Le blinfold de Carole #131
Le blindfold de la semaine dernière n’a pas été trouvé. Il s’agissait de Tempus Fugit interprété par le pianiste Bud Powell.
Celui de cette semaine sera-t-il découvert ?
Le blindfold de la semaine dernière n’a pas été trouvé. Il s’agissait de Tempus Fugit interprété par le pianiste Bud Powell.
Celui de cette semaine sera-t-il découvert ?
Je me demande bien pourquoi pour faire de la musique moderne il faut se laisser pousser les cheveux (et même parfois la barbe). Je ne savais pas que le talent musical relevait de l’excroissance échevelée. A en juger par l’aspect de ces jeunes gens, je ne préfère pas écouter leur musique, d’autant qu’elle est peut-être parsemée de pellicules.
Certains me semblent même un tantinet bizarres, et ne pas disposer de toutes leurs capacités mentales pour choisir de se donner en spectacle de cette manière.
D’ailleurs je vois bien que cette manie des cheveux longs n’est pas favorable à la santé.
Fait caractéristique, un groupe porte le nom d’une catastrophe, et un autre se prononce « folasse ». C’est tout dire.
Le public n’est pas dupe. Cette horde de faux footballeurs semble contente de sa pilosité collective. Mais le verso de la pochette témoigne nettement de la réaction des spectateurs contraints de subir une telle avanie.
Heureusement, il existe encore des groupes convenables qui donnent une image revigorante de la musique collective et de la dignité capillaire.
Le blindfold de la semaine dernière n’a pas été trouvé. Il s’agissait de la musique du film Huit heures de sursis (Odd Man Out) de Carol Reed.
Celui de cette semaine sera-t-il découvert ?
J’ai reçu une plainte de la Ligue Anti-alccolique, m’accusant de faire sombrer la Hollande, à cause de disques qui encourageaient visiblement ce penchant funeste, dans l’éthylisme le plus débridé, notamment par une consommation éhontée et massive de bière. J’ai pensé que ces gens honorables et sans doute vertueux exagéraient un peu. J’ai donc demandé à mon vieux camarade Jap Van de Schmutz de me faire parvenir quelques specimen de ces vinyles délictueux. A vrai dire, je me suis rendu compte qu’ils n’exagéraient que très peu.
Il paraît évident que certains acheteurs de disques peuvent sans doute, attirés par la licence qu’entraîne la parution autorisée de tels albums, basculer irrémédiablement dans une hilarité qui frise la démence.
J’ai même découvert que le disque vinyle, en prenant le parti de la bière, pouvait conduire à des comportements nettement délictueux.
J’ai pourtant affirmé hautement aux producteurs de ces disques qu’il leur fallait intervenir au plus vite : la cause de cette addiction délétère à la consommation de bière et à la fréquentation des établissements qui la font couler à flots est probablement à chercher ailleurs. Je leur ai conseillé de faire voter une recommandation légale, qui est d’obliger à ne prendre que de gros bonhommes en guise d’hôtesses de bar. On verra bien alors qui est responsable.
Les blindfolds de la semaine dernière ont été trouvé en majorité. Il s’agissait de : 124 : le thème de Bons Baisers de Russie interprété par l’orchestre de Count Basie. 125 : Rosemary Clooney interprétant Mack The Knife avec l’orchestre de Perez Prado. 126 : le Larghetto de la symphonie n° 4 de Honneger. 127 : Anna Prohaska interprétant La Chanson des Sirènes de Honneger. 128 : Fairouz interétant en public La Inta Habibi.
Bravo à Sextus (blindfold 125# et 127#) et pnollet (blindfold 124# et 128#) qui gagnent chacun deux albums de leur choix à télécharger sur Qobuz.com
Celui de cette semaine sera-t-il découvert ?