- 1 Preludio
- 2 Part I: Scene 1: Coro: Odi - I cannoni annunziano (Chorus)
- 3 Part I: Scene 1: Cavatina: Di mie cure, di mia fede (Arnoldo, Chorus)
- 4 Part I: Scene 2: Senti, senti guerreschi concenti . (Chorus)
- 5 Part I: Scene 2: Cavatini: Vinsi, o popoli - domo e l'orgoglio (Carlo, Chorus, Arnoldo)
- 6 Part I: Scene 3: Coro: Ma d'arpe tremanti qual s'ode armonia! (Chorus, Carlo, Arnoldo)
- 7 Part I: Scene 3: Cavatina: Del ciel cura, quest'alloro (Estella, Chorus)
- 8 Part I: Scene 3: Cabaletta: Di gioia sorse il di . (Estella, Amelia, Chorus, Carlo, Arnoldo)
- 9 Part I: Scene 3: Stretta: Se voce di gloria (Estella, Carlo, Arnoldo)
- 10 Part I: Scene 4: Scena: Vieni, Arnoldo, al mio seno (Carlo, Arnoldo, Athol, Chorus)
- 11 Part I: Scene 5: Scena: Calmati, Estella . calma quei trasporti (Amelia, Estella) - Scene 6: Ah! Sei con me! (Estella, Carlo)
- 12 Part I: Scene 6: Terzetto: Nol cercar: Carlo! (Estella, Carlo)
- 13 Part I: Scene 7: Andante sostenuto: Ad un'altra quel tuo core! (Estella, Carlo, Arnoldo)
- 14 Part I: Scene 7: Stretto: Vanne all sposa, o barbaro (Estella, Carlo, Arnoldo)
- 15 Part I: Scene 8: Cavatina: Qual astro novello, repente, si bello (Chorus)
- 16 Part I: Scene 8: Cavatina: Vago ciel del caro sposo (Leonora, Chorus)
- 17 Part I: Scene 8: Cabaletta: Qual ti pinge il mio desio (Leonora, Chorus)
- 1 Part I: Scene 8: Scena: Lord Athol - Quest'indugio! . (Athol, Leonora) - Scene 9: Ecco Carlo! (Chorus, Carlo, Leonora)
- 2 Part I: Scene 9: Scena: Carlo - Carlo - (Estella, Carlo) - Scene 10: Misera! Redi (Amelia, Chorus, Estella, Carlo, Leonora, Athol)
- 3 Part I: Scene 10: Terzetto: Mira un Dio, che da quel tempio (Estella, Leonora, Carlo)
- 4 Part I: Scene 10: Scena: Donna, or tu . ch'e mio (Estella, Leonora, Athol, Carlo, Arnoldo) - Scene 11: Ola! Che fai? (Arnoldo)
- 5 Part I: Scene 11: Quatetto: Si, tutto omai fini (Estella, Leonora, Carlo, Arnoldo, Amelia, Athol, Chorus, Women)
- 6 Part I: Scene 11: Stretta del finale: Ah! Sgombrate, omai lasciatemi (Estella, Carlo, Leonora, Amelia, Chorus)
- 7 Part II: Scene 1: Coro: Alla festa, compagne (Chorus, Others, Maidens, 2 Young Men, 2 Young Women, Amelia)
- 8 Part II: Scene 1: Coro: Ma qual suono! (Chorus, Voices from the Hills) - Scene 2: Vendetta (Guglielmo, Chorus, Swiss)
- 9 Part II: Scene 3: Aria: Si, vendetta! (The Warrior, Guglielmo, Chorus, Arnoldo)
- 10 Part II: Scene 3: Aria: D'essa in traccia oh! Quanto errai (Arnoldo, Guglielmo, Chorus)
- 11 Part II: Scene 3: Aria: Ripetiamo il sacro guiro (Arnoldo, Chorus)
- 12 Part II: Scene 4: Duetto: In quella selva ascosa (Athol, Leonora) - Scene 5: Dolci pensieri (Leonora, Arnoldo)
- 13 Part II: Scene 5: Duetto: Carlo di guerra e il fulmine (Leonora, Arnoldo)
- 14 Part II: Scene 5: Moderato: Ma il ciel dall'ombre un vindice (Arnoldo, Leonora)
- 15 Part II: Scene 5: Cabaletta: Io di Carlo muovo al campo (Leonora, Arnoldo)
- 16 Part II: Scene 6: Duetto: Freme ancor la procella! (Estella, Amelia)
- 17 Part II: Scene 7: Duetto: Noi riparammo: ed I compagni spersi (Carlo) - Scene 8: Ah! Che oggretto! (Carlo, Estella)
- 18 Part II: Scene 8: Duetto: L'ombra mira di colei (Estella, Carlo)
