Classica Les blogs de Qobuz

Bruno Lion, Peermusic

Bruno Lion

Bruno Lion, Peermusic

Il fut, à l’époque de Mitterrand (François), le Monsieur Rock de Jack Lang au Ministère de la Culture. Mais avant encore ? Tout jeune, il s’était fait remarquer dans l’aventure du Centre d’Information du Rock qu’il avait créé avec quelques Mac Mini et une bande de copains — un CIR qui fut une sorte de préfiguration de ce qu’est aujourd’hui l’Irma, et définissait un centre de ressources sur les musiques “actuelles”, très original et novateur pour l’époque, en un temps où la prise en compte des répertoires de variétés n’était pas du tout évidente dans les arcanes ministérielles.

Depuis lors il a fait du chemin : devenu éditeur en 1998 chez Peermusic, il est à l’œuvre avec éclectisme (Davide Esposito, Nicolas Bacri, Franck Fossey, Agoria, Sharko, Gipsy Kings, Kassav’, Lokua Kanza,…), spécialiste des débuts de carrière (Aston Villa, Venus, Matthieu Mendès, Sportès, Mr Lab,…). Et il accompagne les musiques de films comme, en 2008 celle de Go fast (Agoria), en 2007 celle de Jérôme Baur pour Les Petites vacances ou celle de Jérôme Bensoussan pour Dans les cordes.

À quel âge peut-on se résoudre à devenir un professionnel de la profession ? Bruno est désormais membre du Conseil d’administration de la Sacem et Président de la Fondation pour la Création Musicale. On lui pardonne par avance puisqu’il n’a pas perdu la flamme juvénile qui l’anime depuis toujours.

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Olivier Bellamy, Radio Classique

Olivier Bellamy

Olivier Bellamy, Radio Classique

Olivier Bellamy débuta à Angers à Radio Oxygène au début des années 80 puis a collaboré à La Nouvelle République du Centre Ouest, à Ouest France, à Angers Poche. Monté à Paris, il a collaboré au Quotidien de Paris de Philippe Tesson, à Globe, à L’Evénement du Jeudi. Il est aussi l’auteur de quatre guides du Petit Futé ! : Angers (bien sûr) mais aussi Paris, et même Paris-Dimanche

Est-ce la douceur de la région angevine, où il commença sa carrière, qui prédisposait Olivier Bellamy à devenir l’interlocuteur et le confident de tant de stars sur Radio Classique, dans  « Passion Classique » de 18 h à 19 h 30 tous les jours (*) ?  Dans « Passion Classique » Olivier Bellamy reçoit les plus grandes personnalités qui y parlent de leur rapport à la musique et font leur programme hebdomadaire pendant trois ans ; l’émission entame sa deuxième année en tant que quotidienne. Ecrivains, acteurs, hommes politiques, médecins, chercheurs, navigateurs ou musiciens livrent une partie inattendue de leur personnalité tout en attirant un large public dans le monde de l’émotion musicale. Olivier Bellamy est également collaborateur à Classica et journaliste au Parisien – Aujourd’hui en France.

Biographe, il publiera bientôt la première biographie mondiale consacrée à Martha Argerich, qui sortira chez Buchet-Chastel en février 2010 ; il a collaboré au récent livre de Hélène Mercier-Arnault. À la télévision, il est l’auteur de portraits de Dee Dee Bridgewater, Françoise Hardy et de documentaires sur le Concours Long Thibaud, la famille Casadesus, la cantatrice Renata Scotto et les orchestres d’harmonie en France…

(*) Rediffusion de 0 h à 1 h 30, best of le week-end.

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Pierre Forgacs, président et directeur artistique de Happy Music

Pierre Forgacs

Pierre Forgacs, président et directeur artistique d’Happy Music

Happy Music, tout un programme !

Ca parle de bonheur et c’est leur bonheur de l’époque (on est en 1985) qu’ont voulu faire partager en musique Pierre Forgacs et Delphine Gosset, en créant cette année-là leur société, qu’ils ont appelé Happy Music.

Connu et reconnu pour son oreille avant-gardiste, on peut dire que Pierre Forgacs a créé avec Happy Music le premier label français de House Music et de toutes ses déclinaisons successives, du Garage à la Deep House. Il est aujourd’hui encore l’un des plus gros indépendants sur les répertoires House, Techno, Dance et Electro.

