… des cordes pincées françaises… et autres

la-hyre.jpg

Laurent de la Hyre [Paris 1606 – 1656]

L’Allégorie de la Musique, 1649

huile sur toile, 105.7 x 144.1 cm

New York, Metropolitan Museum of Art

À la mi-temps du XVIIe siècle, la peinture française s’apprête à prendre quelque distance avec l’esthétique baroque italienne pour s’engager dans une démarche devant la conduire au classicisme louis-quatorzien. Représentant de ce qui a été appelé l’École de Paris, Laurent de la Hyre réalise une œuvre toute d’harmonie et d’équilibre, qui est pour lui l’occasion de célébrer la musique pour cordes pincées, devenue le fleuron de la musique française, ainsi reconnue à travers toute l’Europe, et illustrée notamment par la dynastie des Gaultier, et plus tard par Robert de Visée. Dans un cadre architectural on ne peut plus classique, la musicienne inspirée par le rossignol perché sur le dossier de son siège n’est autre que Musica, l’allégorie de Musique laquelle, sein dénudé, draperie, coiffure et profil à l’antique, accorde une angélique, une variété de théorbe au long manche, en présence de divers instruments constituant une nature morte. Un moment exceptionnel de beauté, de grâce et de douceur françaises avant l’instauration d’un académisme d’État qui, bientôt, touchera tous les arts.

cdbailes2.jpgRené Mesangeau, Pierre Gaultier

Old Gaultiers Nightinghall

Anthony Bailes, luth

Ramée, RAM 0707, 2007

“Proche de l’ambiance du tableau de La Hyre”

 

lute-book.jpgThe Balcarres Lute Book

Sylvain Bergeron, luth

Atma, 2 2562, 2008

“Manuscrit écossais du XVIIe siècle comprenant des adaptations de pièces des Français Gallot et Mouton”

 

 

conversation2.jpgRobert de Visée et Théophile Viau

La Conversation

Vincent Dumestre, théorbe, Eugène Green, récitant

Alpha, 003, 1999

“La continuité musicale sous Louis XIV pour accompagner un grand poète persécuté sous Louis XIII”

 

visee.jpgFrancesco Corbetta et Robert de Visée

Suites pour guitare et théorbe

Éric Bellocq et Massimo Moscardo, guitares et théorbes

Naxos, 8.553745, 1999

“Deux périodes musicales correspondant au début et à la poursuite du règne du Roi-Soleil, avec son professeur de guitare et le grand luthiste de la seconde époque”

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> Ecoutez un extrait :

 

dowland.jpgJohn Dowland

Complete Music for Solo Lute

Jakob Lindberg

Brilliant Classics, 93698, 2008

“Et pendant ce temps, et un peu avant, l’incontournable et si touchante mélancolie anglaise”

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> Ecoutez un extrait :

 

61fy4gvwzll_ss400_.jpg

John Dowland

The Complete Solo Lute Music

Jakob Lindberg

Bis, 1724, 2008 [1994]

“Et au même moment, la réédition de la même intégrale par le label qui l’avait proposée en 1994, un bonheur d’écoute pendant plus de quatre heures, sous réserve de disposer d’un lecteur SACD, car ce support ne peut être lu par les lecteurs CD habituels, même s’ils reconnaissent les SACD hybrides”

Liste des plages : http://www.bis.se/index.php?op=album&aID=BIS-SACD-1724

holborne.jpgAnthony Holborne et Thomas Robinson

Pavanes et Gaillardes pour luth

Christopher Wilson et Shirley Rumsey, luth

Naxos, 8.553874, 1998

“Des précurseurs d’outre-Manche”

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> Ecoutez un extrait :

 

lorenzino.jpgLorenzino del Liuto, Giovanni Pierluigi da Palestrina, Orlando di Lasso, Cipriano de Rore

Renaissance Lute Music, Preludes, Fantasias and Dances

Marco Pesci, luth

Naxos, 8.570165, 2006

“L’Italie inspiratrice et son assimilation flamande”

 

 

Mise en ligne le 5 novembre 2008, modifications le 6 novembre 2008.

Prototype, 1er septembre 2008.


