Artiste principal :
David Hill
Genre : Classique > Musique vocale sacrée
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz)
8.39€
Qualité Standard (320 kpbs)
6.99€
- 1 Credo quod Redemptor meus vivit
- 2 Taedet animam meam vitae meae
- 3 Ego sum resurrectio – Benedictus Dominus, Deus Israel
- 4 Introitus. Requiem aeternam dona eis, Domine
- 5 Kyrie
- 6 Graduale. Requiem aeternam dona eis, Domine
- 7 Offertorium. Domine Jesu Christe, Rex gloriae
- 8 Sanctus
- 9 Agnus Dei
- 10 Communio. Lux aeterna luceat eis, Domine
- 11 Versa est in luctum
- 12 Libera me, Domine, de morte aeterna
Credo quod redemptor meus vivit (Tomás Luis de Victoria)
Taedet animam meam vitae meae
Ego sum resurrectio – Benedictus Dominus, Deus Israel
Missa Pro defunctis (Requiem)
Versa est in luctum
Libera me, Domine, de morte aeterna
À propos
Westminster Cathedral Choir - David Hill, direction
Distinctions
Diapason d'or (février 2011)
Inclus
1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original :
57:32 - DDD - Enregistré du 28 au 30 janvier 1987 en la Cathédrale de Westminster - Notes en français, anglais et allemand avec les textes chantés en latin et traduction anglaise
Tomás Luis de Victoria (1548–1611)
Credo quod redemptor meus vivit
Taedet animam meam vitae meae
Ego sum resurrectio – Benedictus Dominus, Deus Israel
Missa Pro defunctis (Requiem)
Versa est in luctum
Libera me, Domine, de morte aeterna
Westminster Cathedral Choir
Direction David Hill
Tomás Luis de Victoria
Requiem Officium Defunctoum L’Office des morts de Victoria contient sa seconde Messe de Requiem, écrite pour chœur à six voix. Considéré comme l’une de ses plus belles compositions, le Requiem, comme on s’y réfère souvent, est aussi l’une des dernières grandes œuvres de ce qu’on appelle le style polyphonique de la Renaissance. Sous son austérité raffinée, pleine de dignité, s’exprime une conviction passionnée ; elle brille d’une ferveur extraordinaire, dans une atmosphère musicale et spirituelle qui reste sereine et pertinente au regard de ses exigences liturgiques. Mais cette œuvre appelle quelques explications. En 1583, dans les dernières années des quelque deux décennies qu’il passa à Rome, le prêtre espagnol d’Avila Tomás Luis de Victoria composa et publia un recueil de messes contenant une Missa pro defunctis pour chœur à quatre voix. Lorsque ce requiem fut réimprimé en 1592, Victoria était établi à Madrid en tant que maître de chapelle et chapelain de l’impératrice douairière Marie, sœur de Philippe II et veuve de Maximilien II, qui s’était retirée au couvent des Carmélites Déchaussées Royales de sainte Claire. La fille de Marie, la princesse Marguerite, professe dès 1584, était l’une des trente-trois carmélites du cloître, dont l’office quotidien, la liturgie de l’office divin, était rendu en musique par douze prêtres et quatre garçons (puis six à partir de 1600). L’impératrice mourut le 26 février 1603 et fut enterrée dans le cloître du couvent trois jours plus tard. Les offices religieux furent sans doute assez simples. Les grandes obsèques eurent lieu les 22 et 23 avril en l’église Saint Pierre et Saint Paul (où se dresse aujourd’hui la cathédrale de Madrid). La chapelle du couvent était bien trop petite pour le service commémoratif. On chanta les vêpres de l’Office des Morts ; le lendemain, à l’aube, les matines des morts. Ensuite furent célébrées les laudes, la Missa pro defunctis et la grand-messe solennelle des morts. On avait placé le catafalque représentant l’impératrice Marie dans son cercueil entre le coro et le maître-autel. Le roi Philippe III, revêtu de son habit de deuil noir et argent, était entouré de sa cousine Marguerite, la carmélite royale, et des dignitaires de l’église et de l’état rassemblés dans ce qui pourrait aujourd’hui faire penser à un tableau du Greco, pour assister à cette messe de requiem célébrée selon l’ancien rite catholique. C’est pour cet événement que Victoria écrivit son second Requiem—ou plus précisément, comme il l’intitula lui-même, son Office des Morts. À la musique de la messe proprement dite, il ajouta un motet funèbre hors du cadre de la stricte liturgie, un des grands textes latins pour la cérémonie d’absoute succédant à la messe, et une leçon supplémentaire pour les matines. Publiée deux ans plus tard (Presse royale, Madrid, 1605), cette musique allait dès lors être révérée et admirée ; elle s’imposa en effet comme le requiem d’une époque, marquant à la fois la fin du Siècle d’or de l’Espagne et la fin de la musique de la Renaissance. Ce devait être également la dernière œuvre du compositeur lui-même—du moins la dernière qu’il publia. On a dit qu’il s’agissait du chant du cygne de Victoria ; mais il est clair que le Cygneam Cantionem de la dédicace fait référence à l’impératrice défunte. Victoria pouvait difficilement savoir en 1603 ou 1605 qu’il allait mourir en 1611, à l’âge de soixante-trois ans. Dans la dédicace figurant sur la page de titre de l’édition de 1605, il précise clairement avoir composé cette musique pour « les obsèques de votre très vénérée mère ».[…]
