Artiste principal :
Lang Lang
Disponible en
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Qualité Studio Masters (24 bits)
Qualité CD (Lossless 16 bits 44,1 kHz)
12,99 €
- 1 1. Maestoso
- 2 2. Larghetto
- 3 3. Allegro vivace
- 4 1. Allegro maestoso
- 5 2. Romance (Larghetto)
- 6 3. Rondo (Vivace)
Piano Concerto No.2 in F minor, Op.21 (Frédéric Chopin)
Piano Concerto No.1 in E minor, Op.11
À propos
Concerto pour piano n° 1 en mi mineur, op. 11 & n° 2 en fa mineur, op. 21 - Lang Lang, piano - Orchestre Philharmonique de Vienne - Zubin Mehta, direction
Détails de l'enregistrement original :
73 minutes - 21 juin 2008
Copyright :
(C) 2008 Deutsche Grammophon GmbH, Hamburg
(P) 2008 Deutsche Grammophon GmbH, Hamburg
(P) 2008 Deutsche Grammophon GmbH, Hamburg
Frédéric Chopin (1810-1849)
Concerto pour piano n° 2 en fa mineur, op. 21
Concerto pour piano n° 1 en mi mineur, op. 11Lang Lang, piano
Orchestre Philharmonique de Vienne
Direction Zubin Mehta
Concerto pour piano n° 2 en fa mineur, op. 21
Concerto pour piano n° 1 en mi mineur, op. 11Lang Lang, piano
Orchestre Philharmonique de Vienne
Direction Zubin Mehta
Au mois de juin 2008, Lang Lang se trouve à Vienne, et interprète les deux Concertos de Chopin avec l'Orchestre Philharmonique de Vienne sous la direction de Zubin Mehta.
Deutsche Grammophon commercialise aujourd'hui cette soirée du 21 juin 2008. Événement attendu d'un grand pianiste d'aujourd'hui, mais également fin musicien. Fini le côté tapageur de ses débuts à
Carnegie Hall, son jeu s'épure, va droit à l'essentiel, et lui permet de donner des interprétations extrêmement élégantes de ces deux chevaux de bataille de l'époque romantique. Voici ci-dessus
reproduits certains passages d'une interview de Lang Lang avec Michael Church, où l'on prend conscience qu'aujourd'hui Lang Lang est réellement le seul jeune pianiste vivant qui puisse accorder son
jeu à ses volontés, comme certains grands d'autrefois (Horowitz, Gilels, etc.). Eh oui !
Paysages et histoires d'amour
Lang Lang répond aux questions de Michael Church sur son premier disque consacré à Chopin
Michael Church: Qu'est-ce qui vous a incité à enregistrer les concertos de Chopin?
Lang Lang: J'essaie toujours de toucher le jeune public, et Chopin est pour cela le compositeur idéal. Sa musique est si universelle que même les gens qui n'aiment généralement pas la musique classique aiment Chopin. Ils sont sensibles à son romantisme et à sa noblesse. Mais si on le joue de manière trop romantique, ça devient une chanson pop - le classicisme vous évite cet écueil. Chopin représente l'équilibre parfait, comme, d'une manière différente, Mozart, son idole. Cela dit, je trouve que c'est très difficile de parler de ce compositeur tant il relève du domaine des sentiments, de l'instinct. Il vous oblige à réagir rapidement à ce qui vient d'être exprimé musicalement, à penser en improvisateur.
M.C.: Comment avez-vous travaillé ces concertos?
L.L.: J'ai vécu tant d'années avec eux que je les ai maintenant dans le sang. Le Fa mineur est le premier concerto que j'aie joué, lorsque j'avais treize ans, avec le Philharmonique de Moscou lors de la finale du Concours Tchaïkovski pour jeunes musiciens. Je l'ai choisi comme morceau de concours parce que je l'adorais. Il signifiait beaucoup pour moi, même si à treize ans j'étais trop jeune pour comprendre le drame que représentait pour Chopin l'amour pour cette jeune fille qui ne le lui rendait pas. Mon père m'a dit de ne pas penser à la situation affective, de songer simplement à un beau paysage - ou à ma mère qui me manquait! ça a très bien marché: j'ai gagné le concours.
