Classica Les blogs de Qobuz

Frédéric Mitterrand

Frédéric Mitterrand

Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture et de la Communication

Pas de compliment aujourd’hui pour un ministre en exercice !

Les Têtes de l’Art disent toujours du bien de leurs invités. Comme il n’est pas acceptable de dire du bien d’un ministre en exercice, quelle que soit l’envie qu’on en ait par ailleurs et la sympathie qu’on a pour l’homme, on notera seulement que cette photo a été réalisée à l’issue du concert enchanteur de Anouar Brahem, Salle Pleyel à Paris, mercredi 9 décembre 2009.

Il paraît qu’on ne le tient pas en place entre les murs du ministère, FM !

Photo © Jean-Baptiste Millot
Partager sur mes réseaux sociaux

Jean-Pierre Rousseau

Jean-Pierre Rousseau

Jean-Pierre Rousseau
Directeur de l’Orchestre Philharmonique de Liège

Un Niortais à Liège ! Mais avant de prendre, il y a dix ans, la direction de l’Orchestre philharmonique de Liège Wallonie Bruxelles et de la Salle philharmonique de Liège, Jean-Pierre Rousseau s’est offert un beau, éclectique et passionnant parcours… Après des études à Poitiers, puis à Paris, où il obtient deux licences de lettres (allemand et russe) et une licence en droit, ce fin mélomane obtient un diplôme (piano, solfège, analyse) du Conservatoire National de région de Poitiers. Après des missions de 1977 à 1986 aux côtés de plusieurs personnalités politiques, il choisit en 1986 de réorienter son parcours professionnel, lorsque la Radio Suisse Romande recrute un producteur responsable du secteur symphonique. Il produit et anime plusieurs émissions, organise, sur le plan artistique et budgétaire, une grande part des activités de l’Orchestre de la Suisse Romande, alors dirigé par Armin Jordan ; il est ensuite nommé chef des émissions musicales, puis de la production musicale de la RSR, et est chargé de renégocier la convention pluriannuelle liant les orchestres et la Radio suisse.

En août 1993, Jean-Pierre Rousseau est appelé à la direction de France Musique. Il est confirmé en 1996 dans ses fonctions de Directeur délégué de la chaîne musicale française de service public et des programmes musicaux de Radio France (France Culture, Hector). Il réorganise profondément la grille des programmes et les méthodes de production. En cinq ans, la moitié des producteurs est renouvelée et l’audience moyenne de France-Musique augmente de 10%.

Le 1er octobre 1999, au terme d’un appel à candidatures international, Jean-Pierre Rousseau devient Directeur Général de l’Orchestre philharmonique de Liège Wallonie Bruxelles et de la Salle philharmonique de Liège (anciennement salle de concerts du Conservatoire). Une fonction aux fortes compétences artistiques et gestionnaires. Le nouveau Directeur Général s’emploie à restructurer l’orchestre, le fait passer du statut d’institution à celui d’entreprise culturelle. Il redéfinit les fonctions de direction et d’encadrement, procède à de nouveaux recrutements, fixe des objectifs artistiques ambitieux (« toutes les musiques pour tous les publics »). En quatre ans, de 2004 à 2008, le public est multiplié par quatre ! De nouvelles séries (concerts commentés, musique de chambre) rencontrent un succès sans précédent. Regardez la programmation qu’il y propose en janvier 2010 ! C’est comme un élixir de jouvence. Celle de janvier prochain accuse les contrastes. Un concert de musique hongroise (Kodaly, Dohnanyi), côtoie un programme russe avec des partitions des plus différenciées, et plus tard dans le mois Kullervo de Sibelius! On ne peut que féliciter cette quête constante de la diversité, nous Parisiens qui devons nous enfiler chaque semaine les mêmes répertoires. Un peu de Vaughan Williams, Kodaly, Roussel parfois, et l’hiver nous réchaufferait !

Le site de l’Orchestre Philharmonique de Liège

Le Blog (tout à fait personnel) de Jean-Pierre Rousseau

Partager sur mes réseaux sociaux

Serge Dorny

Serge Dormy

Serge Dorny
Opéra de Lyon

Dans le domaine de la création lyrique, l’Opéra de Lyon possède une vraie tradition d’audace : depuis 40 ans, au moins une, parfois plusieurs créations par saison. Ainsi, la deuxième ville française peut s’enorgueillir d’être l’un des porte-drapeaux de la création musicale internationale. Un théâtre qui, depuis longtemps, ose la prise de risques et sait dégager les budgets nécessaires pour offrir aux créateurs les meilleures conditions pour travailler. Parmi eux, des compositeurs aussi différents que Gilbert Amy, Georges Aperghis, Gavin Bryars, Antoine Duhamel, Marcel Landowski, Joseph Kosma, Maurice Ohana, Claude Prey… A la tête de l’institution lyrique lyonnaise depuis un septennat déjà, Serge Dorny conserve perpétuellement le cap sur cette audace. Ce Belge de 47 ans a perpétué cette tradition lyonnaise en suscitant l’émergence d’œuvres nouvelles et de productions inédites d’opéras des XX e et XXI e siècles, proposant des spectacles de tout premier plan. Ainsi, outre Faustus the last Night de Pascal, Lady Sarashina d’Eötvös, Hanjo de Hosokawa et L’Upupa de Henze, l’Opéra de Lyon a donné ces dernières années les premières scéniques françaises de Moscou, Quartier des Cerises de Chostakovitch (2004), Tea de Tan Dun, Luci mie traditrici de Salvatore Sciarrino (2007) associé à un pur joyau viennois, Une Tragédie florentine de Zemlinsky lui aussi donné en création scénique française ; et, au cours de la saison 2008/2009, Dans la Colonie pénitentiaire de Philip Glass aux côtés du Joueur de Prokofiev, Le Vin herbé de Frank Martin.

