Il primo dolce affanno Il Salotto, volume 7
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Paru le 7 janvier 2005 chez Opera Rara
Artiste principal : David Harper
Genre : Classique
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Qualité Studio Masters (24 bits)
Qualité CD (Lossless 16 bits 44,1 kHz) 11,99 €
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ALBUM : 1 disque - 17 pistes - Durée totale : 01:14:14
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    3 Sonetti di Petrarca, S270/1/R578a (1st version): 3 sonetti di Petrarca, S270/R578a (Petrarch)
  1. 1 No. 2. Benedetto sia'l giorno (Sonnet No. 47) , Contributor
  2. 2 Le ricordanze , Contributor
  3. 3 Pieces dedicated to Stefania Favelli (Federico Ricci)
  4. 3 Duet: Mi vuo trasformar: 3 pieces dedicated to Stefania Favelli: Arietta: Dirgli vorrei , Contributor
  5. 3 pieces dedicated to Stefania Favelli
  6. 4 Duet: Mi vuo trasformar , Contributor
  7. 3 Pieces dedicated to Stefania Favelli
  8. 5 Duet: Mi vuo trasformar: 3 pieces dedicated to Stefania Favelli: Canzonetta Napoletana: Vieni voga , Contributor
  9. Komm, du schones Fischermadchen (Giacomo Meyerbeer)
  10. 6 Komm, komm du schones Fischermadchen , Contributor
  11. 7 Le mere-grand , Contributor
  12. 8 Theme varie , Contributor
  13. 3 Sonetti di Petrarca, S270/1/R578a (1st version): 3 sonetti di Petrarca, S270/R578a (Petrarch)
  14. 9 No. 1. Pace non trovo (Sonnet No. 104) , Contributor
  15. 10 Cantami, cantami , Contributor
  16. 11 Le Rosier , Contributor
  17. 12 Prends pitie de sa jeunesse , Contributor
  18. 13 Realta , Contributor
  19. 14 La fille de l'air , Contributor
  20. 15 Tace il vento , Contributor
  21. 16 Pourquoi rester seulette? , Contributor
  22. 17 No. 3. I' vidi in terra angelici costumi (Sonnet No. 123) , Contributor

À propos

Liszt, Meyerbeer, Saint-Saëns, Verdi, Ricci, Gomes, Buzzolla, Poniatowski / Elizabeth, Vidal, Bruce Ford, Laura Claycomb, Manuela Custer, William Matteuzzi, Roberto Servile, David Harper
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Inclus 1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original : 74:22 - DDD 24-bit - Enregistré en l'église saint Clément à Londres en mai et juillet 2003 - Notes en français, anglais, allemand, italien. Textes chantés en langue originale avec traduction anglaise
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Franz Liszt (1811-1886)
Sonnets de Pétrarque
N° 47 "Benedetto sia 'l giorno" (Béni soit le jour)
N° 104 "Pace non trovo" (Je ne trouve point de repos)
N° 123 "I vidi in terra angelici costumi" (Il m'a été donné de voir sur terre un ange)
Bruce Ford, ténor

Giacomo Meyerbeer (1791-1864)
Romance "Le ricordanze"
Manuela Custer, contralto
Mélodie "Komm, komm" (Paroles de Heinrich Heine)
Bruce Ford, ténor
Nocturne à deux voix "La Mère Grand" (Paroles de Ambroise Betourné)
Elizabeth Vidal, soprano & Manuela Custer, contralto
La fille de l'air
Elizabeth Vidal, soprano

Federico Ricci (1809-1877)
Trois miniatures dédiées à [la soprano] Stefania Favelli
Arietta "Dirgli vorrei" - Canzonetta Napoletana "Vieni voga"
Elizabeth Vidal, soprano
Duetto "Mi vuo trasformar"
Elizabeth Vidal, soprano & Manuela Custer, contralto

Camille Saint-Saëns (1835-1921)
Thème varié - Pourquoi rester seulette"
Elizabeth Vidal, soprano

Jozef Poniatowski (1816-1873), prince de Monte Rotondo
Canzonetta "Cantami, sorella mia"
Laura Claycomb, soprano
Duetto "Le Rosier" (Paroles de Louis Bastide)
Bruce Ford, ténor & Laura Claycomb, soprano

Giuseppe Verdi (1816-1873)
Mélodie "Prends pitié de sa jeunesse"
Manuela Custer, contralto

