- 1 Mitridate, rèdi Ponto: Al destin che la minaccia
- 2 Die Zauberflöte: Ach, ich fühl's - Pamina
- 3 Le nozze di Figaro: E Susanna non vien (Contessa)
- 4 Dove sono (Le Nozze di figaro) (Contessa)
- 5 Le nozze di Figaro: Giunse alfin il momento (Susanna)
- 6 Le nozze di Figaro: Deh, vieni, non tardar (Susanna)
- 7 La finta semplice: Senti l'eco, ove t'aggiri - Rosina
- 8 Die Entführung aus dem Serail: Durch Zärtlichkeit und Schmeicheln - Blonde
- 9 Die Entführung aus dem Serail: Martern aller Arten - Konstanze
- 10 Vorrei spiegarvi, oh Dio K418
- 11 Don Giovanni: Crudele? Ah no, mio bene...(Donna Anna)
- 12 Don Giovanni: Non mi dir (Donna Anna)
- 13 La clemenza di Tito: S'altro che lagrime - Servilia
- 14 Don Giovanni: In quali eccessi (Donna Elvira)
- 15 Don Giovanni: Mi tradí (Donna Elvira)
- 16 La clemenza di Tito: Ecco il punto (Vitellia)
- 17 Le clemenza di Tito: Non più di fiori (Vitellia)
- 18 No, che non sei capace K.419
À propos
(P) 2008 The copyright in this sound recording is owned by EMI Records Ltd./Virgin Classics
Mitridate, Rè di Ponto, KV 87 (1770) : "Al destin che la minaccia"
Die Zauberflöte (La Flûte enchantée), KV 620 (1791) : "Ach, ich fühl's"
Le Nozze di Figaro, KV 492 (1786)
"E Susanna non vien"
"Giunse alfin il momento"
"Deh, vieni, non tardar"
"Senti l'eco, ove t'aggiri"
La Finta semplice (La Fausse naïve), KV 51 (1769) : "Senti l'eco, ove t'aggiri"
Die Entführung aus dem Serail (L'Enlèvement au Sérail), KV 384 (1782)
"Durch Zärtlichkeit und Schmeicheln"
"Martern aller Arten"
Don Giovanni, KV 527 (1787)
"Crudele ? Ah no, mio bene"
"Non mi dir"
"In quali eccessi"
"Mi tradi"
"Ecco il punto"
"Non più di fiori"
La Clemenza di Tito, KV 621 (1791)
"S'altro che lagrime"
Arias pour Il curioso indiscretode Pasquale Anfossi (1783)
Vorrei spiegarvi, oh Dio, KV 418
No, che non sei capace, KV 419
Diana Damrau, soprano
Le Cercle de l'Harmonie
Direction Jérémie Rhorer
« Donna » devient le second récital de la soprano allemande Diana Damrau chez Virgin Classics. Il est dédié plus spécifiquement à la musique de Mozart, alors que le précédent « Arie di bravura » regroupait également des pages de Salieri et Righini. Ces « Arie di bravura » avaient époustouflé, « Donna » confirme Damrau comme une interprète actuelle majeure de Mozart, même si évidemment, comme toutes les grandes cantatrices du passé, de Schwarzkopf à Margaret Price, ses qualités se révèlent plus criantes dans certains personnages plutôt que dans d'autres.
