Artiste principal :
Gerry Mulligan
Genre : Jazz
Disponible en
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Qualité Studio Masters (24 bits)
Qualité CD (Lossless 16 bits 44,1 kHz)
23,98 €
- 1 How High Is This Moon
- 2 Jeru
- 3 Wallington's Godchild
- 4 Elevation
- 5 Igloo
- 6 Gold Rush
- 7 Between the Devil and the Deep Blue Sea
- 8 Rocker
- 9 So What
- 10 I May Be Wrong
- 11 Mulligan's Too
- 12 Lullaby Of the Leaves
- 13 Bernie's Tune
- 14 Line for Lyons
- 15 Bark for Barksdale
- 16 My Funny Valentine
- 17 Young Blood
- 18 The Lady Is a Tramp
- 1 A Ballad
- 2 Westwood Walk
- 3 Walkin Shoes
- 4 Almost Like Being In Love
- 5 Sextet
- 6 Darn That Dream
- 7 Five Brothers
- 8 Moonlight In Vermont
- 9 Piano Blues
- 10 I Know Don't Know Why
- 11 Polka Dots and Moonbeams
- 12 The Red Door
- 13 Happy Hooligan
- 14 Duke Ellington Medley (Moon Mist In a Sentimental)
- 15 Demanton
- 16 The Lady Is a Tramp
- 17 Everything Happens to Me
DISQUE 1
DISQUE 2
À propos
Distinctions
Le Choix de France Musique
How High Is This Moon (Gene Krupa Orch.)
Jeru (Miles Davis Orch.)
Wallington's Godchild (Kai Winding Sextet)
Elevation (Elliot Lawrence Orch.)
Igloo (George Wallington Septet)
Gold Rush (Brew Moore Septet)
Between the Devil and the Deep Blue Sea (Elliot Lawrence Orch.)
Rocker (Miles Davis Orch.)
So What - I May Be Wrong (Chubby Jackson All Stars)
Mulligan's Too (Gerry Mulligan All Stars)
Lullaby Of the Leaves (Gerry Mulligan Quartet)
Bernie's Tune (Gerry Mulligan Quartet)
Line for Lyons (Gerry Mulligan Quartet)
Bark for Barksdale (Gerry Mulligan Quartet)
My Funny Valentine (Gerry Mulligan Quartet)
Young Blood (Stan Kenton Orch.)
A Ballad (Gerry Mulligan Tentet)
Westwood Walk (Gerry Mulligan Tentet)
Walkin' Shoes (Gerry Mulligan Tentet)
Almost Like Being In Love (G. Mulligan Quartet & Lee Konitz)
Sextet (G. Mulligan Quartet & Lee Konitz)
Darn That Dream (Gerry Mulligan Quartet)
Five Brothers (Gerry Mulligan Quartet)
Moonlight In Vermont (Gerry Mulligan Quartet)
Piano Blues (Gerry Mulligan Quartet)
I Know Don't Know Why (Gerry Mulligan Sextet)
Polka Dots and Moonbeams (Gerry Mulligan Sextet)
The Red Door (Gerry Mulligan Sextet)
Happy Hooligan (Elliot Lawrence Orch.)
Duke Ellington Medley (Moon Mist In a Sentimental) (Gerry Mulligan Sextet)
Demanton (Gerry Mulligan Sextet)
The Lady Is a Tramp (Gerry Mulligan Sextet)
Everything Happens to Me (Gerry Mulligan Quartet)
Gerry Mulligan, saxophone
Jeru (Miles Davis Orch.)
Wallington's Godchild (Kai Winding Sextet)
Elevation (Elliot Lawrence Orch.)
Igloo (George Wallington Septet)
Gold Rush (Brew Moore Septet)
Between the Devil and the Deep Blue Sea (Elliot Lawrence Orch.)
Rocker (Miles Davis Orch.)
So What - I May Be Wrong (Chubby Jackson All Stars)
Mulligan's Too (Gerry Mulligan All Stars)
Lullaby Of the Leaves (Gerry Mulligan Quartet)
Bernie's Tune (Gerry Mulligan Quartet)
Line for Lyons (Gerry Mulligan Quartet)
Bark for Barksdale (Gerry Mulligan Quartet)
My Funny Valentine (Gerry Mulligan Quartet)
Young Blood (Stan Kenton Orch.)
A Ballad (Gerry Mulligan Tentet)
Westwood Walk (Gerry Mulligan Tentet)
Walkin' Shoes (Gerry Mulligan Tentet)
Almost Like Being In Love (G. Mulligan Quartet & Lee Konitz)
Sextet (G. Mulligan Quartet & Lee Konitz)
Darn That Dream (Gerry Mulligan Quartet)
Five Brothers (Gerry Mulligan Quartet)
Moonlight In Vermont (Gerry Mulligan Quartet)
Piano Blues (Gerry Mulligan Quartet)
I Know Don't Know Why (Gerry Mulligan Sextet)
Polka Dots and Moonbeams (Gerry Mulligan Sextet)
The Red Door (Gerry Mulligan Sextet)
Happy Hooligan (Elliot Lawrence Orch.)
Duke Ellington Medley (Moon Mist In a Sentimental) (Gerry Mulligan Sextet)
Demanton (Gerry Mulligan Sextet)
The Lady Is a Tramp (Gerry Mulligan Sextet)
Everything Happens to Me (Gerry Mulligan Quartet)
Gerry Mulligan, saxophone
« À ce stade, ça tient du génie quintessencié »
« Quand Frémeaux et Associés tire la "Quintessence" d’un géant du jazz, l’expression a peu de chances d’être galvaudée. Autant faire confiance de suite à la succulente paire d’Alain (Gerber et Tercinet) pour qu’en l’espèce tout Mulligan y soit : de l’artillerie lourde (Gene Krupa, Stan Kenton) aux arrangements pour combos plus resserrés (l’orchestre de Miles Davis) jusqu’aux pianoless quartets dont la maternité revient à sa moitié d’après-guerre, sans causer des moments où M. Baryton excelle simplement en solo (sur un "Mulligan’s Too" de 18’ en all stars !).
