Disque d’or

Les sceptiques doivent déjà ricaner. Un disque en carbone à ajouter au CD pour améliorer le son ! Le Millennium M-CD Mat a en effet de quoi surprendre. De diamètre identique à celui du CD (12 cm), il disque.JPGle recouvre de sa très fine surface (moins de 0,3 mm : aucun problème pour refermer le tiroir) et absorbe les vibrations nées de la rotation et de l’action du moteur du lecteur. Le rayon laser peut alors mieux lire les informations inscrites sur le disque et le système de correction d’erreurs est moins sollicité. On peut se passer de cette explication théorique et se satisfaire d’une démonstration. Quelques secondes suffisent. L’organisation de l’espace se discipline aussitôt, les plans se dessinent avec plus de clarté, les sons gagnent de la disque-desc.JPGdensité, la ligne de basse s’affermit et s’articule mieux. Le Millennium M-CD Mat semble dissiper un brouillard sonore qui envelopperait les artistes. Les nuances et les appuis harmoniques se perçoivent alors mieux. Étonnant, non ?

Philippe Venturini

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Une platine bien balancée

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A l’heure des baladeurs numériques et des serveurs lossless, Thorens se paie le luxe de présenter une nouvelle platine tourne-disques. Comme pour prouver le bien-fondé de sa démarche et la validité de cette technologie, le constructeur suisse offre à la TD-309 Tri-Balance un dessin particulièrement moderne, presque platine-desc.JPGagressif. Comme son nom le laisse supposer, le châssis en MDF repose sur un nouveau support en aluminium à trois points d’appui. L’entraînement du plateau, en verre transparent, s’effectue par une large courroie. Le réglage de la vitesse (33 ou 45 t) s’effectue par contrôle électronique. Le bras, en aluminium, utilise un système magnétique de réglage de la force centripète. Très séduisante, la TD-309 existe en noir ou rouge.

Philippe Venturini

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Enceinte acoustique : Cabasse Bora

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La photo peut facilement tromper : cette enceinte de bibliothèque n’enferme pas deux mais fiche3.jpgtrois haut-parleurs. Fidèle à la technologique coaxiale, Cabasse équipe en effet la Bora d’un ensemble aigu-médium BC13 (le premier loge au coeur du  second) de 13 centimètres déjà apprécié sur l’Égéa 3 et l’Iroise 3. Elle y adjoint un haut-parleur de grave en Duocell (matériau léger et rigide) de 21 centimètres de diamètre. A la base de cette enceinte aux lignes arrondies destinées à atténuer les vibrations internes s’ouvre la bouche de l’évent. La liaison à l’amplificateur s’effectue par un bornier simple mais de belle facture. La finition se montre particulièrement réussie.

Écoute A peine sollicitée, cette enceinte active ses membranes comme on gonfle des voiles pour embarquer l’auditeur vers des espaces infinis. Malgré son faible volume, elle sait en effet recréer les conditions acoustiques des meilleures salles de concert, dont elle maîtrise parfaitement les paramètres géométriques. Même écoutée dans une pièce de dimensions modestes, la Bora sonne grand. Grand et précis. Jamais elle ne laisse une zone du spectre dans l’ombre car elle sait éclairer, sans éblouir, les moindres recoins de la prise de son. Par ailleurs, elle impressionne par sa capacité à restituer un registre grave solide et généreux, vigoureux et rapide. Aussi les harmonies vaporeuses de Scriabine et les puissances mécaniques de Prokofiev ne parviendront-elles pas à emmêler les doigts du pianiste. Vigie efficace, la Bora sait garder le cap.

Philippe Venturini

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Six enceintes multimédias

Pas plus grosses qu’un coffret de cd, fonctionnant par paires ou associées à un caisson de basses, les enceintes multimédias sont devenues les complices indispensables de l’ordinateur mélomane et cinéphile. Comment choisir parmi une offre pléthorique et des prix les plus variés ? Réponse en six étapes.