« La musique de Mozart, tel un fil rouge, n'a cessé d'accompagner ma carrière », écrit la soprano dans son texte de présentation. « Depuis mes débuts à l'opéra en 1995 en Barbarina de son Figaro, au Stadttheater de Würzburg, j'ai eu la chance de pouvoir incarner toute une série d'héroïnes mozartiennes. Les rehaussant d'intonations subtiles et sensibles, Mozart brosse avec un art exceptionnel ses portraits de femmes, chacune se distinguant nettement des autres. Tant ma voix que ma carrière se sont développées dans une direction telle que j'ai eu l'occasion d'interpréter plusieurs personnages d'un même opéra, et chaque fois je suis remplie d'admiration et d'émerveillement devant la maîtrise de ses ouvres. C'est au génie de Mozart que j'ai voulu rendre hommage en concevant ce nouveau programme. Nombre des airs enregistrés ici ont joué dans mon parcours un rôle important, alors que d'autres figurent parmi mes projets pour l'avenir. Tous néanmoins démontrent la connaissance et le métier extraordinaires et multiples de Mozart en tant que peintre des teintes les plus délicates. »
Diana Damrau
Mozart de A à Z
Elle a commencé Reine de la Nuit. C'est une spécialité, une rareté (surtout quand on la fait aussi bien). Ce pourrait être une limite. Mais si Diana Damrau a eu (et a encore) des contre fa dans la voix, Mozart, elle l'a dans le sang. Elle l'a dans l'idée même, illimitée, qu'elle se fait de son chant : épouser, par la voix, tous les versants de la sensibilité, ceux-là précisément que Mozart le premier a explorés, en inventeur de l'âme humaine, des façons qu'a l'âme de se dire, de se laisser entendre. C'est un fait que la Reine de la Nuit et Sarastro, eux seuls et seulement dans cette Zauberflöte hélas finale, voient Mozart recourir à des spécialités vocales, rôles à la seule portée de chanteurs hors normes, qui peut-être n'essayeront rien d'autre en Mozart.
Mais rien d'autre dans le chant mozartien n'est spécialité, si on excepte tels airs de concert, qui supposent le décoratif et la virtuosité. Diana Damrau en inscrit deux à ce programme, comme pour bien montrer que s'en étant acquittée (et glorieusement), elle peut passer au reste, au plus vrai de Mozart : ses personnages. Le moindre d'entre eux a son individualité, son timbre et son ton, sa voix en vérité. (.) Une des clés-secrètes du Mozart vocal est que presque n'importe qui dans une troupe d'opéra décente peut chanter n'importe lequel. Il suffit d'être bon chanteur, et bon mozartien ; et de sympathiser avec l'individualité, la blessure et la nuance d'âme du personnage qu'on incarne - lequel personnage peut varier sensiblement d'une mise à l'autre. (.) Dans une carrière de progressive maturation, comme elles étaient de rigueur autrefois, une jeune soprano de qualité réelle mais encore indifférenciée débutait en Cherubino ou Susanna, finissant, dans les deux cas, Contessa. A Berlin ou à Vienne, du temps des Ensembles, elles pouvaient et savaient permuter. (.) Les personnages de Mozart ne sont pas des emplois. Ou plutôt ils ont un emploi, et un seul : servir Mozart, dans tous ses battements de cour, sous chacun des masques qu'il se choisit. (..) Ce sont les circonstances où dramatiquement se trouve placé un personnage qui le font réagir, vocalement, d'une façon qui nous individualise : comme chacun de nous dans la vie.(.)
Il y a entre « Or sai chi l'onore » et « Non mi dir » d'Anna plus d'écart, plus d'incompatibilités (de technique, de caractère) qu'il n'y en a entre Anna et Elvira. « Laquelle des deux voulez-vous chanter ? », demanderait-on à une mozartienne ardente et prête, aguerrie par la pratique. La seule réponse digne serait : «Les deux !»
C'est cette versatilité que Diana Damrau choisit délibérément d'exploiter (.) Il y a plus d'un demi-siècle, quand le microsillon a changé l'idée qu'on se faisait du disque, en permettant qu'on y inscrive au lieu d'un air isolé un vrai programme , regroupant et en même temps déployant Mozart dans sa diversité, c'est Schwarzkopf qui la première a osé y inscrire même des personnages qu'elle ne chanterait jamais au théâtre, Cherubino, Zerlina, Anna à côté d'autres de son emploi. C'était montrer le chemin. La même voix, mais sensible, adaptable, se faisait caméléon au service de Mozart, montrant sous la différence et la diversité de ses personnages l'unité d'un même style, la réalité d'une même tenue, et la profondeur insondable d'un même génie de la caractérisation. Sous ses dix masques différents, sous le dix tons d'une même voix, le même Mozart parle
André Tubeuf
© Virgin Classics 2009, un label Emi Music Group - Reproduction interdite
Extraits de la notice de présentation de la reférence 5099921202353
Reproduit avec l'aimable autorisation de l'éditeur phonographique




