Artiste principal :
David Hill
Genre : Classique
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- 1 O salutaris hostia
- 2 In ieiunio et fletu
- 3 Salvator mundi I
- 4 In manus tuas, Domine
- 5 Salvator mundi II
- 6 The Lamentations of Jeremiah I
- 7 O sacrum convivium
- 8 O nata lux de lumine
- 9 Te lucis ante terminum
- 10 The Lamentations of Jeremiah II
- 11 Spem in alium
O salutaris hostia (Thomas Tallis)
In ieiunio et fletu
Salvator mundi I
In manus tuas, Domine
Salvator mundi II
The Lamentations of Jeremiah I
O sacrum convivium
O nata lux de lumine
Te lucis ante terminum
The Lamentations of Jeremiah II
Spem in alium
À propos
Winchester Cathedral Choir - David Hill, direction
Distinctions
Diapason d'or (février 2011)
Inclus
1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original :
58:56 - DDD - Enregistré du 5 au 7 juillet 1989 en la Cathédrale de Winchester - Notes en français, anglais et allemand avec les textes chantés en latin et traduction anglaise
Thomas Tallis (v.1505–1585)
O salutaris hostia
In ieiunio et fletu
Salvator mundi I
In manus tuas, Domine
Salvator mundi II
The Lamentations of Jeremiah I
O sacrum convivium
O nata lux de lumine
Te lucis ante terminum
The Lamentations of Jeremiah II
Spem in alium
Winchester Cathedral Choir
Direction David Hill
Thomas Tallis
Spem in alium & autres œuvres chorales Thomas Tallis vécut certaines des années les plus tumultueuses du XVIe siècle. À sa mort, en 1585, il s’était vu commander une musique pour les rites catholiques sous Henri VIII (1509–1547) ; pour les services en langue vernaculaire anglaise sous Édouard VI (1547–1553) et pour la liturgie restaurée en latin sous Marie (1553–1558), avant de devoir composer des œuvres en latin et en anglais sous Élisabeth Ière (1558–1603), reflets de l’idiosyncrasie de la souveraine en matière de liturgie.
Ce fut d’ailleurs cette idiosyncrasie qui permit une expérimentation musicale hardie. La fonction liturgique de la mise en musique de textes issus du rite catholique pouvait en effet être négligée pour les besoins d’une forme durchkomponiert, par exemple ; de même, les Magnificat et Nunc dimittis de l’Evensong réformé pouvaient être mis en musique avec des textes en latin. Le célèbre Spem in alium, qui est, liturgiquement, un répons extrait de l’Historia Iudith, illustre parfaitement la première de ces deux techniques. La structure répétitive du répons est totalement ignorée, et nulle référence n’est faite à sa mélodie grégorienne. Tallis transforme le texte en un motet durchkomponiert, mais un motet d’un genre extraordinaire. Nous pouvons dire que cette pièce à quarante voix résume à elle seule toute l’écriture chorale de l’Angleterre du XVIe siècle (et pas seulement du XVIe siècle) : techniquement, elle combine en un juste équilibre écriture contrapuntique dense et déclamation homophonique, exploitant avec une époustouflante virtuosité la moindre combinaison d’effets offerte par les quarante parties vocales. Mais elle est, naturellement, bien plus encore. Tour à tour humble et fière, suppliante et majestueuse, elle demeure confiante en son imploration du Créateur. Nous ignorons dans quelles circonstances elle vit le jour—peut-être était-elle destinée au quarantième anniversaire de la reine Marie (1556) ou de la reine Élisabeth (1573) ; ou peut-être devait-elle rivaliser avec l’Ecce beatam lucem, à quarante voix, d’Alessandro Striggio.
[…]
Spem in alium & autres œuvres chorales Thomas Tallis vécut certaines des années les plus tumultueuses du XVIe siècle. À sa mort, en 1585, il s’était vu commander une musique pour les rites catholiques sous Henri VIII (1509–1547) ; pour les services en langue vernaculaire anglaise sous Édouard VI (1547–1553) et pour la liturgie restaurée en latin sous Marie (1553–1558), avant de devoir composer des œuvres en latin et en anglais sous Élisabeth Ière (1558–1603), reflets de l’idiosyncrasie de la souveraine en matière de liturgie.
Ce fut d’ailleurs cette idiosyncrasie qui permit une expérimentation musicale hardie. La fonction liturgique de la mise en musique de textes issus du rite catholique pouvait en effet être négligée pour les besoins d’une forme durchkomponiert, par exemple ; de même, les Magnificat et Nunc dimittis de l’Evensong réformé pouvaient être mis en musique avec des textes en latin. Le célèbre Spem in alium, qui est, liturgiquement, un répons extrait de l’Historia Iudith, illustre parfaitement la première de ces deux techniques. La structure répétitive du répons est totalement ignorée, et nulle référence n’est faite à sa mélodie grégorienne. Tallis transforme le texte en un motet durchkomponiert, mais un motet d’un genre extraordinaire. Nous pouvons dire que cette pièce à quarante voix résume à elle seule toute l’écriture chorale de l’Angleterre du XVIe siècle (et pas seulement du XVIe siècle) : techniquement, elle combine en un juste équilibre écriture contrapuntique dense et déclamation homophonique, exploitant avec une époustouflante virtuosité la moindre combinaison d’effets offerte par les quarante parties vocales. Mais elle est, naturellement, bien plus encore. Tour à tour humble et fière, suppliante et majestueuse, elle demeure confiante en son imploration du Créateur. Nous ignorons dans quelles circonstances elle vit le jour—peut-être était-elle destinée au quarantième anniversaire de la reine Marie (1556) ou de la reine Élisabeth (1573) ; ou peut-être devait-elle rivaliser avec l’Ecce beatam lucem, à quarante voix, d’Alessandro Striggio.
[…]
Ivan Moody
Traduction Hyperion
© Hyperion 2010 – Reproduction interdite
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© Hyperion 2010 – Reproduction interdite
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