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Jean-Marie Hubert

Créateur du Salon HIFI Home Cinema qui se tient ce WE à Paris près de la Tour Eiffel à l’Hôtel Pullman, Jean-Marie Hubert est un observateur très avisé de l’industrie de la Haute-fidélité, qui est à la fois sa passion et son métier depuis… très longtemps.

Le salon qu’il a créé est né de la disparition du Festival du Son au début des années 80. Depuis lors Jean-Marie Hubert, à travers les hauts et les bas de ce métier, a tenu le cap.

Sur le Salon 2011 flotte un petit air frais de renouveau qu’accompagne très bien la météo de cet été indien sur Paris : dans les rues de beaux jeunes gens arborent de gros casques qui magnifient la musique, et pour la maison les constructeurs de matériels conçoivent des engins qu’on appelle “streamers” et qui envoient votre musique de très haute qualité dans toutes la maison, pilotée du bout du doigt depuis la tablette de votre choix.

Tout n’est donc pas si morose en cette rentrée 2011, puisque la belle musique recommence à sonner beau. Au loin, passe un corbillard sans fleurs ni couronnes. Le MP3 est mort ! Vive la qualité du son !

Ecoutez le podcast que nous avons réalisé avec Jean-Marie Hubert

Le site du Salon de la HIFI, de la Vidéo et du Home Cinéma 2011dont Qobuz est partenaire

Photo : © Jean-Baptiste Millot / www.qobuz.com – Reproduction interdite.

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Café de la Danse

Cyril Bahsief et Marie Favre
A quelques encablures de Bastille, près de la rue de Lappe se cache une salle au cachet rare avec son immense mur en fond de scène et son bar en hauteur : le Café de la Danse. Un lieu de près de 500 places qui souffle cette année ses 20 ans. A la programmation et l’administration, Cyril et Marie, respectivement 31 et 27 printemps. Ce Café de la Danse qui les a formés se nourrit de leurs envies, exigences et curiosités artistiques depuis plus de quatre ans… A quelques années d’intervalle, Cyril et Marie ont suivi à Nantes les mêmes études de gestion. Chacun sa spécialisation culturelle, ils partagent pourtant la même vision d’un métier en voie de professionnalisation. C’est en février 2007 que le tandem se rencontre lors d’un entretien. Nouvelle recrue du Café de la Danse, Cyril recrute Marie pour un stage qui se transforme vite en collaboration. Celle-ci dure encore. Fink, Joseph Arthur, Le Loup, Bill Callahan, Low, Syd Matters, Why ?, tUnE-yArDs ou bien encore Scout Niblett les ont tout d’abord rapprochés. Les 900 spectacles en commun ont confirmé leurs ambitions et idéaux partagés. Quant à leur futur, il s’écrit comme une entente qui n’est pas prête de s’arrêter…

Le site du Café de la Danse

Photo : © Jean-Baptiste Millot / www.qobuz.com – Reproduction interdite.

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Maria Rodriguez, programmatrice du Baiser Salé

Maria Rodriguez, programmatrice du Baiser Salé
A Paris, la rue des Lombards est unique. Unique comme l’est le Baiser Salé, petit club mythique où de nombreux jazzmen ont fait leurs armes. Et si sans Baiser Salé point de rue des Lombards, sans Maria Rodriguez, point de Baiser Salé ! C’est à Vigo, en 1950 que la maitresse des lieux voit le jour. L’Espagne vit alors de rudes heures et sa famille s’envole pour la France. Son père ne retournera en Galice qu’en 1977. A Paris où elle décide de rester, Maria obtient un CAP d’employée de bureau, rêve d’être danseuse et – militant communiste active – pousse la chansonnette, à la Fête de l’Huma et ailleurs. Elle est enrôlée dans l’orchestre de bal de Peter Dean ! Le point de départ original d’une carrière liée à la musique. Sa love story avec le Baiser Salé qui débute à l’automne 1983, sera elle aussi un bien joli hasard qu’elle racontera en 2005 à Télérama Sortir. « Le groupe brésiliens Les Etoiles se produisaient un soir au Baiser Salé. C’était le bordel ! J’ai donné un coup de main, et je n’en suis jamais repartie ». Quelques mois plus tard, Patrick Gibson, alors à la tête de ce club, établit avec Maria une programmation aux saveurs latinos… Depuis, tout le monde sait bien que le Baiser Salé est une scène unique au monde. Un lieu chaleureux où se croise jazz et salsa, fusion et musique caribéennes, Afrique et Amérique du Sud… Un lieu où professionnels mais aussi amateurs peuvent se retrouver dans une convivialité sincère. Merci qui ?

Le site du Baiser Salé

Photo : © Jean-Baptiste Millot / www.qobuz.com – Reproduction interdite.

