Artiste principal :
Véronique Gens
Genre : Classique > Mélodies & Lieder
Disponible en
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Qualité Studio Masters (24 bits)
Qualité CD (Lossless 16 bits 44,1 kHz)
7,19 €
- 1 La pastoura als camps
- 2 Baïlero
- 3 L'aïo dè rotso
- 4 Ound'onorèn gorda ?
- 5 Obal din lou Limouzi
- 6 Pastourelle
- 7 L'Antouèno
- 8 N'aï pas iéu de mio
- 9 Lo calhé
- 10 La delaïssado
- 11 Passo pel prat
- 12 Lou boussu
- 13 Brezairola
- 14 Malurous qu'o uno fenno
- 15 Jou l'pount d'o Mirabel
- 16 Oï ayaï
- 17 Lou coucut
- 18 Quand z'eyro petitoune
- 19 Là-haut, sur le rocher
- 20 Uno jionto postouro
- 21 Lou diziou be
Chants d'Auvergne (Joseph Canteloube)
À propos
Véronique gens, soprano - Orchestre National de Lille - Jean-Claude Casadesus, direction
Inclus
1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original :
62:24 - DDD - Enregistré en juillet 2004 à l’Auditorium du Nouveau Siècle à Lille (France) - Notes en français, anglais & allemand avec les textes chantés traduits en anglais
Marie-Joseph Canteloube (1879-1957)
Chants d'Auvergne pour voix, avec piano ou orchestre (1923-54)
(Selection)
La pastoura als camps (La bergère aux champs)
Baïlèro (Chant de berger de Haute-Auvergne)
L'aïo de rotso (L'eau de source)
Ound' onorèn gorda ? (Où irons-nous garder ?)
Obal, din lou Limouzi (Là-bas dans le Limousin)
Pastourelle
L'Antoueno (L'Antoine)
N'aï pas iéu de mio (Je n'ai pas d'amie)
Lo calhé (La caille)
La delaïssado (La délaissée)
Passo pel prat (Viens par le pré)
Lou boussu (Le bossu)
Brezairola (Berceuse)
Malurous qu'o uno fenno (Malheureux qui a une femme)
Jou l'pount d'o Mirabel (Au pont de Mirabel)
Oï Ayaï (Oh ! Ah !)
Lou coucut (Le coucou)
Quand z'eyro petitoune (Lorsque j'étais petite)
Là-haut, sur le rocher
Uno jionto postouro (Une jolie bergère)
Lou diziou bé (On disait bien) Véronique Gens, soprano
Orchestre National de Lille-Région Nord/Pas-de-Calais
Direction Jean-Claude Casadesus
Chants d'Auvergne pour voix, avec piano ou orchestre (1923-54)
(Selection)
La pastoura als camps (La bergère aux champs)
Baïlèro (Chant de berger de Haute-Auvergne)
L'aïo de rotso (L'eau de source)
Ound' onorèn gorda ? (Où irons-nous garder ?)
Obal, din lou Limouzi (Là-bas dans le Limousin)
Pastourelle
L'Antoueno (L'Antoine)
N'aï pas iéu de mio (Je n'ai pas d'amie)
Lo calhé (La caille)
La delaïssado (La délaissée)
Passo pel prat (Viens par le pré)
Lou boussu (Le bossu)
Brezairola (Berceuse)
Malurous qu'o uno fenno (Malheureux qui a une femme)
Jou l'pount d'o Mirabel (Au pont de Mirabel)
Oï Ayaï (Oh ! Ah !)
Lou coucut (Le coucou)
Quand z'eyro petitoune (Lorsque j'étais petite)
Là-haut, sur le rocher
Uno jionto postouro (Une jolie bergère)
Lou diziou bé (On disait bien) Véronique Gens, soprano
Orchestre National de Lille-Région Nord/Pas-de-Calais
Direction Jean-Claude Casadesus
Joseph Canteloube
Chants d’Auvergne Keith Anderson
La région montagneuse de l’Auvergne, dont le nom a pour origine la tribu gauloise des Arvernes, qui avec son chef Vercingétorix résista victorieusement à Jules César, a depuis sa conquête par Philippe Auguste en 1190 joué un rôle important dans l’histoire de France. Au Moyen-Age, un équilibre des pouvoirs y fut maintenu tant bien que mal entre les seigneurs féodaux, jusqu’à ce que l’Auvergne devienne au XVIe siècle un territoire de la couronne. Cette région possède son propre patois et des traditions culturelles bien spécifiques. C’est d’Auvergne que provenait la famille de Marie-Joseph Canteloube de Malaret. Lui-même naquit en 1879 à Annonay et passa son enfance dans la campagne de Malaret, dans le sud de l’Auvergne. C’est là qu’il commença à s’intéresser aux chants populaires. Ainsi qu’il l’écrivit plus tard : " Les chants paysans s’élèvent bien souvent au niveau de l’art le plus pur, par le sentiment et l’expression, sinon par la forme." En 1900, après le décès de sa mère, il se fixa à Paris, où il prit des cours de piano avec Amélie Daetzer, qui avait été l’élève de Chopin. Deux ans plus tard, il commença à étudier le contrepoint avec le disciple de César Franck Vincent d’Indy, pour rejoindre ensuite les rangs de la Schola Cantorum que d’Indy avait fondée, institution dont les principes musicaux étaient bien ancrés mais qui gardait délibérément ses distances par rapport aux règles et aux formalités du Conservatoire. La Schola Cantorum encourageait tout particulièrement le développement des traditions musicales régionales, objectif qui correspondait parfaitement aux vues du monarchiste Charles Maurras et de l’Action française. C’est là que Canteloube étudia la fugue, la composition et l’orchestration, faisant la connaissance d’un autre disciple de Franck, Charles Bordes, dont la gestion malencontreuse des affaires de la Schola provoqua sa ruine et le força à démissionner ; il rencontra aussi Déodat de Séverac, compositeur régional qui voyait les choses de la même façon que lui. Plus tard, il devait écrire des biographies de Vincent d’Indy et de Déodat de Séverac. En tant que compositeur, Joseph Canteloube ne rencontra jamais un succès retentissant, même si sa musique fut jouée à Paris. Parmi ses premières compositions figurait Colloque sentimental, œuvre écrite