Bornée entre 1946 et 1955, cette compil’ intelligente rappelle combien particulier demeure le cas Mulligan parmi les dinosaures. C’est que l’homme défie les antagonismes : New-Yorkais mais Irlandais de pied en cap, Noir dans un corps de Blanc (car " habité par l’esprit " dixit Coleman Hawkins), se frottant à ses pairs de couleur avec un respect absolu (pour s’en convaincre, voir par exemple les photos des sessions avec Ben Webster), parangon du cool émerveillé par les innovations du bop, comme l’atteste ce How High the Moon liminaire fignolé pour Gene Krupa. Le jeune Jery (19 ans !) y glisse déjà une pleine portée d’Ornithology, gravé par Bird une poignée de jours auparavant… Dans son jeu et plus encore dans son écriture cohabitent passé, présent et futur, selon le mot de Dave Brubeck. Aux indémodables Line for Lyons et My Funny Valentine avec Chet Baker font alors écho, sans le moindre hiatus, le trombone à pistons de l’autre alter ego Bob Brookmeyer et les séances d’accouchement du cool avec le nonet de Miles. Mais aussi les moins courus Young Blood dont la montée en puissance signée Stan Kenton évoque le Night and Day d’anthologie de Parker. Les raretés enfin, comme ces larges extraits de concerts de 1954 où l’inconfort du trompettiste Jon Eardley n’a d’égal que le talent insolent de ce vieux Gerry au clavier (Piano Blues, il devrait y avoir des lois contre). Quel que soit le contexte, chaque titre est donc un nid douillet. Une plénitude qui repose autant sur l’orchestration que sur l’économie, voire les silences ménagés par exemple dans un break précédant le solo. C’est que la prose mulliganienne (comme celle de son jumeau Chet) évoque bigrement un quidam qui chante et reprend son souffle sans y penser. L’intéressé égrène d’ailleurs au sujet de son art quelques vérités abyssales : « Alléger, alléger… C’est le grand secret quand on veut fabriquer du naturel. En musique, il faut que les événements surviennent comme les fruits mûrs tombent de l’arbre ». Quoique la perfection des arrangements n’exclue pas les audaces, à l’image de la trompette de Chet introduisant, sibylline, The Lady Is a Tramp et se révélant contre-chant sur le thème. À ce stade, ça tient du génie quintessencié… »
« Quand Frémeaux et Associés tire la "Quintessence" d’un géant du jazz, l’expression a peu de chances d’être galvaudée. Autant faire confiance de suite à la succulente paire d’Alain (Gerber et Tercinet) pour qu’en l’espèce tout Mulligan y soit : de l’artillerie lourde (Gene Krupa, Stan Kenton) aux arrangements pour combos plus resserrés (l’orchestre de Miles Davis) jusqu’aux pianoless quartets dont la maternité revient à sa moitié d’après-guerre, sans causer des moments où M. Baryton excelle simplement en solo (sur un "Mulligan’s Too" de 18’ en all stars !).
Bornée entre 1946 et 1955, cette compil’ intelligente rappelle combien particulier demeure le cas Mulligan parmi les dinosaures. C’est que l’homme défie les antagonismes : New-Yorkais mais Irlandais de pied en cap, Noir dans un corps de Blanc (car " habité par l’esprit " dixit Coleman Hawkins), se frottant à ses pairs de couleur avec un respect absolu (pour s’en convaincre, voir par exemple les photos des sessions avec Ben Webster), parangon du cool émerveillé par les innovations du bop, comme l’atteste ce How High the Moon liminaire fignolé pour Gene Krupa. Le jeune Jery (19 ans !) y glisse déjà une pleine portée d’Ornithology, gravé par Bird une poignée de jours auparavant… Dans son jeu et plus encore dans son écriture cohabitent passé, présent et futur, selon le mot de Dave Brubeck. Aux indémodables Line for Lyons et My Funny Valentine avec Chet Baker font alors écho, sans le moindre hiatus, le trombone à pistons de l’autre alter ego Bob Brookmeyer et les séances d’accouchement du cool avec le nonet de Miles. Mais aussi les moins courus Young Blood dont la montée en puissance signée Stan Kenton évoque le Night and Day d’anthologie de Parker. Les raretés enfin, comme ces larges extraits de concerts de 1954 où l’inconfort du trompettiste Jon Eardley n’a d’égal que le talent insolent de ce vieux Gerry au clavier (Piano Blues, il devrait y avoir des lois contre). Quel que soit le contexte, chaque titre est donc un nid douillet. Une plénitude qui repose autant sur l’orchestration que sur l’économie, voire les silences ménagés par exemple dans un break précédant le solo. C’est que la prose mulliganienne (comme celle de son jumeau Chet) évoque bigrement un quidam qui chante et reprend son souffle sans y penser. L’intéressé égrène d’ailleurs au sujet de son art quelques vérités abyssales : « Alléger, alléger… C’est le grand secret quand on veut fabriquer du naturel. En musique, il faut que les événements surviennent comme les fruits mûrs tombent de l’arbre ». Quoique la perfection des arrangements n’exclue pas les audaces, à l’image de la trompette de Chet introduisant, sibylline, The Lady Is a Tramp et se révélant contre-chant sur le thème. À ce stade, ça tient du génie quintessencié… »
Thomas Marcuola (Jazz Hot)




