Artiste principal :
Lucy Gould
Genre : Classique > Musique de chambre
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- 1 I. Allegro leggiadro
- 2 II. Romance: In tempo sostenuto, quasi adagio
- 3 III. Rondo: Allegro sciolto assai
- 4 I. Allegro
- 5 II. Poco lento quasi adagio
- 6 III. In tempo moderato - con brio
- 7 I. Moderato e sostenuto
- 8 II. Poco largamente - non troppo lento
- 9 III. Con moto e marcato
Violin Sonata No. 1 in D minor (John Ireland)
Violin Sonata no. 2 in A minor
Cello Sonata in G minor
À propos
Lucy Gould, violon - Alice Neary, violoncelle - Benjamin Frith, piano
Inclus
1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original :
79:05 - DDD - Enregistré du 19 au 21 octobre 2009 à Champs Hill, West Sussex (Royaume-Uni) - Notes en anglais
John Ireland (1879–1962)
Sonate pour violon & piano n° 1 en ré mineur
Sonate pour violon & piano n° 2 en la mineur
Sonate pour violoncelle & piano en sol mineur
Lucy Gould, violon
Alice Neary, violoncelle
Benjamin Frith, piano
Si le terme « impressionnisme anglais » peut s’appliquer à un compositeur particulier, c’est bien John Ireland. Nourri au biberon
beethovenien et brahmsien, il n’en a pas moins rapidement cherché l’influence française de Debussy puis de Ravel. Cela dit, la Première sonate pour violon et piano, écrite en 1911, trahit encore
l’incidence germanique – quand bien même on y découvre quelques tournures plus parisiennes de temps en temps. En 1917, par contre, il achève sa Seconde sonate, un ouvrage autrement moderne (et
parfois fort debussyste), dont la violence évoque sans doute les tragiques événements qui déchirent alors la planète. Ce fut un succès immédiat et durable, à la suite duquel Ireland se retrouva
subitement célèbre. En 1923 suivit la sombre et romantique Sonate pour violoncelle et piano, conçue pour la violoncelliste Béatrice Harrison, dédicataire entre autre du
Concerto d’Elgar. Ireland y quitte le monde parfumé du debussysme anglais pour aborder celui, plus charpenté, d’un English Ravel avec ses longues phrases et ses implacables harmonies. Mais
attention, il n’est pas dans notre intention de dépeindre le compositeur britannique comme un épigone de l’un ou de l’autre : sa musique reste totalement personnelle, incomparable, et si Ireland
n’occupe pas de nos jours la place qu’il mérite, c’est qu’il se détourna rapidement des apports, des évolutions – et des excès – des modernismes ultérieurs : dodécaphonismes, atonalité, avant-garde
etc. Refusant de quitter sa propre voie, il finit par se retrouver isolé dans un monde trop ancien, et ce n’est qu’un demi-siècle après sa mort qu’on commence enfin à considérer sa musique comme ce
qu’elle est, intrinsèquement, plutôt que de l’adosser bien inutilement aux autres productions de la même époque. Autre raison de son éclipse, sans doute l’arrivée du génie que fut Britten – qui
estima d’ailleurs que son maître Ireland ne lui avait rien apporté… pas le genre de remarque très aimable. Et à ce titre, ce sont de magnifiques œuvres, irrésistiblement
construites et menées, bourrées de thèmes mémorables et de virtuosités en tout genre.
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