Né en 1962 à Wevelgem, cité belge de 15.000 habitants située à une vingtaine de kilomètres de Lille, Serge Dorny a étudié l’histoire de l’art, l’archéologie, la musicologie et les sciences de la communication à l’université de Gand, parallèlement à des études musicales au conservatoire de cette ville. En 1983, il intègre, en qualité de dramaturge musical, le Théâtre de la Monnaie de Bruxelles, sous la direction de Gérard Mortier, avant de rejoindre le Festival des Flandres.

En 1987, Dorny devient le directeur artistique de ce festival pluridisciplinaire. En 1996, il est nommé directeur général et directeur artistique du London Philharmonic Orchestra, orchestre en résidence au South Bank Centre de Londres et assurant la saison lyrique du festival de Glyndebourne. Depuis janvier 2003, il est directeur général de l’Opéra de Lyon.

Parallèlement à ces activités, Serge Dorny assure des missions d’expertise et de conseil et siège dans plusieurs concours : Helsinki et Bamberg (direction d’orchestre), Concours international de musique Reine Élisabeth (épreuve de chant). Et si il lui reste un peu de temps, il prend la plume comme ce fit le cas pour L’Opéra, l’avenir d’un passé, en collaboration avec Johan Thieleman, publié à Bruxelles en 1990.

Cette saison, grâce à Dorny, l’Opéra de Lyon se distingue une fois encore au sein du paysage lyrique français en creusant le sillon de la création et de l’opéra contemporain avec deux rendez-vous majeurs dans la capitale des Gaules : la première en France de l’opéra multimédia du Hollandais Michel van der Aa After Life, et, surtout, la création mondiale du troisième ouvrage scénique de la Finlandaise Kaija Saariaho, Emilie, sur un livret d’Amin Maalouf inspiré de la vie d’une des femmes d’esprit la plus importante du Siècle des Lumières, la Lorraine Emilie du Châtelet, incarnée par Karita Mattila.

Partager sur mes réseaux sociaux

Patrice Martinet, directeur du théâtre Athénée

Patrice Martinet

Patrice Martinet
Directeur de l’Athénée-Théâtre Louis-Jouvet.

« Elitaire, oui, mais élitaire pour tous ! ». Patrice Martinet semble affectionner cette tirade-slogan d’Antoine Vitez… Directeur du Théâtre de l’Athénée depuis le 1er juillet 1993, il a enseigné la littérature française, rejoint le Ministère des Affaires étrangères, fondé le festival Paris Quartier d’Été, le festival Milano Musica, l’association des théâtres à l’italienne. Les voyages, évidemment synonymes d’ouverture et de rencontres, sont indissociables de sa personnalité. Martinet a ainsi vécu en France, aux États-Unis, en Roumanie, aux Pays-Bas et en Italie durant dix ans ! Mais c’est ce rôle de directeur de l’Athénée-Théâtre Louis-Jouvet qu’il semble préférer…

Dès sa prise de fonction dans cette grande maison parisienne marquée par la figure de Louis Jouvet, qui l’a dirigé de 1934 à 1951, Martinet affirme alors une nouvelle politique artistique et revendique deux caractéristiques fondamentales : qualité littéraire et dramatique des textes représentés et prééminence du jeu de l’acteur. L’Athénée a fêté son centenaire en 1996 et Patrice Martinet a saisi cette occasion pour engager une très importante campagne de travaux de restauration. L’objectif était de retrouver la splendeur de son architecture et de son décor mais aussi de remettre en état son équipement scénique. Ainsi les noms prestigieux défilent à l’Athénée : Philippe Caubère, Fabrice Luchini, Valère Novarina, Jean-Marie Villégier, Marcel Bozonnet, Joël Jouanneau, Daniel Mesguich, Jacques Lassalle, François Rancillac, Hans Peter Cloos, Niels Arestrup, Zabou Breitman, Dominique Valadié, Hugues Quester, Pierre Vaneck, Catherine Rich, Édith Scob, etc.

Aujourd’hui, le lieu donne à entendre, de grands textes des répertoires théâtral et lyrique, dans des mises en scène innovantes et des créations contemporaines, toujours dans le souci de les rendre accessibles à un public aussi large que possible. De nombreux concerts prennent place également dans cette salle à l’acoustique remarquable : concerts (cycle avec Radio France, l’Orchestre Ostinato, résidence du Quatuor Psophos), opéras (Reigen de Philippe Boesmans, Larmes de couteau de Bohuslav Martinu, The Rape of Lucretia de Benjamin Britten, L’Enfant et les Sortilèges de Ravel et Colette…), opérettes (spectacles de la compagnie Les Brigands…). De la musique réellement plurielle à l’image de cette année où se croisent un récital de Racha Arodaky, une résidence Claire-Marie Le Guay, un concert de Dominique A ou bien encore de Giovanni Mirabassi.

Partager sur mes réseaux sociaux