Johann Sebastian Bach (parfois écrit en français Jean-Sébastien Bach) est un compositeur et organiste allemand, (21 mars 1685, à Eisenach - 28 juillet 1750, à Leipzig).
Compositeur de l'époque baroque dont il symbolise et personnifie l'apogée, il eut une influence majeure et durable...
Artiste principal :
Matthew Best
Genre : Classique > Musique vocale sacrée
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- 1 Introit and Kyrie
- 2 Offertoire
- 3 Sanctus
- 4 Pie Jesu
- 5 Agnus Dei
- 6 Libera me
- 7 In paradisum
- 8 Cantique de Jean Racine, Op. 11
- 9 Kyrie
- 10 Sanctus
- 11 Benedictus
- 12 Agnus Dei
- 13 Tantum ergo, Op. 65 No. 2
- 14 Ave verum, Op. 65 No. 1
Requiem, op. 48 (Gabriel Fauré)
Cantique de Jean Racine, op. 11
Messe basse
Tantum ergo, Op. 65 No. 2
Ave verum, Op. 65 No. 1
À propos
Corydon Singers - English Chamber Orchestra - Matthew Best, direction
Inclus
1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original :
58:12 - DDD - Enregistré en novembre 1987, janvier 1988 et février 1989 en l'église St Jude-on-the-Hill, Hampstead, Londres - Notes en français, anglais et allemand avec les textes chantés en français ou latin et traduction anglaise
Gabriel Fauré (1845–1924)
Requiem, op. 48
Cantique de Jean Racine, op. 11
Messe basse
Tantum ergo, op. 65 n° 2
Ave verum, op. 65 n° 1
John Scott, orgue
Corydon Singers
English Chamber Orchestra
Direction Matthew Best
Gabriel Fauré
Requiem et autres musiques chorales […] Né le 12 mai 1845 à Pamiers (Ariège), Fauré intégra à neuf ans l’École Niedermeyer de Paris, où il reçut une formation de musicien d’église, avec de solides bases en plain-chant et en harmonie modale—deux marques du style de sa maturité. Dans les classes de piano tenues par Saint-Saëns, il se familiarisa avec les courants compositionnels contemporains. Diplômé en 1866, il devint tour à tour organiste de Saint-Sulpice et maître de chœur (puis finalement organiste aussi) de la Madeleine. En 1896, il fut nommé professeur de composition au Conservatoire de Paris mais cette carrière d’organiste, de maître de chœur et de professeur particulier le lassa et il ne s’épanouit qu’à soixante ans, quand on le nomma directeur du Conservatoire. Il mourut à Paris le 4 novembre 1924, à l’âge de soixante-dix-neuf ans. Bien que Poulenc l’ait méchamment rejeté (« l’une des seules choses que je haïsse en musique », déclara-t-il), le Requiem est incontestablement une des œuvres les plus populaires de Fauré, qui l’envisagea en 1887, jetant quelques idées au hasard dans une série de calepins. Leur lecture nous révèle qu’il fut conçu, et sa première partie notée, en ut mineur—un ton plus bas que celui des trois versions qui seront finalement achevées. Une assez plate tentative de « Pie Jesu » en la mineur (revenant un peu trop volontiers et souvent à sa tonique) vit également le jour, mais Fauré lui préféra la belle mélodie en si bémol majeur présente dans les trois versions (1888, 1893, 1900). La messe de requiem de Fauré est unique : elle n’adhère pas au texte liturgique consacré par l’usage et comme la mort était, pour le compositeur, une paisible délivrance de la vie terrestre, les horreurs du Jour du jugement dernier y sont presque tenues pour quantité négligeable. Le « Dies irae », dont Verdi brossa les tourments dans les termes les plus frappants, se réduit à une brève interpolation dans le « Libera me » (« Délivre-moi Seigneur, de la mort éternelle »), d’où une œuvre sereine et contemplative, au texte choisi à dessein pour mettre en relief le mot « requiem ». Fauré n’avait aucune raison particulière d’écrire de Requiem mais, en tout début de rédaction, sa mère mourut et la première exécution, à la Madeleine, le 16 janvier 1888, fut un opportun mémorial. Seuls cinq mouvements étaient prêts (« Introït et Kyrie », « Sanctus », « Pie Jesu », « Agnus Dei » et « In paradisum ») et les forces requises étaient modestes : un chœur mixte (avec ténors et basses divisés), une voix solo de