Artiste principal :
Majid Bekkas
Genre : Musiques du monde
Disponible en
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Qualité Studio Masters (24 bits)
14,99 €
Qualité CD (Lossless 16 bits 44,1 kHz)
11,99 €
- 1 Banya
- 2 Fangara
- 3 Mabrouk
- 4 Salya
- 5 Masmoudi
- 6 Bala Moussa
- 7 Le Monde à l'envers
- 8 Hommage aux ancêtres
- 9 Nekcha (Bonus numérique)
À propos
Digne représentant de la culture Gnaoua issue du métissage des cultures arabo-berbère et noires africaines, Majid Bekkas est initié très tôt par le grand maître Ba Houmane.A mi chemin entre tradition et modernité, Majid allie musique gnaoua et blues afro américain.
Distinctions
Qualité Studio Masters Garantie (mars 2012)
Inclus
1 Livret numérique
Studio Masters
24 bits / 48.0 kHz
Détails de l'enregistrement original :
44:43 - DDD
Majid Bekkas
Banya
Fangara
Mabrouk
Salya
Masmoudi
Bala Moussa
Le Monde à l'envers
Hommage aux ancêtres
Nekcha (bonus numérique)
Majid Bekkas, oud, guitare, guembri, chant & compositions
Ablaye Cissoko, kora & chant
Khalid Kouhen, percussions
Banya
Fangara
Mabrouk
Salya
Masmoudi
Bala Moussa
Le Monde à l'envers
Hommage aux ancêtres
Nekcha (bonus numérique)
Majid Bekkas, oud, guitare, guembri, chant & compositions
Ablaye Cissoko, kora & chant
Khalid Kouhen, percussions
L’arrivée de Majid Bekkas chez Bee Jazz n’étonnera guère ceux qui l’ont découvert en trio avec Joachim Kühn et Ramon Lopez, ou à travers son précédent disque “Makenba” en compagnie de Louis
Sclavis et Minino Garay. Car Majid n’est pas seulement un maître de la tradition gnawa et de son instrument emblématique, le guembri, il est aussi et surtout un « magicien des rencontres ».
Parallèlement à son parcours de musicien traditionnel, Majid s’est en effet illustré en tant que guitariste et chanteur dans des groupes de blues ou de soul dès les années 80, et cette double
activité l’a naturellement conduit à marier son héritage africain à divers genres occidentaux : « J’ai toujours pensé qu’en y intégrant d’autres instruments ou en l’agrémentant avec d’autres
couleurs et influences, la musique gnawa pourrait sortir de ses frontières… cela a toujours été mon rêve. » Cette ambition première, Majid l’a d’abord concrétisée localement avec des musiciens
marocains jusqu’en 1997, date à laquelle il réalise un premier projet « hors des frontières » avec Peter Brötzmann et Hamid Drake lors du festival de jazz de Mulhouse.
Depuis, les collaborations se sont multipliées avec notamment Archie Shepp, Pedro Soler, Flavio Boltro et Klaus Doldinger ou plus récemment aux côtés des Amants de Juliette (Adam / Delbecq / Foch), avec à chaque fois cette faculté d’instaurer un savant équilibre entre liberté et respect de la tradition. Dans cet élan d’ouverture, il est également devenu en 1996 le directeur artistique du festival Jazz au Chellah à Rabat, où il est depuis chargé d’initier et encadrer les rencontres entre les artistes marocains et européens.
