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Alain Duault et ses secrets

Alain Duault

Alain Duault et ses secrets.

Il est réconfortant de savoir que dans certains cas les “passeurs” de musique, à la radio et sur le petit écran, sont non seulement des passionnés capables de faire partager leur flamme mais aussi de vrais experts, qualifiés. Car la passion est indispensable, mais elle ne suffit pas quand il est question de faire aimer et découvrir — tant d’apprentis sorciers incompétents se risquant régulièrement à l’exercice, c’est un point qu’il faut affirmer et défendre.

Les donneurs d’ordre de la télévision et des médias objecteront toujours que leur langage est spécifique et que la maîtrise en est un métier à part entière. Mais faut-il encore qu’à travers ce langage dominé, l’enthousiasme soit palpable et communicatif comme c’est le cas pour Alain Duault ; à la fois éveiller la curiosité des néophytes en se rendant accessible et contenter les mélomanes avertis.

Après des études de musicologie et de piano, Alain Duault débute dans l’enseignement tout en participant à des activités littéraires variées : il crée notamment la revue Poésie avec Michel Deguy et Jacques Roubaud. On n’a pas oublié qu’il est un spécialiste incontesté et brillant de l’Art lyrique, et qu’il fut le rédacteur en chef de la revue L’Avant-Scène Opéra.

Ses débuts à la télévision datent de 1977, mais en tant qu’invité dans une émission de Bernard Pivot, Apostrophes, consacrée aux « poètes français d’aujourd’hui » pour son recueil de poèmes Colorature, et à nouveau  en mars 1978, aux côtés de Pierre Seghers et de Jean-Claude Renard.

Dès lors, radio et télévision deviennent son moyen d’expression régulier. Il participe à plusieurs émissions radiophoniques sur France Culture et France Musique, avant de présenter lui-même l’émission Mélomania sur Europe 1. En 1989, il débute à RTL où il assure une chronique quotidienne dans Laissez-vous tenter et présente l’émission dominicale Classic Classique. Il est aussi critique musical à la NRF, à Elle et à L’Événement du jeudi.

À la télévision, on se souvient qu’il a fourbi ses armes d’animateur aux côtés de la grande prêtresse Eve Ruggieri, époque à laquelle se forge son expérience du petit écran. Il crée en 1987 l’émission hebdomadaire Musicales sur FR3, dont on se souvient peut-être que l’impeccable Charles Imbert assurait auparavant le service public. De 1991 à 1994, il est directeur des programmes musicaux de la chaîne. En 1994 son émission Musicales devient Musique et Compagnie et en 2001 Toute la musique qu’ils aiment.

Voilà : ne vous arrêtez pas qu’aux images. Animateur de télévision et de radio, critique musical, Alain Duault est avant tout un littéraire, et en tant que poète, l’un des plus beaux artistes actuels, dont les recueils sont publiés par Gallimard dans la prestigieuse Collection blanche. En 2002, l’Académie Française lui a décerné son Grand Prix de poésie. Une journée d’étude lui a même été consacrée à l’université Paris X de Nanterre en mai 2008.

Plume inspirée et infatigable, Alain poursuit la publication de romans et de livres sur la musique. Il est le collaborateur régulier du magazine Classica pour lequel il tient une chronique mensuelle reprise sur Qobuz. Il a récemment collaboré aux textes d’œuvres du compositeur Éric Tanguy (Du fond caché de la clarté, Méditations…).

