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	<title>Commentaires sur : Amnésies contemporaines</title>
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	<description>HISTOIRES DE GOUT PAR ANNE-SOPHIE JACOUTY</description>
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		<title>Par : continuum</title>
		<link>http://www.qobuz.com/blogs/annesophiejacouty/2009/01/14/amnesies-contemporaines/comment-page-1/#comment-366</link>
		<dc:creator>continuum</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2009 11:01:01 +0000</pubDate>
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		<description>En corllaire au phénomène d&#039;amnésie que vous évoquez très justement, je pense que certains musiciens, dans le baroque en particulier, sont extrêmement perméables à la musique que l&#039;on entends sur les ondes et dans les magasins, d&#039;où un processus d&#039;affadissement généralisé de la conception et de l&#039;interprétation musicales. Pour le dire autrement : une dégradation pernicieuse du phénomène d&#039;écoute (et Currentzis n&#039;est pas le seul), qui voudrait s&#039;imposer comme modèle de renouvellement interprétatif. Il faut en effet s&#039;en offusquer et je vous remercie de votre billet.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>En corllaire au phénomène d&#8217;amnésie que vous évoquez très justement, je pense que certains musiciens, dans le baroque en particulier, sont extrêmement perméables à la musique que l&#8217;on entends sur les ondes et dans les magasins, d&#8217;où un processus d&#8217;affadissement généralisé de la conception et de l&#8217;interprétation musicales. Pour le dire autrement : une dégradation pernicieuse du phénomène d&#8217;écoute (et Currentzis n&#8217;est pas le seul), qui voudrait s&#8217;imposer comme modèle de renouvellement interprétatif. Il faut en effet s&#8217;en offusquer et je vous remercie de votre billet.</p>
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		<title>Par : Anne-Sophie Jacouty</title>
		<link>http://www.qobuz.com/blogs/annesophiejacouty/2009/01/14/amnesies-contemporaines/comment-page-1/#comment-365</link>
		<dc:creator>Anne-Sophie Jacouty</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Jan 2009 22:17:02 +0000</pubDate>
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		<description>Merci de votre message ! Je crois effectivement que les nécessités commerciales, leur perpétuel besoin de créer, souvent artificiellement, l&#039;événement... mais aussi une certaine dose d&#039;inculture amènent à ce que j&#039;ai qualifié d&#039;amnésie et que l&#039;on rencontre souvent dans les présentations de disques -encore plus qu&#039;au spectacle. Bonne suite dans votre découverte de &quot;Didon et Enée&quot; de Purcell. Peut-être une production avec mise en scène n&#039;est-elle pas le meilleur biais pour pénétrer cette oeuvre vraiment admirable. La discographie est vaste et mérite d&#039;être balayée, depuis celles que j&#039;appelle les &quot;divas héroïques&quot; aux approches baroques. Pour vous permettre un avant-goût de cette extraordinaire diversité, vous pouvez vous rendre sur youtube, où l&#039;on retrouve le Lamento de Didon par les chanteuses que je cite... et bien d&#039;autres encore. Cordialement,
ASJ</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci de votre message ! Je crois effectivement que les nécessités commerciales, leur perpétuel besoin de créer, souvent artificiellement, l&#8217;événement&#8230; mais aussi une certaine dose d&#8217;inculture amènent à ce que j&#8217;ai qualifié d&#8217;amnésie et que l&#8217;on rencontre souvent dans les présentations de disques -encore plus qu&#8217;au spectacle. Bonne suite dans votre découverte de &#8220;Didon et Enée&#8221; de Purcell. Peut-être une production avec mise en scène n&#8217;est-elle pas le meilleur biais pour pénétrer cette oeuvre vraiment admirable. La discographie est vaste et mérite d&#8217;être balayée, depuis celles que j&#8217;appelle les &#8220;divas héroïques&#8221; aux approches baroques. Pour vous permettre un avant-goût de cette extraordinaire diversité, vous pouvez vous rendre sur youtube, où l&#8217;on retrouve le Lamento de Didon par les chanteuses que je cite&#8230; et bien d&#8217;autres encore. Cordialement,<br />
ASJ</p>
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		<title>Par : Lomic Lamouroux</title>
		<link>http://www.qobuz.com/blogs/annesophiejacouty/2009/01/14/amnesies-contemporaines/comment-page-1/#comment-364</link>
		<dc:creator>Lomic Lamouroux</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Jan 2009 18:11:24 +0000</pubDate>
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		<description>Bravo !
Merci pour cet article où l&#039;on sent bien votre agacement face à ces présentations qui veulent nous faire croire à un événement dont la planète ne se remettra jamais.

Je ne connais pas bien Didon et Enée, l&#039;ayant découvert en décembre dernier à l&#039;Opéra-Comique dans cette production de Deborah Warner qui m&#039;a semblée insignifiante... Je dois l&#039;avouer, et j&#039;en ai presque honte, mais je n&#039;ai pas beaucoup apprécié cette oeuvre que tout le monde présente pourtant comme un bijou d&#039;opéra. L&#039;extrême concentration du livret, la rapidité avec laquelle s&#039;enchaînent les événements m&#039;ont beaucoup déçu, cependant j&#039;ose croire qu&#039;avec une mise en scène réussie et une partie musicale mieux que correcte (en décembre, le tout m&#039;avait semblé plat et assea fade...exception faite de Hilary Summers et Christopher Maltman), l&#039;oeuvre pourrait trouver grâce à mes oreilles.