Focal XS : le meilleur choix

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Focal peut aussi bien proposer des modèles abordables (l’excellente série Chorus 700) que des enceintes de prestige (Utopia III à 130 000 € la paire). Aussi, quand le constructeur stéphanois s’intéresse au multimédia, il présente un produit original et fort bien pensé. Le système XS réunit deux satellites montés sur supports en aluminium et un caisson dedesc-1.jpg basses. Les premiers enferment un tweeter à dôme en matériau synthétique et un haut-parleur de médium-grave en papier de 8 centimètres de diamètre. Le second contient un haut-parleur de 16,5 cm. Le système XS permet de recevoir un iPod sur la base d’un des deux satellites, de se connecter à un ordinateur via une prise USB (carte son intégrée) ou à une autre source (baladeur, lecteur de CD) via une minifiche jack. L’installation se révèle d’une grande simplicité, tout comme l’utilisation, facilitée par la télécommande.

Écoute

Le meilleur ? « Évidemment, c’est le plus cher », entend-on déjà. Non, il n’est pas évident que le plus cher soit le meilleur. Mais en l’occurrence, la conclusion ne fait aucun doute. La Focal XS peut en effet prétendre évoluer en première division, celle de la vraie haute-fidélité, et non en seconde, celle de l’audio. L’ampleur et la densité sonores, la distribution généreuse de la musique dans la salle d’écoute, le relief rappellent à bien des égards une petite chaîne hi-fi. Jamais le piano de concert ne ressemble à un modeste instrument d’étude, jamais le violoncelle ne paraît avoir perdu son âme. Comparé à ses concurrents, le XS délivre une sonorité à la fois plus riche et plus corsée. Il ne faut certes pas espérer le raffinement chromatique d’un système de haut de gamme, et on peut raisonnablement percevoir un léger trou dans le bas médium. Mais quelles nuances ! Quelle santé ! Malgré son nom, le Focal XS diffuse la musique en XL.

Tangent Evo E5A

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E5A parce que A comme Active. Ce qui signifie que ces enceintes pas plus hautes qu’un Petit Robert contiennent un circuit d’amplification. Il faut donc les brancher sur le secteur. L’Evo E5A peut fonctionner seule, connectée par exemple à une radio monophonique, ou par paire. Elle ne se destine pas exclusivement à l’informatique et peut donc côtoyer un téléviseur desc-2.jpg(sa protection électromagnétique évite de déformer les images), un baladeur MP3, un iPod ou un lecteur de CD. Sur sa face avant s’alignent un tweeter à dôme et un haut-parleur de 13 centimètres de diamètre. À l’arrière se présentent les différents réglages et connexions. Le constructeur fournit les câbles destinés à relier les deux enceintes et la source musicale. Une télécommande permet de mettre en veille le système et d’en régler le niveau sonore. La conception de cette enceinte et son faible encombrement lui assurent une utilisation universelle.

Écoute

Il ne faut évidemment pas imaginer sonoriser une grande salle avec de si petites enceintes car la limite se fait aisément sentir : à trop fort niveau, le piano sature et la soprano s’égosille. Qu’on se rassure, l’Evo E5A a d’autres projets qui ne risquent pas de la mettre en difficulté. On ne peut certes pas s’empêcher d’estimer l’image stéréo un peu compacte, insuffisamment précise sur les arrière-plans. Mais, soyons honnête, ces critères d’écoute, destinés à l’appréciation de matériel de hi-fi, risquent de passer pour trop sévères avec une telle enceinte. Apprécions donc des timbres sans la moindre acidité (le violon ne vrille jamais les tympans), un médium consistant (voix superbes), une pâte sonore onctueuse. De quoi satisfaire la majorité des mélomanes et cinéphiles.

Harman Kardon SoundSticks II

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Sans conteste le plus bel objet de ce banc d’essai. Il se compose de deux enceintes étroites, tubulaires, et d’un caisson, tous trois en matière synthétique transparente. Les premières alignent quatre mini-haut-parleurs de 2,5 cm de diamètre dans un corps cylindrique orientable. Le second enferme sous une forme de cloche l’amplificateur et un haut-parleur de 15 desc-3.jpgcentimètres de diamètre. Il ne faut pas longtemps pour comprendre comment fonctionne l’ensemble ni comment le brancher tant la conception du SoundSticks II est claire. Le réglage du volume s’effectue sur une des deux enceintes, indépendamment de celui du caisson.

