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Yves Petit de Voize

Yves Petit de Voize

Yves Petit de Voize
dans son bureau à la Fondation Singer Polignac, le 8 mars 2010.

“Il n’arrive des histoires qu’à ceux qui savent les raconter” aurait écrit Jean-Paul Sartre. Voilà pourquoi la vie musicale, telle que racontée par Yves Petit de Voize est toujours plus belle que celle qu’on a connue — et voilà pourquoi ce qu’il raconte est toujours extraordinairement exact : la vérité n’a que faire de l’exactitude.

Ici photographié à la Fondation Singer Polignac, dont il conduit désormais la politique d’accueil et de promotion des jeunes artistes et de la jeune musique, Yves prépare ces jours-ci le quatorzième rendez-vous pascal qu’il a fondé en 1996 et qui se déroulera à partir du 17 avril prochain à Deauville. Dresser la liste des noms des artistes qui ont participé à ce Festival depuis sa création, qui étaient peu connus alors et occupent aujourd’hui les premiers rangs de la notoriété, c’est une fois encore se surprendre du don si particulier d’un homme si peu visible auquel il semble n’échapper jamais rien — ni dans une conversation, ni dans un rapport de force, ni dans le potentiel d’un artiste avant-même qu’il ait posé les doigts sur un instrument ou une baguette.

Ce don de divination qu’il n’a pas utilisé pour devenir producteur de disques, ou manager,
Yves Petit de Voize le balade depuis les débuts de sa vie active — on n’oserait pas lui attribuer une carrière — lorsque, jeune responsable du Festival des Arcs, il a noué des liens d’électron libre avec une génération entière de musiciens passés aujourd’hui aux commandes, et avec de grands aînés tels Martha Argerich ou Nikita Magaloff dont il fut le publiciste flamboyant, en des temps où ces deux-là n’étaient pas encore passés à la légende.

Le hasard a de l’humour aussi, qui a conduit cet homme à se voir nommé, à la fin des années 80, en un lieu très très improbable : la rédaction en chef de Diapason, un magazine qui venait d’être racheté à son fondateur par les Éditions Mondiales et dans lequel il trouva à sa chaise non pas une mais deux femmes : Jacqueline Muller et Edith Walter. Pour ceux qui se rappellent. En quelques mois, Petit de Voize actionna le détonateur et fit d’un titre qui vendait alors jusqu’à sa couverture le meilleur magazine classique international, militant pour ses passions de jeunesse et jouant en vrai virtuose au chat et à la souris avec les bailleurs de fonds si profonds qu’étaient alors les maisons de disques au sommet de leur gloire-CD.

Le seul bad boy du classique en France au cours des 30 dernières années n’allait pas en rester là, et prit, en parallèle à Diapason, la direction du Festival de Montreux : dans son cas, le non-conformisme n’est pas ennemi des bonnes manières et des alpages. Il y fit une programmation du tonnerre et mit en actes ce qu’il faisait écrire dans son magazine pour la plus grande joie de ses commanditaires. Mais aussi Yves le sait : les temps changent et ne rejouent pas ; tout cela devenait moins drôle, on ne referait plus certaines choses comme, par exemple, des soirées annuelles de remise des Diapason d’Or absolument flamboyantes et drolatiques au cours desquelles on se souvient avoir entendu un Jacques Martin peu concerné parler d’Éditions Spéciales pour Éditions Mondiales, et se côtoyer le temps d’une soirée les plus grands artistes mondiaux du moment venus tout spécialement.

Sa personnelle magie, Yves Petit de Voize l’a déplacée aujourd’hui, dans des cadres différents. À Deauville, on l’a dit, où la programmation est absolument remarquable, et les interprètes à suivre tous. Et dans l’animation de la musique au sein de cette Fondation Singer-Polignac, lieu magique, extraordinaire, où s’est écrit l’histoire de la musique du XXe siècle, créé par Winnaretta Singer, Princesse Edmond de Polignac par son mariage avec un homme dont elle était, et pour cause, si peu l’intime ; une Princesse flamboyante et robuste qui fit le meilleur usage qu’on puisse faire d’une fortune familiale gagnée sur la réussite des machines à coudre éponymes : la dépenser à faire créer la musique et vivre les grands musiciens, compositeurs ou interprètes.