treble ou de soprano et un orchestre incluant des cordes graves (altos, violoncelles et contrebasses), une harpe, des timbales et un orgue. Il y a un solo de violon dans le « Sanctus » et la partie d’orgue, essentielle, est continue. En 1889, Fauré acheva l’« Offertoire » (qu’il réutilisera en partie dans son Prélude pour piano n°9 op. 103) et reprit un « Libera me » vieux de douze ans, un morceau indépendant originellement écrit pour baryton et orgue. Des cors, des trompettes et des trombones furent adjoints à l’orchestre—avec, pour les premiers, un rôle particulièrement important dans le « Libera me » et une impressionnante fanfare dans le « Sanctus ». Cette version en sept mouvements, avec ajout d’un baryton pour les deux nouvelles sections, fut présentée, toujours à la Madeleine, le 21 janvier 1893. Ce fut seulement le 12 juillet 1900 que le troisième et dernier état du Requiem fut joué au Trocadéro, avec des bois ajoutés à l’orchestre et un ensemble complet de violons dans le « Sanctus », l’« Agnus Dei », le « Libera me » et l’« In paradisum ». On ignore, cependant, dans quelle mesure, au juste, Fauré s’impliqua dans cette mouture. L’orchestre est devenu lourd et on a pris des libertés avec l’instrumentation—on étant peut-être Roger-Ducasse, l’élève de Fauré. Difficile de croire qu’un compositeur aussi exigeant que Fauré eût approuvé cette version. Celle de 1893 enregistrée ici nous apparaît comme le compromis le plus convaincant. Pour Jean Chantavoine, cette œuvre est « une image paradisiaque, sans nulle trace de tourment ni de doute, ni même, presque, de deuil ». Son caractère empêchait Fauré de s’atteler à une peinture détaillée de l’Enfer, dans un « Dies irae », ou de brosser une terrifiante scène d’angoisse. Seule le souciait la beauté de sa musique. Les terreurs de la vie après la mort sont tout juste effleurées et, en l’absence de toute notion de purgatoire, la quiétude de l’« In paradisum » final diffère d’une œuvre comme The Dream of Gerontius, par exemple. La musique du Requiem fauréen évoque le réconfort, appuyé sur la nature fondamentalement bonne qui est en toute chose. Le Cantique de Jean Racine, dédié à César Franck, est une œuvre ancienne, datée de 1865. Toute en retenue, pour chœur mixte à quatre parties et orgue, elle valut à Fauré le premier prix de composition à l’École Niedermeyer, où il était encore élève. La Messe Basse (un titre malheureux car une « messe basse » est, à strictement parler, sans musique) eut une genèse encore plus complexe que celle du Requiem. Fauré l’entreprit en 1881 en collaboration avec André Messager (surtout connu, peut-être, pour son ballet Les deux pigeons et pour son opéra Madame Chrysanthème). Des cinq mouvements, trois furent signés de Fauré (« Gloria », « Sanctus », « Agnus Dei ») et deux de Messager (« Kyrie » et « O salutaris »). Le tout fut écrit pour un chœur féminin à trois parties avec solistes, accompagné par un harmonium et un violon solo même si, peu après la création, une orchestration fut menée à bien, surtout par Messager (Fauré, lui, instrumenta l’« Agnus Dei »). La dernière version—sans les mouvements de Messager mais avec un nouveau « Kyrie » de Fauré et un « Benedictus » fondé sur une partie de « Gloria » désormais abandonné—fut achevée en décembre 1906. Dans cette mouture en quatre mouvements (celle enregistrée ici), l’orgue vint remplacer l’accompagnement orchestral. La musique, entièrement de Fauré, est techniquement peu exigeante et dégage un charme bien français. Les deux courts motets datent de 1894, quand Fauré, qui n’était pas encore professeur au Conservatoire, était en charge de la musique à la Madeleine. Le Tantum ergo pour chœur féminin à trois parties avec solistes et accompagnement d’orgue, est l’une des trois versions qu’il fit de ce texte. L’Ave verum est un duo pour soprano et contre-ténor (ou ténor et baryton) avec orgue. Tous deux ne manquent pas de charme, même s’ils sont un peu simplistes.