Écoute

Ce n’est pas tous les jours que l’on peut écouter un objet sonore présenté dans un musée. Habituellement, c’est réservé aux instruments de musique exceptionnels. Le Moma, le célèbre Musée d’art moderne de New York, a pourtant répertorié le SoundSticks II dans sa collection permanente. Ses formes remarquables le méritent amplement. L’oeil a de quoi se satisfaire, et l’oreille aussi, incontestablement. Malgré un encombrement limité, cet ensemble étonne par son aisance à investir le lieu d’écoute, à diffuser la musique sur les trois dimensions, à la faire rayonner sans la moindre contrainte. Le piano surprend par son tonus, son poids, sa vivacité. L’orchestre impressionne par son ampleur dans le grave (les contrebasses, les percussions) et sa maîtrise de l’espace. Jamais agressive, la restitution sonore ne se limite pas à la silhouette des instruments mais elle sait leur adjoindre une riche enveloppe harmonique. Aussi ne doit-on pas craindre les coups de ces « bâtons de son ».

JBL Duet II

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desc-4.jpgPetite bouteille de soda ou grande flûte à champagne ? Quel que soit l’objet auquel elle se réfère, la Duet II arbore un profil séduisant, joliment galbé. Le branchement s’effectue par une minifiche Jack et autorise donc la liaison avec quantité d’appareils : téléviseurs, ordinateurs, radios, baladeurs CD ou MP3, instruments de musique électronique. Avare de commentaires, le constructeur américain ne dit rien de la nature ni même du nombre de haut-parleurs qui équipent chaque enceinte. La mise sous tension et le réglage du volume s’effectuent par un potentiomètre placé sur le haut d’un des deux éléments.

Écoute

Si la Duet, par sa simplicité et sa finition banalement industrielle, ne suscite aucun enthousiasme particulier, son écoute constitue en revanche une vraie, agréable surprise. Certes, elle ne saurait pas rivaliser avec les produits Focal ou Harman… proposés, eux, à des prix bien supérieurs. Il faut donc savoir reconnaître une sonorité d’ensemble plutôt raffinée, jamais acide, sans violons agressifs ni pianos métalliques. L’ensemble manque évidemment de puissance mais il réussit à tendre une palette de couleurs suffisamment variée pour retenir l’attention. Ce duo de Duet réussit finalement bien son numéro.

Bose MusicMonitor

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desc-6.jpgLes MusicMonitor peuvent fonctionner sur n’importe quel appareil équipé d’une minifiche Jack. Le raccordement entre les différents éléments est on ne peut plus simple. Le constructeur affirme compenser par l’emploi d’une paire de haut-parleurs le faible volume de ces enceintes de poche. Le réglage du volume s’effectue soit sur le côté de l’enceinte droite, soit par une télécommande. Au banal plastique qui constitue l’essentiel des enceintes multimédias, Bose a préféré un élégant boîtier en aluminium. Les Music Monitor peuvent se transporter dans une mallette semi-rigide optionnelle (59 €).

Écoute

A l’instar de l’objet, le son se montre dense, compact et plein. En contrepartie, il manque de clarté et de transparence dans le registre central. Mais ces modèles réduits étonnent par l’aisance avec laquelle ils parviennent à se faire entendre. Les contrebasses d’un orchestre ne feront jamais trembler les murs mais elles soutiennent bien l’édifice symphonique. Les Music Monitor peuvent donner du décibel sans s’essouffler.

Altec Lansing FX2020

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On dirait deux boîtes de conserve coiffées d’un élégant couvercle carré transparent. Faciles à installer, ces deux enceintes desc-5.jpgsont reliées d’origine par un câble. Ne reste qu’à brancher l’une des deux au secteur et à accéder à la source sonore via une minifiche Jack. La mise en fonction et le réglage du volume sonore se font directement sur une des enceintes.

