Artiste principal :
Juliette Gréco
Genre : Chanson française > Interprètes
Disponible en
En savoir plus
Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz)
19.98€
Qualité Standard (320 kpbs)
19.98€
- 1 Si tu t'imagines
- 2 La fourmi
- 3 La rue des Blancs-Manteaux
- 4 Les enfants qui s'aiment
- 5 A la belle étoile
- 6 Je suis comme je suis
- 7 Sous le ciel de Paris
- 8 Les feuilles mortes
- 9 Embrasse-moi
- 10 Amours perdues
- 11 Il y avait
- 12 Je hais les dimanches
- 13 Romance
- 14 La chanson de Catherine
- 15 Les dames de la poste
- 16 L'ombre
- 17 La chanson de Barbara
- 18 La fiancée du pirate
- 1 Coin de rue
- 2 Ca va
- 3 Chanson pour l'Auvergnat
- 4 La valse
- 5 Mon coeur n'était pas fait pour ça
- 6 Le guinche
- 7 La chanson de Gervaise
- 8 Guinguettes
- 9 Je prend les choses du bon côté
- 10 Miarka
- 11 Méfiez-vous de Paris
- 12 Chandernagor
- 13 Les lunettes
- 14 Qu'on est bien
- 15 Java partout
- 16 La marche nuptiale
- 17 La valse brune
- 18 La fête est là
DISQUE 1
DISQUE 2
À propos
Avec un podcast de Dany Lallemand
Distinctions
Qobuz Référence (janvier 2012)
Inclus
1 Livret numérique
DISQUE I
Si tu t'imagines (Par. Raymond Queneau - Mus. Joseph Kosma) (1)
La fourmi (Poème Robert Desnos - Mus. Joseph Kosma) (1)
La rue des Blancs-Manteaux (Par. Jean-Paul Sartre - Mus. Joseph Kosma) (1)
Les enfants qui s'aiment (Par. Jacques Prévert - Mus. Joseph Kosma ; du film Les Portes de la nuit de Marcel Carné) (2)
À la belle étoile (Par. Jacques Prévert - Mus. Joseph Kosma) (2)
Je suis comme je suis (Par. Jacques Prévert - Mus. Joseph Kosma) (2)
Sous le ciel de Paris (Par. Jean Dréjac - Mus. Hubert Giraud) (2)
Les feuilles mortes (Par. Jacques Prévert - Mus. Joseph Kosma ; du film Les Portes de la nuit de Marcel Carné) (2)
Embrasse-moi (Par. Jacques Prévert - Mus. Wal-Berg) (2)
Amours perdues (Par. Georges Neveux - Mus. Joseph Kosma) (2)
Il y avait (Par. Charles Aznavour - Mus. Pierre Roche) (2)
Je hais les dimanches (Par. Charles Aznavour - Mus. Florence Véran) (2)
Romance (Par. Henri Bassis - Mus. Joseph Kosma) (2)
La chanson de Catherine (Charles Iouri / Alain Joumiaux - Mus. Pierre Damine) (2)
Les Dames de la poste (Par. Francis Blanche - Mus. Alec Siniavine) (2)
L'ombre (Par. François Mauriac - Mus. Luc Porret) (3)
Barbara-song (La chanson de Barbara) (Par. André de Mauprey d'après Bertold Brecht - Mus. Kurt Weill) (2)
La Fiancée du pirate (extraite de L'Opéra de quat'sous de Kurt Weill, adaptation française d'André de Mauprey d'après des paroles de Bertolt Brecht et la musique de Kurt Weill) (2)
DISQUE II
Coin de rue (Par. & Mus. Charles Trénet) (4)
Le Diable « Ça va » (Par. & Mus. Jacques Brel) (4)
Chanson pour l’Auvergnat (Par. & Mus. Georges Brassens) (4)
La valse (Par. Françoise Sagan - Mus. Michel Magne) (5)
Mon cœur n'était pas fait pour ça (Par. Gisèle Humilier - Mus. Paul Misraki) (6)
Le Guinche (Par. & Mus. Léo Ferré) (4)
La chanson de Gervaise (Par. Raymond Queneau - Mus. Georges Auric) (4)
Guinguettes (Par. Eddy Marnay - Mus. Emile Stern) (4)
Je prend les choses du bon côté (Par. Bernard Michel - Mus. Jeff Davis) (7)
Miarka (Par. Jean Renoir - Mus. Joseph Kosma) (6)
Méfiez-vous de Paris (Par. Jean Renoir - Mus. Joseph Kosma) (6)
Chandernagor (Par. & Mus. Guy Béart) (8)
Les lunettes (Par. & Mus. Guy Béart) (8)
Qu'on est bien (Par. & Mus. Guy Béart) (8)
Java partout (Par. & Mus. Léo Ferré) (8)
La marche nuptiale (Par. & Mus. Georges Brassens) (8)
La valse brune (Par. Georges Villard - Mus. Georges Krier) (9)
