Artiste principal :
Marielle Nordmann
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- 1 I. Allegro moderato
- 2 II. Adagio
- 3 III. Allegro
- 4 I. Allegro moderato
- 5 II. Scherzo
- 6 III. Adagio - Allegro vivace
Quintette pour harpe et cordes et ut mineur (Ernst Theodor Amadeus Hoffmann)
Grand trio pour piano forte, violon & violoncelle en mi majeur
À propos
Enregistré en 1965, la publication de ce LP en Allemagne au début de 1966 fit sensation. En effet, si tout le monde connaissait Hoffmann par ses écrits, seuls quelques initiés pouvaient soupçonner la qualité de ses compositions musicales. Entourée d'excellents musiciens tels Gérard Jarry ou Serge Collot, Marielle Nordmann signait alors un programme magnifique – enfin disponible en numérique !
Inclus
1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original :
Notes en français et anglais
Ernst Theodor Amadeus Hoffmann (1776-1822)
Quintette pour harpe et cordes et ut mineur
Grand trio pour piano forte, violon & violoncelle en mi majeur
Marielle Nordmann, harpe
Martine Joste, piano
Le Trio à cordes français
(Gérard Jarry, violon - Serge Collot, alto - Michel Tournus, violoncelle)
Avec Jacques Chestem, second violon
Le poète qui a inspiré tant de chefs-d'œuvre musicaux (Kreisleriana de Schumann, l'opéra d'Offenbach...) fut également compositeur et l'un des personnages les plus originaux des débuts du
Romantisme en Allemagne. Voici le premier disque de ses œuvres. Enregistré en 1965, sa publication en Allemagne au début de 1966, fit sensation ; car, si tout le
monde connaît Hoffmann par ses écrits, seuls quelques initiés pouvaient soupçonner l'importance et la qualité de ses compositions musicales.
Entourée d'excellents musiciens français, Marielle Nordmann signait ici un disque magnifique enfin disponible en CD.
Entourée d'excellents musiciens français, Marielle Nordmann signait ici un disque magnifique enfin disponible en CD.
Ernst Theodor Amadeus Hoffmann
Quintette en ut mineur pour harpe et cordes
Grand Trio pour piano forte, violon et violoncelle en mi majeur L’artiste auquel nous devons les Kreisleriana et les Contes d’Hoffmann, deux chefs-d'œuvre dans des genres très différents, fut un des personnages les plus originaux des débuts du romantisme en Allemagne. Né en Prusse Orientale, Hoffmann manifesta sa passion musicale en même temps que son credo artistique en remplaçant son troisième prénom, Wilhelm (Guillaume) par celui d’Amadeus, en hommage à Mozart. Mais il faut savoir que le grand théoricien du romantisme considère Bach, Haydn et Mozart comme des musiciens romantiques avant la lettre, ce qui est vrai de Bach (rarement), de Haydn (plus souvent), mais pratiquement jamais de Mozart. Les dons et la carrière de Hoffmann sont exceptionnels entre tous. Poète, dramaturge, homme de loi, juriste, peintre, pianiste, chef d’orchestre et compositeur - c’est une conjonction rare sinon unique dans l’histoire de la musique. Il eut même, pendant plusieurs années, la direction du théâtre d’opéra de Bamberg... Or, voici le premier disque de ses œuvres. Enregistré en 1965, sa publication en Allemagne au début de 1966, fit sensation; car, si tout le monde connaît Hoffmann, par ses écrits autant que par le chef-d'œuvre d’Offenbach, seuls quelques initiés pouvaient soupçonner que ses compositions musicales avaient l’importance et la qualité de ce que nous présentons ici. Le Quintette avec harpe est connu par l’autographe conservé à la bibliothèque de Berlin et qui a permis le présent enregistrement. On ignore la date exacte de sa composition, mais il est plus que probable que ces pages ont été composées à Varsovie où le musicien avait des fonctions très prosaïques dans l’administration judiciaire et où il rapporte lui-même qu’il était comme « assommé par 28 volumes de dossiers d’affaires en faillite ... » Lorsque le compositeur envoya cette page à son éditeur Kûhnel, celui-ci lui objecta les difficultés de la partie de harpe et lui proposa de l’arranger pour piano, ce que Hoffmann accepta sans la moindre objection. Mais c’est justement le mélange du timbre de la harpe et des cordes qui donne sa couleur spécifiquement romantique. En utilisant la harpe concertante, Hoffmann ne sacrifiait nullement à un engouement très vif de son temps pour cet instrument ; il suffit de voir toute la virtuosité qu’il exige de l’interprète, tout comme des quatre cordes d’ailleurs. Nous savons, par le compositeur lui-même, que le « Grand Trio » a été écrit à Bamberg en 1809. Le manuscrit n’a jamais été édité, mais un musicologue avait fait sa thèse sur l’œuvre de E.T.A. Hoffmann et avait pris une copie très soignée pour son usage personnel, copie qui équivaut à un microfilm de la partition. C’est à l’obligeance de sa veuve, Mme Paul Greef, que nous devons la communication de ce précieux manuscrit grâce auquel nous avons pu graver cette œuvre.
