Artiste principal :
Ensemble Jacques Moderne
Genre : Classique
Disponible en
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Qualité Studio Masters
14.99€
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz)
11.99€
Qualité Standard (320 kpbs)
9.99€
- 1 Stabat Mater
- 2 cujus animam gementem
- 3 Quis non posset
- 4 Eja Mater, fons amoris
- 5 Sancta Mater, istud agas
- 6 Fac me vere tecum flere
- 7 Juxta crucem
- 8 inflammatus
- 9 Fac ut animae
- 10 Amen
- 11 Kyrie - christe - Kyrie
- 12 Gloria
- 13 Credo
- 14 Sanctus
- 15 Benedictus
- 16 Agnus Dei
- 17 Agnus Dei
- 18 Te Deum laudamus
- 19 Te ergo quaesumus
Stabat Mater (Domenico Scarlatti)
Missa Quatuor Vocum (Messe de Madrid)
cibavit nos
te Deum (Hymnus ambrosianus)
À propos
La musique vocale de Domenico Scarlatti n'est pas si courante au disque. Voilà que l'excellent Ensemble Jacques Moderne, dirigé par Joël Suhubiette, nous propose de redécouvrir cette musique aux émotions fortes et puissantes. Si cette musique ne possède pas la puissance architecturale des plus belles Sonates pour clavecin de l'auteur, elle séduit néanmoins par la fluidité de ses lignes et sa ferveur expressive.
Inclus
1 Livret numérique
Studio Masters
24 bits / 96.0 kHz
Domenico Scarlatti
Stabat Mater
Missa Quatuor Vocum (Messe de Madrid)
cibavit nos
te Deum (Hymnus ambrosianus) Ensemble Jacques Moderne Joël Suhubiette, conductor
Stabat Mater
Missa Quatuor Vocum (Messe de Madrid)
cibavit nos
te Deum (Hymnus ambrosianus) Ensemble Jacques Moderne Joël Suhubiette, conductor
Connaît-on vraiment Domenico Scarlatti ? Il y a encore quelques années, on pouvait résumer son apport artistique en une phrase : « compositeur baroque italien, auteur de 555 sonates ou essercizi
qui ont révolutionné la musique pour clavier ». Aujourd’hui les choses sont moins simples. De nombreuses parutions discographiques ont permis de prendre conscience de la diversité de l’œuvre
scarlattienne : opéras, cantates, symphonies. Ce présent album de Joël Suhubiette et de l’Ensemble Jacques Moderne contribue notablement à cette vaste entreprise de réhabilitation. En effet il ne
se contente pas d’exhumer quelques curiosités intrigantes, mais propose une interprétation achevée de deux chefs-d’œuvre méconnus.
Comme diraient les critiques des temps jadis, le Stabat Mater connaît la vogue. L’essentiel de sa discographie n’a pas dix ans et tend à s’accélérer au cours de ces quatre dernières années : Van Nevel pour Accent (1998), Alessandrini pour Naïve (2007), Vox Luminis pour Ricercar (2008), Cleobury pour EMI (2009)… La Messe de Madrid ou Missa quatuor vocum suit le mouvement : Bourbon (1994), Heyerick (2005), Alessandrini (2007). Ainsi, ces ouvrages vieux de deux siècles et demi sont-ils, paradoxalement, des nouveautés.
Or, la nouveauté intéresse Joël Suhubiette. Le fondateur de l’Ensemble Jacques Moderne est attiré par les répertoires en friche, qu’ils soient anciens (Buxtehude, Purcell, Haendel, Bryd) ou modernes (Kurt Weill, Philippe Hersant, Zad Moultaka). Il pouvait difficilement passer à côté du cas Scarlatti.
Suhubiette a compris que la musique sacré du compositeur italien nécessitait une approche différente de sa musique pour clavier. Autant les sonates sont solidement ancrées dans leur époque, autant le Stabat mater et la Messe se situent quasiment en dehors de l’histoire de la musique. Dans ces deux œuvres, Scarlatti s’inspire délibérément d’un modèle ancien : Palestrina. En apparence, les conventions formelles de la contre-réforme sont respectées. En réalité, Scarlatti se sert de ce canon consacré pour faire passer des innovations stylistiques radicales.