La fête est là (Par. & Mus. René-Louis Lafforgue) (6)
Juliette Gréco, chant
(1) Pierre Arimi et son ensemble
(2) André Grassi et son ensemble
(3) Jo Boyer et son orchestre
(4) Michel Legrand et son orchestre
(5) Michel Magne et son orchestre
(6) André Popp et son orchestre
(7) En duo avec Eddie Constantine - Bill Byers et son orchestre
(8) Freddy Balta, accordéon - Henri Patterson et son orchestre
(9) Franck Aussman et son orchestre
Si tu t'imagines (Par. Raymond Queneau - Mus. Joseph Kosma) (1)
La fourmi (Poème Robert Desnos - Mus. Joseph Kosma) (1)
La rue des Blancs-Manteaux (Par. Jean-Paul Sartre - Mus. Joseph Kosma) (1)
Les enfants qui s'aiment (Par. Jacques Prévert - Mus. Joseph Kosma ; du film Les Portes de la nuit de Marcel Carné) (2)
À la belle étoile (Par. Jacques Prévert - Mus. Joseph Kosma) (2)
Je suis comme je suis (Par. Jacques Prévert - Mus. Joseph Kosma) (2)
Sous le ciel de Paris (Par. Jean Dréjac - Mus. Hubert Giraud) (2)
Les feuilles mortes (Par. Jacques Prévert - Mus. Joseph Kosma ; du film Les Portes de la nuit de Marcel Carné) (2)
Embrasse-moi (Par. Jacques Prévert - Mus. Wal-Berg) (2)
Amours perdues (Par. Georges Neveux - Mus. Joseph Kosma) (2)
Il y avait (Par. Charles Aznavour - Mus. Pierre Roche) (2)
Je hais les dimanches (Par. Charles Aznavour - Mus. Florence Véran) (2)
Romance (Par. Henri Bassis - Mus. Joseph Kosma) (2)
La chanson de Catherine (Charles Iouri / Alain Joumiaux - Mus. Pierre Damine) (2)
Les Dames de la poste (Par. Francis Blanche - Mus. Alec Siniavine) (2)
L'ombre (Par. François Mauriac - Mus. Luc Porret) (3)
Barbara-song (La chanson de Barbara) (Par. André de Mauprey d'après Bertold Brecht - Mus. Kurt Weill) (2)
La Fiancée du pirate (extraite de L'Opéra de quat'sous de Kurt Weill, adaptation française d'André de Mauprey d'après des paroles de Bertolt Brecht et la musique de Kurt Weill) (2)
DISQUE II
Coin de rue (Par. & Mus. Charles Trénet) (4)
Le Diable « Ça va » (Par. & Mus. Jacques Brel) (4)
Chanson pour l’Auvergnat (Par. & Mus. Georges Brassens) (4)
La valse (Par. Françoise Sagan - Mus. Michel Magne) (5)
Mon cœur n'était pas fait pour ça (Par. Gisèle Humilier - Mus. Paul Misraki) (6)
Le Guinche (Par. & Mus. Léo Ferré) (4)
La chanson de Gervaise (Par. Raymond Queneau - Mus. Georges Auric) (4)
Guinguettes (Par. Eddy Marnay - Mus. Emile Stern) (4)
Je prend les choses du bon côté (Par. Bernard Michel - Mus. Jeff Davis) (7)
Miarka (Par. Jean Renoir - Mus. Joseph Kosma) (6)
Méfiez-vous de Paris (Par. Jean Renoir - Mus. Joseph Kosma) (6)
Chandernagor (Par. & Mus. Guy Béart) (8)
Les lunettes (Par. & Mus. Guy Béart) (8)
Qu'on est bien (Par. & Mus. Guy Béart) (8)
Java partout (Par. & Mus. Léo Ferré) (8)
La marche nuptiale (Par. & Mus. Georges Brassens) (8)
La valse brune (Par. Georges Villard - Mus. Georges Krier) (9)
La fête est là (Par. & Mus. René-Louis Lafforgue) (6)
Juliette Gréco, chant
(1) Pierre Arimi et son ensemble
(2) André Grassi et son ensemble
(3) Jo Boyer et son orchestre
(4) Michel Legrand et son orchestre
(5) Michel Magne et son orchestre
(6) André Popp et son orchestre
(7) En duo avec Eddie Constantine - Bill Byers et son orchestre
(8) Freddy Balta, accordéon - Henri Patterson et son orchestre
(9) Franck Aussman et son orchestre
« Intitulé "La muse de Saint-Germain", ce double-album est constitué de chansons que Juliette Gréco a enregistrées entre 1950 et 1957, parmi les plus emblématiques de son répertoire, et qui sont