Quintette en ut mineur pour harpe et cordes
Grand Trio pour piano forte, violon et violoncelle en mi majeur L’artiste auquel nous devons les Kreisleriana et les Contes d’Hoffmann, deux chefs-d'œuvre dans des genres très différents, fut un des personnages les plus originaux des débuts du romantisme en Allemagne. Né en Prusse Orientale, Hoffmann manifesta sa passion musicale en même temps que son credo artistique en remplaçant son troisième prénom, Wilhelm (Guillaume) par celui d’Amadeus, en hommage à Mozart. Mais il faut savoir que le grand théoricien du romantisme considère Bach, Haydn et Mozart comme des musiciens romantiques avant la lettre, ce qui est vrai de Bach (rarement), de Haydn (plus souvent), mais pratiquement jamais de Mozart. Les dons et la carrière de Hoffmann sont exceptionnels entre tous. Poète, dramaturge, homme de loi, juriste, peintre, pianiste, chef d’orchestre et compositeur - c’est une conjonction rare sinon unique dans l’histoire de la musique. Il eut même, pendant plusieurs années, la direction du théâtre d’opéra de Bamberg... Or, voici le premier disque de ses œuvres. Enregistré en 1965, sa publication en Allemagne au début de 1966, fit sensation; car, si tout le monde connaît Hoffmann, par ses écrits autant que par le chef-d'œuvre d’Offenbach, seuls quelques initiés pouvaient soupçonner que ses compositions musicales avaient l’importance et la qualité de ce que nous présentons ici. Le Quintette avec harpe est connu par l’autographe conservé à la bibliothèque de Berlin et qui a permis le présent enregistrement. On ignore la date exacte de sa composition, mais il est plus que probable que ces pages ont été composées à Varsovie où le musicien avait des fonctions très prosaïques dans l’administration judiciaire et où il rapporte lui-même qu’il était comme « assommé par 28 volumes de dossiers d’affaires en faillite ... » Lorsque le compositeur envoya cette page à son éditeur Kûhnel, celui-ci lui objecta les difficultés de la partie de harpe et lui proposa de l’arranger pour piano, ce que Hoffmann accepta sans la moindre objection. Mais c’est justement le mélange du timbre de la harpe et des cordes qui donne sa couleur spécifiquement romantique. En utilisant la harpe concertante, Hoffmann ne sacrifiait nullement à un engouement très vif de son temps pour cet instrument ; il suffit de voir toute la virtuosité qu’il exige de l’interprète, tout comme des quatre cordes d’ailleurs. Nous savons, par le compositeur lui-même, que le « Grand Trio » a été écrit à Bamberg en 1809. Le manuscrit n’a jamais été édité, mais un musicologue avait fait sa thèse sur l’œuvre de E.T.A. Hoffmann et avait pris une copie très soignée pour son usage personnel, copie qui équivaut à un microfilm de la partition. C’est à l’obligeance de sa veuve, Mme Paul Greef, que nous devons la communication de ce précieux manuscrit grâce auquel nous avons pu graver cette œuvre.
D’après Carl de Nys
André Charlin Disques © 2010
André Charlin Disques © 2010
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