Le blog d’Alain Duault

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Jeanine Roze

Jeanine Roze

Jeanine Roze

Jeanine Roze est l’une des bienfaitrices du mélomane parisien depuis 1975. Ex-agent de variétés (dès 1965 : Barbara, Serge Reggiani, Anne Sylvestre…), elle ouvre un bureau de concerts où se précipitent aussitôt de jeunes interprètes encore peu célèbres, parmi lesquels Emmanuel Krivine, Michel Portal, Jean-Claude Pennetier, James Galway, Riccardo Chailly…

Devant la difficulté à les faire engager à Paris, elle décide de créer en 1975 ses propres concerts : Les Concerts du Dimanche Matin. Des concerts « plaisir » d’une heure sans entracte, pour une somme modique, sans smoking ni réservation, mais le petit déjeuner sur place avant le concert. Il faut se replacer dans l’esprit de l’époque pour se rendre compte à quel point l’idée était révolutionnaire. Ses dimanches débutent au Théâtre d’Orsay, devant un auditoire très clairsemé, mais France Musique s’enthousiasme et les retransmet en direct, faisant connaître la série à travers tout l’hexagone. Le public aime l’ambiance décontractée, l’accueil chaleureux, la souplesse de la formule, la gratuité pour les enfants de moins de 9 ans. Très vite c’est le succès, et les artistes internationaux les plus réputés acceptent de jouer aux conditions financières modestes qu’impose un budget sans subvention.

En 1981 les Concerts du Dimanche Matin suivent Jean-Louis Barrault au Théâtre du Rond-Point, une salle de 900 places qui devient trop petite, puis s’installent en 1990 au Théâtre des Champs-Elyées — lui aussi parfois trop exigu malgré ses 1 900 places ; depuis octobre 1999 ils sont au Châtelet (2 000 places) avec 3 ateliers pour les enfants qui se déroulent simultanément aux concerts.

À la production de concerts et aux 32 Concerts du Dimanche Matin viennent s’ajouter les concerts du soir au Théâtre et à la Comédie des Champs-Elysées : récitals de chant et piano, musique de chambre et symphonique, opéra avec mise en scène…

Elle est aujourd’hui l’un des plus importants producteurs privés à l’échelon européen, avec une moyenne de 75 000 spectateurs par an.

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Bruno Lion, Peermusic

Bruno Lion

Bruno Lion, Peermusic

Il fut, à l’époque de Mitterrand (François), le Monsieur Rock de Jack Lang au Ministère de la Culture. Mais avant encore ? Tout jeune, il s’était fait remarquer dans l’aventure du Centre d’Information du Rock qu’il avait créé avec quelques Mac Mini et une bande de copains — un CIR qui fut une sorte de préfiguration de ce qu’est aujourd’hui l’Irma, et définissait un centre de ressources sur les musiques “actuelles”, très original et novateur pour l’époque, en un temps où la prise en compte des répertoires de variétés n’était pas du tout évidente dans les arcanes ministérielles.

Depuis lors il a fait du chemin : devenu éditeur en 1998 chez Peermusic, il est à l’œuvre avec éclectisme (Davide Esposito, Nicolas Bacri, Franck Fossey, Agoria, Sharko, Gipsy Kings, Kassav’, Lokua Kanza,…), spécialiste des débuts de carrière (Aston Villa, Venus, Matthieu Mendès, Sportès, Mr Lab,…). Et il accompagne les musiques de films comme, en 2008 celle de Go fast (Agoria), en 2007 celle de Jérôme Baur pour Les Petites vacances ou celle de Jérôme Bensoussan pour Dans les cordes.

À quel âge peut-on se résoudre à devenir un professionnel de la profession ? Bruno est désormais membre du Conseil d’administration de la Sacem et Président de la Fondation pour la Création Musicale. On lui pardonne par avance puisqu’il n’a pas perdu la flamme juvénile qui l’anime depuis toujours.