écrites et composées par les plus grands noms ; elles font, aujourd’hui encore, partie du récital de la grande interprète. Gréco a toujours apporté le plus grand soin aux textes qu’elle chante :
sur le premier disque, ils sont de la plume de Raymond Queneau, Robert Desnos, Jean-Paul Sartre, Jacques Prévert, François Mauriac, Berthold Brecht… Les musiques sont de Joseph Kosma, Kurt Weill…
Au fil des années, ces chansons sont devenues des classiques, reprises régulièrement par de nouveaux interprètes. Mais il y a près de soixante ans déjà, Gréco avait le talent de découvrir de
nouveaux talents ; c’est elle qui, très souvent, a été la seule à chanter les premiers refrains de jeunes auteurs-compositeurs débutants qui sont devenus par la suite des «géants». Comme Jacques
Brel Ça va le diable, Léo Ferré Le guinche, Java partout, Georges Brassens La marche nuptiale, Chanson pour l’auvergnat, Guy Béart Chandernagor, Les
lunettes, Qu’on est bien.
Un livret (en français et en anglais) richement illustré retrace les grandes étapes de la vie et de la carrière d’une interprète exceptionnelle. »
"Souvenirs des débuts à Saint-Germain des Prés" : entretien de Juliette Gréco avec Gabriel Armand
Vous avez fait vos premiers pas dans la chanson en 1949 au cabaret "Le Bœuf sur le toit". Quel souvenir gardez-vous de cette période ?
— Une excellente école. J'avais Jean Wiener au piano et comme professeur Jean-Paul Sartre, qui me proposait des textes. On ne pouvait pas mieux pour débuter ! Cela dit, il faut justifier, être à la hauteur du parrainage de gens fabuleux, comme Joseph Kosma, par exemple qui m'apprenait la mélodie en tapant d'un doigt sur le piano parce que je ne lisais pas la musique. Je pouvais me planter dès le départ, mais comme ça n'a pas été le cas, il a bien fallu aller au charbon. Jusqu'au dernier jour, j'essaierai de justifier cet intérêt, cet amour du public qui aujourd'hui a l'âge de celui que j'avais quand j'ai débuté. Il y a quelque chose de magique là-dedans.
À l'époque de Saint-Germain-des-Prés, on vous disait scandaleuse. Cette réputation était-elle justifiée ?
— Totalement et encore beaucoup plus qu'on ne peut le croire. J'ai bien le droit d'avoir un corps ! Je ne suis pas un pur esprit (rire). Je suis spécialement scandaleuse. Je n'ai jamais vécu une vie de femme bien élevée. Jamais. Je suis parfaitement courtoise en revanche. Mais, j'ai toujours fait de mon corps ce que je voulais.
À l'instar de Queneau, Prévert, Desnos etc., vous avez interprété des poètes qu'on n'avait jamais songé à mettre en chanson. Cela correspond-il à un besoin de textes rares ?
— Je n'ai jamais cherché la rareté, je suis allée vers ce qui me plaisait. J'aimais débusquer des gens auxquels je disais "Pourquoi n'écririez-vous pas une chanson ?". D'autres sont venus m'en apporter, de superbes. J'ai toujours cherché ce qui correspondait à mon corps, à mon cœur, à ma tête, à mon odorat. À tout ce qui est à la fois sensuel, sexuel, pas intellectuel, mais pas trop con quoi ! Quand je suis sortie de prison en 1943, j'ai reçu l'appui de gens qui m'ont aidée à être ce que je suis, à devenir moins faible, moins inquiète. Inquiétude que j'ai gardée, mais j'ai une force dans mes choix. Ma mère me disait toujours : le premier mot que tu as dit, c'est "non !". C'est vrai que je dis "non" plus facilement que je ne dis "oui".
Vous avez contribué à faire connaître de jeunes auteurs alors inconnus : Ferré, Gainsbourg, Brel, Guy Béart... tous aimaient écrire pour vous. Pensez-vous qu'ils étaient secrètement amoureux ?