. Le Mardi 11 novembre 2008 18:44, par Joyce

de: J.F. Monsieur Grenier. Ces couleurs sont attrayantes, agréables à regarder, à écouter et même porter. Cette musique réconfortante interprétée par Sylvain Bergeron, le grand et si sympathique musicien et celle très émouvante de John Dowland colorée ici par Jakob Lindberg ; je la savoure sans oublier Robert de Visée, ah, quelle merveille! Il faut entendre Eugène Green réciter Théophile de Viau; sublime Conversation à laquelle il est difficile, voire impossible de se soustraire. Toutes ces couleurs remarquables pour mon plus grand plaisir. Qui est cet homme habillé de bleu? Ce portrait il est de qui? Voilà, ce sont mes couleurs, je les mets sous vos yeux . Joyce

Par Joyce

1. Le Mercredi 12 novembre 2008 17:48, par denis grenier

Merci pour vos commentaires. Couleurs agréables à porter dites-vous, sans doute, peut-être donnez-vous à ce mot un autre sens que celui de premier niveau qui me vient à l'esprit. S. Bergeron est certainement celui que vous dites, mais surtout je crois que vous serez d'accord pour dire que la musique de ce CD est divine. En ce qui concerne l'homme en bleu, il s'agit de « Man with the Blue Sleeve c. 1510 Oil on canvas, 85 x 70 cm National Gallery, London par le Titien, ou Tiziano Vecello The biographer Giorgio Vasari, in his Life of Titian, describes a similar portrait which he says could easily have been mistaken for a Giorgione if Titian had not signed it. This portrait was erroneously identified by early critics as the portrait of Ariosto; it is perhaps a likeness of Titian's earliest patron, a member of the noble Barbarigo family. In his early period, Titian's portraits are strongly realistic. The painting in its gripping tonal palpability and attention to detail, such as the stitching in the satin, has much in common with Giorgione's late portraits. But Titian, somewhat competitively, carries Giorgione's realism a step further in the way the sleeve billows out and invades our space, extending the boundaries of Giorgionismo in a burst of hyperrealism. The sitter's expression is arrogant, typical of the male dandy. The figure stands out in bold relief against the plain background and the colour emphasizes the unusual lighting, revealing the mood of the sitter as well as capturing his physical presence », tiré de World Gallery of Art. Certains y voient parfois un portrait de l'Arioste, le grand humaniste et poète de la Renaissance, auteur du célèbre Orlando furioso ou Roland furieux dont on connaît la fortune critique en musique. D.G. Veuillez excuser les éventuelles coquilles et la citation en anglais, langue qui vous est probablement familière.

Par denis grenier

2. Le Jeudi 13 novembre 2008 22:46, par Joyce Ferlotte

Denis Grenier. Pour quelles raisons avez-vous choisi ce portrait et pourquoi ne pas l'avoir identifié? Son regard est glacial. jf

Par Joyce Ferlotte

3. Le Vendredi 14 novembre 2008 15:39, par Denis Grenier

Pour éviter que ma photo se retrouve deux fois parmi les titulaires de ces blogs. Parce que je cause de peinture. Parce que je trouve ce tableau magnifique. Parce que l'Arioste représente pour moi l'humanisme, au même titre que Baldassare Castiglione. Pour moi le regard n'est pas glacial, mais sérieux. Peut-être cela traduit-il les préoccupations de l'érudit sur l'homme et la société. Certes, chacun peut interpréter selon sa sensibilité. L'histoire de l'art n'est pas une science exacte et la théorie se recompose à chaque regard, à chaque instant.

Par Denis Grenier

4. Le Vendredi 14 novembre 2008 19:56, par Joyce Ferlotte

Ce tableau est magnifique je le pensais déjà. Les regards diffèrent d'un personne à une autre . Nous ne voyons pas tous les choses de la même manière. Je connais Baldassare Castiglione mais pas l'Arioste. ===================================================== Vous dites que la musique utilisée pour faire les indicatifs de CKRL, est en particulier celle de Diego Ortiz, de quel cd parliez-vous dimanche dernier? J'aime énormément cet indicatif. Aurevoir Monsieur Grenier.

Par Joyce Ferlotte

5. Le Vendredi 14 novembre 2008 21:00, par denis grenier

Ganassi dal Fontego, Silvestro di; Diego Ortiz; Regola Rubertina [Venezia 1542]. Lettione seconda [Venezia 1543]. Trattado de glosas [Roma 1553]; Modo Antiquo, Bettina Hoffmann, viola da gamba; Tactus, 490701, 1998.

