Artiste principal :
Klaas Stok
Genre : Classique
Disponible en
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Qualité Studio Masters (24 bits)
16,89 €
Qualité CD (Lossless 16 bits 44,1 kHz)
11,99 €
- 1 Chorbuch 7
- 2 Chorbuch 10
- 3 Chorbuch 13
- 4 Chorbuch 14
- 5 Chorbuch 15
- 6 Chorbuch 17
- 7 Chorbuch 19
- 8 Chorbuch 21
- 9 Chorbuch 24
- 10 Chorbuch 28
- 11 Chorbuch 31
- 12 Chorbuch 32
- 13 Chorbuch 38
- 14 Chorbuch 39
- 15 Chorbuch 40
- 16 Chorbuch 41
- 17 Les Inventions d'Adolphe Sax
Chorbuch (Mauricio Kagel)
Les Inventions d'Adolphe Sax
À propos
La production "Chorbuch" et "Les Inventions d'Adoplhe Sax" de 2007 est le dernier enregistrement de Mauricio Kagel. La parution de l'album fut retardée en raison de la mort soudaine du compositeur en 2008. "Les Inventions d'Adople Sax" est une commande du Nederlands Kamerkoor, qui a souhaité s'adjoindre les services du Rascher Saxophone Quartet. Le Nederlands Kamerkoor et Mauricio Kagel ont collaboré de manière très proche à la création et à l'enregistrement de la pièce. Les images qui accompagnent l'album ont été créée par Ursula Burghardt, la femme de Mauricio Kagel.
Distinctions
Qualité Studio Masters Garantie (mai 2012)
Studio Masters
24 bits / 44.1 kHz
Mauricio Kagel
Chorbuch
Les Inventions d'Adolphe Sax
Chorbuch
Les Inventions d'Adolphe Sax
« Chorbuch, Les Inventions d’Adolphe Sax » est le dernier projet auquel a participé Mauricio Kagel et sa dixième collaboration avec Winter&Winter. Kagel dirige « Chorbuch » et prête même sa
voix unique à « Chorbuch 10 ». Les enregistrements ont eu lieu fin 2007. En 2008 mourait Mauricio Kagel, l'un des artistes les plus remarquables de notre époque, qui avait établi de nouveaux
critères, non seulement avec des compositions exceptionnelles, mais également avec de nombreuses œuvres d'art cinématographiques.
L'épouse de Kagel, Ursula Burghardt, qui s'est éteinte à peine quelques jours après lui, est une artiste qui laisse derrière elle des images uniques. Elle a créé les décors de films de Kagel, dont « Ludwig van », et mis à disposition des œuvres pour le présent album. Nous avons discuté de cette production peu après la mort de Kagel.
La réalisation de ce projet me tenait particulièrement à cœur ; je tiens donc à remercier la fondation Kagel-Burghardt pour son soutien.
Cet enregistrement revêt aussi une importance particulière pour Leo Samama, chef du Nederlands Kamerkoor : « Depuis mes belles expériences avec Mauricio Kagel auprès du Residentie Orkest de La Haye (avec Oliver Knussen en tant que chef d'orchestre), je tenais à l'inviter au Nederlands Kamerkoor et à lui confier une composition. C'est après une autre magnifique collaboration avec le Schönberg Ensemble et Reinbert de Leeuw (« Quirinus' Liebeskuss », Winter&Winter CD Nº 910 126-2) que Kagel a remis « Les Inventions Sax d'Adolphe » au Nederlands Kamerkoor et au Raschèr Saxophone Quartet. Kagel souhaitait également depuis longtemps enregistrer sous sa direction des parties du « Chorbuch » avec le Nederlands Kamerkoor. C'est ainsi que nous avons enregistré les deux œuvres à Amsterdam en décembre 2007. Lors de la dernière journée d'enregistrement, le 22 décembre, Kagel a décidé de chanter lui-même en solo une partie du « Chorbuch ». Voilà comment ça s'est passé ! Tout de suite après, ma femme et moi l'avons accompagné à Cologne, afin d'y célébrer son anniversaire en compagnie de sa famille – ce serait son dernier anniversaire… »
L'œuvre de Winter&Winter est traversée par le souci d'accompagner des artistes dans la création d'un canon. « Chorbuch, Les Inventions d’Adolphe Sax » est un chapitre de plus qui vient s'ajouter aux canons de Mauricio Kagel et du Nederlands Kamerkoor, lequel a également participé à la création de la bande originale du film « Cave of Forgotten Dreams » de Werner Herzog (Winter&Winter CD Nº 910 181-2), composée par Ernst Reijseger : un nouveau cercle qui se ferme, puisque Kagel et Herzog avaient déjà produit une œuvre du nom de « Variété » au théâtre Hebbel de Berlin à l'occasion du 60e anniversaire de Kagel.