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Philippe Ogouz

Le président de l’Adami n’est pas un personnage comme les autres… Celui qui est à la tête de la Société civile pour l’administration des droits des artistes et musiciens interprètes, a mené de nombreuses activités au cinéma et à la télévision, (et même comme doubleur !), tout en poursuivant des activités théâtrales… Né en 1939 à Saint-Jean-de-Luz, Philippe Ogouz se forme au Conservatoire d’Art Dramatique et au Centre d’Art Dramatique de la rue Blanche, entamant sa carrière d’acteur à partir de 1960. Au cinéma, il croisera notamment le chemin d’Alain Robbe-Grillet, Alain Cavalier, Denis Amar ou bien encore René Clément…
En 2003 et 2004, C’est lui qui réalise et joue « La Rafle du Vél’ d’Hiv », adaptation théâtrale de trois livres de l’historien Maurice Rajsfus sur la rafle du Vélodrome d’Hiver… Vice-président du Syndicat national des metteurs en scène, il est président du conseil d’administration de l’Adami depuis 2005. Sous son impulsion, le Gala de l’Union des artistes a retrouvé la piste du Cirque d’Hiver depuis mars 2010. Diffusée sur France 2, cette soirée de solidarité a été suivie par plus de 4,5 millions de téléspectateurs. Elle a permis de recueillir près de 100.000 euros au profit des artistes en difficulté.
La 50e édition du Gala de l’Union des artistes est programmée fin 2011.

Photo : (c) Jean-Baptiste Millot / www.qobuz.com – Reproduction interdite.

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Yves Rousseau

Maintenant que la vidéo musicale devient cette drôle d’addiction qui permet de recevoir dans son salon toutes les stars du moment que la distance magnifie dans la salle mais dont on n’ignore plus, vus de
près, ni les points noirs ni les petites monstruosités physiques , on a bien besoin, dans la cabine d’un “conseiller musical” pour rendre la musique au mieux.

Le “conseiller musical” étudie et annote à l’avance les partitions, il “découpe” dans le jargon, et indique à la réalisation et aux caméramans les instruments qu’il faut filmer. “Conseiller musical” auprès des réalisateurs de concerts filmés, et bien voilà donc le tout dernier en date des métiers exercés par Yves Rousseau. Vous le croiserez, très affairé, dans toutes les grandes salles, que ce soit à Pleyel, à la Cité de la Musique, au Théâtre des Champs-Elysées, à Garnier, à la Halle aux grains, à Aix ou Verbiers, ses grandes partitions annotées sous le bras !

Lorsqu’il n’oeuvre pas dans l’ombre de la cabine vidéo, il conseille aussi ses amis musiciens pour des enregistrements, avec cette satisfaction de l’oeuvre bien accomplie, des résultats tangibles, mais toujours dans l’ombre, en toute modestie. Têtu comme doit l’être un Breton et Suisse à la fois, Yves poursuit ses passions et construit au fil des années un monument aux choses qu’il aime. La liste est longue.
Quand même, listons :
- L’orgue d’abord, un instrument qu’il pratique lui-même régulièrement le dimanche à l’église et dont il a permis quelques enregistrements magnifiques avec les intégrales Jehan Alain, Duruflé, Franck…
enregistrées par l’organiste Eric Lebrun – mais aussi en assurant la programmation d’un cycle de concerts d’orgue pour René Koering au Festival de Radio France et de Montpellier (voir édition 2011).
Yves par ailleurs est membre du Comité artistique du Concours International d’Orgue de Chartres et très investi dans l’organisation du Concours International d’orgue de Chartres depuis 1990.

- La musique française en général. On citera son militantisme ardent en faveur de Ropartz, Poulenc, Duruflé, Honegger… qui a produit de beaux fruits avec les enregistrements de Michel Piquemal.

- Le chant choral (il fut pendant longtemps l’administrateur de l’Ensemble Vocal Michel Piquemal et du Choeur Vittoria d’Ile-de-France et ensuite un court passage au Choeur de Radio France.

- L’enseignement, une passion qui le vit travailler au Conservatoire de Lille aux côtés de Philippe Lefebvre et au CNSM de Paris comme responsable de la programmation des activités publiques.

Mais tout cela n’aurait pas eu lieu sans une mélomanie initiée dès l’enfance, à Nantes avec l’orgue et la rencontre d’un professeur extraordinaire : Micheline Lagache, mais aussi avec l’Orchestre des
Pays de la Loire à l’époque de Pierre Dervaux, lui-même défenseur émérite de la musique française (il chantera en choeur des années sous sa direction). Au cours de ces années, ses chocs musicaux seront,
Pelléas, les Dialogues des Carmélites, Louise, Jeanne au bûcher !

A son compte à Nantes dès 1977, Yves vendit des disques et des billets des concerts dès 1977 sous la fière enseigne “Yves Rousseau Disques” – les clients s’en souviennent encore : ils furent bien servis. Parce que, pour Yves Rousseau, la musique est une affaire sérieuse, et pour tout dire, la grande affaire de sa vie.

Photo : (c) Jean-Baptiste Millot / www.qobuz.com – Reproduction interdite.

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