Deux sites clefs :

Le site de Musique à Deauville : www.musiqueadeauville.com/
Le site de la Fondation Singer-Polignac : www.singer-polignac.org/

Photo : (c) Jean-Baptiste Millot / www.qobuz.com – Reproduction interdite.

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Guy Coutanson

Guy Coutanson

Guy Coutanson, chez Qobuz.
Janvier 2010.

Guy Coutanson’a été pendant 20 ans le Tambour-Major de la Batterie-Fanfare de la Police Nationale, l’une des formations professionnelles parmi les plus dynamiques.

Sous sa responsabilité, cette formation a enregistré de nombreux albums et permis de faire connaître des créations et les standards du répertoire. Guy Coutanson a débuté la musique à 7 ans, en 1962 à la Batterie-Fanfare de l’Étoile à Craponne-sur-Arzon (43). C’est là qu’il a découvert le clairon et la trompette de Cavalerie. À 18 ans, il obtient un grand prix fédéral de la Fédération Sportive et Culturelle en clairon et trompette et fait son service militaire à la Fanfare de Cavalerie du 1er régiment de Spahis, stationné en Allemagne.

En 1975, il se présente à la Musique de la Police Nationale qui ouvre au recrutement deux postes : cor en mi bémol et trompette de cavalerie. Il est sélectionné pour les deux postes ; il choisit le cor. En 1985, il est reçu au concours de Tambour-Major Adjoint de la Police Nationale et succède à Louis Bellebon en 1988.

Le répertoire était essentiellement militaire : marches et cérémonial. Guy Coutanson fait partie de ces pionniers, après Robert Goute, Jacques Devogel, Pierre Bigot qui vont sans cesse explorer de nouveaux genres — baroque, jazz, contemporain, rock — et faire sortir la Batterie-Fanfare du seul registre militaire, sans pour autant renier sa tradition républicaine (les sonneries et les honneurs devant les monuments aux morts, lors des commémorations, etc.). Il a également suivi les cours de percussions des Conservatoires de Chatenay-Malabry puis de Boulogne-Billancourt, et a perfectionné sa technique Tambour. Il est membre de l’Association Internationale de l’École Française du Tambour, les « Tambours de 89 » dont il est Maître Tambour.

Il prend des cours d’écriture auprès de Pierre Saaorborg et est admis à la SACEM comme membre compositeur en 1984. Il a composé de nombreuses pièces dont certaines sont devenus des « tubes » : Carillon d’automne, Broderies, Volcania, Swing marche, Viva Carina, Open Batt, etc…

Guy Coutanson est toujours resté très attaché au milieu amateur ; il est une « personnalité » dans le milieu des Batterie-Fanfares, respecté par les professionnels, très sollicitée par les amateurs et les confédérations.

Guy Coutanson est ainsi conseiller technique pour plusieurs confédérations ; il a été membre fondateur de la Confédération Française des Batteries-Fanfares dont il fut rédacteur du bulletin, directeur technique, et le premier directeur de la Batterie-Fanfare Nationale. Élu au Conseil d’Administration, il a été également Vice-Président chargé de la commission musicale.

II est intervenu dans le cycle de préparation, aux sessions du Diplôme d’État de Direction d’Ensemble à Vent pour les régions Bourgogne, Poitou- Charentes et Nord-Pas-de-Calais, en 1997/98.

Guy Coutanson continue de « sévir » dans ce milieu très soudé et très attachant des Batterie-Fanfares et des Orchestres d’Harmonie ; il défend une voie d’excellence et de rigueur. Si on le cherche, il suffit d’aller à un concert d’Harmonie, de Brass Band ou de Batterie-Fanfare, il est toujours là…

Retrouvez notre podcast avec Guy Coutanson.

Photo : (c) Jean-Baptiste Millot / www.qobuz.com – Reproduction Interdite.

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