sur un texte de Verlaine pour voix et quatuor à cordes, suivie d’autres morceaux pour voix et ensemble instrumental. Son opéra Le Mas, pratiquement achevé dès 1913, ne fut monté à Paris qu’en 1929 ; un second ouvrage scénique demeura inachevé et un troisième, Vercingétorix, connut une création plus immédiate à Paris en 1933. Il écrivit relativement peu d’œuvres orchestrales et de chambre, consacrant de plus en plus de temps à ses recherches de chants populaires. Pendant l’Occupation, il se trouvait à Vichy, travaillant pour le gouvernement à réveiller l’intérêt du public pour la musique populaire, objectif qui pour lui et pour d’autres personnes associées à l’Action française, revêtait une importance morale, sociale et politique. Depuis sa mort en 1957, Canteloube est devenu très célèbre pour ses arrangements de chants populaires, et notamment ses Chants d’Auvergne pour voix et ensemble instrumental, série de cinq publications, les deux premières écrites en 1924, les troisième et quatrième respectivement en 1927 et 1930, et la dernière en 1955. Ces pièces, qui ont rencontré un succès de plus en plus important, présentent les chansons originales avec des accompagnements orchestraux évoquant souvent des instruments campagnards. Loin d’être desservies par leur instrumentation, ces chansons pleines d’éloquence n’en sont que mieux mises en valeur.
Chants d’Auvergne Keith Anderson
La région montagneuse de l’Auvergne, dont le nom a pour origine la tribu gauloise des Arvernes, qui avec son chef Vercingétorix résista victorieusement à Jules César, a depuis sa conquête par Philippe Auguste en 1190 joué un rôle important dans l’histoire de France. Au Moyen-Age, un équilibre des pouvoirs y fut maintenu tant bien que mal entre les seigneurs féodaux, jusqu’à ce que l’Auvergne devienne au XVIe siècle un territoire de la couronne. Cette région possède son propre patois et des traditions culturelles bien spécifiques. C’est d’Auvergne que provenait la famille de Marie-Joseph Canteloube de Malaret. Lui-même naquit en 1879 à Annonay et passa son enfance dans la campagne de Malaret, dans le sud de l’Auvergne. C’est là qu’il commença à s’intéresser aux chants populaires. Ainsi qu’il l’écrivit plus tard : " Les chants paysans s’élèvent bien souvent au niveau de l’art le plus pur, par le sentiment et l’expression, sinon par la forme." En 1900, après le décès de sa mère, il se fixa à Paris, où il prit des cours de piano avec Amélie Daetzer, qui avait été l’élève de Chopin. Deux ans plus tard, il commença à étudier le contrepoint avec le disciple de César Franck Vincent d’Indy, pour rejoindre ensuite les rangs de la Schola Cantorum que d’Indy avait fondée, institution dont les principes musicaux étaient bien ancrés mais qui gardait délibérément ses distances par rapport aux règles et aux formalités du Conservatoire. La Schola Cantorum encourageait tout particulièrement le développement des traditions musicales régionales, objectif qui correspondait parfaitement aux vues du monarchiste Charles Maurras et de l’Action française. C’est là que Canteloube étudia la fugue, la composition et l’orchestration, faisant la connaissance d’un autre disciple de Franck, Charles Bordes, dont la gestion malencontreuse des affaires de la Schola provoqua sa ruine et le força à démissionner ; il rencontra aussi Déodat de Séverac, compositeur régional qui voyait les choses de la même façon que lui. Plus tard, il devait écrire des biographies de Vincent d’Indy et de Déodat de Séverac. En tant que compositeur, Joseph Canteloube ne rencontra jamais un succès retentissant, même si sa musique fut jouée à Paris. Parmi ses premières compositions figurait Colloque sentimental, œuvre écrite sur un texte de Verlaine pour voix et quatuor à cordes, suivie d’autres morceaux pour voix et ensemble instrumental. Son opéra Le Mas, pratiquement achevé dès 1913, ne fut monté à Paris qu’en 1929 ; un second ouvrage scénique demeura inachevé et un troisième, Vercingétorix, connut une création plus immédiate à Paris en 1933. Il écrivit relativement peu d’œuvres orchestrales et de chambre, consacrant de plus en plus de temps à ses recherches de chants populaires. Pendant l’Occupation, il se trouvait à Vichy, travaillant pour le gouvernement à réveiller l’intérêt du public pour la musique populaire, objectif qui pour lui et pour d’autres personnes associées à l’Action française, revêtait une importance morale, sociale et politique. Depuis sa mort en 1957, Canteloube est devenu très célèbre pour ses arrangements de chants populaires, et notamment ses Chants d’Auvergne pour voix et ensemble instrumental, série de cinq publications, les deux premières écrites en 1924, les troisième et quatrième respectivement en 1927 et 1930, et la dernière en 1955. Ces pièces, qui ont rencontré un succès de plus en plus important, présentent les chansons originales avec des accompagnements orchestraux évoquant souvent des instruments campagnards. Loin d’être desservies par leur instrumentation, ces chansons pleines d’éloquence n’en sont que mieux mises en valeur.
Keith Anderson
Traduction : David Ylla-Somers
© Naxos 2005 – Reproduction interdite
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