Requiem et autres musiques chorales […] Né le 12 mai 1845 à Pamiers (Ariège), Fauré intégra à neuf ans l’École Niedermeyer de Paris, où il reçut une formation de musicien d’église, avec de solides bases en plain-chant et en harmonie modale—deux marques du style de sa maturité. Dans les classes de piano tenues par Saint-Saëns, il se familiarisa avec les courants compositionnels contemporains. Diplômé en 1866, il devint tour à tour organiste de Saint-Sulpice et maître de chœur (puis finalement organiste aussi) de la Madeleine. En 1896, il fut nommé professeur de composition au Conservatoire de Paris mais cette carrière d’organiste, de maître de chœur et de professeur particulier le lassa et il ne s’épanouit qu’à soixante ans, quand on le nomma directeur du Conservatoire. Il mourut à Paris le 4 novembre 1924, à l’âge de soixante-dix-neuf ans. Bien que Poulenc l’ait méchamment rejeté (« l’une des seules choses que je haïsse en musique », déclara-t-il), le Requiem est incontestablement une des œuvres les plus populaires de Fauré, qui l’envisagea en 1887, jetant quelques idées au hasard dans une série de calepins. Leur lecture nous révèle qu’il fut conçu, et sa première partie notée, en ut mineur—un ton plus bas que celui des trois versions qui seront finalement achevées. Une assez plate tentative de « Pie Jesu » en la mineur (revenant un peu trop volontiers et souvent à sa tonique) vit également le jour, mais Fauré lui préféra la belle mélodie en si bémol majeur présente dans les trois versions (1888, 1893, 1900). La messe de requiem de Fauré est unique : elle n’adhère pas au texte liturgique consacré par l’usage et comme la mort était, pour le compositeur, une paisible délivrance de la vie terrestre, les horreurs du Jour du jugement dernier y sont presque tenues pour quantité négligeable. Le « Dies irae », dont Verdi brossa les tourments dans les termes les plus frappants, se réduit à une brève interpolation dans le « Libera me » (« Délivre-moi Seigneur, de la mort éternelle »), d’où une œuvre sereine et contemplative, au texte choisi à dessein pour mettre en relief le mot « requiem ». Fauré n’avait aucune raison particulière d’écrire de Requiem mais, en tout début de rédaction, sa mère mourut et la première exécution, à la Madeleine, le 16 janvier 1888, fut un opportun mémorial. Seuls cinq mouvements étaient prêts (« Introït et Kyrie », « Sanctus », « Pie Jesu », « Agnus Dei » et « In paradisum ») et les forces requises étaient modestes : un chœur mixte (avec ténors et basses divisés), une voix solo de treble ou de soprano et un orchestre incluant des cordes graves (altos, violoncelles et contrebasses), une harpe, des timbales et un orgue. Il y a un solo de violon dans le « Sanctus » et la partie d’orgue, essentielle, est continue. En 1889, Fauré acheva l’« Offertoire » (qu’il réutilisera en partie dans son Prélude pour piano n°9 op. 103) et reprit un « Libera me » vieux de douze ans, un morceau indépendant originellement écrit pour baryton et orgue. Des cors, des trompettes et des trombones furent adjoints à l’orchestre—avec, pour les premiers, un rôle particulièrement important dans le « Libera me » et une impressionnante fanfare dans le « Sanctus ». Cette version en sept mouvements, avec ajout d’un baryton pour les deux nouvelles sections, fut présentée, toujours à la Madeleine, le 21 janvier 