philharmonique de Munich, EMI
Beethoven, Symphonie 9, Scherzo extraits) – Oscar Fried, Orchestre de l’Opéra de Berlin, Naxos
Haydn, Les sept paroles du Christ en croix (Il terremoto) – Armin Jordan, Ensemble orchestral de Paris, Virgin Classics
Strauss, Salome (extrait) – Mitropoulos, Metropolitan Opera, Living Stage
Reynaldo Hahn, Le Marchand de Venise, Air de Shylock – Alain Fondary, baryton – Marc Trautmann, direction – Portland Opera, enregistrement privé
Berg, Concerto à la mémoire d’un ange, premier mouvement – Christian Ferras & Ernest Ansermet, Suisse Romande, Claves Records
Mozart, Quarantième symphonie (extrait) – Sergiu Celibidache, Orchestre de la radio de Stuttgart, Living Stage
Pierre Boulez, Répons (Coda) – Boulez, Intercontemporain, DGG
Champi, La Messe – Les Rois du rire, Marianne Mélodie
Honegger, Pacific 231 – Ansermet, Suisse Romande, Decca
Mossolov, La Fonderie d’acier – Svetlanov, Orchestre d’Etat d’URSS, Scribendum
Wagner, Das Rheingold (extrait) – Karajan, Bayreuth, DGG
Britten, Peter Grimes (The Storm) – Britten, Royal Opera House, Decca
Debussy, Nocturnes (Nuages) – Boulez, Cleveland Orchestra, DGG
Pink Floyd, Money – Peter Scholes, London Philharmonic, Philips

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Amateurs et bricoleurs

“Amateurs et bricoleurs”, s’offusquait Mackie-le-Surineur dans L’Opéra de quat-sous. Des amateurs et des bricoleurs (attention, ne pas confondre avec les bricoleurs-amateurs, fonds de commerce des magasins de bricolage !), on en trouve dans toutes les strates de la société, du président de telle ou telle république jusqu’au plus humble manœuvre et encore, lui, n’a pas le droit de se tromper sous peine d’être impitoyablement viré… Ne nous étonnons donc point que le milieu des compositeurs lui aussi soit lardé de son lot d’amateurs. Mais attention, amis peau-de-castors, y’a amateur et y’a amateur. On jettera un voile de miséricorde sur les sinistres rigolos armés d’un synthétiseur-compositeur automatique, ainsi que sur les affligeants grattouilleurs de variété, pour se pencher sur les grands compositeurs dont la musique n’était pas le premier métier, voire pas le métier du tout. Voici un petit parcours amusant à travers les œuvres de compositeurs amateurs, dont certains valent mille fois mieux que tant de professionnels dont les nullissimes manuscrits achèvent tranquillement de nourrir les vers à papier dans les bibliothèques. A vos oreilles, amis peau-de-castors, mais attention, nous vous avons glissé quelques peaux de banane sous forme de musiques nulles de compositeurs qui se croyaient géniaux – méconnus, naturellement – et dont la postérité n’a retenu le nom que dans des cercles d’où les rondes et les noires sont bannies. Quant au symphomane de service, il bafouille toujours autant, vous avez le droit de vous en plaindre en haut lieu.

Borodine, Danses polovtsiennes, Thomas Beecham, EMI Classics
Ives, Three PLaces in New England, 3e mouvement, Michael Tilson-Thomas, DGG
Gustave de Suède (1827 – 1852), Studentsangen, Jussi Björling, NAXOS
Frédéric II de Prusse, Concerto pour flûte en ut majeur, Patrick Gallois, DGG
Bach-Stokowski, Ein feste Burg ist unser Gott, dir. Stokowski, NAXOS
E. T. A. Hoffmann, Undine (ouverture), RSO Berlin, dir. Roland Bader, Koch-Schwann
Delius, Florida Suite, NAXOS
Friederich Nietzsche, Manfred (deux pianos)
Berwald, Symphonie4 (scherzo), Okko Kamu, NAXOS
Chaplin/Raskin, Modern Times
Chabrier, L’Etoile, Couplets du pal, Gardiner, EMI
Jean-Jacques Rousseau, Le Devin du village (ouverture), René Clemencic, Nuova Era

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MOI

Voici enfin celui que vous attendiez : MOI.

A une certaine époque, un célèbre bafouilleur-zozoteur très averti nous présentait les cinglés du music-hall sur France-Musique ; voici enfin celui que vous attendiez, le bafouilleur-à-la-voix-sourde qui vous présentera ses plus ridicules délires symphomaniaques, soigneusement sélectionnés pour leur incongruité, leur intérêt parfois douteux, leur provenance parfois louche, leur qualité parfois inégale, le tout emballé dans un grondement vocal de contrebasse fêlée et, par conséquent, anonyme ; le présentateur préférant garder l’estime de sa concierge.

Première tentative de podcast symphomane et, à tout seigneur tout honneur, nous souhaiterons donc la bienvenue au nouveau président états-unien Barack Obama par quelques clins d’œil musicaux en direction de l’Amérique du Nord. Afin d’éviter les allusions vaseuses du genre qu’affectionne le Président du Conseil Italien, nous avons renoncé à Scott Joplin, ou même à des pièces de Coleridge-Taylor mettant en musique Dunbar… mais de Ives à Sousa, de Yul Brynner à l’Orchestre de Nashville, du Hollywood Bowl à la Fanfare privée du Président des Etats-Unis, nous vous promènerons de-ci, de-là, cahin-caha, parfois farceusement n’importe où, n’importe comment. En bonus, une comparaison de quatre interprétations d’une œuvre séminale du répertoire contemporain états-unien qui vous laissera sans voix… on n’en dira pas plus. Cette formule, certains la détesteront, d’autres n’aimeront pas, bref, amis peau-de-castors, à vos tomates.

Détail du podcast

Ives : Variations on America, The President’s Own United States Marine Band – Naxos8.570559

Sousa : Stars and Stripes Forever, Detroit SO – CHAN6648

Saint-Saëns : « Mon cœur s’ouvre à ta voix » de Samson et Dalila, Marian Anderson, contralto – Pearl GEMM9318

Ives, Three Places in New England (second mouvement, Putnam’s Camp), Boston SO, Michael Tilson-Thomas, DG

Ecoute comparée : compositeur états-unien… no comment.

Scriabine : Poème de l’extase, Stokowski & New Philharmonia, BBCL4018-2

Scriabine : Poème de l’extase, orchestre dirigé par Antoni Stanislaw Boleslawowicz

Scriabine : Poème de l’extase, Svetlanov, LSO, BBC4121

Respighi : Les pins de Rome, dernier mouvement, Svetlanov & Orch. URSS, SC021

Tchaikovsky : Francesca da Rimini, Svetlanov & Orch. URSS, SC033

Richard Rodgers : The King and I, « Marche des enfants siamois » et « A Puzzlement » (Yul Brynner), GEM0208

Korngold : Deception, NAXOS8.570110-11

Tchaikovsky : Solitude, orch. Stokowski, Hollywood Bowl Orchestra

Tchaikovsky : Once again as Before, Op. 73/6 NAXOS8.554358

Ravel : Une barque sur l’océan, version orchestrale

Ravel : Une barque sur l’océan, version pour piano, Walter Gieseking NAXOS9.80072-73

Moussorgsky-Stokowski : Tableaux d’une exposition, BBCSO, dir Stokowsky, Music&Arts765

Moussorgsky-Gamley : Tableaux d’une exposition, Slatkin & Nashville SO, NAXOS8.570716

 

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