pérégrinations
À Paris
Ce printemps, de la musique de clavecin, ces 20 et 22 mars.
De concert avec Thérèse Bécue, claviériste, musicologue, et mélomane
Même s’il y a eu transmission d’une génération à l’autre, les trois musiciens sont liés par l’engagement du corps et du geste dans la musique en train de se jouer.
Pour chaque interprète, une entière singularité retient l’attention :
La vitalité et la tonicité de Benjamin Alard, élève d’Élisabeth Joyé, témoignent avec calme, avec poésie du monde de Bach. Son oreille conduit les œuvres choisies sans aucune ostentation, sans oublier la part de silence, dans l’espace du lieu : elles sont là.
La main d’Élisabeth Joyé, disciple de Gustav Leonhardt, d’un toucher qui lui est propre, fait entendre une sonorité riche et profonde au service de chaque inflexion de la ligne et de la couleur, en proximité avec les sons qui naissent sous l’archet de Christine Plubeau à la basse de viole. Toutes deux rallient notre écoute à toutes ces facettes d’émotions dans des pièces de François Couperin, Marin Marais et Louis de Caix d’Hervelois.
La prestance et la discrétion du maître d’Amsterdam déploient l’inventivité sans concession de Froberger avec tant d’élégance et une si grande liberté. La seule nécessité est celle qui fait jaillir cette musique des mains sur les touches du clavier, cette musique que Froberger voulait en dehors d’un temps mesuré, comme si tous ces sons provenaient d’un chant intérieur de l’interprète, ici et maintenant.
On trouve sur le site Qobuz plusieurs CD Froberger par Gustav Leonhardt, chez Deutsche Harmonia Mundi, dont des rééditions récentes, le dernier d’Élisabeth Joyé consacré au compositeur rouennais Jacques Duphly et trois autres de la même interprète chez Alpha, et les deux derniers Bach, orgue et clavecin, de Benjamin Alard, qui enregistre maintenant lui aussi pour ce label.




![pastedGraphic[1]*** - copie](http://www.qobuz.com/blogs/denisgrenier/files/2010/03/pastedGraphic1-copie-265x300.jpg)





















