Aux USA il me semble que le vinyle sert un peu à n’importe quoi. Par exemple ces deux-là qui proposent de la musique à écouter quand on lit ou que l’on étudie. Moi je ne peux pas le faire : en fait, on lit plutôt distraitement et on n’entend finalement pas la musique elle-même.


La tendance semble être à l’utile. Il faut que le vinyle serve à quelque chose. Quand c’est pour aider à rêver, j’approuve. Pour apprendre à taper des lettres d’affaires, passe encore…


Là où je m’interroge, c’est quand on suppose qu’un disque est utile à une jeune femme épanchée après que son amoureux soit parti, pour devenir disc jokey ou pour cesser de fumer…



Quant à apprendre à parler à ses oiseaux, aider à prendre des rendez-vous téléphoniques ou s’entrainer à chanter dans sa salle de bains, le vinyle me paraît décidément superfétatoire…



Mais quand je pense qu’ils pressent des vinyles destinés à agrémenter des orgies ou à cuisiner au gaz, là je me demande avec inquiétude si mon invention fait réellement avancer la civilisation.