M.C.: En quoi ces concertos différent-ils l'un de l'autre selon vous?
L.L.: Dans le Fa mineur, c'est comme si le protagoniste désirait quelqu'un, il paraît encore timide; dans le Mi mineur, qui est beaucoup plus brillant, il a déjà trouvé cette personne. Et cette différence se reflète dans les danses sur lesquelles sont construits les deux finales: la mazurka, dans le Concerto en fa mineur, est gracieuse, tandis que la cracovienne, dans le Mi mineur, écrit en deuxième, est ouverte et débridée. Il y a donc une évolution.
M.C.: Qui est pour vous le pianiste idéal, sur le plan de l'interprétation?
L.L.: Artur Rubinstein. Très naturel, très passionné, et surtout très chaleureux. Par l'intermédiaire de Daniel Barenboïm, avec qui il a joué, j'ai d'ailleurs pu bénéficier de sa sagesse sur un problème particulier. La chose la plus difficile, dans cette musique, est de régler son usage du rubato sur la structure de la sonate : le fait est qu'on risque facilement, avec de fréquents rubatos, de jouer de plus en plus lentement. Rubinstein a montré à Barenboïm qu'on peut faire autant de rubato qu'on veut avec la main droite, pourvu que la main gauche reste régulière, de sorte que le rythme de la main droite y revienne toujours. Cette idée m'a beaucoup aidé.
M.C.: Comment voyez-vous la relation entre le piano et l'orchestre dans ces ouvres?
L.L.: Beaucoup plus franche que dans les concertos de Rachmaninov ou de Prokofiev. Ici, c'est le piano qui commande, c'est toujours le guide. Mais c'est tout de même un travail d'équipe, et, pour l'orchestre, c'est plus difficile qu'on ne pourrait le penser. Dans les finales, il n'est pas aisé d'accompagner le piano et de garder le rythme et la légèreté de la danse, la pulsation.
M.C.: Quel but espérez-vous avoir atteint avec cet enregistrement?
L.L.: Il existe déjà de grands enregistrements, notamment celui de Zimerman, ou ceux de Martha Argerich, d'Ivo Pogorelich ou de Murray Perahia. Tous ceux qui enregistrent Chopin disent qu'ils se sentent proches de lui, et c'est aussi mon cas. Cet enregistrement est très personnel pour moi, mais ceux d'autres pianistes sont sans doute tout aussi personnels pour eux. J'ai voulu refléter la chaleur et l'enthousiasme de Chopin, et avant tout sa poésie. Mais j'ai également décidé de faire cet enregistrement parce que je voulais explorer les possibilités du cantabile.
© 2008 Deutsche Grammophon GmbH, Hamburg. Extraits du texte de présentation du disque Deutsche Grammophon 00289 477 7449 reproduits avec l'aimable autorisation de l'éditeur (Traduction: Dennis Collins)
Paysages et histoires d'amour
Lang Lang répond aux questions de Michael Church sur son premier disque consacré à Chopin
Michael Church: Qu'est-ce qui vous a incité à enregistrer les concertos de Chopin?
Lang Lang: J'essaie toujours de toucher le jeune public, et Chopin est pour cela le compositeur idéal. Sa musique est si universelle que même les gens qui n'aiment généralement pas la musique classique aiment Chopin. Ils sont sensibles à son romantisme et à sa noblesse. Mais si on le joue de manière trop romantique, ça devient une chanson pop - le classicisme vous évite cet écueil. Chopin représente l'équilibre parfait, comme, d'une manière différente, Mozart, son idole. Cela dit, je trouve que c'est très difficile de parler de ce compositeur tant il relève du domaine des sentiments, de l'instinct. Il vous oblige à réagir rapidement à ce qui vient d'être exprimé musicalement, à penser en improvisateur.
