Artiste principal :
Samy Thiébault
Genre : Jazz
Disponible en
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Qualité Studio Masters (24 bits)
14,99 €
Qualité CD (Lossless 16 bits 44,1 kHz)
11,99 €
- 1 False Memories
- 2 False Memories (II)
- 3 Panta
- 4 Ruthmos
- 5 Rei
- 6 Les yeux de N., prélude
- 7 Les yeux de N.
- 8 Strange Dance
- 9 Aulos
- 10 Dyonisiaque
- 11 Daimon
- 12 Phusis
- 13 Some Other Song
- 14 Riders on the storm
À propos
Après Gaya Scienza en 2007 et Unpanishad Experiences en 2010, le saxophoniste Samy Thiebault revient chez Gaya Music, en sextet ! Avec Clear Fire, Il se place sous la tutelle de Baudelaire et son "feu clair" qui purifie l'âme, et son album se décompose en une série de morceaux qui empruntent leur titre à des concepts de la philosophie antique. De la voix de Méta à la batterie de Philippe Soirat en passant par la trompette de Julien Alour, se dégage une authentique énergie, un force libératrice, et l'intensité du ténor de Samy Thiebault jaillit comme une évidence, pour un résultat imprévisible et jouissif. En un mot : dionysiaque !
Distinctions
Le Choix de France Musique (janvier 2013)
-
Révélation de JAZZmagazine-jazzman (février 2013)
-
Qualité Studio Masters Garantie (décembre 2012)
-
Sélection JAZZ NEWS (mars 2013)
Inclus
1 Livret numérique
Studio Masters
24 bits / 44.1 kHz
Copyright :
2012 Gaya Music Production
2012 Gaya Music Production
2012 Gaya Music Production
Samy Thiébault
False Memories
False Memories (II)
Panta
Ruthmos
Rei
les yeux de N., prélude
Les yeux de N.
Strange Dance
Aulos
Dyonisiaque
Daimon
Phusis
Some Other Song
Riders on the storm
Samy Thiébault, saxophone ténor, compositions & arrangements
Julien Alour, trompette & flugelhorn
Méta, voix & percussions
Sylvain Romano, contrebasse
Philippe Soirat, batterie
Adrien Chicot, piano
Alexandre Freiman, guitare électrique
False Memories
False Memories (II)
Panta
Ruthmos
Rei
les yeux de N., prélude
Les yeux de N.
Strange Dance
Aulos
Dyonisiaque
Daimon
Phusis
Some Other Song
Riders on the storm
Samy Thiébault, saxophone ténor, compositions & arrangements
Julien Alour, trompette & flugelhorn
Méta, voix & percussions
Sylvain Romano, contrebasse
Philippe Soirat, batterie
Adrien Chicot, piano
Alexandre Freiman, guitare électrique
Après Gaya Scienza en 2007 et Unpanishad Experiences en 2010, le saxophoniste Samy Thiebault revient chez Gaya Music, en sextet ! Avec Clear Fire, Il se place sous la tutelle de Baudelaire et son "feu clair" qui purifie l'âme, et son album se décompose en une série de morceaux qui empruntent leur titre à des concepts de la philosophie antique. De la voix de Méta à la batterie de Philippe Soirat en passant par la trompette de Julien Alour, se dégage une authentique énergie, un force libératrice, et l'intensité du ténor de Samy Thiebault jaillit comme une évidence, pour un résultat imprévisible et jouissif. En un mot : dionysiaque !
Il voulait faire de la philo, il a fait de la musique, mais chez Samy Thiébault, comme chez nombre de musiciens qui ont donné au jazz toute sa dimension, l’une n’est pas détachée de l’autre. Ou, tout au moins, il n’est pas rare que ceux qui la pratiquent trouvent dans l’exercice de la musique une dimension spirituelle qui n’est pas étrangère aux ambitions de la philosophie, qu’il s’agisse de mieux se connaître soi, d’accéder à une transcendance ou de libérer la conscience. En se plaçant sous la tutelle de Baudelaire et de son « feu clair » qui purifie l’âme, « Clear Fire »
s’ordonne explicitement sous le signe d’un cheminement de l’esprit. Déjà son disque « Gaya Scienza » en 2007 développait sous la forme d’une longue suite l’idée d’un éveil spirituel.