Par denis grenier

6. Le Lundi 17 novembre 2008 18:38, par Mélomane

J'ai entendu des musiques très touchantes, des voix poignantes et troublantes. Continuo était beau.

Par Mélomane

7. Le Mardi 18 novembre 2008 5:07, par denis grenier

Merci pour votre commentaire enthousiaste concernant l'émission Continuo du 16 novembre je suppose. La musique est un miracle qui se renouvelle à chaque fois. J'espère que d'autres lecteurs vous entrendront au point de devenir auditeurs ! Et, comme vous, auront envie d'intervenir sur ce blog. Vedremo. Hier, plusieurs auditeurs français étaient avec nous.

Par denis grenier

8. Le Mardi 18 novembre 2008 5:14, par denis grenier

Il semble que plusieurs personnes aimeraient intervenir sur ce blog et sur celui intitulé « ut pictura musica », mais s'abstiennent de le faire parce qu'elles ne veulent pas révéler leur indentité. Pour ce faire, elles n'ont qu'à donner un pseudonyme, dont elles peuvent changer à chacune de leurs interventions, dans la case où le nom est demandé. L'adresse courriel est obligatoire, mais n'est jamais publiée. Quel que soit le sujet, quel que soit le commentaire, allez y en toute confiance, vous êtes assurés de la confidentialité, dans la mesure où vous-même ne la romprez pas ! Il vous sera répondu à chaque fois.

Par denis grenier

9. Le Mardi 18 novembre 2008 20:04, par Mélomane

Vous avez bien supposé, c'est bien celui du 16 novembre. Les précédentes émissions sont toutes aussi belles. La musique est un miracle, oui en effet, et qui disait: "que serions-nous sans elle?" Chaleureuses salutations aux auditeurs français, et je les invite à se joindre à nous. Ouf! que signifie ce mot... MéliMélo.

Par Mélomane

10. Le Mardi 18 novembre 2008 21:25, par denis grenier

Il y a en tout cas Nietzsche qui disait : « Sans la musique, la vie n'aurait aucun sens », peut-être est-ce ce que vous avez à l'esprit.

Par denis grenier

11. Le Mercredi 19 novembre 2008 17:43, par isis

et j'aouterai égalemment sans la musique la vie serait une ereur

Par isis

12. Le Mercredi 19 novembre 2008 17:53, par latone

Moi je trouve que le choix de Monsieur Grenier concernant ce portrait est plutôt interessant ,je n'y vois absolumment rien de glacial mais bien plutôt un homme qui s'interroge ,qui observe J'aime particulièrement ce regard qui peut peut être dérange car il semble penetrer les âmes ..;et je m'arrête là sinon ça risque d'être long Latone

Par latone

13. Le Jeudi 20 novembre 2008 15:50, par denis grenier

Merci Isis pour votre mise au point. Vous avez raison de me corriger, car Nietzsche a en effet plutôt écrit que « Sans la musique, la vie serait une erreur. » Je me félicite que vous sembliez vous aussi apprécier cette magnifique phrase.

Par denis grenier

14. Le Jeudi 20 novembre 2008 16:01, par denis grenier

Mais on peut être long Latone, personne ne vous le reprochera, bien au contraire. Ce blog est à votre disposition comme à celle de tous, et je vous suis particulièrement reconnaissant de poursuivre la discussion concernant le tableau du Titien. Je crois que votre regard éclaire la lecture qu'on peut en faire, et j'aime beaucoup l'idée de pénétration des âmes que vous avancez. L'Arioste, s'agit-il de lui ici ?, est un grand humaniste, qui en effet cherchait à comprendre l'homme, au sens générique du terme, évidemment. Une préoccupation de la Renaissance. Une démarche dont nous lui savons gré.

Par denis grenier

15. Le Mercredi 24 décembre 2008 20:18, par Allegresse

Un merveilleux Temps des Fêtes à vous monsieur Grenier. Allegresse.

Par Allegresse

16. Le Lundi 19 janvier 2009 15:47, par Lucie

Monsieur Grenier, Continuo m'a beaucoup manqué hier. À bientôt j'espère. Lucie

Par Lucie

17. Le Vendredi 23 janvier 2009 15:20, par Sesso

Great site.

Par Sesso

18. Le Vendredi 27 février 2009 14:33, par berlin

Gut!

Par berlin

19. Le Samedi 28 février 2009 18:12, par denis grenier

Vielen Dank!