Pour autant, je ne me permets pas comme certains de qualifier cette oeuvre de &quot;gentillette&quot; ou &quot;insignifiante&quot;, car je crois pouvoir imaginer que son succès continu depuis des décennies n&#039;est pas le fruit d&#039;un hasard ou d&#039;une hypocrisie généralisée. Ainsi, lire des commentaires comme celui que vous citez dans votre article, ou encore une présentation comme celle du disque, est proprement scandaleux, et indigine d&#039;une maison comme Alpha.
Cela me renvoie à une découverte récente que j&#039;ai faite : dans le livret du fameux enregistrement Sony des Quatre Saisons par Carmignola et le Venice baroque Orchestra, on peut lire, au milieu d&#039;un texte de présentation boursouflé d&#039;éloges béats du soliste et de son orchestre : &quot;Il a fallu attendre notre époque et le présent enregistrement par Carmignola au violon et Marcon à la tête de son Orchestre baroque de Venise pour qu&#039;une pièce aussi familière que Les Quatres Saisons de Vivaldi revive enfin.&quot; (sic !)
Vous avez bien lu : l&#039;auteur de ce livret prétentieux et pitoyable (aucune indication ou presque sur les trois concertos inédits en compléement de disque) fait consciemment fi des grandes références, de Pinnock à Harnoncourt pour les pionniers, et de Biondi à Antonini pour la nouvelle génération. Sans oublier, chez Divox, le premier enregistrement de... Carmignola lui-même, avec (déjà !) Marcon au clavecin, et les Sonatori !
Les deux cas me semblent bien proches... sauf que pour Carmignola, le disque est réussi !
Mais que voulez-vous ? notre époque est faite de compétition acharnée et de recherche de profit : tous les moyens sont bons pour attirer le public.

Encore merci pour vos articles réguliers. Je constate d&#039;ailleurs que vous êtes souvent à contre-courant de la majorité de la critique et du public, et je trouve sincèrement que vos recadrages sont plus que bienvenus !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bravo !<br />
Merci pour cet article où l&#8217;on sent bien votre agacement face à ces présentations qui veulent nous faire croire à un événement dont la planète ne se remettra jamais.</p>
<p>Je ne connais pas bien Didon et Enée, l&#8217;ayant découvert en décembre dernier à l&#8217;Opéra-Comique dans cette production de Deborah Warner qui m&#8217;a semblée insignifiante&#8230; Je dois l&#8217;avouer, et j&#8217;en ai presque honte, mais je n&#8217;ai pas beaucoup apprécié cette oeuvre que tout le monde présente pourtant comme un bijou d&#8217;opéra. L&#8217;extrême concentration du livret, la rapidité avec laquelle s&#8217;enchaînent les événements m&#8217;ont beaucoup déçu, cependant j&#8217;ose croire qu&#8217;avec une mise en scène réussie et une partie musicale mieux que correcte (en décembre, le tout m&#8217;avait semblé plat et assea fade&#8230;exception faite de Hilary Summers et Christopher Maltman), l&#8217;oeuvre pourrait trouver grâce à mes oreilles.</p>
<p>Pour autant, je ne me permets pas comme certains de qualifier cette oeuvre de &#8220;gentillette&#8221; ou &#8220;insignifiante&#8221;, car je crois pouvoir imaginer que son succès continu depuis des décennies n&#8217;est pas le fruit d&#8217;un hasard ou d&#8217;une hypocrisie généralisée. Ainsi, lire des commentaires comme celui que vous citez dans votre article, ou encore une présentation comme celle du disque, est proprement scandaleux, et indigine d&#8217;une maison comme Alpha.<br />
Cela me renvoie à une découverte récente que j&#8217;ai faite : dans le livret du fameux enregistrement Sony des Quatre Saisons par Carmignola et le Venice baroque Orchestra, on peut lire, au milieu d&#8217;un texte de présentation boursouflé d&#8217;éloges béats du soliste et de son orchestre : &#8220;Il a fallu attendre notre époque et le présent enregistrement par Carmignola au violon et Marcon à la tête de son Orchestre baroque de Venise pour qu&#8217;une pièce aussi familière que Les Quatres Saisons de Vivaldi revive enfin.&#8221; (sic !)<br />
Vous avez bien lu : l&#8217;auteur de ce livret prétentieux et pitoyable (aucune indication ou presque sur les trois concertos inédits en compléement de disque) fait consciemment fi des grandes références, de Pinnock à Harnoncourt pour les pionniers, et de Biondi à Antonini pour la nouvelle génération. Sans oublier, chez Divox, le premier enregistrement de&#8230; Carmignola lui-même, avec (déjà !) Marcon au clavecin, et les Sonatori !<br />
Les deux cas me semblent bien proches&#8230; sauf que pour Carmignola, le disque est réussi !<br />
Mais que voulez-vous ? notre époque est faite de compétition acharnée et de recherche de profit : tous les moyens sont bons pour attirer le public.</p>
<p>Encore merci pour vos articles réguliers. Je constate d&#8217;ailleurs que vous êtes souvent à contre-courant de la majorité de la critique et du public, et je trouve sincèrement que vos recadrages sont plus que bienvenus !</p>
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