C’est avec ce même état d’esprit que Majid est entré en studio avec un nouveau répertoire alternant compositions personnelles et morceaux traditionnels. Comme à son habitude, il y chante et joue tour à tour du guembri, de l’oud et de la guitare, n’hésitant pas à transposer les techniques d’un instrument à l’autre : on pourra notamment l’entendre heurter les cordes de sa guitare ou de son luth à la manière percussive d’un guembri. Quant à ses influences, on reconnaîtra sans peine quelques arpèges typiquement maliens inspirés d’Ali Farka Touré et Boubacar Traoré, mais aussi la fameuse attaque au pouce rendue célèbre par Wes Montgomery. Bien que son style révèle une richesse peu commune, le programme de “Mabrouk” se distingue surtout par les dialogues entretenus avec la kora d’Ablaye Cissoko. Grâce à un accordage spécifique, l’instrument dévoile en effet dans ce contexte une nouvelle palette expressive sous les doigts du griot. Il y adopte même certaines gammes arabes pour la première fois, ainsi que des phrases syncopées en 8/4 tout à fait inhabituelles pour la kora (Masmoudi ). Son implication au projet s’est avérée tellement profonde, qu’en guise de remerciement, Majid a repris à son intention un texte mandingue de Touré Kounda sur un arrangement de sa plume (Salya). Pour chaque titre, les deux complices bénéficient en outre du soutien rythmique de Khalid Kouhen avec qui Majid a déjà enregistré “African Gnaoua Blues” en 2001. Parfaitement à l’aise sur les rythmes hypnotiques gnawas en 6/8 (Bala Moussa ), le percussionniste recourt également aux tablas qu’il a étudiés avec Pandit Shankar Ghosh (Mabrouk). On pourrait alors s’étendre sur leur maîtrise instrumentale ou leur habileté à réunir tous ces courants, mais comme le rappelle si justement Ablaye Cissoko : « Qu’importe la technique, seule compte la note du coeur. »
Depuis, les collaborations se sont multipliées avec notamment Archie Shepp, Pedro Soler, Flavio Boltro et Klaus Doldinger ou plus récemment aux côtés des Amants de Juliette (Adam / Delbecq / Foch), avec à chaque fois cette faculté d’instaurer un savant équilibre entre liberté et respect de la tradition. Dans cet élan d’ouverture, il est également devenu en 1996 le directeur artistique du festival Jazz au Chellah à Rabat, où il est depuis chargé d’initier et encadrer les rencontres entre les artistes marocains et européens.
C’est avec ce même état d’esprit que Majid est entré en studio avec un nouveau répertoire alternant compositions personnelles et morceaux traditionnels. Comme à son habitude, il y chante et joue tour à tour du guembri, de l’oud et de la guitare, n’hésitant pas à transposer les techniques d’un instrument à l’autre : on pourra notamment l’entendre heurter les cordes de sa guitare ou de son luth à la manière percussive d’un guembri. Quant à ses influences, on reconnaîtra sans peine quelques arpèges typiquement maliens inspirés d’Ali Farka Touré et Boubacar Traoré, mais aussi la fameuse attaque au pouce rendue célèbre par Wes Montgomery. Bien que son style révèle une richesse peu commune, le programme de “Mabrouk” se distingue surtout par les dialogues entretenus avec la kora d’Ablaye Cissoko. Grâce à un accordage spécifique, l’instrument dévoile en effet dans ce contexte une nouvelle palette expressive sous les doigts du griot. Il y adopte même certaines gammes arabes pour la première fois, ainsi que des phrases syncopées en 8/4 tout à fait inhabituelles pour la kora (Masmoudi ). Son implication au projet s’est avérée tellement profonde, qu’en guise de remerciement, Majid a repris à son intention un texte mandingue de Touré Kounda sur un arrangement de sa plume (Salya). Pour chaque titre, les deux complices bénéficient en outre du soutien rythmique de Khalid Kouhen avec qui Majid a déjà enregistré “African Gnaoua Blues” en 2001. Parfaitement à l’aise sur les rythmes hypnotiques gnawas en 6/8 (Bala Moussa ), le percussionniste recourt également aux tablas qu’il a étudiés avec Pandit Shankar Ghosh (Mabrouk). On pourrait alors s’étendre sur leur maîtrise instrumentale ou leur habileté à réunir tous ces courants, mais comme le rappelle si justement Ablaye Cissoko : « Qu’importe la technique, seule compte la note du coeur. »
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