Écoute

Le son se montre proportionnel au poids des FX2020, c’est-à-dire très léger. Incontestablement orienté vers l’aigu, il permet une bonne définition des lignes et des contours nets. Mais en contrepartie, la musique manque singulièrement de poids, de consistance, de relief.

Philippe Venturini

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Dana Data n°4 : Ma discothèque où je veux, quand je veux

numerique3.jpgVous n’aviez jamais pensé emmener en vacances le responsable « disques classiques » barbu de votre magasin Fnac préféré. Ni sa charmante disquaire, avec qui vous comparez, émoustillé, les mérites respectifs de Tharaud et Braïlowsky dans les Études de Chopin.

Mais faites mieux encore : équipé de l’un de ces mini-ordinateurs portables (netbooks) très abordables qui font fureur, c’est un magasin tout entier que vous allez cette fois emporter à Vieux-Boucau ou, comme moi, lors de votre cure minceur à Brides-les-Bains – pourvu qu’une connexion Wi-Fi ou même 3G + soit accessible. Toutefois, pour profiter des musiques déjà téléchargées sur votre ordinateur autant que des achats touristiques dont vous aurez l’idée (Luis Mariano au Pays basque, Chopin lors d’un passage à Nohant, un bon vieux Stich-Randall au sortir d’un Mozart affreusement moderniste au Festival d’Aix), il vous faudra vous équiper.

Ce que je vous conseille ici vous coûtera peut-être plus cher que vos vacances elles-mêmes, mais essayez tout de même de ne pas transiger sur la qualité. Il vous faudra donc au minimum une paire d’enceintes de voyage pas trop mauvaises reliées au netbook et un casque un peu plus sérieux que le « machin » livré avec votre téléphone ou baladeur pour une mobilité plus égoïste.

Et pour ce qui est des fichiers eux-mêmes, les 160 Go de votre netbook ne feront pas peur à la qualité LossLess très largement disponible désormais sur le site qobuz.com, partenaire de Classica, qui propose depuis le 1er juin dernier des milliers d’albums en qualité LossLess, c’est-à-dire « sans perte », similaire à celle de vos CD : c’est ré-vo-lu-tion-naire !

Quel casque ?

Moi qui vous dis toujours la vérité dans cette chronique, je dois vous avouer que depuis près de deux ans, je suis accro à mon casque Bose à réduction de bruit QuietComfort 3. Il est tellement robuste qu’en dépit de tout ce que je lui fais subir, il fonctionne toujours à merveille. Le réducteur de bruit détecte et réduit électroniquement les bruits parasites ou de l’environnement. J’aime vraiment ce casque car il m’isole bien, dans le train par exemple. Il fonctionne avec une petite batterie que je recharge entre deux voyages. Il est livré avec deux batteries et son chargeur – mais ne perdez pas le chargeur car Bose abuse en vendant ses pièces détachées à prix d’or et en ne vendant pas les batteries sans le chargeur, ou vice-versa ! J’ai donc déjà payé deux fois le prix de mon appareil à la suite de diverses étourderies…

Le prix de cette merveille ? Bose l’affiche à 399 euros sur son site et vous offre pour 1 euro de plus un joli iPod Shuffle – que vous offrirez à votre chéri(e) car il ne vous permettra pas de stocker grand-chose. Le son que délivre ce casque est agréable, chaleureux, un poil sourd selon les répertoires en raison du filtrage. Mais quelle tranquillité !

Quelles enceintes ?

Le son de la plupart des ordinateurs portables est détestable, osons le dire. Le pur nomadisme et le soleil couchant sur la plage avec votre chéri(e) imposent une solution autonome et de bonne puissance pour votre baladeur. Si je peux me permettre d’être un peu autoritaire, choisissez donc le inMotion MAX iMT702 de chez Altec Lansing. Il vous joue aussi la radio et vous réveille, il a même une télécommande et une sacoche pour le transport – mais il ne fait pas le café. Pas gros et très joli avec ça. Avec n’importe quel iPod ou iPhone, vous planterez le baladeur en son centre. Sinon, vous pourrez brancher tout autre baladeur, avec un cable (fourni). Attention au sable quand même, car la bête coûte un peu moins de 200 euros…

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