M.C.: Comment avez-vous travaillé ces concertos?
L.L.: J'ai vécu tant d'années avec eux que je les ai maintenant dans le sang. Le Fa mineur est le premier concerto que j'aie joué, lorsque j'avais treize ans, avec le Philharmonique de Moscou lors de la finale du Concours Tchaïkovski pour jeunes musiciens. Je l'ai choisi comme morceau de concours parce que je l'adorais. Il signifiait beaucoup pour moi, même si à treize ans j'étais trop jeune pour comprendre le drame que représentait pour Chopin l'amour pour cette jeune fille qui ne le lui rendait pas. Mon père m'a dit de ne pas penser à la situation affective, de songer simplement à un beau paysage - ou à ma mère qui me manquait! ça a très bien marché: j'ai gagné le concours.
M.C.: En quoi ces concertos différent-ils l'un de l'autre selon vous?
L.L.: Dans le Fa mineur, c'est comme si le protagoniste désirait quelqu'un, il paraît encore timide; dans le Mi mineur, qui est beaucoup plus brillant, il a déjà trouvé cette personne. Et cette différence se reflète dans les danses sur lesquelles sont construits les deux finales: la mazurka, dans le Concerto en fa mineur, est gracieuse, tandis que la cracovienne, dans le Mi mineur, écrit en deuxième, est ouverte et débridée. Il y a donc une évolution.
M.C.: Qui est pour vous le pianiste idéal, sur le plan de l'interprétation?
L.L.: Artur Rubinstein. Très naturel, très passionné, et surtout très chaleureux. Par l'intermédiaire de Daniel Barenboïm, avec qui il a joué, j'ai d'ailleurs pu bénéficier de sa sagesse sur un problème particulier. La chose la plus difficile, dans cette musique, est de régler son usage du rubato sur la structure de la sonate : le fait est qu'on risque facilement, avec de fréquents rubatos, de jouer de plus en plus lentement. Rubinstein a montré à Barenboïm qu'on peut faire autant de rubato qu'on veut avec la main droite, pourvu que la main gauche reste régulière, de sorte que le rythme de la main droite y revienne toujours. Cette idée m'a beaucoup aidé.
M.C.: Comment voyez-vous la relation entre le piano et l'orchestre dans ces ouvres?
L.L.: Beaucoup plus franche que dans les concertos de Rachmaninov ou de Prokofiev. Ici, c'est le piano qui commande, c'est toujours le guide. Mais c'est tout de même un travail d'équipe, et, pour l'orchestre, c'est plus difficile qu'on ne pourrait le penser. Dans les finales, il n'est pas aisé d'accompagner le piano et de garder le rythme et la légèreté de la danse, la pulsation.
M.C.: Quel but espérez-vous avoir atteint avec cet enregistrement?
L.L.: Il existe déjà de grands enregistrements, notamment celui de Zimerman, ou ceux de Martha Argerich, d'Ivo Pogorelich ou de Murray Perahia. Tous ceux qui enregistrent Chopin disent qu'ils se sentent proches de lui, et c'est aussi mon cas. Cet enregistrement est très personnel pour moi, mais ceux d'autres pianistes sont sans doute tout aussi personnels pour eux. J'ai voulu refléter la chaleur et l'enthousiasme de Chopin, et avant tout sa poésie. Mais j'ai également décidé de faire cet enregistrement parce que je voulais explorer les possibilités du cantabile.
© 2008 Deutsche Grammophon GmbH, Hamburg. Extraits du texte de présentation du disque Deutsche Grammophon 00289 477 7449 reproduits avec l'aimable autorisation de l'éditeur (Traduction: Dennis Collins)
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