- 1 Suite No. 1 in G Major, BWV 1007: I. Prélude
- 2 Suite No. 1 in G Major, BWV 1007: II. Allemande
- 3 Suite No. 1 in G Major, BWV 1007: III. Courante
- 4 Suite No. 1 in G Major, BWV 1007: IV. Sarabande
- 5 Suite No. 1 in G Major, BWV 1007: V. Menuets I & II
- 6 Suite No. 1 in G Major, BWV 1007: VI. Gigue
- 7 Suite No. 2 in D Minor, BWV 1008: I. Prélude
- 8 Suite No. 2 in D Minor, BWV 1008: II. Allemande
- 9 Suite No. 2 in D Minor, BWV 1008: III. Courante
- 10 Suite No. 2 in D Minor, BWV 1008: IV. Sarabande
- 11 Suite No. 2 in D Minor, BWV 1008: V. Menuets I & II
- 12 Suite No. 2 in D Minor, BWV 1008: VI. Gigue
- 13 Suite No. 3 in C Major, BWV 1009: I. Prélude
- 14 Suite No. 3 in C Major, BWV 1009: II. Allemande
- 15 Suite No. 3 in C Major, BWV 1009: III. Courante
- 16 Suite No. 3 in C Major, BWV 1009: IV. Sarabande
- 17 Suite No. 3 in C Major, BWV 1009: V. Bourrées I & II
- 18 Suite No. 3 in C Major, BWV 1009: VI. Gigue
- 1 Suite No. 4 in E-Flat Major, BWV 1010: I. Prélude
- 2 Suite No. 4 in E-Flat Major, BWV 1010: I. Prélude
- 3 Suite No. 4 in E-Flat Major, BWV 1010: I. Prélude
- 4 Suite No. 4 in E-Flat Major, BWV 1010: I. Prélude
- 5 Suite No. 4 in E-Flat Major, BWV 1010: I. Prélude
- 6 Suite No. 4 in E-Flat Major, BWV 1010: I. Prélude
- 7 Suite No. 5 in C Minor, BWV 1011: I. Prélude
- 8 Suite No. 5 in C Minor, BWV 1011: II. Allemande
- 9 Suite No. 5 in C Minor, BWV 1011: III. Courante
- 10 Suite No. 5 in C Minor, BWV 1011: IV. Sarabande
- 11 Suite No. 5 in C Minor, BWV 1011: V. Gavottes I & II
- 12 Suite No. 5 in C Minor, BWV 1011: VI. Gigue
- 13 Suite No. 6 in D Major, BWV 1012: I. Prélude
- 14 Suite No. 6 in D Major, BWV 1012: II. Allemande
- 15 Suite No. 6 in D Major, BWV 1012: III. Courante
- 16 Suite No. 6 in D Major, BWV 1012: IV. Sarabande
- 17 Suite No. 6 in D Major, BWV 1012: V. Gavottes I & II
- 18 Suite No. 6 in D Major, BWV 1012: VI. Gigue
À propos
Suites pour violoncelle seul, BWV 1007 à BWV 1012
N° 1 en sol majeur BWV 1007
N° 2 en ré mineur, BWV 1008
N° 3 en do majeur BWV 1009
N° 4 en mi bémol majeur BWV 1010
N° 5 en do mineur BWV 1011
N° 6 en ré majeur BWV 1012 Bruno Cocset, violoncelle
Enregistrer les 6 suites dans l'ordre m'a semblé naturel, tant par choix intuitif que par désir de suivre comme un fil conducteur la progression de l'écriture dans sa complexité, sa densité, son émancipation autant architecturale qu'émotionnelle... Consacrant un jour par suite et le hasard du calendrier m'ayant fait commencer un lundi, j'ai ainsi eu l'humble satisfaction de clore le samedi suivant : chaque jour (ou plutôt chaque nuit) pour créer, recréer un monde, et, tel un cheminement, "tendre mon fil" avec un sentiment de globalité, de tout indissociable.
J'ai eu la chance de pouvoir utiliser plusieurs instruments du même luthier, et de choisir pour chaque suite la couleur, le grain, le caractère et les différentes possibilités d'articulation propres à chaque instrument : "habiter" chaque violoncelle, faire siens chaque registre et timbre, révéler chaque identité sonore pour la mettre au service de chaque "histoire", et tenter d'honorer ce discours pour un instrument à la vocation habituellement plutôt monodique, un langage où l'on doit se faire tour à tour ou simultanément polyphoniste, contrepointiste, harmoniste, mélodiste, maître à danser... conteur.
J'ai utilisé quasi systématiquement un archet d'un modèle de la fin du 17ème siècle à cambrure inversée (comme un arc) plus apte à varier à l'infini les articulations sans avoir à s'enfermer dans un faux débat sur les coups d'archet (on confond souvent les deux pour la musique de cette époque), archet plus à même de "jouer" avec les différentes voix dans les polyphonies et contrepoints (ces voix que l'on doit abandonner pour une autre et que l'on reprend quelques notes après) et ainsi "jouer avec la mémoire de son public"... un archet qui parle en chantant et qui chante en parlant, et dont le rebond et l'élasticité nous invitent tout naturellement à la danse.
Après chaque traditionnelle "balance", chaque suite a été enregistrée plusieurs fois dans ses continuité et intégralité, enchaînée comme au concert. Si ce procédé est quelque peu à contre-courant de l'usage actuel, il est pour moi l'un des garants de l'intégrité et de l'unité de ces pièces, de l'équilibre et du bon rapport entre les tempi des danses, d'une logique dans l'engagement et d'une respiration cherchant l'abandon, d'un seul et même souffle.
Bruno Cocset
Charles Riché
À propos des instruments
Il est intéressant de noter qu'en quatre siècles le violoncelle a très peu évolué, les changements s'étant opérés essentiellement sur le montage, c'est-à-dire : les cordes, la touche, le renversement, le chevalet, l'âme et la barre d'harmonie. Les évolutions nettement perceptibles pourraient être situées, pour simplifier, au tournant des siècles, à savoir du 17ème, 18ème et 19ème siècle, très peu de choses ayant changé depuis, si ce n'est la matière des cordes passant du boyau au métal au cours du 20ème siècle.
La richesse des différentes époques, révélée petit à petit à nos oreilles et à notre imagination, inspire et encourage notre travail en manque d'originalité, vérité et cohérence, chaque période ayant ses propres particularités de dynamique, timbres, articulations et résonances : le cuir et l'écorce laissant place au velours et à la soie, puis aujourd'hui à ...! ?
Les instruments ici utilisés sont inspirés de Gasparo Da Salo, autour de 1600, montage 17ème ; Pietro Guarneri 1734, montage 18ème ; Antonio Stradivari, 1700, montage 18ème ; Antonio et Girolamo Amati, 1600, montage 17ème 5 cordes, rencontre avec la basse de viole tout comme avec la viola bastarda, exploitant la richesse et les résonances de l'un et les dynamique et projection de l'autre.
Merci à Bruno Cocset pour cette collaboration et complicité, riche en tout point de vue et indispensable à nos recherches.
Charles Riché
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