Artiste principal :
Dimitri Yablonsky
Genre : Classique > Musique orchestrale
Disponible en
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Qualité Studio Masters (24 bits)
Qualité CD (Lossless 16 bits 44,1 kHz)
7,19 €
- 1 Shur
- 2 Kyurdi Ovshari
- 3 Gyulistan Bayati Shiraz
- 4 Azerbaijan Capriccio
Shur (Fikret Amirov)
Kyurdi Ovshari
Gyulistan Bayati Shiraz
Azerbaijan Capriccio
À propos
Une extraordinaire découverte, suprêmement défendue par Dmitri Yablonskiy à la tête de l’orchestre Philharmonique de Russie : ces quatre « poèmes » symphoniques, pétris par l’art du mugam et l’orchestre de Rimski-Korsakov et Tchaïkovski, témoignent de la personnalité originale de Fikret Amirov. Ses instrumentations claires et imagées, ainsi que son sens aigu de la rhapsodie impressionnent durablement.
Distinctions
Discothèque Insolite Qobuz (mars 2012)
Inclus
1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original :
59:11 - DDD - Enregistré du 15 au 20 septembre 2008 au Studio 5 de la Radio-Télévision Russe Kultura à Moscou - Notes en anglais
Fikret Amirov (1922-1984)
Shur (1948)
Kyurdi Ovshari (1948)
Gyulistan Bayati Shiraz (1971)
Capriccio d'Azerbaïdjan (1961)
Orchestre Philharmonique Russe
Direction Dmitry Yablonsky
A l’époque soviétique, le pouvoir central aimait à ce que des artistes des divers peuples formant l’Union apportassent leur contribution à l’effort général de développement culturel. Naissance au
forceps pour certains, éclosion naturelle pour d’autres : Khatchaturian en Arménie, Ikram Akbarov en Ouzbékistan, et Fikret Amirov en Azerbaïdjan. Amirov en a usé du riche folklore azéri comme
Khatchaturian du fonds arménien : il l’a incorporé, avec maestria, dans un langage musical d’essence classique, dans tous les genres possibles et imaginables – symphonies, opéras, ballets, comédies
musicales, Lieder, musiques de scène, musique de film, musique de chambre, concertos… tout. L’une des formes qu’il a le plus utilisées est celle du mugam, d’essence
arabo-turco-iranienne ; à la base, il s’agit d’une pièce finement élaborée, incorporant chant et musique improvisés selon des codes très rigoureux, avec une
progression musicale et dramatique qui n’est pas sans rappeler les ragas classiques indiens dans sa construction. La difficulté réside naturellement dans l’adaptation
pour un orchestre, qui joue strictement ce qui est écrit, d’une forme d’art essentiellement basée sur l’improvisation. Akbarov choisit donc de dérouler lui-même le discours, en vertu de ces codes
mais selon sa propre fantaisie, de sorte à donner naissance à une musique variée à l’infini, où l’auditeur est constamment sur le qui-vive pour suivre l’inexorable progression rythmique, mélodique,
orchestrale, qui se termine généralement dans une orgie sonore tout à fait extravagante. S’il est un grand compositeur de l’époque soviétique que l’on ne connaît pas encore
en France, c’est bien Akjbarov ; qu’il nous soit permis d’affirmer que sa musique vaut largement celle d’un Khatchaturian.
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