Artiste principal :
François Dumont
Genre : Classique
Disponible en
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Qualité Studio Masters (24 bits)
20,99 €
Qualité CD (Lossless 16 bits 44,1 kHz)
16,79 €
- 1 Fantaisie In F Minor, Op. 49: Tempo Di Marcia. (Grave.)
- 2 Nocturne No. 8 In D Flat Major, Op. 27 No. 2: Lento sostenuto
- 3 Scherzo No. 3 In C Sharp Minor, Op. 39: Presto con fuoco
- 4 Barcarolle In F Sharp Major, Op. 60: Allegretto. Poco più mosso
- 5 Piano Sonata No. 3 In B Minor, Op. 58: I. Allegro maestoso
- 6 Piano Sonata No. 3 In B Minor, Op. 58: II. Scherzo. Molto vivace
- 7 Piano Sonata No. 3 In B Minor, Op. 58: III. Largo
- 8 Piano Sonata No. 3 In B Minor, Op. 58: IV. Presto, non tanto
- 9 Polonaise-Fantaisie In A-Flat Major, Op. 61: Allegro maestoso
- 10 Nocturne No. 13 In C Minor, Op. 48, No. 1: Lento
- 11 Polonaise No. 6 In A Flat Major, Op. 53: Maestoso
- 12 Berceuse In D Flat Major, Op. 57: Andante
À propos
François Dumont, piano
Distinctions
Pianiste Maestro (juillet 2012)
-
4 étoiles Classica (septembre 2012)
-
Qualité Studio Masters Garantie (mars 2012)
Inclus
1 Livret numérique
Studio Masters
24 bits / 192 kHz
Détails de l'enregistrement original :
Enregistré à L’heure bleue, Salle de musique, La Chaux-de-Fonds (Switzerland), les 20 (Sonate), 21 (Fantaisie, Polonaise-fantaisie, Nocturne Op.48 No.1) & 22 (Barcarolle, Berceuse, Polonaise ‘Heroic’, Scherzo No. 3, Nocturne Op.27 No.2) août 2010
Frédéric Chopin (1810-1849)
Fantaisie en fa mineur, Op. 49 (Tempo di Marcia. (Grave.))
Nocturne No. 8 en ré bémol majeur, Op. 27 No. 2 (Lento sostenuto)
Scherzo No. 3 en ut dièse mineur, Op. 39 (Presto con fuoco)
Barcarolle en fa dièse majeur, Op. 60 (Allegretto)
Sonate pour piano n°3 en si mineur, Op. 58 (Allegro maestoso - Scherzo. Molto vivace - Largo - Presto ma non tanto)
Polonaise-fantaisie en la bémol majeur, Op. 61 (Allegro maestoso)
Nocturne No. 13 en ut mineur, Op. 48, No. 1 (Lento)
Polonaise No. 6 en la bémol majeur, Op. 53 (Maestoso)
Berceuse en ré bémol majeur, Op. 57 (Andante)
François Dumont, piano
Fantaisie en fa mineur, Op. 49 (Tempo di Marcia. (Grave.))
Nocturne No. 8 en ré bémol majeur, Op. 27 No. 2 (Lento sostenuto)
Scherzo No. 3 en ut dièse mineur, Op. 39 (Presto con fuoco)
Barcarolle en fa dièse majeur, Op. 60 (Allegretto)
Sonate pour piano n°3 en si mineur, Op. 58 (Allegro maestoso - Scherzo. Molto vivace - Largo - Presto ma non tanto)
Polonaise-fantaisie en la bémol majeur, Op. 61 (Allegro maestoso)
Nocturne No. 13 en ut mineur, Op. 48, No. 1 (Lento)
Polonaise No. 6 en la bémol majeur, Op. 53 (Maestoso)
Berceuse en ré bémol majeur, Op. 57 (Andante)
François Dumont, piano
À mes yeux, Chopin reste celui qui a le mieux écrit pour le piano. Sa musique semble spécifiquement conçue pour l’instrument, il pense, ressent par le piano, et c’est de l’improvisation que naît son idiome pianistique, inégalable et reconnaissable entre tous. Personne d’autre n’a fait sonner ainsi l’instrument, ne l’a fait parler d’une voix si personnelle.
