Artiste principal :
The Nash Ensemble
Genre : Classique
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Qualité Studio Masters (24 bits)
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- 1 Allegro con brio
- 2 Andante cantabile, con variazioni
- 3 Menuetto: Quasi allegro
- 4 Prestissimo
- 5 Allegro
- 6 Minuetto
- 7 Grave — Allegro ma non troppo
- 8 Andante cantabile
- 9 Rondo: Allegro ma non troppo
String Quintet in C minor, Op. 104 (Ludwig van Beethoven)
Duo in E flat major for viola and cello, WoO32 "Eyeglass"
Piano Quartet in E flat major, Op. 16
À propos
Quintette à cordes op.104 - Duo pour alto & violoncelle mit zwei obligaten Augengläsern "Eyeglass Duo" WoO32 - Quatuor pour piano op.16 / The Nash Ensemble
Inclus
1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original :
70:03 - DDD - Enregistré du 25 au 27 juin 2008 en l'église Saint Paul, Deptford, Londres - Notes en français, anglais et allemand
Ludwig van Beethoven (1770–1827)
Quintette à cordes en ut mineur, op. 104 *
Duo pour alto & violoncelle en mi bémol majeur, WoO 32 "avec deux paires de lunettes obligées"
Quatuor avec piano en mi bémol majeur, op. 16
The Nash Ensemble
(Marianne Thorsen & * Malin Broman, violon - Lawrence Power & * Philip Dukes, alto - Paul Watkins, violoncelle - Ian Brown, piano)
Il ne faut pas se laisser tromper par le numéro d’opus de ce Quintette pour cordes, Op. 104 : certes, l’ouvrage fut publié seulement en 1819, mais il s’agit en réalité d’un arrangement de la main
de Beethoven réalisé à partir de l’un de ses premiers trios piano-violon-violoncelle, l’Op. 1 n°3 de 1792 ! Cela dit, dès l’origine, l’œuvre comportait déjà de nombreux éléments de cette colère
véhémente puissamment beethovenienne, à mille lieues du langage encore assez classique et « rangé » des autres pièces de l’époque. Haydn lui-même accueillit le Trio avec un certain
scepticisme, ce qui n’est pas peu dire considérant ses propres hardiesses. Bon, il est certain qu’entre la version de 1792 et celle de 1819, Beethoven a remanié certaines tournures, tandis que son
écriture instrumentale s’est libérée des carcans classiques. Mais quand même… C’est Mozart plus que Haydn qui lui a servi de modèle pour le Quatuor avec piano de 1796,
initialement écrit pour quintette piano-vents (exactement comme le K452 de Mozart) ; mais Beethoven, conscient qu’il pourrait doubler les ventes en réalisant une seconde version, n’hésita pas
à transcrire lui-même son œuvre ; les deux versions parurent en 1801 sous le numéro d'Op. 16. Là où Mozart avait soigneusement entrelacé les voix du piano et des vents, Beethoven opte pour une
sorte de concerto où le piano serait le soliste, les autres instruments « l’orchestre ». Plus rare, le Duo en mi bémol majeur pour alto et violoncelle,
plaisamment sous-titré « Duo avec deux lorgnons obligés » par le compositeur lui-même : il fait ainsi allusion au fait que lui-même (qui tenait la partie d’alto) et le dédicataire, le
baron Smeskall von Domanowecz – violoncelliste amateur – dussent tous deux porter des besicles pour le jouer ! En cette année 1796, Beethoven n’est peut-être pas encore le rebelle sanguin qu’il
deviendra plus tard ; voici donc un ouvrage aimable, mutin même, même s’il ne manque pas de profondeur musicale.
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