- 19 Part II: Scene 8: Andantino: Carlo quel talamo (Estella, Carlo)
- 20 Part II: Scene 8: Stretta: Perdon chiedi? (Estella, Carlo)
- 1 Part III: Scene 1: Duetto: Cada Borgogna! (Voices, Leonora, Guglielmo) - Scene 2: Quai grida! (Estella, Chorus, Leonora, Guglielmo)
- 2 Part III: Scene 3: Suetto: Ciel! Tu! (Leonora, Estella)
- 3 Part III: Scene 3: Andantino: Qual d'un angelo nel core (Estella, Leonora)
- 4 Part III: Scene 3: Stretta: Estella tradita (Estella, Leonora)
- 5 Part III: Scene 4: Coro: Squillan gia di vetta in vetta (Chorus)
- 6 Part III: Scene 5: Aria: Alfin noi lo premiamo . (Carlo)
- 7 Part III: Scene 5: Aria: Del Leone di Borgogna (Carlo, Chorus) - Scene 6: Carlo! Arresta! (Estella, Carlo, Chorus)
- 8 Part III: Scene 6: Romanza: Era un Dio, che l'ispirava! (Carlo, Chorus)
- 9 Part III: Scene 6: Cabaletta: Un vano prestigio (Carlo, Chorus)
- 10 Part III: Scene 7: Aria: S'inoltra il Temerario: ecco il gran giorno (Arnoldo, Leonora, Guglielmo)
- 11 Part III: Scene 7: Aria: Or io prego. Deh! Lasciate (Leonora, Guglielmo)
- 12 Part III: Scene 7: Preghiera: La su d'esso nel cimento (Leonora, Guglielmo, Chorus)
- 13 Part III: Scene 7: Cabaletta: La cara spoglia esanime (Leonora, Chorus)
- 14 Part III: Scene 8: Finale Ultimo: Vi salvate: il tradimento (Carlo, Arnoldo, Estella, Chorus)
À propos
Carlo di Borgogna, mélodrame romantique en trois actes
Livret de Gaetano Rossi
Premier enregistrement mondial Bruce Ford, Carlo
Jennifer Larmore, Estella
Elizabeth Futral, Leonora di Jork
Roberto Frontali, Arnoldo
Helen Williams, Amelia
Dominic Natoli, Lord Athol
Garry Magee, Guglielmo d'Erlach
Geoffrey Mitchell Choir
Academy of St Martin in the Fields
Direction David Parry
L'ouvrage, créé en 1835 à la Fenice de Venise, fait partie de cette période fastueuse de l'opéra italien où Bellini, Donizetti, Mercadante et autres composaient pour Pasta, Rubini, Malibran et consorts. Pacini eut à sa disposition pour son histoire bourguignonne Domenico Donzelli, Henriette Meric-Lalande, Giuditta Grisi et Domenico Cosselli. Équipe de haute lignée aux qualités vocales immenses, à l'écoute de l'écriture exigeante de la partition. Donzelli et Méric-Lalande étaient pourtant en fin de carrière, cette dernière ayant subi un déclin dès 1829 d'après les témoignages contemporains. On peut rester dubitatif quant à l'état réel de ce déclin : la scène finale de Leonora, proche de celle de Lucrezia Borgia de Donizetti de 1833 créée aussi par elle avec la cabalette di bravura exigée par la diva, est parsemée de difficultés techniques et de traits de virtuosité. Le rôle de Carlo, tenu par Donzelli, est aussi ardu, celui d'Estella, illustré par la Grisi, plus dramatique de ton. Malgré ces gosiers, l'opéra connut un échec retentissant au point que Pacini se retira de la scène durant quatre ans. Il faut reconnaître que la trame est plutôt mal ficelée, même pour un auditeur habitué aux élucubrations des librettistes de l'époque. Le compositeur parvint pourtant à façonner une œuvre personnelle par la caractérisation des personnages, une orchestration soignée, l'importance marquée donnée aux chœurs. Mais rien n'y fit, l'oubli dura jusqu'à l'enregistrement présent.