- Stefan Winter
Chorbuch pour ensemble vocal et instruments à clavier 1975/78 Les 53 numéros du présent travail sont dérivés de chorals du même nom de J.S. Bach. Cependant, cela ne s'applique qu'aux partitions pour les deux instruments à clavier. Elles sont le résultat d'une méthode de composition que j'appellerais « transposition non linéaire » : si nous nous représentons la tonalité d'un morceau en tant que ligne droite, la transposition non linéaire ne prendrait pas la forme d'une droite parallèle se dessinant au-dessus ou en-dessous de cette ligne de référence, mais bien de courbes régulières et de lignes dentelées discontinues et irrégulières. Ainsi, d'une manière générale, chaque accord de piano ou d'harmonium de Chorbuch a, par rapport à la tonalité du choral d'origine, une intervalle de transposition qui diffère de celle des accords qui le précèdent ou le suivent.
En revanche, les partitions vocales n'entretiennent aucune relation musicale aux chorals de Bach, bien qu'elles en reprennent les textes.
- M.K.
Les Inventions d' Adolphe Sax Cantate pour chœur et quatuor de saxophones 2004/2005 Lorsque j'ai reçu la commande pour cette œuvre, j'étais principalement obsédé par l'idée d'utiliser la demande de brevet d'invention présentée par Adolphe Sax aux autorités compétentes de Paris en 1846 en tant que l'une des sources textuelles de ma composition vocale. Je connaissais déjà des parties du document, et j'étais particulièrement curieux de découvrir la description des détails techniques relatifs à la construction de cet objet unique dans le monde de la fabrication d'instruments. Comment Sax s'est-il acquitté de sa difficile tâche qui n'admettait ni formulations imprécises ni descriptions approximatives ? Quelques détails des illustrations semblent ne pas avoir été entièrement résolus, puisque des facteurs d'instruments tant français qu'allemands se sont tout simplement approprié son invention, que ce soit par envie, peur existentielle ou xénophobie. Il s'en est suivi une avalanche de procès pour copie qui a duré jusqu'en 1854, suivie de fréquentes petites disputes juridiques par la suite. Le livre « Histoire d'un inventeur au dix-neuvième siècle - Adolphe Sax, ses ouvrages et ses luttes » est paru en 1860 à Paris. Son auteur était Oscar Comettant, un ami de longue date de Sax qui avait été témoin direct tant des moments de gloire que des moments de désespoir de l'inventeur belge. J'ai également repris dans mon texte des passages de cette étude biographique digne d'être lue. Pour unifier le tout, j'ai rédigé les passages de transition du « libretto ».
Libretto ? Oui. Je ne visais pas seulement une transmission d'informations factuelles, mais bien, au contraire, une mise en scène musico-dramatique de certains aspects d'une vie marquée par la lutte et les confrontations de toute sorte.
Ainsi, le récit de la démonstration, en 1844, du saxophone au compositeur parisien le plus célèbre de son époque donne lieu à un théâtre de situation invisible. De la même façon, le duel entre deux fanfares militaires - pensez au père d'Ives ! - en mai 1845 prend la forme d'un tableau sonore, d'un poème symphonique de chambre.
L'une des fanfares était d'ailleurs équipée de saxophones, alors que l'autre disposait des instruments habituels pour l'époque. Bien que la parade musicale se soit achevée avec la victoire de Sax, elle a débouché sur des cris de « À bas l'étranger !».