Quant aux « Upanishad Experiences » en 2010, elles articulaient des poèmes de Nietzsche et de Baudelaire dits par Jackie Berroyer avec des compositions pour une large formation dans l’ambition de faire se correspondre la parole poétique et le langage musical. S’il n’est pas structuré de manière aussi formelle que les opus qui l’ont précédé, « Clear Fire » n’en est pas moins habité par une même urgence qui cherche à se résoudre, d’abord, par la musique. L’album se décompose en une série de morceaux qui empruntent leur titre à des concepts de la philosophie antique pour mieux
retranscrire, comme sous la forme de fragments, une part des interrogations qui en sous-tendent l’écriture.
Au commencement était la parole, certes, mais c’est par le rythme que, cette fois-ci, Samy Thiébault a pensé sa démarche, même s’il a maintenu la présence d’une voix dans l’écheveau de ses compositions. Cette voix, c’est celle de l’étonnant Méta, dont la présence ne vise pas à dire mais à chanter en s’imbriquant dans les lignes mélodiques des compositions, tel le plus ancien des instruments. Entendu auprès de François Théberge ou de Nicolas Genest, le vocaliste renoue dans la liberté de son scat avec quelque chose de primordial, d’essentiel, une sorte de protolangue qui nous ramène aux fondements immémoriaux de la musique.
Quant au rythme, il prend une dimension essentielle dans le répertoire écrit par Samy, se rattachant dans son ardeur à une quête du feu coltranien, mais participant aussi d’une tendance profonde du jazz contemporain à explorer dans les décalages métriques de nouvelles voies d’improvisation. De la voix de Méta à la batterie de Philippe Soirat se dégage ainsi une ligne de force métaphorique de l’album, qui tente de faire émerger de l’éveil des corps et de l’obsession entrainante des rythmes la naissance d’un chant libérateur de l’esprit et de l’âme dont l’instrument et le souffle ne seraient que la médiation. De la musique comme élévation.
« Clear Fire » n’est pas un disque anonyme comme on en entend trop souvent. Il est habité par une authentique énergie, il est porté par un élan viscéral, animé d’un souffle qui donne à la musique une chaleur qui fait défaut à tant de productions actuelles, où la musique tient plus de l’exercice formel que d’une démarche personnelle. Avant toute chose, parce qu’il est intimement lié à celui qui l’a produit, il s’incarne dans le son d’un instrument – le ténor de Samy Thiébault, irradié de l’intérieur d’un faisceau d’influences qui surgissent par éclats et accentuent le relief de son phrasé. Mais il prend aussi corps grâce à un groupe, ce sextet composé de musiciens (le trompettiste Julien Alour, le pianiste Adrien Chicot, le contrebassiste Sylvain Romano) qui sont pour la plupart des compagnons de route du leader depuis plusieurs années, liés par une amitié qui se traduit par une cohésion dans la sonorité de l’ensemble et une âme collective qui donnent à leurs interprétations une dimension supérieure. Et si l’on entend dans le ténor de Samy des intonations qui nous rappellent par endroits Joe Henderson, Charles Lloyd ou David El-Malek, c’est qu’il est allé chercher dans l’intensité du jeu de ses aînés les moyens de mieux discipliner le sien, de donner à sa propre inspiration les armes pour se faire entendre et provoquer ce mystère du jazz qui fait jaillir de soi, telle une source insoupçonnée, de l’inouï qui, pourtant, semble parler la voix de l’évidence.
« Dionysiaque », comme le souligne l’une des plages du disque particulièrement vibrante, cet album l’est à plusieurs égards, à la fois dans ses ambitions et dans son résultat. Parce qu’il croit à la puissance de la danse et aux vertus de la fusion, il ne se réduit pas à celui qui l’a écrit, ni à ce qu’il a écrit. Il s’échappe de la banalité du déjà-entendu et ose s’aventurer sur des territoires qui ne sont pas les plus balisés. Il va chercher dans l’improvisation ce « feu » rimbaldien qui rend l’existence plus riche, provoque l’intensité du jeu et tend à allumer la flamme de chacun, invitant les solistes à dépasser les gammes apprises pour accéder à quelque chose de plus imprévisible, de plus saisissant, qui nous parle et nous relie. Il tente d’approcher dans l’interaction et grâce à l’énergie du collectif cet au-delà des notes qu’on appelle la musique et qui peut être, quand elle parvient à y accéder, la plus extatique des jouissances esthétiques…
Au commencement était la parole, certes, mais c’est par le rythme que, cette fois-ci, Samy Thiébault a pensé sa démarche, même s’il a maintenu la présence d’une voix dans l’écheveau de ses compositions. Cette voix, c’est celle de l’étonnant Méta, dont la présence ne vise pas à dire mais à chanter en s’imbriquant dans les lignes mélodiques des compositions, tel le plus ancien des instruments. Entendu auprès de François Théberge ou de Nicolas Genest, le vocaliste renoue dans la liberté de son scat avec quelque chose de primordial, d’essentiel, une sorte de protolangue qui nous ramène aux fondements immémoriaux de la musique.