António Carlos Gomes (1836-1896)
Méditation "Realtà"
Roberto Servile, baryton

António Buzzolla (1815-1871)
Barcarola "Tace il vento" (Paroles de Girolamo Costantini)
Bruce Ford & William Matteuzzi, ténors - Alastair Miles, basse
Musique de salon : voilà une désignation qui risque toujours de sentir le rance et l’ennui. Mais quand elle provient de la plume de Liszt, c’est une autre paire de manches : ses trois Sonnets à Pétrarque dans leur version chantée apparaissent ici entourés de nombreuses pièces de ses collègues et amis, toutes plus ou moins évocatrices des premiers chagrins de l’amour. Saint-Saëns ou Meyerbeer ou Verdi pour les plus connus, le prince et diplomate Poniatowski ou le brésilien Carlos Gomes pour les plus rarement entendus.
    Comme toujours chez Opera Rara, la brochette de solistes est impressionnante – saluons, petit cocorico d’honneur, la présence lumineuse de Elisabeth Vidal qui nous sort un contre-la bémol extraordinaire. Le livret d’accompagnement est, comme toujours, aussi bien fourni.
    Un salon d’une telle qualité, on aurait franchement tort de ne pas s’y complaire.
La douceur du premier chagrinMichael Quinn
    Y a-t-il, pour un compositeur, sujet plus passionnant, fascinant et absorbant que l'amour ? Ou plus gratifiant ? Ce recueil de chants et de duos s'intéresse aux ardeurs douloureuses du premier amour – aux audacieux regards jetés en catimini sur l'être aimé et au désir étouffant qui en résulte, à son parfum grisant humé dans la chaleur d'un soir d'été, au battement irrégulier de notre vulnérable cœur à la seule mention de, à la seule pensée de...    Peut-on dire que l'amour s'est épanoui avec une intensité plus grande dans les salons du XIXe siècle qu'ailleurs en d'autres temps ? Le formalisme et le cloisonnement profonds de la société victorienne agissaient-ils comme des révélateurs permettant de s'exprimer plus librement dans les affaires du cœur ? La musique de l'époque le donne certainement à penser et à entendre. C'est peut-être, pour ceux qui l'écoutent aujourd'hui, une agréable illusion qui fait encore mieux accepter l'ardeur émotionnelle éhontée de cette musique, car ce qui compte vraiment, ce n'est pas que l'amour et ses délicieuses contrariétés soient décrits avec éclat, mais avec honnêteté. « Que soient bénis, chante l'amoureux dans le Second sonnet de Pétrarque de Liszt, le premier pincement que j'ai ressenti en présence de l'amour, l'arc et la flèche qui m'ont transpercé le cœur et les blessures qu'ils m'ont infligées. »     Que cela soit vrai ou faux, quelque chose brûle haut et fort, parfois farouchement, quelquefois jusqu'au fétichisme, dans les œuvres de ce disque. Et force est d'admettre qu'elles sont encore plus belles pour cette raison précise.     Les gardiens du cœur assemblés ici sont menés par deux des musiciens les plus originaux et les plus novateurs du XIXe siècle : Giacomo Meyerbeer, le maître prospère du grand opéra français, et Franz Liszt, le révolté en puissance qui réinventa la notion de virtuosité tout en révolutionnant le répertoire du piano. Isolée de la complexité captivante du finale d'un premier acte ou de la bravoure vertigineuse des Rhapsodies hongroises, leur musique à tous deux est ici superbement mise en relief, avec une simplicité peu habituelle, mais irrésistiblement séduisante ; l'authenticité de l'expression étant sûrement la manifestation la moins hypocrite, la plus éblouissante de l'amour, sur le papier et ailleurs.    Ils ne sont néanmoins pas seuls. Jetant la plus translucide des ombres sur le tout, il y a aussi Giuseppe Verdi, qui a changé la face de l'opéra italien en refaçonnant les meilleurs éléments du romantisme musical dans le fourneau de sa propre modernité et qui a, ce faisant, créé un lien significatif entre les histoires familiales poétiques des pittoresques drames en costume de Donizetti et l'intensité glorieusement infâme des hymnes à l'amour véristes de Puccini. Peu de gens prétendraient que Verdi n'a pas sa place dans un recueil de chansons d'amour. Peut-être encore moins diraient que Camille Saint-Saëns, le Français brillant mais froid qui a suivi un tout petit peu trop au mot le conseil de sa grand-tante « d'éviter toute exagération » dans ses compositions, doit y figurer, mais il défendra sa cause lui-même en temps voulu.     Qu'en est-il des autres ? Federico Ricci, qui représente la moitié – la plus faible selon certains ingrats – d'un duo de frères légendaire en son temps ; Antonio Carlos Gomes, né au Brésil, fils d'un chef d'orchestre et qui parodiait l'école italienne avantageusement dans son pays et en Europe ; l'imaginatif prince Giuseppe Poniatowski, récemment présenté au public d'Opera Rara dans le volume 6 de Il Salotto ; et le maître de chapelle doublé d'un compositeur qu'est Antonio Buzzolla. Quoi que nous associions à ces noms et quoi que nous soyons tentés d'ajouter au bref résumé de leur vie, c'est dans leur musique encore inédite que nous trouverons le reflet véritable de ce qu'ils étaient. Tout comme nous trouvons l'image véritable de nous-mêmes dans ce que l'amour nous renvoie.

Michael Quinn
© Opera Rara 2004 – Reproduction interdite


Liszt en perspective


    Ce volume, le septième de la collection d'Opera Rara consacrée à la musique de salon, réunit les Sonnets de Pétrarque de Liszt dans une présentation originale. Nous avons, en effet, intercalé, entre ces pièces des pages de contemporains de Liszt dont celui-ci avait connaissance ou dont il savait qu'elles existaient.    Habituellement, en récital, ces sonnets d'une très grande intensité sont interprétés tous les trois ensemble. Comme ils sont tous dans le même ton, on a souvent l'impression qu'ils se suivent. En fait, étant donné les paroles et les sentiments qui s'y expriment, ils sont tous différents ; voilà pourquoi, dans l'esprit de cette collection, nous avons décidé de les séparer en intercalant des pages d'autres compositeurs. Meyerbeer, Saint-Saëns, Poniatowski, Federico Ricci, Gomes et Verdi nous ont paru, pour diverses raisons, les mieux adaptés. Ce mode de présentation original permet de se faire une nouvelle idée de la grandeur de ces sonnets, et cela jusqu'au moment où on les entendra à nouveau groupés.

Patric Schmid
© Opera Rara 2004 – Reproduction interdite

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