Classica Les blogs de Qobuz

Danièle Molko, Abacaba

Danièle Molko

Danièle Molko, Abacaba
Photo : Jean-Baptiste Millot
Texte : Hannah Krooz

Abacaba a maintenant plus de 10 ans d’existence.
La société est née de la rencontre de Danièle Molko et Catherine Huberty.

Leur projet visait à créer une structure où seraient liées édition musicale (l’édition-papier, quoi, à ne surtout pas confondre avec l’édition phonographique, l’éditeur-papier étant en quelque sorte le manager de l’auteur ou du compositeur vis-à-vis des interprètes auprès desquels il place les chansons, par exemple…) et scène. Catherine Huberty s’occupe particulièrement de la production d’artistes sur scène, quand Danièle s’occupe des éditions. “Nous nous considérons comme des artisans” dit Danièle Molko. “En fonction des artistes, nous sommes soit éditeur, producteur scénique ou encore producteur phonographique ou même encore manager.”

Une façons neuve de faire le métier et de le faire bouger. Véronique Sanson, Yves Duteil, Daniel Lavoie, mais aussi dans la plus jeune génération, Bertrand Soulier ou Zoë font partie de “l’écurie” Abacaba, qui organise aussi, à Meaux, depuis quatre ans, le désormais célèbre festival Musik’elles, un festival de chansons de femmes…

Abacaba sur Myspace.

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Hervé Rony, SNEP

Hervé Rony

Hervé Rony, SNEP
Photo : Jean-Baptiste Millot
Texte : Hannah Krooz

Emblématique ! Le mot a pourtant été banni du vocabulaire par la rédaction en chef de Qobuz. Mythique aussi, par ailleurs.
Mais comment ne pas le dire ? Hervé Rony est emblématique à bien des égards de ce métier. Et c’est pourquoi, dans cette galerie de producteurs, il mérite bien sa place, même s’il n’en est pas un lui-même.

Directeur général du SNEP, Syndicat National de l’Industrie Phonographique, qui réunit les quatre majors et quantité d’indépendants, il est la cible consentante et résignée des attaques qui visent l’ignominieuse “Industrie du disque”.

Et sans jamais perdre patience, sauf lorsqu’il vous fait le coup de la grosse colère et de la consternation, Hervé reprend son bâton de pèlerin pour tenter de convaincre, et convaincre, et convaincre encore.

A quelques mois de quitter le SNEP pour de nouvelles aventures, Hervé Rony livre avec la Loi Internet et Création sa dernière bataille au service des producteurs et de son syndicat.

L’occasion d’une énième grosse colère – mais celle là n’est pas une figure de négociation, c’est celle qui résume son gros morceau de vie passé à défendre l’industrie phonographique. Pour tout, merci, RV !

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Olivier Lacourt, Discograph

Olivier Lacourt

Olivier Lacourt, Discograph
Photo : Jean-Baptiste Millot
Texte : Hannah Krooz
Discograph voit le jour en février 1998 lorsque Olivier, mettant à profit une expérience acquise pendant  plusieurs années dans le milieu techno/house parisien, commence à distribuer à l’export les maxi-vinyles de ce qu’on appelait alors la “French Touch”.

La micro-structure se transforme bien vite en maison de disques sérieuse, développant un réseau autant en France qu’à l’étranger, ouvrant son catalogue à de multiples influences, toujours dans l’exigence d’une haute qualité.
Le catalogue propose aujourd’hui aussi bien des rééditions de classiques incontournables de la soul et du jazz, que des références afro-beat, techno, reggae, rock, pop ou hip-hop.

Les signatures sont éclectiques, flirtant avec le Jazz (Les frères Belmondo, c’est Discograph) ou la World music (Bako Dagnon) ; la chanson (Coralie Clément) ou le Rock (Stuck in The sound) et la pop (Brisa Roché) – sans renier ses origines électro (Missill). Le plus grand succès commercial de Discograph à ce jour étant toujours détenu par AaRON qui a vendu plus de 250 000 albums en France…

Discograph est également un des derniers distributeurs de vinyles en France et dans le monde. Cette activité représente encore plus de 10% de son chiffre d’affaires !

Enfin, Discograph exporte la musique française, et est à l’origine de réussites internationales de productions françaises à travers son réseau de partenaires dans plus de 25 pays…

Monsieur le Président des Victoires de la Musique est un jeune producteur et distributeur musclé, indépendant, et doté d’un flair certain !

Le site de Discograph : www.discograph.com

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Sylvie Brely et Franck Jaffrès, Zigzag Territoires

Sylvie Brely et Franck Jaffrès

Sylvie Brely et Franck Jaffrès, Zigzag Territoires
Photo : Jean-Baptiste Millot
Texte : Hannah Krooz

Zig-Zag Territoires… quel drôle de nom pour ce joli label créé il y a dix ans par Sylvie Brely rapidement rejointe par Franck Jaffrès, et qui témoigne lui aussi de la vitalité de la production classique française, cette “french touch” que même les observateurs du très british Gramophone, jadis si majoritairement britanniques dans leurs goûts, ont fini par saluer régulièrement ces derniers temps. Un label différent par la forme, aussi, avec des illustrations créées par la peintre maison, et des prises de son également maison la plupart du temps.