Requiem Officium Defunctoum L’Office des morts de Victoria contient sa seconde Messe de Requiem, écrite pour chœur à six voix. Considéré comme l’une de ses plus belles compositions, le Requiem, comme on s’y réfère souvent, est aussi l’une des dernières grandes œuvres de ce qu’on appelle le style polyphonique de la Renaissance. Sous son austérité raffinée, pleine de dignité, s’exprime une conviction passionnée ; elle brille d’une ferveur extraordinaire, dans une atmosphère musicale et spirituelle qui reste sereine et pertinente au regard de ses exigences liturgiques. Mais cette œuvre appelle quelques explications. En 1583, dans les dernières années des quelque deux décennies qu’il passa à Rome, le prêtre espagnol d’Avila Tomás Luis de Victoria composa et publia un recueil de messes contenant une Missa pro defunctis pour chœur à quatre voix. Lorsque ce requiem fut réimprimé en 1592, Victoria était établi à Madrid en tant que maître de chapelle et chapelain de l’impératrice douairière Marie, sœur de Philippe II et veuve de Maximilien II, qui s’était retirée au couvent des Carmélites Déchaussées Royales de sainte Claire. La fille de Marie, la princesse Marguerite, professe dès 1584, était l’une des trente-trois carmélites du cloître, dont l’office quotidien, la liturgie de l’office divin, était rendu en musique par douze prêtres et quatre garçons (puis six à partir de 1600). L’impératrice mourut le 26 février 1603 et fut enterrée dans le cloître du couvent trois jours plus tard. Les offices religieux furent sans doute assez simples. Les grandes obsèques eurent lieu les 22 et 23 avril en l’église Saint Pierre et Saint Paul (où se dresse aujourd’hui la cathédrale de Madrid). La chapelle du couvent était bien trop petite pour le service commémoratif. On chanta les vêpres de l’Office des Morts ; le lendemain, à l’aube, les matines des morts. Ensuite furent célébrées les laudes, la Missa pro defunctis et la grand-messe solennelle des morts. On avait placé le catafalque représentant l’impératrice Marie dans son cercueil entre le coro et le maître-autel. Le roi Philippe III, revêtu de son habit de deuil noir et argent, était entouré de sa cousine Marguerite, la carmélite royale, et des dignitaires de l’église et de l’état rassemblés dans ce qui pourrait aujourd’hui faire penser à un tableau du Greco, pour assister à cette messe de requiem célébrée selon l’ancien rite catholique. C’est pour cet événement que Victoria écrivit son second Requiem—ou plus précisément, comme il l’intitula lui-même, son Office des Morts. À la musique de la messe proprement dite, il ajouta un motet funèbre hors du cadre de la stricte liturgie, un des grands textes latins pour la cérémonie d’absoute succédant à la messe, et une leçon supplémentaire pour les matines. Publiée deux ans plus tard (Presse royale, Madrid, 1605), cette musique allait dès lors être révérée et admirée ; elle s’imposa en effet comme le requiem d’une époque, marquant à la fois la fin du Siècle d’or de l’Espagne et la fin de la musique de la Renaissance. Ce devait être également la dernière œuvre du compositeur lui-même—du moins la dernière qu’il publia. On a dit qu’il s’agissait du chant du cygne de Victoria ; mais il est clair que le Cygneam Cantionem de la dédicace fait référence à l’impératrice défunte. Victoria pouvait difficilement savoir en 1603 ou 1605 qu’il allait mourir en 1611, à l’âge de soixante-trois ans. Dans la dédicace figurant sur la page de titre de l’édition de 1605, il précise clairement avoir composé cette musique pour « les obsèques de votre très vénérée mère ».[…]
Bruno Turner
Traduction Jean-Paul Metzger
© Hyperion 2010 – Reproduction interdite
Traduction Jean-Paul Metzger
© Hyperion 2010 – Reproduction interdite
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