Difficile de trouver une distribution actuelle adéquate. Opera Rara y est parvenu en tablant sur une équipe vocale homogène. Bruce Ford, bien connu de la maison, au timbre toujours viril et au chant incisif, campe un duc autoritaire et déchiré. La coloration vocale pourrait être plus riche mais sa musicalité fait le reste, entre autres dans sa grande scène du 3ème acte. Son amour impossible et fatal pour Estella est cause de son tourment. Jennifer Larmore, qui l'interprète, compense un grave parfois ingrat, mais peu sollicité cependant, par un engagement intense. La voix est certes légère mais convient mieux à la féminité de la promise du duc que les rôles travestis de contralto qu'elle chante souvent et qui lui sont peu favorables de tessiture. Sa rivale à la scène, Elisabeth Futral, est une très heureuse surprise. Elle dessine un portrait fort et précis de Leonora, épouse malheureuse de Carlo. Ayant l'intelligence de ne pas forcer sa voix, elle s'impose par le brillant de son chant et une virtuosité maîtrisée à l'aigu (et au suraigu !) percutant, même dans les écarts du rondo final, sans pour autant jouer la stellaire Olympia, le style restant très sûr. Complétant le quatuor, le chant noble et vif de Roberto Frontali convient bien au personnage d'Arnoldo, père outragé et vindicatif d'Estella.
David Parry, menant tambour battant l'Academy of St Martin in the Fields, parvient à souligner avec justesse le dramatisme de l'œuvre tout en prenant soin de conserver la vigueur rythmique de mélodies parfois faciles et cela sans aucune vulgarité. Grand plus comme toujours pour ce label perfectionniste : un livret d'accompagnement qui est déjà en soi un enchantement par la qualité de son contenu.
Attendons avec impatience les prochains Mayr et Meyerbeer annoncés pour être encore plus hédonistes !
RÉSUMÉ DE L’INTRIGUE
ACTE I
Scène 1. Le peuple de Dijon s’est rassemblé pour accueillir Carlo il Temerario à son retour de Liège, où il est parvenu à réprimer une rebellion. Cet exploit comble Arnoldo d'Ivry, son
tuteur et mentor, qui y voit la juste récompense de ses longues années de service assidu auprès du jeune homme ; la fille d’Arnoldo, Estella, venue avec d’autres jeunes filles répandre des fleurs
aux pieds de Carlo et ceindre son front d’une couronne de lauriers, est visiblement amoureuse de lui. Manifestement, le sentiment est réciproque.
Ces joyeuses festivités sont interrompues par l’arrivée de Lord Athol, ambassadeur d’Angleterre, qui présente à Carlo une lettre annonçant la venue prochaine de la princesse qu’il a promis
d’épouser : Leonora, sœur d’Edouard IV d’Angleterre. Le peu d’enthousiasme avec lequel Carlo reçoit et lit cette lettre confirme Athol dans l’idée que cette alliance n’est pas souhaitée.
Scène 2. Les appartements d’Arnoldo à l’intérieur du palais ducal. Amelia, une de ses parentes, complimente Estella, en qui elle voit la prochaine duchesse de Bourgogne. Malheureusement, lorsque Carlo apparaît, c’est pour apprendre à Estella qu’il a promis à son père, sur son lit de mort, d’épouser la princesse Leonora. Arnoldo, qui arrive pour bénir les fiançailles de sa fille, voit, au contraire, tous ses espoirs anéantis. Dans un moment de colère, il traite Carlo de vile séducteur et, au moment de quitter la scène accompagné d’Estella, le menace d’un prompt châtiment.