Quant au rythme, il prend une dimension essentielle dans le répertoire écrit par Samy, se rattachant dans son ardeur à une quête du feu coltranien, mais participant aussi d’une tendance profonde du jazz contemporain à explorer dans les décalages métriques de nouvelles voies d’improvisation. De la voix de Méta à la batterie de Philippe Soirat se dégage ainsi une ligne de force métaphorique de l’album, qui tente de faire émerger de l’éveil des corps et de l’obsession entrainante des rythmes la naissance d’un chant libérateur de l’esprit et de l’âme dont l’instrument et le souffle ne seraient que la médiation. De la musique comme élévation.
« Clear Fire » n’est pas un disque anonyme comme on en entend trop souvent. Il est habité par une authentique énergie, il est porté par un élan viscéral, animé d’un souffle qui donne à la musique une chaleur qui fait défaut à tant de productions actuelles, où la musique tient plus de l’exercice formel que d’une démarche personnelle. Avant toute chose, parce qu’il est intimement lié à celui qui l’a produit, il s’incarne dans le son d’un instrument – le ténor de Samy Thiébault, irradié de l’intérieur d’un faisceau d’influences qui surgissent par éclats et accentuent le relief de son phrasé. Mais il prend aussi corps grâce à un groupe, ce sextet composé de musiciens (le trompettiste Julien Alour, le pianiste Adrien Chicot, le contrebassiste Sylvain Romano) qui sont pour la plupart des compagnons de route du leader depuis plusieurs années, liés par une amitié qui se traduit par une cohésion dans la sonorité de l’ensemble et une âme collective qui donnent à leurs interprétations une dimension supérieure. Et si l’on entend dans le ténor de Samy des intonations qui nous rappellent par endroits Joe Henderson, Charles Lloyd ou David El-Malek, c’est qu’il est allé chercher dans l’intensité du jeu de ses aînés les moyens de mieux discipliner le sien, de donner à sa propre inspiration les armes pour se faire entendre et provoquer ce mystère du jazz qui fait jaillir de soi, telle une source insoupçonnée, de l’inouï qui, pourtant, semble parler la voix de l’évidence.
« Dionysiaque », comme le souligne l’une des plages du disque particulièrement vibrante, cet album l’est à plusieurs égards, à la fois dans ses ambitions et dans son résultat. Parce qu’il croit à la puissance de la danse et aux vertus de la fusion, il ne se réduit pas à celui qui l’a écrit, ni à ce qu’il a écrit. Il s’échappe de la banalité du déjà-entendu et ose s’aventurer sur des territoires qui ne sont pas les plus balisés. Il va chercher dans l’improvisation ce « feu » rimbaldien qui rend l’existence plus riche, provoque l’intensité du jeu et tend à allumer la flamme de chacun, invitant les solistes à dépasser les gammes apprises pour accéder à quelque chose de plus imprévisible, de plus saisissant, qui nous parle et nous relie. Il tente d’approcher dans l’interaction et grâce à l’énergie du collectif cet au-delà des notes qu’on appelle la musique et qui peut être, quand elle parvient à y accéder, la plus extatique des jouissances esthétiques…
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Le label
Gaya Music Production
Créé à l'initiative du saxophoniste Samy Thiébault, le label «
Gaya Music Productions» a pour objectif principal de fédérer une équipe de jeunes musiciens et leur public autour d'une idée commune du jazz, et plus globalement de la musique : en faire un art populaire et savant, vivant et réflexif...
À lire dans le magazine
L'instrument
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