Mais laissons parler les deux fondateurs :

“Vous aimez la musique, la recherche de l’excellence, du « fruité du son », la quête du phrasé juste, de l’émotion ! La musique alliée à la peinture ! Depuis 1997, notre existence et nos motivations artistiques cherchent à défendre ces idées. Nous avons créé un catalogue de 100 disques grâce à l’économie du marché : la vente des disques, le soutien de Mécénat Musical Société Générale, les redistributions des droits d’auteurs et des droits voisins par le biais des subventions des sociétés civiles ADAMI, SPPF, du Fonds de Création Musicale nous ont permis de produire ces disques.”

“Comme l’écrivait Nietzsche il y a un siècle, « Sans la musique, la vie serait une erreur ». Nous cherchons à développer notre relation avec notre public – et nous espérons leur soutien – pour qu’elle continue d’exister, librement et pleine de vitalité.”

Et ils continuent :
“Nous considérons notre rôle d’éditeur phonographique comme celui d’un médiateur entre les artistes et le public. Le choix éditorial, celui des salles et des prises de son résultent d’un dialogue constant avec les artistes… L’esthétique sonore développée par Franck Jaffrès a pu s’affirmer au fil du catalogue et est devenue une des marques de fabrique du label.”

“Nous souhaitons consolider avec nos disques, le lien essentiel entre la connaissance, la compréhension intime, l’expérience intérieure des artistes et la réception par les auditeurs de cette pratique. Ce dernier point est particulièrement développé pour notre projet d’Intégrale des pièces de clavecin en concert de Jean-Philippe Rameau à travers l’intercession d’une jeune personnalité.”

“Objets uniques, à mi-chemin entre l’artisanat et l’industrie, Zig-Zag Territoires souhaite offrir avec ses disques un réel
accompagnement intellectuel et esthétique à travers des livrets fouillés et les peintures originales de la peintre Anne Peultier qui réalise depuis 100 disques une expérience subjective de correspondance entre la musique et la peinture. Cette aventure enrichit l’expérience de la création discographique qui devient un échange artistique entre éditeur, musiciens, ingénieur du son, peintre, graphiste et producteur.”

“Nous avons développé le label autour d’artistes que nous avons réussi à faire émerger tels que la claveciniste Blandine Rannou (Intégrale JP Rameau, Suites françaises et anglaises de JS Bach, Couperin), David Plantier, Amandine Beyer, Edna Stern en 2005 et l’arrivée d’artistes de renommée internationale : L’ensemble 415 et Chiara Banchini, Anima Eterna et Jos van Immerseel… Ce que nous représentions – capacité d’écoute des artistes et créativité dans notre design – correspondait certainement à ce que Jos van Immerseel ne trouvait plus chez son éditeur précédent…”

Pour suivre l’actualité de ZigZag Territoires, allez visiter leur site Internet :
http://www.zigzag-territoires.com

Et nous avons fait un rêve : qu’on retrouve bientôt ZigZag Territoires sur Qobuz !

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Stéphane Topakian, Timpani

Stéphane Topakian

Stéphane Topakian, Timpani
Photo : Jean-Baptiste Millot
Texte : Hannah Krooz

C’est la constance, cette qualité certes pas très bling-bling, mais si rare, qui caractérise le mieux le label Timpani créé il y a près de vingt ans par Stéphane Topakian, rejoint il y a peu par Emmanuel Chollet. La constance peut être un idéalisme : la preuve. On ne sait pas bien d’ailleurs ce qu’aurait pu devenir Stéphane Topakian depuis vingt ans, s’il n’avait pas créé sa maison de disques. Aurait-il pu être heureux à quoi que ce soit d’autre ?

Les producteurs-éditeurs ou éditeurs-producteurs, si vous voulez, sont devenus rares. Entendez par là ceux qui, à la fois produisent vraiment l’enregistrement, et l’éditent par la suite. Dans un restaurant, ils feraient la cuisine et le service à table tout à la fois. Topakian, lui, prend son pied à préparer son plan d’implantation, à préparer les partitions, à imaginer les programmes, à traquer les partitions inconnues. Il faut l’entendre vous expliquer, les yeux brillants, qu’il va enregistrer tel opéra français précieux, tel quintette bien gras, tel cycle de mélodies délicat… Mais ensuite, il attache un soin maniaque à ses pochettes, à la mise en page, aux textes et traductions et y prend tout autant de plaisir. Le résultat est un objet peu clinquant dans la forme (Timpani n’investit pas tellement dans le cartonnage) mais un produit qui tient toutes ses promesses : programme, appareil éditorial, prise de son.

Parce qu’il est un producteur dans toute la splendeur du mot, Stéphane Topakian est intransigeant. C’est simple : il fait ce qu’il veut, quand il veut, en véritable artisan, si le mot a un sens. Sa vie, c’est son label – et ce label n’a jamais été en 20 ans aussi beau et aventureux qu’il l’est aujourd’hui !

Stéphane Topakian peut en outre se targuer d’une constance qui s’appelle fidélité. Fidèle à ses solistes il l’est aussi à l’Orchestre Philharmonique de Luxembourg, une phalange qu’il a accompagné dans sa métamorphose. A cet égard, il est l’exemple pur du rôle qu’un éditeur peut tenir aux côtés d’un artiste, soliste ou orchestre : le faire grandir, lui tendre un miroir, le faire progresser, et le projeter dans le monde.

Les albums du label Timpani en téléchargement disponibles sur Qobuz.

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