Scène 3. Le peuple de Dijon est à nouveau rassemblé, cette fois pour accueillir Leonora. À l’arrière-plan, on aperçoit une chapelle décorée et illuminée en prévision du mariage qui y sera
célébré à l’arrivée de la princesse. Elle fait son entrée et, en signe de courtoisie, salue la terre de Bourgogne où elle va désormais vivre. Elle s’inquiète, néanmoins, du retard de Carlo puis
de la froideur de son accueil. Obligé de jouer un rôle qui lui est pénible, Carlo se force à lui offrir sa main. Ils s’apprêtent à pénétrer ensemble dans la chapelle lorsqu’Estella se présente
brusquement devant eux. Hagarde et agitée, elle déclare à Leonora que Carlo lui appartient et qu’elle vient réclamer son bien. Lord Athol tente de la faire arrêter par la garde, provoquant ainsi
le courroux de Carlo qui voit dans ce geste une usurpation de son autorité.
À ce moment crucial apparaît Arnoldo. Il se précipite au secours d’Estella, l’épée à la main, et affronte Athol dans un combat qui se poursuit hors-scène et à l’issue duquel il s’effondre. Le
rideau tombe sur une scène de confusion et de consternation : Estella, au comble du désespoir et du chagrin prend la fuite, Leonora menace de se venger au nom de l’Angleterre, et Carlo, en proie
au plus profond accablement, est immobile au milieu de toute cette agitation.
ACTE II
Scène 1. Dans une pittoresque vallée suisse, des villageois fêtent l’anniversaire de l’arrivée parmi eux d’une jeune inconnue qui les a comblés de bienfaits. Celle qu’ils ont surnommée
l’«Ange» habite dans un ancien château, visible à l’arrière-plan de la scène. Leurs danses et leurs chants sont cependant bientôt interrompus par le son du cor. Un montagnard du nom de Guglielmo,
descendu des hauteurs avec ses compagnons, appelle tous les gens à prendre les armes pour défendre la Suisse contre une invasion bourguignonne.
Un guerrier inconnu revêtu d’une armure noire se présente également au village. À son plus grand plaisir, Guglielmo reconnaît en lui Arnoldo ; lequel, guéri de ses blessures et bien vivant
contrairement à ce que l’on croyait, est maintenant à la recherche de sa fille. Il accepte de se battre aux côtés de Guglielmo à condition que son identité reste secrète. Les guerriers réunis
jurent alors de se battre jusqu’à la mort pour défendre leur pays.
Après leur départ, la scène reste vide jusqu’à l’arrivée de Lord Athol, surgi d’un bois avoisinant. Il est suivi de Leonora, habillée en guerrier et accompagnée d’une petite escorte de chevaliers
et d’écuyers. Ils se sont perdus alors qu’ils tentaient de rejoindre l’armée de Carlo, et maintenant la tempête menace. Tandis qu’Athol part en reconnaissance, Leonora voit Arnoldo venir à sa
rencontre. S’étant bien vite aperçus qu’ils sont de partis ennemis, Arnoldo accuse Carlo d’avoir trahi honneur et innocence, tandis que Leonora déclare Carlo invincible comme la foudre.
Respectueux des règles de l’hospitalité suisses, Arnoldo la laisse repartir en paix avec ses compagnons.
Scène 2. L’intérieur du château que l’on apercevait à l’arrière plan de la scène précédente. L’«Ange» – en qui l’on reconnaît, bien évidemment, Estella – a l’air préoccupé tandis que,
dehors, la tempête se déchaîne.
Amelia annonce l’arrivée de deux étrangers, qui se sont égarés pendant la tempête et demandent l’hospitalité. Il s’agit de Carlo et d’Oberto, l’un de ses chevaliers. Tandis qu’Oberto se retire
pour la nuit, Carlo se laisse aller à ses pensées qui le ramènent toujours inévitablement à Estella.