Partenaires des plus grands labels étrangers Strictly Rhythm (USA), Nervous (USA), Defected (UK), Subliminal (UK), Time (I), Ministry of Sound (UK), Azuli (UK), BXR (I), Happy Music, distribués par Universal et Sony il fait fait danser sur tous les tubes des plus grands artistes du genre : Robin S, 740 Boys, Ultranaté et son cultissime Free, Robert Miles, Technotronics, Reel 2 Real, SandyRivera, Danny Tenaglia, Faithless, Barbara Tucker, Byron Stingily, David Morales, Harry «Choo Choo» Romero, Deep Dish, Eric Prydz, et dernièrement Steve Angello & Sebastian Ingrosso, Kid Cudy, Guru Josh Project… Et qui a oublié “Dragostea din Tei”, LE tube planétaire d’O-Zone, qui, un été durant, a fait chanter le monde en roumain dans le texte ?

Un été sans petites latinas dénudées remplacées par trois jeunes moldaves en jeans, T-shirts. Il fallait oser ! Pierre Forgacs a osé et il a gagné, puisqu’à ce jour et en l’état du marché du disque, ce tube de l’été 2004 reste le dernier tube digne de ce nom en termes de ventes.

La clé du succès ? On l’a dit : une oreille, exercée tout jeune à l’époque où il était lui-même DJ, une fréquentation de tous les clubs de Paris, Cannes, St-Tropez, Ibiza, Miami et New-York… à l’écoute des play-lists et des nouveautés jouées par les DJs les plus pointus et surtout ce même bonheur qu’à 20 ans d’aimer et de vouloir faire aimer cette musique, de danser et de faire la fête.

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David El Sayegh, directeur général du SNEP

David El Sayegh

David El Sayegh, directeur général du SNEP

David el Sayegh, auparavant directeur des affaires juridiques et des nouvelles technologies du Snep, le principal syndicat des producteurs, est devenu son directeur général, à la suite de Hervé Rony qui avait personnifié le syndicat pendant tant d’années, aux côtés des patrons des grandes maisons de disques.

Les nouvelles technologies, à l’évidence, n’ont pas fini d’occuper les journées de cet avocat de 38 ans au look très “boyish”, dans ses nouvelles fonctions. Son long passage au service de perception Internet, Médias et Droit de reproduction de la Sacem lui aura donné à coup sûr le goût des terrains compliqués et inédits.

David accède au job alors qu’une page finit de se tourner de toutes façons : après Hadopi, le paysage et les enjeux auront définitivement changé et l’Industrie, longtemps sonnée par la révolution numérique et ses conséquences, entreprendra sa reconstruction et sa convalescence.

Compte tenu du maquis juridictionnel complexe d’un métier qui se retrouve le cul par-dessus tête, où chaque décision ou négociation peut avoir des conséquences lourdes, les producteurs se sont donc choisi un avocat pour les représenter. Le message est clair !

SNEP

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André Tubeuf

André Tubeuf

André Tubeuf, chez lui, le 5 août 2009.

L’une des grandes plumes de la musicographie française, et à coup sûr la plus élégante et la plus délicate, est agrégée de philosophie, une matière qu’il enseigna à Strasbourg jusqu’en 1992.

On ne s’en souvenait plus jusqu’au moment de relire sa biographie, André Tubeuf fut aussi un homme de cabinets ministériels ! Oh, rien de bien grave : il travailla sur la musique aux côtés du très intègre Jacques Duhamel à partir de 1972 pour s’occuper des questions musicales et fut membre également du cabinet de Michel Guy en 1974, ministre de la Culture de Jacques Chirac.

Les essais de André Tubeuf au dos des pochettes des 33 Tours de la collection “Références” chez EMI ont fait rêver et formé une génération de discophiles classiques aux enregistrements anciens. Sa proximité délicate de tant de cantatrices et chanteurs en fait une mémoire précieuse et pudique de l’histoire du chant. Ses chroniques au Point ou à Classica un ami discret et présent qui ne nous quitte pas.

André Tubeuf, une certaine élégance d’être et de penser.

Le blog André Tubeuf.

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