Par denis grenier

20. Le Mardi 10 mars 2009 22:33, par Chris

Trop genial d'entendre votre voix sensuelle Denis. Tous les dimanche matin c'est un vrai régal et je n'arrive plus à m'en passer... Tabernacle ! Je croyais pas que c'était si bon. Encore et encore. On vous aime tous nous les hommes. Chris

Par Chris

21. Le Vendredi 13 mars 2009 11:41, par denis grenier

Sensible Chris à votre commentaire, qui me flatte, je me rends compte, une fois de plus, du pouvoir de la voix radiophonique, dont je m’en voudrais cependant d’abuser. Votre intervention sympathique me touche évidemment, comment vous le cacher. Cela étant, si cette voix devient le vecteur de votre intérêt pour la musique dont elle ne prétend pas être autre chose que la servante, je m’en félicite aussi pour elle, car il me semble qu’elle le mérite, bien plus que son présentateur. Excusez-moi de ne pouvoir vous donner la réplique en termes liturgiques québécois, domaine où votre compétence manifeste surpasse la mienne, malgré, je crois, les 6000 km qui nous séparent. Le matin, c’est pour vous l’après-midi, si je ne me trompe. À dimanche donc, enfin je l’espère. En ce moment, nous avons cinq heures de décalage, car la France est toujours à l’heure d’hiver, le Québec étant passé à celle d’été. Je dis bien l’heure, et non la saison, qui ne dure ici que huit jours ouvrables !

Par denis grenier

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Christian Merlin

Christian Merlin Journaliste au Figaro, un vendredi matin de janvier, chez lui L'Avant-Scène Opéra — la revue de référence pour les livrets d'opéras, dont on ne saurait trop vous recommander et la lecture et même l'abonnement — est décidément un conservatoire particulièrement fertile en belle écriture. Avant d'être critique musical au Figaro (depuis 10 ans), Christian Merlin était l'un des piliers de L'Avant Scène — c'est suffisamment dire que l'opéra le connait bien. Germaniste, agrégé et docteur ès lettres — sa thèse portait sur "Le temps chez Wagner" —,  Christian est toujours, parallèlement à son activité journalistique, maître de conférences en études germaniques à l'Université de Lille. Christian Merlin est l'une des rares très belles plumes de la presse musicale. Il exerce la critique avec cette justesse de goût et cette précision dans le trait qui décapitent sans frémir ou louangent sans épanchements inutiles. Il n'a pas tant d'humeurs, la boussole Merlin ne perd pas le nord et ne se commet pas dans les petits vents de la mode. On pourrait le penser plus ombrageux qu'il n'est en vérité. L'œil vif, la pointe d'humour savant, la passion d'une mission au service du goût en font une personnalité qu'on aime lire dans le grand quotidien conservateur du matin... Christian Merlin est également conférencier, et collabore régulièrement à France Musique. Photo : (c) Jean-Baptiste Millot / www.qobuz.com – Reproduction Interdite

