Artiste principal :
Angela Hewitt
Genre : Classique
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- 1 Aria
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- 29 Variation 28
- 30 Variation 29
- 31 Quodlibet
- 32 Aria da capo è Fine
Goldberg Variations, BWV 988 (Johann Sebastian Bach)
À propos
Angela Hewitt, piano
Distinctions
4 étoiles Classica (novembre 2010)
Inclus
1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original :
78:25 - DDD - Enregistré du 28 août au 1 septembre 1999 au Henry Wood Hall à Londres - Notes en français, anglais et allemand
Johann Sebastian Bach (1685–1750)
Variations Goldberg, aria et trente variations en sol majeur, BWV 988
Angela Hewitt, piano
Johann Sebastian Bach
Les Variations « Goldberg Durant tout son cantorat (1723–1750) à l’école Saint-Thomas, à Leipzig, Johann Sebastian Bach dut lutter contre l’ignorance musicale de supérieurs auxquels il avait, en acceptant le poste, promis respect et obéissance. La municipalité, manifestement incapable d’apprécier les merveilleuses choses qu’il accomplissait pour la vie musicale de Leipzig, ne cessa de lui refuser les améliorations qu’il requérait et dont il avait désespérément besoin. La situation devint si frustrante que, en octobre 1730, il écrivit à son ami d’enfance Georg Erdmann (alors agent de l’empereur de Russie, à Dantzig) lui demandant de l’aider à trouver un autre poste ; il lui rapporta ainsi ce qu’il en était depuis son entrée en fonction à Leipzig :
Les Variations « Goldberg Durant tout son cantorat (1723–1750) à l’école Saint-Thomas, à Leipzig, Johann Sebastian Bach dut lutter contre l’ignorance musicale de supérieurs auxquels il avait, en acceptant le poste, promis respect et obéissance. La municipalité, manifestement incapable d’apprécier les merveilleuses choses qu’il accomplissait pour la vie musicale de Leipzig, ne cessa de lui refuser les améliorations qu’il requérait et dont il avait désespérément besoin. La situation devint si frustrante que, en octobre 1730, il écrivit à son ami d’enfance Georg Erdmann (alors agent de l’empereur de Russie, à Dantzig) lui demandant de l’aider à trouver un autre poste ; il lui rapporta ainsi ce qu’il en était depuis son entrée en fonction à Leipzig :
Je trouve que ce poste n’est en rien aussi lucratif qu’on me l’avait décrit ; je n’ai pas réussi à obtenir nombre des appointements afférents à ce travail ; l’endroit est très cher ; et les autorités sont bizarres et peu intéressées par la musique, en sorte qu’il me faut vivre dans une vexation, une jalousie et une persécution presque continuelles ; aussi serai-je contraint, avec l’aide de Dieu, de chercher fortune ailleurs.Nous n’avons nulle trace de réponse à cette lettre, et Bach demeura à Leipzig le restant de sa vie. Il chercha toutefois à obtenir le titre de « compositeur de la cour du roi de Pologne et de l’Électeur de Saxe » en dédiant les Kyrie et Gloria de sa Messe en si mineur au roi Frederick Augustus, en 1733. Ce titre lui fut finalement accordé en 1736, en grande partie grâce à l’intervention de Hermann Carl, baron von Keyserlingk. Le (futur) comte Keyserlingk était ambassadeur de Russie à la cour de Dresde, sur nomination de Catherine la Grande. Passionné de musique, il réunissait chez lui, à Neustadt, quelques-uns des meilleurs instrumentistes de son temps, dont un prodigieux jeune claveciniste, Johann Gottlieb (il préférait Theophilus) Goldberg. Ne à Dantzig (Gdańsk) en 1727, Goldberg étudia d’abord avec le fils aîné de Bach, Wilhelm Friedemann, à Dresde, mais, au début des années 1740, le comte Keyserlingk l’envoya étudier à Leipzig, auprès de Bach en personne. Sa renommée de virtuose se répandit rapidement, et l’on racontait qu’il pouvait déchiffrer n’importe quoi—même si la partition était à l’envers ! Bach dut être ravi d’avoir pareil élève. Les circonstances de la création des Variations « Goldberg » nous furent transmises par le premier biographe de Bach, Johann Nikolaus Forkel, qui écrivit, en 1802 :
Le comte (Keyserlingk) était souvent souffrant, et connaissait ensuite des nuits d’insomnie. Dans ces moments-là, Goldberg, qui vivait chez lui, devait passer la nuit dans une chambre attenante, à lui jouer quelque chose quand il ne pouvait pas dormir. Le comte dit un jour à Bach qu’il aimerait avoir des pièces de clavier pour son Goldberg, qui fussent d’un caractère si doux et quelque peu entraînant qu’elles pussent un peu le réconforter dans ses nuits d’insomnie. Bach pensa que ce souhait serait le mieux satisfait par des variations, qu’il avait jusqu’alors considérées comme une tâche ingrate, en raison de la constante uniformité de l’harmonie fondamentale. Mais toutes ses œuvres étaient alors des modèles d’art, et ces variations devinrent de même sous sa plume. Il s’agit, en réalité, de la seule composition de ce genre qu’il nous ait laissée. Par la suite, le comte les appela rien moins que « ses » variations. Jamais il ne se lassa de les entendre ; et longtemps, dans ses nuits d’insomnie, il dit : « Cher Goldberg, jouez-moi une de mes variations. » Bach ne fut peut-être jamais aussi bien récompensé pour une œuvre : le comte lui offrit une coupe en or remplie de cent louis d’or. Mais leur valeur, en tant qu’œuvre d’art, n’eût pas été acquittée, quand même le présent eût été mille fois supérieur.Certains musicologues ne croient pas entièrement à l’histoire de Forkel, pour plusieurs raisons. Primo, l’œuvre ne portait aucune dédicace lors de sa publication, en 1742. Bach l’intitula simplement Exercice de clavier consistant en une aria avec diverses variations, pour le clavecin à deux manuels. Composé à l’intention des mélomanes, pour rafraîchir leur humeur (« une description fort terre à terre pour une œuvre si grandiose », pour reprendre Glenn Gould). Secundo, cette pièce aurait été destinée à un Goldberg âgé de seulement quatorze ou quinze ans—mais les prodiges existaient sûrement à l’époque, comme de nos jours. Et peut-être en aurions-nous su davantage sur la création de cette œuvre si Goldberg n’était mort à vingt-neuf ans. Enfin, la succession de Bach ne mentionne pas la moindre coupe en or—mais fait, par contre, état d’une tabatière en agate sertie dans de l’or, d’une très grande valeur. Que les faits soient avérés ou non importe peu. Reste une belle histoire (et un bon titre !), qui demeurera sans nul doute attachée à jamais à cette œuvre monumentale.[…]
Angela Hewitt
Traduction Hyperion
© Hyperion 2010 – Reproduction interdite
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