Sax a inventé, modifié ou amélioré plus de 80 instruments. Plusieurs de ses interventions, apportant à des instruments de nouvelles caractéristiques de construction, ont été si décisives qu'on peut, encore aujourd'hui, utiliser les instruments en question sous la même forme. Je présente quelques-uns de ces générateurs de son dans une sorte de rondo. Cette liste incomplète comprend des inventions véritablement bizarres. Y figure même un mortier géant tirant des boulets de 500 000 kilos et d'un diamètre de 10 mètres, contribution jamais mise en œuvre de Sax à la défense de la République française.
De nombreux épisodes de l'histoire de la musique sont de véritables stimulants pour mon imagination de compositeur. Même s'ils remontent à un passé lointain, je ne les associe pas à un langage musical d'une époque précise; ils sont plutôt pour moi comme des natures mortes animée avec des disputes passionnées sur différentes scènes. Il s'agit d'extraits de la tension permanente entre innovation et tradition, entre aboutissements troublants et statu quo mental. Sax n'a jamais changé de front.
- M.K.
(Traduction: Mélanie Rumpelmayr)
L'épouse de Kagel, Ursula Burghardt, qui s'est éteinte à peine quelques jours après lui, est une artiste qui laisse derrière elle des images uniques. Elle a créé les décors de films de Kagel, dont « Ludwig van », et mis à disposition des œuvres pour le présent album. Nous avons discuté de cette production peu après la mort de Kagel.
La réalisation de ce projet me tenait particulièrement à cœur ; je tiens donc à remercier la fondation Kagel-Burghardt pour son soutien.
Cet enregistrement revêt aussi une importance particulière pour Leo Samama, chef du Nederlands Kamerkoor : « Depuis mes belles expériences avec Mauricio Kagel auprès du Residentie Orkest de La Haye (avec Oliver Knussen en tant que chef d'orchestre), je tenais à l'inviter au Nederlands Kamerkoor et à lui confier une composition. C'est après une autre magnifique collaboration avec le Schönberg Ensemble et Reinbert de Leeuw (« Quirinus' Liebeskuss », Winter&Winter CD Nº 910 126-2) que Kagel a remis « Les Inventions Sax d'Adolphe » au Nederlands Kamerkoor et au Raschèr Saxophone Quartet. Kagel souhaitait également depuis longtemps enregistrer sous sa direction des parties du « Chorbuch » avec le Nederlands Kamerkoor. C'est ainsi que nous avons enregistré les deux œuvres à Amsterdam en décembre 2007. Lors de la dernière journée d'enregistrement, le 22 décembre, Kagel a décidé de chanter lui-même en solo une partie du « Chorbuch ». Voilà comment ça s'est passé ! Tout de suite après, ma femme et moi l'avons accompagné à Cologne, afin d'y célébrer son anniversaire en compagnie de sa famille – ce serait son dernier anniversaire… »
L'œuvre de Winter&Winter est traversée par le souci d'accompagner des artistes dans la création d'un canon. « Chorbuch, Les Inventions d’Adolphe Sax » est un chapitre de plus qui vient s'ajouter aux canons de Mauricio Kagel et du Nederlands Kamerkoor, lequel a également participé à la création de la bande originale du film « Cave of Forgotten Dreams » de Werner Herzog (Winter&Winter CD Nº 910 181-2), composée par Ernst Reijseger : un nouveau cercle qui se ferme, puisque Kagel et Herzog avaient déjà produit une œuvre du nom de « Variété » au théâtre Hebbel de Berlin à l'occasion du 60e anniversaire de Kagel.
