Bon, ça y’est !!! Le drame vient d’arriver : on vient de me confier un ordinateur portable pour que je sois en relation rapide, efficace et constante avec les deux administrations qui occupent une grande partie de ma vie : Le Concert Spirituel et le Palazzetto Bru-Zane.
Déjà, j’ai eu du mal à ouvrir la housse ! Vous pouvez m’imaginer face à un « engin » où il faut appuyer sur démarrer pour qu’il vous explique comment l’arrêter autrement qu’en arrachant de colère la prise, car le texte que vous tapiez vient de couvrir d’encarts qui clignotent et de publicités que c’est une honte que vous n’ayez pas encore le turlusiphon en nougatine lyophilisée qui vous permettrait de simagre le tronlisse à coubonne pour seulement 8000 euros en deux mensualités de 5400 euros. Au secours !
« Maintenant que j’ai un blog, je dois avoir un ordinateur », m’a-t-on dit. J’ai du dire « oui »… L’on m’a mis dans les mains un PC et dans la journée qui a suivi, la moitié des gens que je connais m’a regardé comme si j’avais attrapé la syphilis au zoo de Vincennes : eux, sont sur Macintoch !!! J’ai envie de pleurer et de retourner à mes papiers à lettres, plumes, encres et crayons que je chéris tant, si rassurant avec leurs bonnes odeurs d’écoliers laborieux.
Alors d’accord, « ça va venir », m’a dit mon boucher confiant, mais ce matin, je vais tout de même envoyer mon papier à L’Express par fax à la librairie d’à côté, car hier soir, en arrachant la prise, j’ai aussi arraché le fil du mur, déclanché un court-circuit et plongé l’appartement dans le noir.
A la lueur des bougies, j’ai refait cet article (avec du papier blanc et un crayon de bois) et joué un peu de clavecin (Pierre Février, 1re suite). Certes, j’y parle peu de musique mais il paraît que dans les suivants, je serai plus calme. « C’est pas une blog ! »



