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Olivier Bellamy, Radio Classique

Olivier Bellamy

Olivier Bellamy, Radio Classique

Olivier Bellamy débuta à Angers à Radio Oxygène au début des années 80 puis a collaboré à La Nouvelle République du Centre Ouest, à Ouest France, à Angers Poche. Monté à Paris, il a collaboré au Quotidien de Paris de Philippe Tesson, à Globe, à L’Evénement du Jeudi. Il est aussi l’auteur de quatre guides du Petit Futé ! : Angers (bien sûr) mais aussi Paris, et même Paris-Dimanche

Est-ce la douceur de la région angevine, où il commença sa carrière, qui prédisposait Olivier Bellamy à devenir l’interlocuteur et le confident de tant de stars sur Radio Classique, dans  « Passion Classique » de 18 h à 19 h 30 tous les jours (*) ?  Dans « Passion Classique » Olivier Bellamy reçoit les plus grandes personnalités qui y parlent de leur rapport à la musique et font leur programme hebdomadaire pendant trois ans ; l’émission entame sa deuxième année en tant que quotidienne. Ecrivains, acteurs, hommes politiques, médecins, chercheurs, navigateurs ou musiciens livrent une partie inattendue de leur personnalité tout en attirant un large public dans le monde de l’émotion musicale. Olivier Bellamy est également collaborateur à Classica et journaliste au Parisien – Aujourd’hui en France.

Biographe, il publiera bientôt la première biographie mondiale consacrée à Martha Argerich, qui sortira chez Buchet-Chastel en février 2010 ; il a collaboré au récent livre de Hélène Mercier-Arnault. À la télévision, il est l’auteur de portraits de Dee Dee Bridgewater, Françoise Hardy et de documentaires sur le Concours Long Thibaud, la famille Casadesus, la cantatrice Renata Scotto et les orchestres d’harmonie en France…

(*) Rediffusion de 0 h à 1 h 30, best of le week-end.

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Pierre Forgacs, président et directeur artistique de Happy Music

Pierre Forgacs

Pierre Forgacs, président et directeur artistique d’Happy Music

Happy Music, tout un programme !

Ca parle de bonheur et c’est leur bonheur de l’époque (on est en 1985) qu’ont voulu faire partager en musique Pierre Forgacs et Delphine Gosset, en créant cette année-là leur société, qu’ils ont appelé Happy Music.

Connu et reconnu pour son oreille avant-gardiste, on peut dire que Pierre Forgacs a créé avec Happy Music le premier label français de House Music et de toutes ses déclinaisons successives, du Garage à la Deep House. Il est aujourd’hui encore l’un des plus gros indépendants sur les répertoires House, Techno, Dance et Electro.

Partenaires des plus grands labels étrangers Strictly Rhythm (USA), Nervous (USA), Defected (UK), Subliminal (UK), Time (I), Ministry of Sound (UK), Azuli (UK), BXR (I), Happy Music, distribués par Universal et Sony il fait fait danser sur tous les tubes des plus grands artistes du genre : Robin S, 740 Boys, Ultranaté et son cultissime Free, Robert Miles, Technotronics, Reel 2 Real, SandyRivera, Danny Tenaglia, Faithless, Barbara Tucker, Byron Stingily, David Morales, Harry «Choo Choo» Romero, Deep Dish, Eric Prydz, et dernièrement Steve Angello & Sebastian Ingrosso, Kid Cudy, Guru Josh Project… Et qui a oublié “Dragostea din Tei”, LE tube planétaire d’O-Zone, qui, un été durant, a fait chanter le monde en roumain dans le texte ?

Un été sans petites latinas dénudées remplacées par trois jeunes moldaves en jeans, T-shirts. Il fallait oser ! Pierre Forgacs a osé et il a gagné, puisqu’à ce jour et en l’état du marché du disque, ce tube de l’été 2004 reste le dernier tube digne de ce nom en termes de ventes.

La clé du succès ? On l’a dit : une oreille, exercée tout jeune à l’époque où il était lui-même DJ, une fréquentation de tous les clubs de Paris, Cannes, St-Tropez, Ibiza, Miami et New-York… à l’écoute des play-lists et des nouveautés jouées par les DJs les plus pointus et surtout ce même bonheur qu’à 20 ans d’aimer et de vouloir faire aimer cette musique, de danser et de faire la fête.

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