Les interprètes développent pleinement cette ambivalence esthétique, qui a pour l’auditeur attentif la force de l’évidence. Le « Cujus animam gementem » du Stabat se cantonne d’abord à un austère contrepoint. Puis, vers la fin, la machine s’emballe, les portées se croisent avec une exaltation harmonique proche de la folie. Le « Inflammatus » est entièrement secoué par un rythme martial qui défigure la ligne mélodique. L’on retrouve une verve rythmique semblable dans le Te Deum final, qui prend quasiment la forme d’un essercizi choral.
L’audace de Scarlatti n’est pas que subversive. Le compositeur italien voit plus loin et transforme des données musicales classiques en de véritables tableaux harmoniques. Le « Sancta Mater, istud agas » est une agreste pastorale où les voix filent en autant de ruisseaux. Les deux premiers mouvements de la Messe de Madrid suivent une ligne ascendante, allant de la mélodie nue à une véritable saturation vocale. La contemplation se mue finalement en tragédie. Les voix suspendues de l’ensemble Jacques Moderne dissimulent un regret, un Et arcadia ego qui finit toujours par remonter.
Ainsi conçu, l’album tout entier semble traversé par un indicible sentiment de nostalgie. Chaque note, chaque rythme, chaque mot pressent sa disparition prochaine. Rarement trouve-t-on une musique aussi consciente de sa propre condition : un message temporaire, qui n’a que le temps de plaire avant de s’évanouir.
Comme diraient les critiques des temps jadis, le Stabat Mater connaît la vogue. L’essentiel de sa discographie n’a pas dix ans et tend à s’accélérer au cours de ces quatre dernières années : Van Nevel pour Accent (1998), Alessandrini pour Naïve (2007), Vox Luminis pour Ricercar (2008), Cleobury pour EMI (2009)… La Messe de Madrid ou Missa quatuor vocum suit le mouvement : Bourbon (1994), Heyerick (2005), Alessandrini (2007). Ainsi, ces ouvrages vieux de deux siècles et demi sont-ils, paradoxalement, des nouveautés.
Or, la nouveauté intéresse Joël Suhubiette. Le fondateur de l’Ensemble Jacques Moderne est attiré par les répertoires en friche, qu’ils soient anciens (Buxtehude, Purcell, Haendel, Bryd) ou modernes (Kurt Weill, Philippe Hersant, Zad Moultaka). Il pouvait difficilement passer à côté du cas Scarlatti.
Suhubiette a compris que la musique sacré du compositeur italien nécessitait une approche différente de sa musique pour clavier. Autant les sonates sont solidement ancrées dans leur époque, autant le Stabat mater et la Messe se situent quasiment en dehors de l’histoire de la musique. Dans ces deux œuvres, Scarlatti s’inspire délibérément d’un modèle ancien : Palestrina. En apparence, les conventions formelles de la contre-réforme sont respectées. En réalité, Scarlatti se sert de ce canon consacré pour faire passer des innovations stylistiques radicales.
Les interprètes développent pleinement cette ambivalence esthétique, qui a pour l’auditeur attentif la force de l’évidence. Le « Cujus animam gementem » du Stabat se cantonne d’abord à un austère contrepoint. Puis, vers la fin, la machine s’emballe, les portées se croisent avec une exaltation harmonique proche de la folie. Le « Inflammatus » est entièrement secoué par un rythme martial qui défigure la ligne mélodique. L’on retrouve une verve rythmique semblable dans le Te Deum final, qui prend quasiment la forme d’un essercizi choral.
L’audace de Scarlatti n’est pas que subversive. Le compositeur italien voit plus loin et transforme des données musicales classiques en de véritables tableaux harmoniques. Le « Sancta Mater, istud agas » est une agreste pastorale où les voix filent en autant de ruisseaux. Les deux premiers mouvements de la Messe de Madrid suivent une ligne ascendante, allant de la mélodie nue à une véritable saturation vocale. La contemplation se mue finalement en tragédie. Les voix suspendues de l’ensemble Jacques Moderne dissimulent un regret, un Et arcadia ego qui finit toujours par remonter.
Ainsi conçu, l’album tout entier semble traversé par un indicible sentiment de nostalgie. Chaque note, chaque rythme, chaque mot pressent sa disparition prochaine. Rarement trouve-t-on une musique aussi consciente de sa propre condition : un message temporaire, qui n’a que le temps de plaire avant de s’évanouir.
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Ligia, la petite sirène, a été créée en mai 1992 par l'organiste Olivier Vernet et Éric Baratin, pour répondre au besoin d'un jeune musicien français de prolonger par le disque sa carrière musicale. Depuis lors, Olivier Vernet - titulaire du g...
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