Alain Lompech

Alain Lompech Le Monde Alain Lompech a trois passions majeures dans la vie — et un seul métier, celui de journaliste. Journaliste au journal Le Monde depuis bien longtemps — après avoir fait ses classes à Diapason, celui de Georges Cherière, puis avoir dirigé Le Monde de la Musique — il y exerce, avec cinq collègues, une fonction peu connue des lecteurs mais très essentielle. Gardien de la charte éditoriale et graphique telle que fixée, il est de ces personnages discrets qui tient peut-être sous son clavier un pouvoir considérable, puisque, par lui et à ses collègues, tout passe. Passion connue n° 1. Alain est fou de piano, et quand on dit fou, vraiment fou ! Les amateurs de piano sont comme les amateurs de vin, mais moins consensuels. Alain est un fou de piano du genre engagé, partial, militant, obstiné dans ses amours, depuis toujours. Il faudrait, pour faire le tour de cette folle passion, se référer à l'ensemble de ses écrits et interventions, que ce soit dans la presse écrite, sur les blogs, dans les débats, à l'antenne de France Musique où il tient une émission "A côté du piano ", tous les samedis. Ces temps-ci, joignant Le Monde et le piano, Alain a conçu pour son journal, ou du moins très largement inspiré, "Le Monde du Piano", une très belle collection de CD-livrets consacrés au piano. On y lit l'histoire du piano selon Saint Alain. Si vous voulez connaître ses goûts, abonnez-vous. Rubinstein, Argerich, Brendel, Horowitz, Haskil, Cortot, Arrau, Cziffra et bien d'autres encore y figurent en bonne place. Et bien sûr Guiomar Novaes, une pianiste brésilienne merveilleuse, il y a quelques années totalement inconnue du grand public, à laquelle Alain a redonné sa place au panthéon des pianistes. Le dernier volume de la collection "Le Monde du Piano" lui est consacré ! Passion connue n° 2. Au journal Le Monde, Alain  tient depuis quelques années une rubrique sur un sujet bien pacifique, qui lui a valu admiration et tendresse de tous les amoureux des belles plantes. Oui, la rubrique jardinage, c'est lui qui y veille, désormais dans Le Monde Magazine. C'est ainsi que, dans le numéro du 16 janvier, Alain lance son cri de guerre : " Pourquoi attendre mars-avril pour tailler les rosiers ? (...) Il faut tailler les rosiers sans plus attendre !". Et il faut "commencer par les grimpants qui doivent être détachés de leur support pour être démêlés, nettoyés et rattachés solidement." On en connaît qui n'ont pas une passion folle pour le piano, qui n'ont jamais connu le Lompech-du-piano, mais qui désormais ne jurent que par Alain-le-jardinier, que ce soit pour leurs rosiers, leurs hortensias ou leurs poireaux. Le Brésil est la dernière et la plus personnelle passion d’Alain, après la musique. Guiomar Novaes, bien sûr, est une clé, mais il y en a bien d'autres. Et enfin, il y tient, Alain Lompech nous revient de temps en temps comme critique musical. Un critique souvent virulent, doué d'une force de conviction et parfois, disons-le, d'a priori qu'on a pu trouver cruels. Mais n'est-ce pas le signe de la vraie critique que de ne pas suivre le goût préfabriqué, et de faire combat pour ce qu'on veut défendre ? Alors, piano, jardin, Brésil ? Quel Lompech est le vôtre ?Geneviève relira en tout cas avec soin ce "papier", qui, s'il venait à tomber sous les yeux de celui dont on parle, pourrait être... critiqué ! Photo : (c) Jean-Baptiste Millot / www.qobuz.com – Reproduction Interdite

Patrick Colleony, On the Corner

Patrick Colleony, On the Corner Photo : Jean-Baptiste Millot Texte : Hannah Krooz Patrick Colleony nous a quittés ce 31 décembre 2009. Il était connu comme le loup blanc dans le milieu français et international de la black music. De ses débuts londoniens au saxo, dans les clubs du Swinging London, à la direction de son label "On the Corner", au croisement de toutes les musiques urbaines, Patrick Colleony a consacré sa vie entière à la musique : blues, jazz, soul, funk, world, rap et reggae. De longues années, il a arpenté les disquaires parisiens pour le compte de Media 7, en binôme avec Noël Hervé. Il a le premier signé le label anglais World Circuit en distribution française qui, après de magnifiques productions de musique africaine, connaitra quelques années plus tard l'énorme succès populaire que l'on sait avec les albums cubains du Buena Vista Social Club. Parti avec une poignée d'amis se lancer dans une nouvelle aventure, Night and Day, il s'oriente alors vers le rap et notamment le rap français, qui lui doit beaucoup. Il a contribué à la sortie d'albums classiques du genre comme à l'émergence d'artistes aujourd'hui renommés tels qu' IDEAL J (Kery James), LA CLIQUA, LORD KOSSITY, TOUT SIMPLEMENT NOIR, TRIPTIK, EXPRESSION DIREKT et ROHFF. Il a aussi largement participé à l'essor de la nouvelle vague reggae : JAH MASON, SIZZLA, ANTHONY B, LUCIANO et également sorti en France les disques d'artistes reconnus comme OMAR PERRY, HORACE ANDY, MAX ROMEO et GROUNDATION. Son dernier album sera celui de l'impressionnante SANDRA NKAKE. Goodbye Soulbrother ! Photo : (c) Jean-Baptiste Millot / www.qobuz.com – Reproduction Interdite

