Guckenheimer Sauerkraut Band – Sandra ‘n Cindy
Enregistrer de la musique pour des gens qui ne pensent pas me paraît un brin facile. Convenons cependant qu’il est serviable de penser à eux. Mais sont-ils si nombreux ?
Dès que je l’ai reçue, la pochette ne m’a pas grandement inspiré confiance. Pourtant à l’écoute la musique de cet ensemble original m’a paru bien entraînante, malgré mes acouphènes persistants.
Lors de la parution de cet album en 1958, il semble évident que le Dr Vinylo souffrait déjà sévèrement des atteintes auditives qui les années suivantes allaient le priver de joies musicales responsables.
Il est vrai qu’il ignorait sans doute la découverte alors récente du Dr Gizmo permettant de pleinement apprécier les nuances interprétatives.
Le Guckenheimer Sauerkraut Band a été formé en 1949 par des Américains habitant la région de San Francisco, tous de familles originaires d’Allemagne et nostalgiques de sa musique traditionnelle. Exerçant par ailleurs des professions réputées honorables (docteurs, avocats, entrepreneurs, etc.) ils se consacrèrent avec fougue à la restitution des polkas et hymnes variés qui bercèrent leur enfance. La firme RCA (une major !) leur fit enregistrer trois albums en 1957-1958. Ils sont devenus très rares.
Voici la pochette des deux autres :
Afin de tempérer l’enthousiasme exagéré du Dr Vinylo, apprécions leur interprétation de la 2e Rhapsodie hongroise de Franz Liszt.
Extrait :
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L’album de ces deux charmantes jeunes vocalistes me fait songer à mes petites-filles chéries, Zouzou et Pépette, bien que les dents de Pépette soient plus photogéniques que celles de cette Cindy.
Mais Sandra et Cindy sont beaucoup mieux coiffées. C’est bien. C’est bon pour la musique. D’ailleurs le producteur du disque ne s’y est pas trompé : le verso de cet album constitue un hommage indubitable à leur talent.
J’avoue avoir du mal à comprendre l’obsession du Dr Vinylo pour les musiciennes et musiciens bien coiffés. Il faudra enquêter à ce sujet. Quant aux dents me revient en mémoire le mot d’Albert Cohen qui ne déplait généralement qu’à l’espèce inepte des optimistes : elles sont « le gentil commencement du squelette ».



