On a beaucoup évoqué les racines polonaises de Chopin, et le folklore national marque profondément son oeuvre. Plus important est le sentiment nostalgique de l’exilé, une source d’inspiration constamment stimulante. Ainsi, le «zal», nostalgie ou regret, mêlé à des accès de révolte, à de sourdes menaces de vengeance, est le terreau des Polonaises. Il le dominait au point que, lors de l’exécution de sa Polonaise «Héroïque», il se serait interrompu au milieu du passage central (avec ses chevauchées d’octaves à la main gauche et ses fanfares guerrières à la main droite), en proie à une hallucination que faisait naître sa propre musique.
Polonais ou Français ? Chopin est pour moi Italien avant tout. Il était si familier de l’opéra bellinien ! Sa conception du son s’appuie nettement sur le chant, et la beauté, l’expressivité du timbre et la science de la ligne sont pour moi des éléments fondamentaux de l’interprétation chopinienne. Néanmoins, bien qu’italienne par sa déclamation, la langue de Chopin est autre, originale et universelle à la fois. La Barcarolle en est l’illustration la plus frappante : il y sublime l’évocation du chant des gondoliers vénitiens, du bercement des vagues, en un des plus extraordinaires poèmes pianistiques, d’un souffle, d’une ampleur quasi symphoniques.
La véritable modernité de Chopin se situe pour moi dans sa recherche, son audace harmonique ; elles dérivent toujours de la polyphonie, ce qui dénote une intense étude de Bach. Le tissu harmonique est constamment en mouvement, depuis l’intérieur, et induit des rencontres inédites, des frottements, des dissonances inattendues, des sonorités réellement inouïes ! La Sonate op. 58 en si mineur est un exemple magistral de traitement du piano : les voix naissent, se répondent, se multiplient à l’infini. Volubile, inventif et virtuose, le compositeur signe là un de ses chefs-d’oeuvre les plus aboutis.
On a beaucoup évoqué les racines polonaises de Chopin, et le folklore national marque profondément son oeuvre. Plus important est le sentiment nostalgique de l’exilé, une source d’inspiration constamment stimulante. Ainsi, le «zal», nostalgie ou regret, mêlé à des accès de révolte, à de sourdes menaces de vengeance, est le terreau des Polonaises. Il le dominait au point que, lors de l’exécution de sa Polonaise «Héroïque», il se serait interrompu au milieu du passage central (avec ses chevauchées d’octaves à la main gauche et ses fanfares guerrières à la main droite), en proie à une hallucination que faisait naître sa propre musique.
Polonais ou Français ? Chopin est pour moi Italien avant tout. Il était si familier de l’opéra bellinien ! Sa conception du son s’appuie nettement sur le chant, et la beauté, l’expressivité du timbre et la science de la ligne sont pour moi des éléments fondamentaux de l’interprétation chopinienne. Néanmoins, bien qu’italienne par sa déclamation, la langue de Chopin est autre, originale et universelle à la fois. La Barcarolle en est l’illustration la plus frappante : il y sublime l’évocation du chant des gondoliers vénitiens, du bercement des vagues, en un des plus extraordinaires poèmes pianistiques, d’un souffle, d’une ampleur quasi symphoniques.
La véritable modernité de Chopin se situe pour moi dans sa recherche, son audace harmonique ; elles dérivent toujours de la polyphonie, ce qui dénote une intense étude de Bach. Le tissu harmonique est constamment en mouvement, depuis l’intérieur, et induit des rencontres inédites, des frottements, des dissonances inattendues, des sonorités réellement inouïes ! La Sonate op. 58 en si mineur est un exemple magistral de traitement du piano : les voix naissent, se répondent, se multiplient à l’infini. Volubile, inventif et virtuose, le compositeur signe là un de ses chefs-d’oeuvre les plus aboutis.
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