- Stefan Winter
Chorbuch pour ensemble vocal et instruments à clavier 1975/78 Les 53 numéros du présent travail sont dérivés de chorals du même nom de J.S. Bach. Cependant, cela ne s'applique qu'aux partitions pour les deux instruments à clavier. Elles sont le résultat d'une méthode de composition que j'appellerais « transposition non linéaire » : si nous nous représentons la tonalité d'un morceau en tant que ligne droite, la transposition non linéaire ne prendrait pas la forme d'une droite parallèle se dessinant au-dessus ou en-dessous de cette ligne de référence, mais bien de courbes régulières et de lignes dentelées discontinues et irrégulières. Ainsi, d'une manière générale, chaque accord de piano ou d'harmonium de Chorbuch a, par rapport à la tonalité du choral d'origine, une intervalle de transposition qui diffère de celle des accords qui le précèdent ou le suivent.
En revanche, les partitions vocales n'entretiennent aucune relation musicale aux chorals de Bach, bien qu'elles en reprennent les textes.
- M.K.
Les Inventions d' Adolphe Sax Cantate pour chœur et quatuor de saxophones 2004/2005 Lorsque j'ai reçu la commande pour cette œuvre, j'étais principalement obsédé par l'idée d'utiliser la demande de brevet d'invention présentée par Adolphe Sax aux autorités compétentes de Paris en 1846 en tant que l'une des sources textuelles de ma composition vocale. Je connaissais déjà des parties du document, et j'étais particulièrement curieux de découvrir la description des détails techniques relatifs à la construction de cet objet unique dans le monde de la fabrication d'instruments. Comment Sax s'est-il acquitté de sa difficile tâche qui n'admettait ni formulations imprécises ni descriptions approximatives ? Quelques détails des illustrations semblent ne pas avoir été entièrement résolus, puisque des facteurs d'instruments tant français qu'allemands se sont tout simplement approprié son invention, que ce soit par envie, peur existentielle ou xénophobie. Il s'en est suivi une avalanche de procès pour copie qui a duré jusqu'en 1854, suivie de fréquentes petites disputes juridiques par la suite. Le livre « Histoire d'un inventeur au dix-neuvième siècle - Adolphe Sax, ses ouvrages et ses luttes » est paru en 1860 à Paris. Son auteur était Oscar Comettant, un ami de longue date de Sax qui avait été témoin direct tant des moments de gloire que des moments de désespoir de l'inventeur belge. J'ai également repris dans mon texte des passages de cette étude biographique digne d'être lue. Pour unifier le tout, j'ai rédigé les passages de transition du « libretto ».
Libretto ? Oui. Je ne visais pas seulement une transmission d'informations factuelles, mais bien, au contraire, une mise en scène musico-dramatique de certains aspects d'une vie marquée par la lutte et les confrontations de toute sorte.
Ainsi, le récit de la démonstration, en 1844, du saxophone au compositeur parisien le plus célèbre de son époque donne lieu à un théâtre de situation invisible. De la même façon, le duel entre deux fanfares militaires - pensez au père d'Ives ! - en mai 1845 prend la forme d'un tableau sonore, d'un poème symphonique de chambre.
L'une des fanfares était d'ailleurs équipée de saxophones, alors que l'autre disposait des instruments habituels pour l'époque. Bien que la parade musicale se soit achevée avec la victoire de Sax, elle a débouché sur des cris de « À bas l'étranger !».
Sax a inventé, modifié ou amélioré plus de 80 instruments. Plusieurs de ses interventions, apportant à des instruments de nouvelles caractéristiques de construction, ont été si décisives qu'on peut, encore aujourd'hui, utiliser les instruments en question sous la même forme. Je présente quelques-uns de ces générateurs de son dans une sorte de rondo. Cette liste incomplète comprend des inventions véritablement bizarres. Y figure même un mortier géant tirant des boulets de 500 000 kilos et d'un diamètre de 10 mètres, contribution jamais mise en œuvre de Sax à la défense de la République française.
De nombreux épisodes de l'histoire de la musique sont de véritables stimulants pour mon imagination de compositeur. Même s'ils remontent à un passé lointain, je ne les associe pas à un langage musical d'une époque précise; ils sont plutôt pour moi comme des natures mortes animée avec des disputes passionnées sur différentes scènes. Il s'agit d'extraits de la tension permanente entre innovation et tradition, entre aboutissements troublants et statu quo mental. Sax n'a jamais changé de front.
- M.K.
(Traduction: Mélanie Rumpelmayr)
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