Une porte secrète s’ouvre pour livrer passage à Estella revêtue d’un lourd voile noir. Carlo la reconnaît à sa voix et lui assure l’aimer comme au premier jour. Elle, par contre, lui rappelle
l’énormité de sa trahison. Elle fait jouer un mécanisme qui révèle, derrière une tapisserie à l’arrière–plan de la scène, une salle comportant en son centre un sépulcre. Sur le tombeau surélevé
est inscrit le nom d'«Arnoldo d'Ivry», tandis qu’une tombe ouverte en contre-bas porte l’inscription «Pour Estella d'Ivry». Épouvanté, Carlo présente son épée à Estella en lui enjoignant de lui
donner la mort. Elle lui répond en lui disant qu’il va mourir et que bien que cette mort soit imminente, il ne lui appartient pas de faire couler son sang : le privilège en revient à l’ombre de
ceux qu’il a massacrés. Le son du cor des partisans de Carlo se fait alors entendre. Il reprend courage et va les rejoindre tandis qu’Estella disparaît par la porte secrète.
ACTE III
Scène 1. Un bois parsemé des ruines d’un ancien prieuré, au milieu duquel une chapelle a été reconstruite. Une escarmouche a lieu tout près. Leonora, en fuite et toujours habillée en
homme, est poursuivie et désarmée par Guglielmo et ses compagnons. Elle continue à les provoquer avec une telle arrogance que ses assaillants crient à sa mort. C’est alors que la porte de la
chapelle s’ouvre et qu’Estella, lourdement voilée, fait son apparition. À la vue de leur «ange», les montagnards baissent les armes en signe de respect et lui livrent Leonora. Estella, qui a déjà
reconnu Leonora, soulève son voile révélant ainsi son identité. Chacune des deux femmes reproche à l’autre d’avoir détruit son bonheur. Leonora s’attend à être livrée aux montagnards et mise à
mort, mais Estella ordonne, au contraire, qu’elle soit conduite saine et sauve jusqu’au camp de Carlo.
Scène 2. Un paysage suisse fait de sommets escarpés, séparés par des gorges menant au Lac de Morat, en contrebas. Les montagnards suisses, qui s’apprêtent à tendre une embuscade à Carlo et
à son armée, ont placé des rochers en équilibre au bord des précipices. Le son d’une marche, au loin, annonce l’approche des Bourguignons. Carlo, trompé par l’absence de résistance des Suisses
jusque-là, exhorte ses troupes à s’enfoncer dans les gorges. Une silhouette féminine – celle d’Estella – apparaît sur un sommet en surplomb. Consciente du danger qui menace Carlo, elle tente de
le sauver avant qu’il ne soit trop tard en le suppliant de battre en retraite. Terrifiés, les soldats de Carlo s’immobilisent, mais sous ses exhortations renouvelées reprennent courage et
s’engagent dans les gorges.
Leonora et son escorte, qui ont fait leur apparition, tentent à nouveau de rejoindre Carlo. Mais il suffit à Guglielmo et ses montagnards de quelques instants pour l’encercler et l’obliger à
regarder Arnoldo et ses compagnons en train de précipiter des rochers sur les malheureux Bourguignons. Alors, sur un pont qui enjambe les gorges, Carlo se trouve face à face avec Arnoldo.
Estella, témoin de la scène, tente vainement de sauver la vie de son bienaimé par ses cris, mais Carlo tombe sous les coups d’Arnoldo et fait une chute mortelle. Couvert de sang, Arnoldo
reconnaît Estella, mais leur réunion est brève car elle s’effondre et meurt dans ses bras.
L’opéra s’achève sur une scène de festivités en l’honneur de la victoire suisse.
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Ambroise Thomas reste mésestimé dans son propre pays où l'on monte avec parcimonie (mais toujours avec succès...) Hamlet ou Mignon. On saluera toutefois l'initiative récente de l'Opéra de Metz (ville natale du compositeur) qui a ressuscité Le Caïd et on rappellera celle, plus ancienne, du Théâtre...




