Ludwig van Beethoven
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    Piano Concerto No. 5 in E flat major, Op. 73, "Emperor" (Ludwig van Beethoven)
  1. 1 I. Allegro Rudolf Serkin, piano - Orchestre de la Suisse Romande - Ernest Ansermet, conductor
  2. 2 II. Adagio un poco moto Rudolf Serkin, piano - Orchestre de la Suisse Romande - Ernest Ansermet, conductor
  3. 3 III. Rondo. Allegro Rudolf Serkin, piano - Orchestre de la Suisse Romande - Ernest Ansermet, conductor
  4. Symphony No. 5 in C minor, Op. 67
  5. 4 I. Allegro con brio Orchestre de la Suisse Romande - Ernest Ansermet, conductor
  6. 5 II. Andante con moto Orchestre de la Suisse Romande - Ernest Ansermet, conductor
  7. 6 III. Allegro - IV. Finale Allegro Orchestre de la Suisse Romande - Ernest Ansermet, conductor

À propos

Symphonie n°5 op.67 - Concerto n°5 op. 73 "L'Empereur" / Rudolf Serkin, piano - Orchestre de la Suisse Romande - Ernest Ansermet, direction
Détails de l'enregistrement original : 73:11 - ADD - Enregistré le 27 avril 1966 à Genève - Notes en français, anglais et allemand
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Ludwig van Beethoven (1770-1827)

Concerto pour piano & orchestre n° 5 en mi bémol majeur, op. 73 "L’Empereur"
Symphonie n° 5 en ut mineur, op. 67

Rudolf Serkin (1903-1991), piano
Orchestre de la Suisse Romande
Direction Ernest Ansermet (1883-1969)

Ernest Ansermet et Beethoven     Si le militantisme fervent d’Ernest Ansermet pour la musique de la première partie du XXe siècle ne l’a jamais empêché de diriger les classiques du répertoire, il y était tout de même contraint et forcé en début de carrière. Alors qu’il est sur le point d’être nommé à Genève, en 1915, il consent, de mauvaise grâce, à diriger Beethoven : « Mon programme, après bien des discussions, garde Petrouchka et se complète d’œuvres de tout repos, que je donne à la demande instante de personnages importants. J’espère pouvoir me remettre d’ici à samedi dans la peau de ces vieilles machines, qui sont de grande beauté certes, mais un peu fatiguées. » Parmi ces « vieilles machines » figurent l’ouverture de Coriolan et la Septième Symphonie de Beethoven ! Comme quoi chaque génération doit se confronter à la querelle des anciens et des modernes. Même s’il s’est plus tard défendu d’être venu aux classiques à la fin de sa vie, il n’en reste pas moins que le grand chef suisse a fait le chemin inverse de ses illustres collègues allemands. Parti de la musique contemporaine, dont il reste un des champions, il est parvenu, dans les vingt dernières années de son activité, à une exceptionnelle perception des oeuvres classiques et romantiques. Il serait totalement faux d’ignorer ce pan important de son répertoire. Historiquement, Ernest Ansermet fut le premier chef à enregistrer les Symphonies Parisiennes de Joseph Haydn. « Le Bon Papa Haydn » comme on disait à l’époque, servait souvent à chauffer les muscles des musiciens en début de concert et rien de plus. Ansermet a beaucoup dirigé Haydn pour lequel il éprouvait une grande admiration, ayant vite compris que Beethoven n’existerait pas sans lui.

    En 1956 Ansermet commence à enregistrer, but suprême de tous les chefs d’orchestre, les neuf symphonies de Beethoven pour DECCA. Il grave tout d’abord les moins connues, 1 et 8, puis, à l’avènement de la stéréophonie, commence une nouvelle intégrale. C’est ainsi qu’entre 1958 et 1963 est enregistrée la première intégrale des Symphonies de Beethoven en stéréophonie juste avant le premier cycle berlinois légendaire de Karajan. Ce sont des enregistrements remarquables avec un rendu sonore encore jamais entendu. Sa version de la 5e Symphonie est aussitôt saluée par la critique internationale. « La meilleure que je connaisse depuis l’irrésistible Toscanini » écrit Irving Kolodine dans la Saturday Review de New-York.

    Il existe de nombreuses symphonies de Beethoven prises en concert sous la direction d’Ernest Ansermet dans les archives de la Radio Suisse Romande, mais aussi quelques concertos jamais enregistrés commercialement. La présente rencontre au sommet avec un Rudolf Serkin au summum de son art est un précieux témoignage de l’histoire de l’OSR et de la musique en Suisse Romande.

François Hudry
© Cascavelle 2009 – Reproduction interdite

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