— Je ne sais pas. Ce n'est pas moi qui peux le dire ! Ces hommes sont venus à la maison. On parlait, on buvait, on dansait... Quand Serge Gainsbourg est venu me voir, nous avons dîné ensemble et le surlendemain, il m'apportait La Javanaise. Sartre m'a écrit quelque chose de très beau : "C'est pour voir mes mots devenir pierres précieuses". Il m'a donné ce texte alors que je partais pour le Brésil, mon premier grand voyage en 1950 ; il m'a dit : "Tenez, ça vous servira de passeport". Et, ça m'a servi de passeport toute ma vie. J'ai été aimée par des gens merveilleux."
Un livret (en français et en anglais) richement illustré retrace les grandes étapes de la vie et de la carrière d’une interprète exceptionnelle. »
Dernières Nouvelles d'Alsace
"Souvenirs des débuts à Saint-Germain des Prés" : entretien de Juliette Gréco avec Gabriel Armand
Vous avez fait vos premiers pas dans la chanson en 1949 au cabaret "Le Bœuf sur le toit". Quel souvenir gardez-vous de cette période ?
— Une excellente école. J'avais Jean Wiener au piano et comme professeur Jean-Paul Sartre, qui me proposait des textes. On ne pouvait pas mieux pour débuter ! Cela dit, il faut justifier, être à la hauteur du parrainage de gens fabuleux, comme Joseph Kosma, par exemple qui m'apprenait la mélodie en tapant d'un doigt sur le piano parce que je ne lisais pas la musique. Je pouvais me planter dès le départ, mais comme ça n'a pas été le cas, il a bien fallu aller au charbon. Jusqu'au dernier jour, j'essaierai de justifier cet intérêt, cet amour du public qui aujourd'hui a l'âge de celui que j'avais quand j'ai débuté. Il y a quelque chose de magique là-dedans.
À l'époque de Saint-Germain-des-Prés, on vous disait scandaleuse. Cette réputation était-elle justifiée ?
— Totalement et encore beaucoup plus qu'on ne peut le croire. J'ai bien le droit d'avoir un corps ! Je ne suis pas un pur esprit (rire). Je suis spécialement scandaleuse. Je n'ai jamais vécu une vie de femme bien élevée. Jamais. Je suis parfaitement courtoise en revanche. Mais, j'ai toujours fait de mon corps ce que je voulais.
À l'instar de Queneau, Prévert, Desnos etc., vous avez interprété des poètes qu'on n'avait jamais songé à mettre en chanson. Cela correspond-il à un besoin de textes rares ?
— Je n'ai jamais cherché la rareté, je suis allée vers ce qui me plaisait. J'aimais débusquer des gens auxquels je disais "Pourquoi n'écririez-vous pas une chanson ?". D'autres sont venus m'en apporter, de superbes. J'ai toujours cherché ce qui correspondait à mon corps, à mon cœur, à ma tête, à mon odorat. À tout ce qui est à la fois sensuel, sexuel, pas intellectuel, mais pas trop con quoi ! Quand je suis sortie de prison en 1943, j'ai reçu l'appui de gens qui m'ont aidée à être ce que je suis, à devenir moins faible, moins inquiète. Inquiétude que j'ai gardée, mais j'ai une force dans mes choix. Ma mère me disait toujours : le premier mot que tu as dit, c'est "non !". C'est vrai que je dis "non" plus facilement que je ne dis "oui".
Vous avez contribué à faire connaître de jeunes auteurs alors inconnus : Ferré, Gainsbourg, Brel, Guy Béart... tous aimaient écrire pour vous. Pensez-vous qu'ils étaient secrètement amoureux ?
— Je ne sais pas. Ce n'est pas moi qui peux le dire ! Ces hommes sont venus à la maison. On parlait, on buvait, on dansait... Quand Serge Gainsbourg est venu me voir, nous avons dîné ensemble et le surlendemain, il m'apportait La Javanaise. Sartre m'a écrit quelque chose de très beau : "C'est pour voir mes mots devenir pierres précieuses". Il m'a donné ce texte alors que je partais pour le Brésil, mon premier grand voyage en 1950 ; il m'a dit : "Tenez, ça vous servira de passeport". Et, ça m'a servi de passeport toute ma vie. J'ai été aimée par des gens merveilleux."
Propos recueillis par Gabriel Armand - dans "La Lettre des Sociétaires de la SACEM"
À découvrir
Dans la même thématique
À lire autour de l'album
L'artiste principal
Juliette Gréco
À lire dans le magazine
Le genre
Interprètes dans le magazine
Le genre
Chanson française dans le magazine




