Christophe Lameignère, Sony Music

Christophe Lameignère

Christophe Lameignère, Sony Music
Photo : Jean-Baptiste Millot.
Texte : Hannah Krooz.

Qu’est-ce qu’il y a sur les murs du bureau d’un grand Président d’une grande maison de disques ?
Des Disques d’Or et des trophées bien sûr qui, témoignant des succès du passé, veulent conjurer les infortunes toujours possibles de l’avenir, dans ce métier si aventureux désormais…
Il y a donc beaucoup de Disques d’Or de toutes sortes aux murs du bureau de Christophe Lameignère, le patron de Sony Music France.
Notre homme se vit d’abord comme un artistique, un producteur, comme en témoigne d’ailleurs toute sa carrière.
Après avoir managé des groupes au début des années 80, il a débuté en 1984 comme Directeur Artistique chez un éditeur “papier” : EMI Music Publishing. Il y a travaillé avec Guesch Patti, Michel Polnareff, Alpha Blondy ; signé les premiers contrats de Suprême NTM ou Pascal Obispo, avant de passer à la production audio proprement dite, avec cette fois les premiers albums de NTM et Obispo encore, mais aussi les collaborations avec Christophe, Jil Caplan, Luz Casal, Alain Chamfort, Princess Erika…
Puis, de 1995 à 1999, il dirige le label EPIC et veille aux destinées des disques de Michael Jackson, Rage Against the Machine, George Michael, Sade, ou Polnareff…

À partir de 1999, avec la création de Zomba France, il développe la production d’artistes français : c’est alors Bénabar, Priscilla, KYO, et pour l’international… Britney Spears !

Et il dirige donc pour la France, à partir de 2005, l’une de ces quatre affreuses majors du disque, BMG, devenue Sony BMG puis récemment Sony Music, qui veille toujours au succès de Bénabar, mais aussi Eros Ramazzotti, Laurent Voulzy ou Patrick Bruel.
Mis à part Sony Music, Christophe Lameignère préside aussi le SNEP, Syndicat National de l’Edition Phonographique, qui réunit les quatre majors et quantité d’indépendants. Lameignère est aujourd’hui à la manÅ“uvre, avec ses confrères et son Syndicat, pour défendre bec et ongles la cause des producteurs, qu’on diabolise ou qu’on piétine, ou les deux à la fois.
Physique de bagarreur, il ferraille, argumente, boxe, tonne, s’indigne. Et comme tout le monde dans ce métier, essaie de balancer aussi socialement que possible les dépenses avec les revenus. Songeur, il pense aux temps plus joyeux de jadis, à ce marché opulent dans lequel il pouvait davantage rêver à ses artistes et à de nouvelles signatures…

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