1893. Ce fut seulement le 12 juillet 1900 que le troisième et dernier état du Requiem fut joué au Trocadéro, avec des bois ajoutés à l’orchestre et un ensemble complet de violons dans le « Sanctus », l’« Agnus Dei », le « Libera me » et l’« In paradisum ». On ignore, cependant, dans quelle mesure, au juste, Fauré s’impliqua dans cette mouture. L’orchestre est devenu lourd et on a pris des libertés avec l’instrumentation—on étant peut-être Roger-Ducasse, l’élève de Fauré. Difficile de croire qu’un compositeur aussi exigeant que Fauré eût approuvé cette version. Celle de 1893 enregistrée ici nous apparaît comme le compromis le plus convaincant. Pour Jean Chantavoine, cette œuvre est « une image paradisiaque, sans nulle trace de tourment ni de doute, ni même, presque, de deuil ». Son caractère empêchait Fauré de s’atteler à une peinture détaillée de l’Enfer, dans un « Dies irae », ou de brosser une terrifiante scène d’angoisse. Seule le souciait la beauté de sa musique. Les terreurs de la vie après la mort sont tout juste effleurées et, en l’absence de toute notion de purgatoire, la quiétude de l’« In paradisum » final diffère d’une œuvre comme The Dream of Gerontius, par exemple. La musique du Requiem fauréen évoque le réconfort, appuyé sur la nature fondamentalement bonne qui est en toute chose. Le Cantique de Jean Racine, dédié à César Franck, est une œuvre ancienne, datée de 1865. Toute en retenue, pour chœur mixte à quatre parties et orgue, elle valut à Fauré le premier prix de composition à l’École Niedermeyer, où il était encore élève. La Messe Basse (un titre malheureux car une « messe basse » est, à strictement parler, sans musique) eut une genèse encore plus complexe que celle du Requiem. Fauré l’entreprit en 1881 en collaboration avec André Messager (surtout connu, peut-être, pour son ballet Les deux pigeons et pour son opéra Madame Chrysanthème). Des cinq mouvements, trois furent signés de Fauré (« Gloria », « Sanctus », « Agnus Dei ») et deux de Messager (« Kyrie » et « O salutaris »). Le tout fut écrit pour un chœur féminin à trois parties avec solistes, accompagné par un harmonium et un violon solo même si, peu après la création, une orchestration fut menée à bien, surtout par Messager (Fauré, lui, instrumenta l’« Agnus Dei »). La dernière version—sans les mouvements de Messager mais avec un nouveau « Kyrie » de Fauré et un « Benedictus » fondé sur une partie de « Gloria » désormais abandonné—fut achevée en décembre 1906. Dans cette mouture en quatre mouvements (celle enregistrée ici), l’orgue vint remplacer l’accompagnement orchestral. La musique, entièrement de Fauré, est techniquement peu exigeante et dégage un charme bien français. Les deux courts motets datent de 1894, quand Fauré, qui n’était pas encore professeur au Conservatoire, était en charge de la musique à la Madeleine. Le Tantum ergo pour chœur féminin à trois parties avec solistes et accompagnement d’orgue, est l’une des trois versions qu’il fit de ce texte. L’Ave verum est un duo pour soprano et contre-ténor (ou ténor et baryton) avec orgue. Tous deux ne manquent pas de charme, même s’ils sont un peu simplistes.
Wadham Sutton & Ted Perry
Traduction Hyperion
© Hyperion 2010 – Reproduction interdite
Traduction Hyperion
© Hyperion 2010 – Reproduction interdite
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