Didier Maës

Didier Maës Fondateur d’Hortus Dans argent, il y a art. Et il y a gens. En l’espèce, il y a surtout passion… Réseau regroupant des associations, Hortus a été créé en 1994 à l’initiative de salariés de la banque Paribas Capital Markets, autour de l’organiste Vincent Genvrin, directeur artistique du label, sous la houlette de Didier Maës. Le label se propose de faire découvrir des œuvres pour voix et orgue, encore largement méconnues, ainsi que la création contemporaine. Organisme souple, impulsé par différents centres (maîtrises et chœurs, associations d’ami de l’orgue et festivals) qui concourent à la réalisation de sa ligne éditoriale, Hortus a en particulier permis de découvrir les réalisations discographiques du chœur de Chambre les Éléments, dirigé par Joël Suhubiette, de Benjamin Alard, tant à l’orgue qu’au clavecin et du jeune clarinettiste Raphaël Sévère, révélation soliste instrumental aux Victoires de la Musique 2010. Depuis 2003, Hortus a également mis en œuvre les productions discographiques de musique sacrée à Notre-Dame de Paris. Le catalogue compte aujourd’hui près de quatre-vingts parutions. De 1994 à 2003, Didier Maës a poursuivi ses activités professionnelles de banque de marché de capitaux à Paris et à Londres pour BNP Paribas et pour des start-up développées sur internet. Depuis cette date, il anime les conseils d’administration d’Hortus, tout en exerçant ponctuellement des activités bénévoles au bénéfice d’associations membres (ou non) du groupement. À noter que la totalité des membres fondateurs d’Hortus sont encore aujourd’hui présents dans le réseau et qu’ils assument toujours les missions qu’ils ont choisies au sein du groupement. Photo : (c) Jean-Baptiste Millot / www.qobuz.com – Reproduction Interdite

"La Fête à Django!" Rocky Gresset sera au Sunset mardi 19 janvier.

« La Fête à Django ! » Rocky Gresset sera au Sunset le 19 janvier. En vous présentant Rocky et sa belle guitare, c'est pour moi l'occasion ou jamais d'avouer à ma soeur Fonfon ce qui s'est passé il y a bien longtemps avec sa guitare. Elle aimait Georges Brassens et je crois que c'est pour ça qu'elle avait reçu une guitare, je ne sais plus par qui, en tout cas pas sur la tête. Sa guitare était rangée dans une housse, elle était surtout rangée. En effet, je ne me souviens absolument pas de Fonfon jouant de la guitare. Et un jour, avec mon frère, nous, on a eu envie d'en jouer. Le jeu consistait à se courir après en se tapant sur la tête avec, en tenant l'instrument par le manche. Nous partions du salon de musique et nous traversions tout l'appartement dans un sens. Arrivés au bout, dans une salle de bain, nous échangions nos rôles et nous repartions dans l'autre sens. Le "bing" que faisait chaque coup sur la tête, somme toute, était très musical et ne faisait pas mal du tout. Et pour celui qui tapait, le plus drôle était le rebondissement de la guitare sur la tête de l'autre. Bref un jeu parfaitement crétin pour abrutis d'un moment. Et ce qui devait arriver arriva, après quelques aller retour, le "bing" si harmonieux se transforma en un "crac" bien explicite. Le jeu était fini. Discrètement, nous avons remis la guitare dans sa housse. Quand un beau jour, Fonfon eut envie de renouer avec Georges Brassens, elle comprit qu'elle n'était pas la seule à ne pas jouer convenablement de la guitare. Pardonne-nous Fonfon, c'est promis, on ne le refera plus. Ecouter et télécharger Rocky sur Qobuz : L’interview de Rocky par Marc Zisman :

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Auteur :
Denis Grenier


Biographie de l'Auteur :

Formé dans les sciences, puis en histoire de l´art, Denis Grenier est passionné de musique de la Renaissance et du Baroque, périodes correspondant à ses activités au sein du département d´histoire de l´Université Laval. Responsable de l´iconographie du label Alpha, il y fait les commentaires sur les œuvres d´art ornant les pochettes des CD de la collection ut pictura musica, ainsi nommée à son instigation. Depuis 1995, il est producteur d´une émission de radio dominicale hebdomadaire, consacrée à la musique ancienne, qu´il aborde comme un esthète, sensible à la variété des données culturelles européennes, et à la diversité de leurs expressions.
Denis.Grenier@hst.ulaval.ca

“CONTINUO”
MOYEN-ÂGE, RENAISSANCE, BAROQUE, PRÉ-CLASSIQUE


avec
Denis Grenier
CKRL, 89,1 MF Québec



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Dans le monde entier, de 14h à 17h (heure de Paris)
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