Genre : Classique > Musique concertante
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Qualité Studio Masters (24 bits)
Qualité CD (Lossless 16 bits 44,1 kHz)
12,99 €
- 1 Violin Concerto No.1 K.207 in B flat major: I. Allegro moderato
- 2 Violin Concerto No.1 K.207 in B flat major: II. Adagio
- 3 Violin Concerto No.1 K.207 in B flat major: III. Presto
- 4 Violin Concerto No.3 K.206 in G major: I. Allegro
- 5 Violin Concerto No.3 K.206 in G major: II. Adagio
- 6 Violin Concerto No.3 K.206 in G major: III. Rondeau. Allegro
- 7 Sinfonia Concertante for Violin, Viola & Orchestra K.364 in E flat major: I. Allegro maestoso
- 8 Sinfonia Concertante for Violin, Viola & Orchestra K.364 in E flat major: II. Andante
- 9 Sinfonia Concertante for Violin, Viola & Orchestra K.364 in E flat major: III. Presto
Violin Concerto in B flat major No.1, K 207 (Wolfgang Amadeus Mozart)
Violin Concerto in G major No.3, K 206
Sinfonia concertante for Violin, Viola and Orchestra in E flat, K.364
À propos
Concertos pour violon en si bémol majeur n° 1 & en sol majeur n° 3 - Symphonie concertante n° 2 / Renaud Capucon, violon - Antoine Tamestit, alto - Scottish Chamber Orchestra - Louis Langrée, direction
Distinctions
5 de Diapason (mai 2009)
Copyright :
(C) 2009 EMI Records Ltd/Virgin Classics.
This compilation (P) 2009 The copyright in this sound recording is owned by EMI Records Ltd/Virgin Classics.
This compilation (P) 2009 The copyright in this sound recording is owned by EMI Records Ltd/Virgin Classics.
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Concerto pour violon en si bémol majeur n° 1, K 207
Concerto pour violon en sol majeur n° 3, K 206
Symphonie concertante n° 2 pour violon, alto & orchestre en mi bémol majeur, K 364
Renaud Capucon, violon
Antoine Tamestit, alto
Scottish Chamber Orchestra
Direction Louis Langrée
Concerto pour violon en si bémol majeur n° 1, K 207
Concerto pour violon en sol majeur n° 3, K 206
Symphonie concertante n° 2 pour violon, alto & orchestre en mi bémol majeur, K 364
Renaud Capucon, violon
Antoine Tamestit, alto
Scottish Chamber Orchestra
Direction Louis Langrée
L'intérêt de ce disque, très habilement charpenté, dépasse largement celui que l'on pourrait simplement éprouver pour l'ouvre de Mozart ou pour le répertoire pour violon. Il vise en fait à se faire le reflet d'un moment clé dans l'histoire de la musique occidentale : le passage d'une sensibilité classique à une sensibilité romantique.
La fin du XVIIIe siècle est en effet, avec le mouvement du Sturm und Drang, une période de grande effervescence littéraire dans le monde germanique. Ce bouillonnement gagne rapidement la musique : on développe de nouvelles manières de combiner les sons entre eux, de nouveaux modes d'expression musicale. L'un des principaux laboratoires de cette révolution étant l'orchestre de Mannheim qui, sous la houlette de musiciens comme Cannabich, Stamitz, Richter ou Holzbauer, contribue au développement de l'art symphonique, ainsi qu'à la recherche de nouveaux rendus harmoniques.
Lorsque Mozart effectue, en octobre 1777, une halte à Mannheim dans l'optique d'un voyage à Paris, il se familiarise avec ces nouveaux procédés orchestraux et son langage musical, dès lors, se transforme nettement. Evolution dont l'aboutissement sera, deux ans plus tard la Symphonie Concertante pour violon et alto en mi bémol majeur KV 364. Cette symphonie, l'un des points d'orgue de l'ouvre mozartienne, est découpée en trois mouvements : un allegro maestoso d'une intensité exceptionnelle, un andante poignant qui anticipe sur le romantisme, et un Presto chatoyant. Le parfait équilibre de cette symphonie admirable, a pu faire dire à Henri Blaze de Bury qu'elle « échappe aux classifications et appartient au genre humain par la grandeur qu'elle respire ».
Le mérite du programme n'est pas seulement celui de nous présenter cette ouvre remarquable, mais surtout de restituer un itinéraire musical, celui de Mozart, comme de la plupart de ses contemporains, hésitant, en cette époque de transition, entre l'héritage classique, et les premiers assauts romantiques. L'éclosion, avant la symphonie concertante de deux concertos pour violon s'avère ainsi une initiative très heureuse. Le Premier Concerto, achevé le 14 avril 1775, nous montre un Mozart encore jeune et influencé par ses aînés contrastant avec le Troisième Concerto où celui-ci insuffle un esprit nouveau symbolisé par des mouvements plus amples et plus méditatifs ; ce dernier contrastant lui-même avec la modernité de la symphonie concertante. La succession de ces trois ouvres constitue ainsi une excellente illustration de l'évolution du style mozartien, et de la révolution des mentalités musicales au tournant des années 1770.
L'idéale sobriété du jeu de Capuçon sert parfaitement la restitution de l'itinéraire musical. En n'appuyant que modérément les passages les plus pré-romantiques, il évite cette faute de goût qu'aurait été l'anachronisme, et parvient, au contraire, à recréer pleinement l'état d'esprit hésitant de cette période de transition.
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